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jeudi 31 mai 2012

Karkwa Live : François Lafontaine et Julien Sagot y rivalisent d’inventivité

Karkwa, Live, 2012 (Audiogram)

«Tout ce qu’il y a à faire, c’est monter le son dans le tapis et fermer les yeux»
, expliquent les membres de Karkwa à propos de ce premier disque en concert pour la troupe montréalaise. Ils ont tellement raison. Live confirme ce que nous savions déjà : Karkwa a choisi de faire une pause alors qu’il trônait au sommet de la pyramide rock franco. 

Le raffinement de ses albums studio, on le retrouve ici bonifié d’une énergie cathartique donnant encore plus de tonus aux Échapper au sort, L’épaule froide, Le compteur ou Le pyromane. Même si l’enregistrement devient parfois cacophonique, il nous permet de saisir tout le talent de la formation, particulièrement celui du claviériste François Lafontaine et du percussionniste Julien Sagot, qui rivalisent d’inventivité.

Publié le 31 mai 2012 par Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca

Karkwa live : bonne idée !

VIDEO : conversation sur l'enregistrement du premier album "live"

Quelle bonne idée que cet album enregistré en public capté lors des deux derniers spectacles de la tournée Les chemins de verre, en décembre 2011. Une tournée qui se termine sur une note percutante avec cet album, avant une pause nécessaire et désirée par chacun des membres.

Beau cadeau pour les fans et belle façon de découvrir la force du groupe pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir en spectacle.

Pyromane donne le ton. Du rock dense à grande dose, le volume au maximum, une foule conquise et audible. On a l’impression d’y être. C’est brut, c’est fort et c’est parfait comme ça. On sent le plaisir des membres à être sur scène. Mais surtout, on y entend l’unité, le tout plus grand que la somme des parties.

En écoutant ce disque qui parcourt les trois derniers albums, on prend conscience de l’importance du groupe dans le paysage québécois et de sa pertinence. Car cet album vivant est autant le résultat que la célébration de plusieurs années de travail d’équipe qui ont forgé le son distinct de Karkwa.

On ne peut qu’estimer que les musiciens veuillent s’abreuver à d’autres sources. Une chose est sûre, il avait plaisir à être réuni à nouveau : la camaraderie allait bon train. Ça laisse présager une possible suite, parce que la chimie y est toujours.

Karkwa live est un album qui dit merci et peut-être, on se le souhaite, à la prochaine.

Karkwa rocke une dernière fois avant la pause


Article "Karkwa rock une dernière foisPar Philippe Rezzonico publié le 30 mai 2012

Si, par hasard, Le pensionnat des établis figure dans votre collection de disques, allez le réécouter après avoir entendu Karkwa Live, paru cette semaine. Vous allez mesurer l’écart… Que dis-je…. Vous allez mesurer le gouffre qui prévaut entre ce qu’était Karkwa il y a dix ans et ce qu’il est aujourd’hui, alors que le groupe amorce une pause que l’on n’espère pas de 14 ans comme ce fut le cas naguère pour les Eagles.

Tous mes amis qui n’avaient pas vu Karkwa du temps de l’album  Les Tremblements s’immobilisent, mais qui sont venus les voir sur scène après les succès populaires que furent Le Volume du vent et Les chemins de verre, ont fait le même constat : « Mais ils sont donc ben rock sur scène… Bien plus que sur disque. »

En effet. La musique de tous les groupes est toujours amplifiée sur les planches, mais rares sont ceux pour qui la puissance de frappe est à ce point décuplée. Bien plus que le portrait unique de la tournée des Chemins de verre, Karkwa Live est la synthèse de ce que sont devenus Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot en dix ans de travail acharné sur scène.

Cohésion exceptionnelle entre la batterie de Bergeron et les percussions de Sagot, coloration lumineuse des ivoires de Lafontaine, voix en apesanteur de Cormier, guitare et basse mordantes, envolées collectives psychédéliques délirantes : Karkwa Live contient une demi-douzaine de titres décapants (Le Pyromane, Les chemins de verre, Le Compteur, L’Acouphène, Marie tu pleures, Le coup d’état) qui nous replongent directement dans l’antre du Métropolis ou de l’Impérial, selon le lieu où vous avez vue cette tournée.

