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lundi 30 octobre 2006

ADISQ 2006 : Malajube et Karkwa remporte deux Felix

Les groupes de la relève québécoise ont remporté du succès lors du gala de l’industrie et l’Autre gala de l’Adisq qui avaient tous les deux lieu hier soir, le premier à La Tulipe et le second au Métropolis.

Malajube a remporté les Félix de l’album alternatif de l’année pour « Trompe-l’œil » et de la meilleure pochette. Karkwa a aussi bien fait avec deux prix dans des catégories techniques pour la réalisation (Pierre Girard) ainsi que la prise de son et le mixage (Pierre Girard).

Simple Plan a mis la main sur son premier Félix, celui de l’album anglophone de l’année pour « MTV Hard Rock Live ». Les Cowboys Fringants ont quant à eux reçu la statuette du meilleur clip pour « Plus rien ». Pierre Lapointe a de son côté remporté le prix.  Le Félix de l’album hip-hop de l’année est allé à « Deluxxx » d’Atach Tatuq alors que « À la Station C » d'Ariane Moffatt a reçu le prix du DVD de l’année. Le légendaire Robert Charlebois a pour sa part raflé trois prix. 

dimanche 23 juillet 2006

Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006

Grand moment avec le premier groupe de la soirée Québec scène Xavier Graal, Karkwa. Un mélange improbable de Noir Désir, Matmatah, avec percussions, grosses guitares et synthés vintages. Exactement le type de groupe que l'on n'attend pas forcément de ce genre de soirée québecoise. Brigitte Fontaine, de passage, les rejoindra même sur scène pour la fin du concert.

Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006


Karkwa - Festival des Vieilles Charrues 2006 (2006-07-22) par F. Villemin 
 Taste of Indie - Photos de concerts (la galerie musicale de Froggy's Delight)

jeudi 29 juin 2006

mercredi 14 juin 2006

Karkwa reçoit le Prix Felix-Leclerc 2006

Les membres du groupe québécois [karkwa]
Les membres du groupe [karkwa]
«Touchant». «Gratifiant». «Énervant». «Encourageant». Les mots ne manquaient pas hier au chanteur et guitariste du groupe [karkwa], Louis-Jean Cormier, pour qualifier l'effet produit par la réception du prestigieux prix Félix-Leclerc de la chanson pour le Québec. [karkwa] succède ainsi aux Vincent Vallières, Pierre Lapointe et autres Yann Perreau, un honneur qui, manifestement, le touche droit au coeur.

Extrait de l'article "Chanson - [karkwa] et Agnès Bihl ont remporté les prix Félix-Leclerc 2006" de Louise-Maude Rioux Soucy, Le Devoir, le 14 juin 2006

vendredi 28 avril 2006

[karkwa] au Club Soda - De la bonne drogue (sans drogue)


Parti. J'étais parti. Je n'étais plus hier, pas plus que je n'étais au Club Soda à la première montréalaise du nouveau spectacle de [karkwa]. Dès l'intro de La Fuite, j'étais là où la musique m'amenait. Je suivais le personnage qui a tiré sur le diable (Bush Jr, en l'occurrence) et qui se perd dans la nature. Mon corps bougeait de haut en bas et de bas en haut, comme le bras de Louis-Jean Cormier (aucun lien de parenté, sinon l'ancêtre débarqué de France) quand il plaquait son riff hendrixien, et puis de gauche à droite et de droite à gauche quand François Lafontaine, dans le morceau suivant, M'empêcher de sortir, parcourait son clavier d'orgue tel Rod Argent ou Keith Emerson au temps où les claviers étaient extensibles à l'infini.

Article de Sylvain Cormier Le Devoir, le 28 avril 2006  

Karkwa au Baromètre de Canal Vox en 2006

Montréal, le 27 avril 2006 – Pour la dernière émission Baromètre de la saison, diffusée à Canal Vox le 28 avril, Catherine Mathys reçoit le groupe Karkwa en studio. La deuxième saison se termine ainsi en force avec une heure complète de Baromètre présentée devant public. Ce rendez-vous télévisuel tout à fait unique vous fait découvrir des musiques émergentes, alternatives et indépendantes d’ici qui font l’envie de la planète toute entière! 

