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jeudi 31 mai 2012

Karkwa rocke une dernière fois avant la pause


Article "Karkwa rock une dernière foisPar Philippe Rezzonico publié le 30 mai 2012

Si, par hasard, Le pensionnat des établis figure dans votre collection de disques, allez le réécouter après avoir entendu Karkwa Live, paru cette semaine. Vous allez mesurer l’écart… Que dis-je…. Vous allez mesurer le gouffre qui prévaut entre ce qu’était Karkwa il y a dix ans et ce qu’il est aujourd’hui, alors que le groupe amorce une pause que l’on n’espère pas de 14 ans comme ce fut le cas naguère pour les Eagles.

Tous mes amis qui n’avaient pas vu Karkwa du temps de l’album  Les Tremblements s’immobilisent, mais qui sont venus les voir sur scène après les succès populaires que furent Le Volume du vent et Les chemins de verre, ont fait le même constat : « Mais ils sont donc ben rock sur scène… Bien plus que sur disque. »

En effet. La musique de tous les groupes est toujours amplifiée sur les planches, mais rares sont ceux pour qui la puissance de frappe est à ce point décuplée. Bien plus que le portrait unique de la tournée des Chemins de verre, Karkwa Live est la synthèse de ce que sont devenus Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot en dix ans de travail acharné sur scène.

Cohésion exceptionnelle entre la batterie de Bergeron et les percussions de Sagot, coloration lumineuse des ivoires de Lafontaine, voix en apesanteur de Cormier, guitare et basse mordantes, envolées collectives psychédéliques délirantes : Karkwa Live contient une demi-douzaine de titres décapants (Le Pyromane, Les chemins de verre, Le Compteur, L’Acouphène, Marie tu pleures, Le coup d’état) qui nous replongent directement dans l’antre du Métropolis ou de l’Impérial, selon le lieu où vous avez vue cette tournée.

Neuf extraits proviennent, semble-t-il, du spectacle de Montréal, les autres ayant été enregistrés à Québec. Sincèrement, on ne voit pas de différence au plan sonore, preuve que la captation initiale et le mastering ont été réalisés avec soin. Pour reprendre l’expression consacrée : ça sonne comme une tonne de briques.

En revanche, on voit perçoit les nettes ruptures pour insérer les quelques échanges du groupe avec la foule, coupures probablement justifiées par les limites physiques du compact. Rendu là, on aurait peut-être dû s’abstenir et inclure uniquement de la musique.

On déplore l’absence d’un livret digne de ce nom, on aurait voulu un disque double, néanmoins, Karkwa Live remplit son mandat à la lettre : celui de démontrer toute l’ampleur des qualités de scène de ce groupe qui aura marqué d’un sceau indélébile la musique québécoise au XXIe siècle.

Karkwa, Karkwa Live (Simone Records)


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