Neuf extraits proviennent, semble-t-il, du spectacle de Montréal, les autres ayant été enregistrés à Québec. Sincèrement, on ne voit pas de différence au plan sonore, preuve que la captation initiale et le mastering ont été réalisés avec soin. Pour reprendre l’expression consacrée : ça sonne comme une tonne de briques.

En revanche, on voit perçoit les nettes ruptures pour insérer les quelques échanges du groupe avec la foule, coupures probablement justifiées par les limites physiques du compact. Rendu là, on aurait peut-être dû s’abstenir et inclure uniquement de la musique.

On déplore l’absence d’un livret digne de ce nom, on aurait voulu un disque double, néanmoins, Karkwa Live remplit son mandat à la lettre : celui de démontrer toute l’ampleur des qualités de scène de ce groupe qui aura marqué d’un sceau indélébile la musique québécoise au XXIe siècle.

Karkwa, Karkwa Live (Simone Records)


mardi 29 mai 2012

«Karkwa Live» : un concert à trimballer partout

«Karkwa Live» de Karkwa: un concert à trimballer partout (sauf chez matante Ginette qui va trouver ça ben trop fucké)


C’est après avoir annoncé une pause indéterminée que les membres du groupe Karkwa lancent Karkwa Live, enregistré lors de leurs derniers passages à Montréal et à Québec. Bon timing, oui, coup de marketing… peut-être. Néanmoins, les fans du quintette montréalais attendaient depuis un bon moment déjà la sortie d’une nouvelle galette, et cet album arrive pile-poil.

Les rideaux se lèvent et ce concert invisible commence dans les oreilles de l’auditeur  avec nul autre que la chanson «Le pyromane». Tout de suite, une vibe se fait sentir, la même présente lors de tous les shows de ce groupe de rock alternatif. Il ne manque plus que la bière dans une main, et l’autre dans les airs.

Le fait que le tout soit moins léché que sur les albums enregistrés en studio permet à certaines subtilités d’apparaître et à la liberté de prendre la place que les membres de Karkwa aiment tant lui accorder. Les musiciens se laissent aller, autant sur les voix que les arrangements instrumentaux. Et c’est justement la raison pour laquelle l’album vaut tout son pesant d’or, car il ne s’agit pas seulement de réinterprétations des versions studio, mais de nouvelles chansons en soi. À remarquer les bruits électroniques qui s’approchent d’un dialogue entre robots sur «Échapper au sort», et la très intense lancée instrumentale de post-hardcore psychédélique frôlant le Pink Floyd dans «Épaule froide». En vérité, cet album est comme un gros pow-wow sans lumière qui aveugle, et ceux qui ont déjà vu Karkwa en spectacle sauront le reconnaître et en tirer un grand plaisir.

Mis à part les quelques cris agressants de filles hystériques qui ressortent un peu du lot, l’impression de chorale sur quelques-unes des chansons donne vraiment le goût de chanter à tue-tête. Gare à ceux qui voudront écouter cet album en solo dans des écouteurs, ne sous-estimez jamais votre puissance vocale, comme avec «Moi-léger», qui n’est pas sans rappeler le sentiment que l’on peut ressentir à la fin d’une chanson comme «Un musicien parmi tant d’autres». Autre remarque, les transitions entre les chansons se font de façon assez smooth, compte tenu du fait que l’album a été enregistré lors de deux concerts distincts. Seul petit hic, les longs applaudissements qui auraient sans doute pu être coupés un peu plus, surtout à la fin de la chanson «Oublie pas».

Clore l’album avec la chanson «Le vrai bonheur» était sans aucun doute le meilleur des choix, primo, parce qu’en concert c’est toujours le cas, et, secundo, parce qu’un «bonne nuit» de Louis-Jean Cormier, c’est magique. Somme toute, cet album est définitivement à ajouter à sa pile pour tous ceux et celles qui souhaitent revivre l’expérience karkwaienne, et ce, quand bon leur semble. Karkwa Live, c’est un amas de souvenirs de concerts marquants, en attendant que le groupe décide de replugger les amplis.