Découvrez les groupes les plus en demande de vos radios et disquaires indépendants, dans cette émission 100 % musicale qui exprime la diversité du talent québécois dans toute son originalité. Karkwa propose un rock mélodique, finement élaboré et surtout, susceptible de surprendre les oreilles les plus averties. Avec la récente parution de son deuxième album, Les tremblements s’immobilisent, le groupe fait sans contredit partie des meilleures formations pop-rock actuelles du Québec.

Voir le communiqué de presse ici de Vidéotron Canalvox

mardi 25 avril 2006

Le temps au point mort de Galaxie 500

Galaxie 500, c’est un noyau dur composé d’Olivier Langevin, de Fred Fortin et de Pierre Girard, autour desquels viennent se greffer des musiciens comme Frank Lafontaine et Julien Sagot, de Karkwa ou encore Pierre Fortin, des Dales Hawerchuk. Oui monsieur! 

Extrait de la chronique de l'album LE TEMPS AU POINT MORT de GALAXIE 500 paru le 25 avril 2006.

lundi 24 avril 2006

Corps à corps avec Corcoran

Pour ceux qui n’ont ni le temps ni les moyens de se rendre en Gaspésie chaque été, les CD du Festival en chansons de Petite-Vallée constituent un excellent substitut, une façon de maintenir contact avec les artistes et artisans qui incarnent une certaine idée de la chanson québécoise (les Vigneault, Bori, Flynn, Rivard, Séguin et compagnie), tout en faisant la connaissance de ceux qui appartiennent à la relève, pour lesquels Petite-Vallée sert de vitrine, d’école - et de tremplin.

Moins axé sur les vertus télégéniques de ses participants que Star Académie, le Festival joue néanmoins un rôle rassembleur comparable, et le succès de plusieurs de ses lauréats passés en a fait une référence incontournable, au même titre que Granby. 

L’édition 2005 de Petite-Vallée était placée sous le parrainage de Jim Corcoran. 

Un choix inspiré, vu son engagement inébranlable envers la chanson comme véhicule artistique, linguistique et identitaire (un rôle qu’il a également joué auprès de Ontario Pop). Tout ça parce que je t’aime (Productions de l’Onde/ Sélect) nous permet d’entendre Marie-Claire Séguin et Bori en duo sur Grâce à elle, Pierre Flynn (qui sera le parrain de l’édition 2006) prêter sa voix chaude à L’aube tarde, Marie-Denise Pelletier extraire le chagrin claustrophobe de Perdus dans l’même décor, et Corcoran lui-même, à la tête des musiciens du festival, se livrer à une improvisation étonnamment cohérente sur Faute de frappe, un texte qui trahit son obsession d’appréhender le monde par le biais de métaphores langagières.

Quant aux représentants de la relève, ils se distinguent dans le répertoire du parrain (C’est pour ça que je t’aime, repris à la manière Hot Club de France par quelques membres du groupe Karkwa) ou encore dans leur propre répertoire (l’étonnant 24 Sherbrooke, de Ian Murchison). 

Même s’il ne renferme pas de moments qu’on puisse qualifier de transcendants, le document de cette 23e édition du festival assure un rayonnement additionnel à l’événement – et aux idéaux salutaires qu’il incarne. 

Parions qu’on chantera encore haut et fort à Petite-Vallée longtemps après que la machine Star Académie aura été envoyée à la casse.

Article par Dominique Denis dans l'Express, Semaine du 18 avril au 24 avril 2006, paru le 24 avril 2006

vendredi 21 avril 2006

Karkwa sur la route de la longévité...

[karkwa] avant le Club Soda - Cinq hommes et un couffin 

Sur la route de la longévité... Le projet. Quand Louis-Jean Cormier (voix, guitares), François Lafontaine (claviers), Julien Sagot (voix, percussions), Martin Lamontagne (basse) et Stéphane Bergeron (batterie) parlent de leur groupe, ils disent «le projet». À ne pas confondre avec l'appellation habituelle: [karkwa] n'est pas qu'un band à la manière de mille et une bandes de copains qui se plaisent à jouer ensemble dans un présent aussi intense qu'éphémère. Le projet [karkwa] s'éprouve dans la durée. Si le présent n'est pas moins intensément vécu, il s'agit de se projeter dans l'avenir. Immédiateté, durabilité. 

