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dimanche 16 novembre 2008

Karkwa : Le volume à fond


Photo : Simon Belleau

Article par Jean-François Cadieux, Montreal Campus

Les tremblements ne s’immobilisent certainement pas lorsqu’on parle de la formation Karkwa, véritable séisme dans la nouvelle scène musicale québécoise. Maintenant installé au sommet, le groupe ne souffre pas de vertige.

Pas de doute, le groupe rock montréalais Karkwa confirme sa place au sein des artistes québécois les plus importants de l’heure. Connu pour son rock gracieux mais ténébreux, le quintette exploite le même filon avec son troisième album, Le volume du vent. Les années ont porté fruit pour Karkwa, si l’on se fie au capharnaüm d’instruments en tout genre qui a lentement envahi le local occupé par le groupe depuis huit ans. De toute évidence, les jeunes enthousiastes qui ont participé à Cégeps en spectacle il y a dix ans sont loin derrière.

Formés en musique au Cégep de Saint-Laurent, les musiciens faisaient déjà preuve d’un talent indéniable. La chimie a facilement fait son œuvre puisque tous les membres, sauf le percussionniste Julien Sagot, avaient déjà joué ensemble dans le groupe Kalembourg, à Sept-Îles. Si le noyau de la formation était solide, la musique, elle, était beaucoup plus changeante.

Les musiciens pouvaient caracoler de la musique latine au hip-hop avec une aisance remarquable. Cette première incarnation de Karkwa, les rockeurs l’ont enterrée en 2003 avec l’album Le pensionnat des établis. «Le premier album était un peu une recherche de style, un peu n’importe quoi. Par la suite, nous voulions faire un disque qui allait dans une seule direction», explique le chanteur et guitariste du groupe, Louis-Jean Cormier, du fond d’un vieux divan essouflé.

Karkwa a véritablement pris son envol avec Les Tremblements s’immobilisent, lancé en 2005. L’album a révélé au grand public un groupe plus uni dans une musique planante, intrigante et mieux dirigée. La nouvelle voie de la formation a pris de court les habitués avec l’atmosphère menaçante et mélancolique des morceaux. Cette nouvelle facture sonore a valu au groupe maintes comparaisons à Radiohead.

Toutefois, à l’instar de la formation britannique, les membres de Karkwa ne considèrent pas leur musique comme dépressive. «Des fois, je ne comprends pas ce qu’on définit par sombre ou joyeux, affirme le percussionniste Julien Sagot. Est-ce que, par exemple, Led Zeppelin est joyeux? Sommes-nous tristes parce que nous parlons de thèmes sérieux? Je crois que les gens confondent parfois sombre et sérieux.»

Louis-Jean Cormier
croit que Montréal a sa part de responsabilités à ce sujet. «Le climat dans lequel tu vis a certainement une influence. C’est de la musique un peu nordique qu’on fait. Elle est froide dans le bon sens du terme.» Le chanteur qualifie même plusieurs chansons d’ensoleillées, particulièrement sur Le Volume du vent. Un enthousiasme que partage avec humour François Lafontaine: «C’est glorieux, c’est pyramidal!»

Sombres ou pas, les textes soigneusement ficelés de Louis-Jean Cormier ont valu à Karkwa le prix de l’auteur ou compositeur de l’année au gala de l’ADISQ, en 2006. La musique ne prime pas sur la poésie au sein du groupe. «Les deux sont aussi importants, assure Louis-Jean Cormier. Je crois que notre but ultime est de faire le mariage parfait. La musique, le texte et le bon Dieu en haut!» Le chanteur dit s’inspirer fortement de la mélodie dans l’écriture. Il affirme que c’est elle qui exige les thèmes plus souvent qu’autrement. François Lafontaine confirme cette impression. «Il ne fonctionne pas avec une banque de textes, dit le claviériste au sujet de son acolyte. Lorsqu’un texte est sorti, il est vraiment propre à notre musique.»

Vent fort au sommet?

Le poids du succès, très peu pour Karkwa. Confrontée aux attentes envers le nouvel album, la formation s’est plutôt tournée vers l’aspect positif de la situation. «Nous ne nous sommes pas posé de questions à savoir quoi livrer pour répondre aux attentes», affirme Louis-Jean Cormier. Au contraire, le groupe profite de la maturité acquise au cours des trois intenses dernières années pour aiguiser ses flèches. «Nous n’avons pas changé notre façon de faire, dit François Lafontaine. Nous savons davantage ce que nous voulons.» «Ça se fait tout seul, renchérit Louis-Jean Cormier. Nous utilisons la même méthode qui nous a servi par le passé.» La pierre angulaire de ce processus est dans la dynamique de groupe. «Vous savez, les gars ont du goût», blague Julien Sagot. Louis-Jean Cormier explique. «Les airs de base sont composés à la guitare et au piano. Mais lorsqu’on transporte ces mélodies au local, tout peut changer. Tout doit passer par le filtre des cinq membres. Une fois cette épreuve traversée, je n’irais pas jusqu’à dire que les chansons sont infaillibles, mais nous nous retrouvons avec des pièces en lesquelles nous avons confiance.»

C’est n’est donc pas un vent de changement qui anime Karkwa. Le groupe compte sur les acquis de dix ans d’expérience dans sa poursuite de nouveaux défis. «Nous voulons toujours aller un peu plus loin, déclare Louis-Jean Cormier. Nous n’avons jamais reculé, ce serait dommage de se mettre à stagner!» Le groupe envisage de mettre l’accent sur sa carrière internationale. Il ne compte toutefois pas abandonner tout le travail amorcé au Québec. «Nous allons aussi poursuivre ce que nous avons toujours fait ici, affirme Louis-Jean Cormier. Je crois que le public que nous avons gagné avec Les tremblements s’immobilisent est prêt à nous suivre.»
Le chanteur semble déterminé au début de ce troisième chapitre de l’histoire du groupe. Le quintette aura besoin de toute cette énergie alors que les grands festivals estivaux et une tournée automnale pointent à l’horizon. Julien Sagot, quant à lui, est encore plus optimiste. «Karkwa au Maroc! Karkwa au Liban! Comme Mario Pelchat

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Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.