Écrit par Valérie Lachaîne dans La Bible Urbaine le 29 mai 2012

Karkwa live : l'entrevue vidéo !


Est-ce la fin pour Karkwa ? 

Pause indéterminée, année sabbatique, mise en veille ; la confusion règne quant à l’avenir de l’un des groupes les plus marquants du nouveau millénaire au Québec. Rien pour atténuer les soupçons, Karkwa lance demain un album live « avec un sourire en coin et des yeux mouillés »… 

Sors-tu.tv a rencontré les cinq musiciens de Karkwa afin de faire le point sur cette situation floue et discuter de ce projet d’au revoir, cet item sobre et résolument rock à ajouter à sa collection. Entrevue étrangement enjouée avec cinq gars qui regardent droit devant, sans nostalgie, avant de repartir chacun de leur côté… jusqu’à la prochaine fois.

Un album live pour Karkwa, son dernier disque avec Audiogram

Ses membres font parler d’eux chacun de leur côté, mais Karkwa est en pause d’une durée indéterminée. Le groupe offre néanmoins un album live à ses fans (en magasin mardi), enregistré lors des deux derniers concerts de la tournée Les Chemins de verre, en décembre dernier, à l’Impérial de Québec et au Métropolis.

Il s’agira du dernier disque de Karkwa à paraître sous l’étiquette Audiogram, indique l’imprésario du groupe, Sandy Boutin. Et les membres du quintette prendront plus d’une année sabbatique. Karkwa ne prévoit pas sortir du matériel avant 2014 ou 2015, selon Sandy Boutin, qui a fondé le label Simone Records.

Rappelons que Julien Sagot a sorti un album solo en février dernier, alors que le chanteur Louis-Jean Cormier lancera le sien à l’automne avant de partir en tournée.

Martin Lamontage joue de la basse aux côtés de Sagot alors que Stéphane Bergeron collabore avec différents artistes. C’est sans compter le claviériste François Lafontaine qui est occupé à faire de la musique de film en plus d’avoir des projets de réalisation et d’accompagner sur scène sa blonde Marie-Pierre Arthur.

Voici la liste des chansons de Karkwa live. Comme en spectacle, ou presque…

1-Le pyromane
2-Échapper au sort
3-Les chemins de verre
4-L’épaule froide
5-Moi-léger
6-Le compteur
7-Le bon sens
8-L’acouphène
9-Marie, tu pleures
10-Le coup d’état
11-Oublie pas
12-La façade
13-Le vrai bonheur

Article par Emilie Côté La Presse le Lundi 28 mai 2012

L’au revoir de Karkwa


Les membres de Karkwa réunis pour la dernière fois?

Le meilleur des derniers spectacles du groupe, laissé en gage aux fans, avec « un sourire en coin et des yeux mouillés ». La suite ? Advienne que pourra.

Article publié par Sylvain Cormier le 25 mai 2012 
 Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir

Karkwa – Live : une réussite

Karkwa – Live
Je suis loin d’être le plus grand fan des albums live. Je les trouve déconstruits, dénaturés et prétentieux. Oui, il faut apprécier l’authenticité et la spontanéité, mais trop souvent on tombe plutôt dans le tout croche, sans que l’on ait réussi à capter véritablement la formule du concert. Dans cette perspective, l’enregistrement de Karkwa en concert est complètement réussi.

La guitare électrique de Louis-Jean Cormier donne les premiers accords de « Le pyromane », appuyée ensuite par la section rythmique du quintet, à son meilleur. L’intention première de Karkwa n’est plus atmosphérique ou rêveuse, elle est rassembleuse, simplement rock. « Marie, tu pleures » est peut-être méconnaissable derrière ses inspirations plus garage, mais elle est rafraichissante et devient un hymne réjouissant.