Extrait de l'article de Sylvain Cormier, Le Devoir, le 21 avril 2006
Photo : Jacques Grenier Les membres de [karkwa] 

jeudi 6 avril 2006

Découvertes en vue

Photo: Mireille Couture
À ceux qui ont faim de nouvelles découvertes, Vue sur la relève donnait le coup d’envoi de sa 11e édition le vendredi 31 mars. Réunis sur la photo, les membres de Karkwa, Doba Caracol et Gildor Roy, porte-parole de l’événement qui se poursuit jusqu’au 15 avril et propose cette année une programmation particulièrement éclectique. Bon festival ! (M. H. Poitras) Paru dans Voir le 6 avril 2006

vendredi 31 mars 2006

Karkwa: un séisme musical

Pour l'instant, il s'agit encore d'un secret bien gardé, que quelques mélomanes se transmettent d'un air complice. Il faut dire que, dans un monde où les formations pop se suivent et se ressemblent, la découverte d'un band comme Karkwa n'arrive que toutes les trois éclipses lunaires.

Musiciens mercenaires, les gars de Karkwa (Louis-Jean Cormier à la guitare, François Lafontaine aux claviers, Stéphane Bergeron à la batterie, Martin Lamontagne à la basse et Julien Sagot aux percussions) ont accompagné bon nombre de leurs confrères et consoeurs (de Vincent Vallières à Mara Tremblay), mais c'est ensemble qu'ils s'éclatent vraiment, fusionnant leurs diverses influences avec talent et audace. 

Par Nicolas Tittley dans Elle Quebec le 31 mars 2006

jeudi 30 mars 2006

Karkwa: un séisme musical

Pour l'instant, il s'agit encore d'un secret bien gardé, que quelques mélomanes se transmettent d'un air complice. Il faut dire que, dans un monde où les formations pop se suivent et se ressemblent, la découverte d'un band comme Karkwa n'arrive que toutes les trois éclipses lunaires.

Musiciens mercenaires, les gars de Karkwa (Louis-Jean Cormier à la guitare, François Lafontaine aux claviers, Stéphane Bergeron à la batterie, Martin Lamontagne à la basse et Julien Sagot aux percussions) ont accompagné bon nombre de leurs confrères et consoeurs (de Vincent Vallières à Mara Tremblay), mais c'est ensemble qu'ils s'éclatent vraiment, fusionnant leurs diverses influences avec talent et audace. 

Karkwa est formé de musiciens solides donc. Toutefois, sans bonnes chansons, leur virtuosité ne les mènerait pas loin. Ô bonheur, ce sont aussi d'habiles jongleurs de mots et de grands adeptes de l'écriture surréaliste. Bien qu'on puisse déceler ici et là des filiations évidentes avec d'autres groupes (Radiohead, par exemple), on constate assez vite qu'ils ont su affiner leur langage pour produire, avec Les tremblements s'immobilisent, un des meilleurs disques québécois des derniers mois. Ne manque plus qu'un public réceptif à leur message... ce qui ne saurait tarder! 

En concert le 27 avril au Club Soda, à Montréal, puis en tournée au Québec


samedi 25 mars 2006

Bande à part fête ses 5 ans

Galerie photos de Bande à Part avec Karkwa le 25 mars 2006 

Cliquez sur la photo pour voir le diaporama


Fallait pas manger la caille au Pili-Pili


Découverte récente amenée par mon bon chum Berthy Harvey, Karkwa est probablement un des groupes québécois qui m'a le plus accroché dans les dernières années. Loin des rythmes à la Boom Desjardins qui donnent le goût de se jeter en bas du pont Pierre-Laporte et plus près d'un actuel public underground, Karkwa mixe le traditionnel "bass drum guit" aux effets sonores amenés par les fresques semi-improvisées du clavieriste François Lafontaine et par la couleur du percussioniste Julien Sagot. 

Finalement, le génie musical de la formation Karkwa ne saurait être complet sans la poésie absurde du chanteur et guitariste Louis-Jean Cormier. À la fois engagé et à l'écoute de la solitude interne de l'homme, les textes défilent chansons après chansons, amenant chaque fois une nouvelle rime accrocheuse. Aux limites de l'esprit humain, Karkwa nous offrent sur un plateau sa vision du monde garnissant la nôtre d'images enrobantes. 

Le dernier album que j'ai eu le plaisir de connaître est une réussite totale. Complet, cet album les place maintenant dans la ligue des grands accostant facilement un heureux mélange à la Radiohead, White Stripes, Coldplay, Oasis et j'en passe. En espérant que ce ne soit pas le dernier ! 

En attendant de nourrir leurs pages (pour utiliser leurs mots), ils poursuivent leur tournée à travers le Québec. Prochain arrêt dans notre capitale : le 20 avril au théâtre du petit Champlain. Coût : 17,50. Réservez maintenant !! Ça vaut grandement la peine pour voir l'un des groupe émergent, à mon avis, les plus percutant depuis Groovy Aardvark en 1986.

Article de Pierre-Olivier Cloutier mars 2006

vendredi 24 mars 2006

Chronique culturelle du Téléjournal du 24 mars 2006

Nous vous parlons de Bande à Part, qui célèbre son cinquième anniversaire avec aKido, Karkwa, les Dales Hawerchuk et Malajube au Spectrum de Montréal; de l’adaptation théâtrale du Seigneur des anneaux, une gigantesque production de 27 millions de dollars qui fait face au jugement de la critique britannique, américaine et canadienne au lendemain de sa première mondiale à Toronto.

vendredi 17 mars 2006

Découverte de la scène musicale de Montréal

Une Extra Balle spéciale scène musicale de Montréal, en compagnie d’Olivier Robillard, journaliste à l’hebdomadaire québécois Voir ainsi que Pierre Siankowski et Johanna Seban, journalistes aux Inrockuptibles. Une heure de primeurs, de bonheur, de découvertes, d’anecdotes… de quoi se cramper!

Avec en playlist:

Godspeed you Black Emperor - Lift Your Skinny Fists Like Antennas To Heaven
Arcade Fire - Rebellion (Lies)
Islands - Don’t call me whitney, bobby!
Harvee - Father was a gambler
Malajube - La monogamie
Karkwa - Vertige
Pierre Lapointe - La Forêt des mals aimés (c’est une erreur !)
Champion - No Heaven
Omnikron - Pour te rechauffer  feat. TTC
Dale Hawerchuk - Les Dale Hawerchuck
Pierre Lapointe - Deux par deux assemblés

Par Claire, Radio Campus Paris, le 17mars 2006

mardi 28 février 2006

Fréquence Libre avec le jeune groupe de l'heure, Karkwa


L'émission Fréquence libre peut commencer !

Le générique de l'émission, pour l'occasion, est troqué contre une improvisation de Karkwa, pas mal du tout.

Ce que je retiens surtout de cette soirée, et que je veux souligner, c'est l'énergie de toute l'équipe de Fréquence libre, et Monique Giroux en tête, pour organiser ce genre de spectacle ; cette connivence entre tous les artistes et avec l'animatrice, le talent du groupe Karkwa, qui a appris les chansons de tout le monde pour l'occasion. J'ai eu l'impression d'assister à quelque chose d'important pour la scène musicale québécoise, et on en veut encore des moments comme ça !

Je vous offre en prime le commentaire de Jade Bérubé, dans la Presse.

[...] Il fallait s'y attendre, une mer de spectateurs en liesse y règne déjà. Les amateurs de musique ont non seulement rempli le parterre mais se sont assis sur les rampes ou ont grimpé sur les structures. Collés sur la porte de la rue Sainte-Catherine, plusieurs sautillent afin d'y voir quelque chose. Sur scène, l'animatrice Monique Giroux danse sur les accords de Marc Déry

Je me faufile juste à temps pour une interprétation réjouissante de You Are the Sunshine of My Life par Thomas Hellman et Anne Dorval, accompagnés du jeune groupe de l'heure, Karkwa. Hellman étreint ensuite son banjo pour chanter la pomme aux filles de Montréal. 

Le degré de jubilation de la foule monte d'un cran lorsque le critique Sylvain Cormier monte courageusement sur scène chanter du Johnny Hallyday, arborant le chandail de son idole. Ravi, le public voit ensuite arriver Jamil, qui interprète les 32 couplets des Moitiés avec nulle autre que Marie-Élaine Thibert. 

Devant un public inhabituel pour l'ancienne académicienne, Thibert se permet une désinvolture surprenante. Le duo étonne et c'est tant mieux. Yann Perreau poursuit avec On m'a oublié, de Richard Desjardins, et Grande Brune, un texte d'Arthur H. Monique Giroux est déchaînée. Nous aussi.