À travers la palette de couleurs des guitares saturées et la lourdeur bien pesée de la basse et des percussions, il y a de superbes paysages sonores, inconnus de ceux qui n’ont pas vu le groupe en spectacle. De véritables trésors après avoir écouté autant ces chansons. Il y a des choses très complexes dans le jeu de guitare de Cormier et dans l’intensité des claviers de François Lafontaine, ressortant parfaitement dans ce contexte. 

L’aspect solennel des constructions prend vie. « L’acouphène » se bâtit de manière puissante, voire chaotique, autour de l’approche mélodique impeccable, offrant une toute dynamique à sa structure et à sa « symphonie de vent ». Pour le fan de la formation, cet album représente la bande sonore d’une décennie. « Échapper au sort », « Le coup d’État », « Le compteur ». Seul « Le pensionnat des établis », premier disque, esquisse de la suite, fut sagement ignoré.

Les treize chansons du disque devaient marquer un au revoir d’une durée indéterminée. Le fan en moi a de la difficulté à interpréter les pièces retenues de cette façon. Et si ce live était plutôt un brillant testament d’un des meilleurs groupes francophones de la planète? 

Qu’importe, en enchaînant autant de chansons de « Les chemins de verre », les lauréats du prix Polaris en 2010 rappellent à quel point leur musique est aussi efficace qu’elle est inspirée. Sans hésitation, mon live préféré depuis un bon bout.

Site officiel : http://www.karkwa.com/

Article rédigé par 500khz le mai 26 2012

Karkwa: ce n’est qu’un au revoir ?


Toujours un réel plaisir de retrouver les boys de Karkwa, comme ce fut le cas mercredi, à quelques jours de la parution de leur disque Karkwa Live, disponible mardi prochain. En fait, on avait l’impression que le sentiment était le même… entre eux.

Par Philippe Rezzonico

Pour le journaliste, c’était une première «rencontre» avec le band depuis le spectacle du groupe au Métropolis en décembre dernier, mais il était évident que Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot n’ont pas multiplié les réunions depuis lors. Il y a des tas de signes qui ne trompent pas.

Tu regardes la pochette du disque physique de Karkwa, cartonnée, mais dépourvue de livret digne de ce nom, exempte de photos de la tournée de deux ans qui a fait connaître le groupe québécois hors de nos frontières, et tu te dis que c’est un peu court.

Tu regardes la sélection - 13 titres sur un compact simple – et tu te souviens que le spectacle du Métropolis frisait la barre des deux heures trente minutes (150 minutes).

Tu te souviens aussi de la conférence de presse au pub Saint-Élizabeth en décembre 2011, quand on a remis la plaque du disque d’or pour Les chemins de verre. C’est à cette occasion que le groupe a annoncé que les spectacles de décembre à Montréal et Québec (L’Impérial) allaient être les derniers avant une « pause » et qu’un disque de spectacle allait voir le jour.

Disque commémoratif probablement bicéphale (audio/vidéo) qui allait vraisemblablement inclure des clips, des raretés et, peut-être même des inédites, nous annonçait-on. Rien de ça.

Bref, pas mal de déductions dignes d’un apprenti Sherlock Holmes faites avant même de prendre place à l’une des tables du resto, La salle à manger, en face du quintette. D’où la première question à laquelle personne ne s’est défilé : Que s’est-il passé ?

Bourreaux de travail

«Le temps nous a rattrapé, admet Cormier, sans ambages. Et puis, sortir trois ou quatre inédits à la va-vite…»

«Ça nous tentait pas de replonger», confirme Lafontaine.

- Vous pourrez vous reprendre quand vous ferez l’album Greatest Hits de Karkwa.

«On a jamais eu de hits », réplique Lafontaine, sourire en coin.

La réalité, c’est que l’agenda de certains membres de Karkwa était chargé quand ce disque a été annoncé. Lafontaine était en train de compléter la production de l’album de sa blonde, Marie-Pier Arthur, Cormier était en studio afin de produire celui de Lisa LeBlanc, et Julien Sagot peaufinait son premier album solo, Piano mal. Difficile de passer des heures en groupe en studio afin de visionner des extraits ou de dénicher des raretés au sein de ton catalogue.