Jade Bérubé, La Presse

Extrait de l'article "Macadam Tribus et Fréquence Libre - Samedi 25 février 2006" publié par Fibula sur le blog "Lectures d'ici et d'ailleurs" le 27 février 2006

samedi 25 février 2006

Fréquence libre dans la nuit blanche avec Karkwa

Fréquence libre passe la nuit sous les étoiles... de la chanson d’ici! Pour cette Nuit blanche en direct de la Salle des pas perdus de la Place des Arts, Monique Giroux reçoit Thomas Hellman, Jamil, Yann Perreau, Marie-Hélène Thibert, Antoine Gratton, Marc Déry, Catherine Durand, Béatrice Bonifassi, ainsi qu'Anne Dorval, Pascale Montpetit et Sylvain Cormier.  [Ndr : "...et Karkwa !"]

Voir l'animation en diaporama des photos d'Annick Collette ICI

Radio-Canada Fréquence Libre, le samedi 25 février 2006

lundi 13 février 2006

le nouveau Karkwa est-il rock alternatif, progressif ou pop-rock ?


LA FIN DES TENDANCES

Février, mois gris, trouble, ambivalent - on ne sait pas trop si c'est le printemps ou l'hiver... Si ce n'était suffisant, ce début 2006 est aussi le mois de sortie de quelques albums déstabilisants pour me donner l'envie d'essayer de déboulonner deux grosses statues : le phénomène des nouvelles tendances et celui des genres musicaux. 

Les nouveaux albums de Karkwa, de Malajube, de Ghislain Poirier, d'Omnikrom tout comme le récent hommage à Joe Dassin, sont à mon avis autant d'exemples à l'effet que nous traversons présentement un nouvel Âge d'Or du disque populaire québécois qui devrait atteindre une belle apogée au lancement du prochain Pierre Lapointe

Il y a déjà plus de deux ans, la SOPREF avait tenté de convaincre les pouvoirs publics de se pencher sur une typologie des pratiques émergentes pour les aider à redéfinir le soutien qu'ils accordent aux maisons de disques et autres entreprises du disque et du spectacle dans l'actuel contexte de transformation des esthétiques et des approches.

Je sais aussi que l'Observatoire de la culture et des communications du Québec, sur recommandation «du milieu» (c'est le cas de le dire), a engagé l'an dernier des experts de l'Université de Montréal pour arpenter les étalages des disquaires dans le but d'étayer leurs définitions des genres musicaux. Le but visé inavouable étant de parvenir à mieux lire les statistiques de ventes des disques québécois (fournies à prix faramineux par la firme américaine Nielsen) à l'aune des nouvelles tendances. Je serais curieux de me transformer en petite souris pour aller épier leurs conversations de laboratoire. Du moins, ce serait le cas si je n'avais rien de mieux à faire. 

Docteur , docteur, dites-moi, le nouveau Karkwa est-il un album rock alternatif, progressif ou alors pop-rock? Le nouveau Malajube, du punk-pop-lo-fi-symphonique? Quant à Ghislain Poirier, du kebrap-dancehall-industriel-minimal?? 

Il faut se rendre à l'évidence, les approches créatives ont changé, les esthétiques sont en mutation perpétuelle et le vieux dépisteur de la maison de disque n'est plus qualifié pour savoir de quoi demain sera fait. Dès le moment où la nouvelle tendance est identifiée, elle est déjà «out». Au cours des deux dernières années, nous avons vu les magazines et les prescripteurs branchés consacrer la techno minimale, l'électroclash, le krump, l'emocore, l'americana ou le raggaton, pour ensuite s'en détourner négligemment...

Ne peut-on pas finalement se l'avouer? Nous n'en avons plus rien à « crisser » de ce qui est branché ou non, et on ne veut plus de ce qui est prévisible et formaté. Nous voulons sentir le génie créatif, nous voulons être «blastés». Comprenez aussi que tout en affirmant qu'il faut cesser de brandir et de nous vendre la nouvelle tendance, il n'en demeure pas moins que tous les genres et métissages existent bel et bien, qu'ils sont tous en pleine évolution et nous reviendront en pleine gueule au moment où on s'y attendra le moins.

Vouloir se débarrasser de l'emprise mercantile de la nouvelle tendance n'a rien à voir avec la négation de la nouveauté. C'est le joug du devin-faiseux-dépisteur-comptable qui est à mettre à la poubelle, de celui qui, dans cette industrie «culturelle», nous a toujours dicté ce qui était bon pour nous parce que c'était bon pour son compte de banque. 

En ce moment, on assiste ENFIN à cet affranchissement à l'échelle québécoise. L'arrivée dans nos oreilles de disques tellement tendance qu'ils font éclater les tendances, tellement « class » qu'on se fout de les classifier - la musique y parlant trop fort!

Lorsque Monique Giroux vante Malajube, que Mario Pelchat cohabite sur disque avec les Breastfeeders (rendons grâce à un quétaine français décédé...), qu'on revient comme Karkwa aux projets concepts où les pièces s'enchaînent et où la musique ne s'impose plus de contraintes «radiophoniques», ou encore que le hip-hop recroise la techno pour sortir de ses enclaves sacrées, on peut sûrement se dire que le meilleur est à venir...

Article paru le 13 février 2006 redigé par Jean-Robert Bisaillon pour Bande à Part

samedi 11 février 2006

Et le succès qui vient de loin…

Je présume qu'il pratiquait ses gammes sur la caisse enregistreuse du magasin de disque dans lequel je le rencontrais à l'occasion. Lorsque le succès n'est pas encore au rendez-vous, malgré le talent, il faut bien travailler pour gagner sa croûte n'est-ce pas? C'est bien le cas de la majorité des artistes, hélas!

S'ils ne vivent pas de leur art, eh bien, certains médisent à leurs sujets : ce ne sont pas de véritables artistes, ils n'ont pas le talent puisqu'ils ne sont pas reconnus! Dans ce cas, Kafka nous serait inconnu (et il le serait si l'on avait respecté ses volontés de ne pas publier), et Desjardins, reconnu sur le tard, serait anonyme aujourd'hui. C'est bien le drame des artistes : certains disent d'eux qu'ils ne travaillent pas et cela même lorsqu'ils consacrent leur temps et leur énergie à produire leurs rêves.

Comme dit un personnage dans le film L'enragé : "Je ne suis pas viable économiquement". Voilà le constat qu'il aurait pu faire s'il ne s'était trouvé derrière le comptoir du 1535 Fleury est. Cependant, derrière le comptoir du Rappel, possédant durant quelques heures des milliers de disques rien que pour lui, qu'est-ce qui motivait son écoute ? Le jazz ou le blues, l'alternatif ou le québécois ? Le rock assurément. Et de quoi se gorger d'influences diverses.

Il était discret. Parfois, on le surprenait à converser : "bon, garanti, le moins cher à Montréal". Il prenait ses travails à coeur. Un spectacle le soir même. Le succès se fait moins timide. Une suggestion pour un achat. Un groupe à recommander. Il faisait son métier de disquaire. Efficacement.

Cependant, effacé, il ne parlait pas de Karkwa.

Il pratiquait ses gammes sur les notes de la caisse enregistreuse.

Article écrit le 11 février 2006 à 12h19 dans le blog de Voir.ca par Alain Fortaich  

[Gabnews : Alain Fortaich, écrivain et poète parle ici de François Lafontaine et je ne peux que vous recommander de rendre visite au magasin le Rappel, l'accueil y est chaleureux et compétent ]


jeudi 26 janvier 2006

Les nouvelles figures de la chanson : Demain sera bien

Pour une cinquième année, le Festival international de la chanson de Granby présente sa Tournée des lauréats, qui s'arrête à Montréal au Cabaret, le 1er février. Voir profite de l'occasion pour se pencher sur l'aujourd'hui - et le demain - de la chanson d'ici. (...)

 "D’un côté, on a des artistes pour qui les thèmes semblent être devenus secondaires, comme les Dumas, Ariane Moffatt, Karkwa, Pierre Lapointe, Yann Perreau. Ceux-là sont plus impressionnistes dans leur manière de travailler, ils cherchent plus à créer des atmosphères, à exprimer une émotion, qu’à dire crûment les choses. Et de l’autre côté, il y a la tendance Cowboys Fringants / Les Trois Accords, qui écrivent presque sans métaphores, qui sont très terre à terre", analyse Monique Giroux

mardi 24 janvier 2006

Karkwa : Haute voltige

Karkwa met de côté son éclectisme musical pour se concentrer sur un rock pop planant et ingénieux. Rencontre avec une brillante formation montréalaise qui risque de plaire à un large bassin d’auditeurs.