Et puis, on le sait tous, les gars sont ensemble depuis plus d’une décennie. Ils ont tout vu, tout fait, tout vécu ensemble. Les voyages ont laissé des traces. Il faut entendre François et Julien parler avec ironie de ce concert à Copenhague où les gars ont joué devant une salle qui comptait peut-être moins de spectateurs que le total de personnes qui s’affairaient à préparer le repas dans le restaurant dans lequel nous étions. Et, bien sûr, il y a les bébés pour quatre d’entre eux.

J’étais aux premières loges pour mesurer tout cela, ayant suivi ce groupe partout ces dernières années : les lancements d’albums, les entrevues systématiques à chaque parution, toutes les rentrées, la folie entourant l’obtention du Prix Polaris l’année où je faisais partie du jury, la controverse du Globe and Mail liée à cette même remise, l’incendie provoqué par la vente des droits de la chanson Le Pyromane éteint avec quelques canettes de boisson gazeuse, le showcase avec Radio Radio et The Sadies dans les rues de Toronto devant une foule de curieux qui découvrait le band, la marée humaine en première partie d’Arcade Fire sur la Place des festivals, et, bien sûr, cet ultime show à Montréal, où les membres du groupe étaient festifs et émus, tout à la fois.

Le Karkwa de scène

«Le live audio démontre parfaitement ce qu’est Karkwa sur scène, note Cormier. Notre cohésion, notre spontanéité… Je ne suis pas un grand consommateur de DVD. Les yeux, c’est parfois trompeur.»

N’empêche, une fois la décision prise de faire un compact simple, le groupe faisait face à la sempiternelle question liée à l’espace (environ 80 minutes) : quelles chansons met-on sur le disque?

Il y avait des évidences comme les titres-phares de l’album Les chemins de verre (Le Pyromane, L’acouphène, Moi-Léger, Marie tu pleures), mais il fallait aussi trancher pour les autres.

«L’épaule froide s’est imposée, note Lafontaine. C’est l’une de nos plus vieilles chansons, mais c’est surtout l’une de nos chansons qui a le plus évolué en spectacle depuis sa création. Un peu comme Le Compteur. La Facade, on était pas sûrs au départ. »

Et, au final, quel titre est-on déçu de ne pas avoir inclus sur le disque ?

« Mmm.. 28 jours, je dirais », note Cormier.

La suite…

Les gars l’ont dit, pause il allait y avoir. Et pause collective il y a. Définitive? Personne n’ose s’avancer là-dessus. Tant de groupes ont officiellement sabordé le navire pour se regrouper cinq, dix ou 15 ans plus tard en se faisait traiter d’opportunistes. On sent que Karkwa veut éviter ce piège.

Cela dit, il semble tout aussi évident que cette pause prévue pour 2012 risque d’être plus longue que courte puisque personne n’ose avancer de date pour un retour.

«Personnellement, ça me prend une bonne cassure, note Louis-Jean. Et ça ne peut pas se faire s’il y a une date officielle de retour. Oui, il y a eu des casse-tête pour des « check-in » dans des hôtels, des problèmes avec des bagages, mais jamais aucun ennui sur scène avec les gars.»

«On est comme un bon front line au hockey, renchéri Lafontaine. Sur la glace, on joue du gros hockey.»

Et il faut admettre que les boys ont – encore – un agenda bien chargé.

Lafontaine, de concert avec Éloi Painchaud, travaille sur le disque à venir de Elisapie Isaac. Il est aussi de la tournée de Marie-Pier Arthur, il planche sur un projet de film et sur un album de musique instrumentale.

Cormier est en studio pour la préparation de son premier disque solo et il aura le rôle principal dans le film portant sur l’œuvre de Gaston Miron, L’homme rapaillé.

Julien Sagot est en tournée estivale et il est déjà à l’écriture du prochain disque, Martin Lamontagne accompagne Sagot en tournée, tandis que Stéphane Bergeron sera le batteur et/ou arrangeur de cinq spectacles à venir d’artistes différents, notamment Frank Deware durant les FrancoFolies.