Sur son premier album, Le Pensionnat des établis paru il y a exactement deux ans, Karkwa s’éparpillait. Se lançant dans un rock planant dans la lignée britannique, le quintette poursuivait ses assauts en contrées plus africaines, parfois même funk, le tout souvent entrecoupé d’interludes jazz. Un casse-tête, certes prometteur, mais suffisamment égaillé pour perdre plusieurs auditeurs en cours de route.

BIENVENUE CHEZ LES PROS

Deuxième effort pour le groupe montréalais, Les tremblements s’immobilisent marque un changement notoire. Optant pour la fibre britannique qui nourrissait déjà la pièce Hold-up, ce nouveau disque nous convie dans les sphères pop les plus enivrantes d’Angleterre. S’ouvrant sur l’explosive La Fuite, qui émane d’un croisement entre le rock des Beatles et celui de Led Zeppelin, l’album enchaîne avec des sonorités plus modernes qui ne sont pas sans rappeler Radiohead. "Nous ne voulions pas d’un album trop éclectique, précise le chanteur-guitariste de Karkwa Louis-Jean Cormier. Notre direction musicale s’est déterminée selon celle des groupes écoutés au cours des dernières années: du folk (de Harvest de Neil Young à Eleni Mandell) et de la musique britannique." "Pour moi, ce disque est plus axé sur la chanson, lance pour sa part le claviériste François Lafontaine. C’est moins cégépien comme album."

Impossible de contredire le musicien sur ce point. Extrêmement peaufiné et regorgeant d’arrangements riches tantôt berceurs, tantôt volcaniques, Les tremblements s’immobilisent s’affranchit des comparaisons avec ce qui se fait en terre québécoise. Nettement plus audacieux qu’Exode et heureusement moins sirupeux que Projet Orange, Karkwa ose mettre ses pièces en danger et retombe toujours sur ses pattes. Que ce soit par un passage atmosphérique détonnant servi entre deux refrains canon comme sur La Marche, ou par un solo de piano jeté à la manière d’une pluie de notes désordonnées comme sur Le Coup d’État, le groupe injecte suffisamment de lui-même dans ses pièces pour ne pas être qualifié de simple suiveur de courant.

Musiciens réputés et reconnus, Louis-Jean, François, Stéphane Bergeron (batterie), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix) accompagnent plusieurs artistes sur scène dont Vincent Vallières, Béluga, Mara Tremblay, Le Large Ensemble et Pawa Up First. Manifestement, les gars ont de l’oreille, du talent et de l’expérience. Analysez uniquement les mélodies accrocheuses lancées par les guitares et les claviers des sublimes Vertige (un noise rock à la Broken Social Scene), La Marche et Les Vapeurs, une pièce plus prog galvanisée d’un quatuor à cordes. "Karkwa existe dans sa forme actuelle depuis cinq ans, explique François. Forcément, une dynamique s’est installée, et aller jouer avec d’autres musiciens nous permet d’en sortir et de découvrir de nouvelles contrées." Louis-Jean Cormier: "Tu entres en contact avec une tout autre manière de communiquer. C’est un échange culturel. Pour moi, jouer avec Vincent (Vallières), c’est comme aller apprendre l’anglais en Ontario. Je reviens ensuite avec Karkwa et je vois la vie autrement."

VOL PLANÉ

En juillet dernier, la formation m’avait invité à partager son quotidien alors qu’elle enregistrait live Les tremblements s’immobilisent au Studio Victor, en compagnie du réalisateur Pierre Girard. Ce jour-là, Karkwa mettait en boîte Red Light (une pièce chantée par Brigitte Fontaine) et la douce L’Épaule froide où le narrateur prévient un chauffeur téméraire qu’il ne veut pas finir le cœur coincé contre de la tôle froide. Cette propension à s’immiscer dans la tête d’un personnage à l’aide d’une plume imagée et raffinée permet à l’auditeur de bien sentir la détresse, l’espoir et le sentiment d’urgence des pièces de Karkwa. "Sur La Fuite, j’exprime la panique d’un type qui viendrait de tirer sur le président Bush", révèle Louis-Jean qui partage l’écriture des textes avec Julien Sagot et Michel Gagnon, un ancien membre du groupe. "Sur Les Vapeurs, je voulais sentir toute la rage, mais également la lucidité et la sensibilité d’un jeune qui entre dans une école pour abattre les autres élèves. Le but n’est surtout pas ici de faire la morale ou de critiquer l’Amérique. Je cherchais plutôt à vivre ces moments riches en émotions." 

Le résultat est convaincant, extrêmement poignant, exempt de moments faibles et se révèle sans contredit l’un des meilleurs albums pop-rock québécois de l’année. Parions que le concert sera à la hauteur.

Le 24 janvier à 21h Au Grand Salon, avec Alligator Trio

Article rédigé le 19 janvier 2006 par Olivier Robillard Laveaux dans Voir

lundi 23 janvier 2006

« On se situe dans la relève, ça prendra le temps que ça prendra. »

Deux  ans  après  avoir  présenté  Le  pensionnat  des établis, les cinq membres de la formation Karkwa reviennent en force avec Les tremblements s’immobilisent. Le  parolier,  guitariste  et  chanteur  Louis-Jean  Cormier présentent l’album comme ayant un son « plus brit rock, un peu pop ». Un disque qui laissera, à coup sûr, sa trace sur la scène musicale québécoise.

Passant de Karkwa à Kalembourg et d’autres projets individuels, les membres sont tous revenus pour préparer ce  qui  sera,  en  2003,  Le  pensionnat  des  établis,  un disque  « éclectique,  tordu  et  funky  dans  l’ensemble », comme  le  résument  Louis-Jean  et  François  Lafontaine (claviériste et compositeur). 

N’ayez crainte, le public de Karkwa  ne  perd  rien  de  ce  qu’il  aimait,  c’est-à-dire  le côté planant du groupe. « Ça donne un album un peu plus sombre, s’empresse d’ajouter Cormier, mais qui vaut son pesant d’or. » 

Grâce à l’expérience et la maturité acquises au fil des ans,  Karkwa  a  trouvé  un  style  simple,  concis  qui  supporte plus clairement la ligne directrice de l’album Les tremblements  s’immobilisent.  Les  membres  affirment avoir perfectionné leur manière de composer et avouent avoir « trouvé [leur] son surtout ».

De  l’album  à  la  scène,  les  membres-mélomanes expliquent qu’il doit y avoir une différence entre l’album, qu’on peut savourer en se couchant avec des écouteurs, et  la  scène  où  « on  pèse  un  peu  plus  sur  la  pédale  à gaz, ça bouge beaucoup », soutient Cormier. Lafontaine surenchérit  en  expliquant  que  le  groupe  « a  des  barrières définies, mais il faut avoir un cadre pour ensuite s’amuser dedans. Un gros carré de sable, finalement! »

Avec deux albums à son actif et avec son propre public, Karkwa  demeure  tout  de  même  conscient  d’appartenir à  cette  fougueuse  relève  musicale.  « J’ai  l’impression, mentionne  le  chanteur,  qu’on  est  inconnu  et  qu’on travaille fort, mais je ne veux pas qu’on saute des étapes. Ça prendra le temps que ça prendra… En autant qu’on n’est pas encore relève de l’année à 50 ans! »

Karkwa, paré de son carquois se lance à la conquête de l’univers musical québécois et parions que l’Europe est dans la mire… « Exporter notre musique, oui, mais il faut faire les choses dans l’ordre. »

Pour plus d’informations : www.karkwa.com.

Article [en pdf] de Geneviève Marchand et François Landry, Animateurs à CFOU 89,1 FM paru dans Zone Campus le 23 janvier 2006


jeudi 12 janvier 2006

Rentrée francophone 2006

JANVIER 

En guise d’apéritif à la sortie de son deuxième album à la fin du mois, Antoine Gratton sera en concert intime au Verre Bouteille les 9 et 16 janvier, puis Thomas Fersen sera de passage à La Tulipe les 16, 17, 18, 23 et 24 janvier. Le Lion d’Or recevra Kaïn les 17, 20 et 27 janvier (en rappel les 9 et 10 février) puis Les Dales Hawerchuk, Achigan et Comme Un Homme Libre s’attaqueront au Petit Campus le 18 janvier. Gatineau épandra ses rimes au Divan Orange le 21, puis le 27, Karkwa jouera au Va-et-Vient et Les Psycho Riders électriseront le Petit Campus.

Extrait de l'article "Rentrée francophone" par Patrick Ouellet dans Voir le 12 janvier 2006

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Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.