Bref, personne n’est au chômage. Serait-ce, comme les plus pessimistes le pensent, la fin de Karkwa?

«Je m’ennuie déjà de brancher mon ampli et de jammer avec les gars », précise Cormier.

O.K… Ce ne sera peut-être pas un adieu. Juste un au revoir prolongé.


Karkwa, Karkwa Live (Simone Records), disponible en magasin et en ligne mardi.

Article publié le 27 mai 2012 sur Rue Rezzonico

vendredi 25 mai 2012

Karkwa : Comme des frères


Les gars de Karkwa ne s’étaient pas revus depuis le 17 décem­bre, date du dernier spectacle de leur tournée. Bien sûr, leurs chemins s’étaient croisés à quelques reprises au cours de l’hiver, mais n’empêche : Louis-Jean, François, Stéphane, Julien et Martin n’avaient pas respiré le même air depuis cet ultime concert au Métropolis. Voilà sans doute pourquoi, à notre arrivée au restaurant La salle à manger, sur l’avenue Mont-Royal, nous avons eu l’impression d’assister à des retrouvailles entre vieux chums. Entre deux éclats de rire et quelques gorgées de bières, les cinq amis semblaient vouloir rattraper le temps perdu. Il y avait quelque chose d’électrique dans l’air…

Réunis pour discuter du lancement de leur premier album live, un magnifique disque enregistré lors de leurs derniers passages à Montréal et dans la vieille capitale, les cinq musiciens ont rapidement retrouvé leur erre d’aller. Extraits d’une discussion animée.

Quels souvenirs gardez-vous de votre dernier spectacle au Métropolis ?

François : J’étais chaud !

Louis-Jean : Mais je suis certain que t’avais moins bu que d’habitude.

François : C’est possible…

Louis-Jean : On était étourdi parce qu’on était un peu à fleur de peau. On était fébrile à l’idée de se quitter pour une période indéterminée. C’était déstabilisant. Durant le show, j’étais très concentré. Je savais qu’on enregistrait. Mais en sortant de scène, j’ai braillé comme un veau. On était tous très émotifs. MusiquePlus filmait le spectacle et sur les moniteurs dans la salle, les gens voyaient qu’on avait les yeux vitreux.

Martin : Je savais que c’était notre dernier show, mais je n’y ai pas trop pensé pendant qu’on jouait. C’est quand on a accroché nos guitares que ça m’a frappé. C’est à ce moment-là que j’ai compris que ça chiait…

Louis-Jean : Je me souviens de Nicolas Beaudoin [le technicien qui voyage avec le groupe]…

François : Bobo !

Louis-Jean : Quand il a pris ma guitare après le rappel, sa lèvre inférieure tremblait. Il nous a dit : « Les gars, vous ne pouvez pas faire ça ! »

François : Lui, il était chaud en crisse ! [rires]

Stéphane : Le dernier souvenir que j’ai de Bobo, c’est en plein milieu de la soirée, quand mon snare [caisse claire] est tombé à terre pendant qu’il niaisait en coulisse avec notre gérant !

François : Je pense qu’ils jouaient à la marelle !

Stéphane : Je n’arrêtais pas de crier : « Bobo ! Bobo ! »

Louis-Jean : On l’entend même sur le tape !

Stéphane : Finalement, c’est le drummer de Patrick Watson – qui était à l’autre bout du stage – qui est venu me l’arranger.

François : Merci Bobby. Tu nous as sauvé la peau !

Quand avez-vous pris la décision de prendre une pause ?

Louis-Jean : Ça fait très longtemps.

François : À l’origine, on devait s’éclipser après la sortie des Chemins de verre.

Louis-Jean : On revenait d’une longue tournée. On avait besoin d’un break.

François : Mais quand on a vu que le disque recevait un aussi bel accueil, on s’est dit qu’il fallait en profiter pour faire une petite tournée.

Louis-Jean : Le prix Polaris a changé la donne. Ça nous a ouvert des portes dans les pays anglophones et dans l’Ouest canadien. On s’est fait prendre dans le collimateur…

François : C’est le plus gros prix de notre carrière. J’étais super heureux de le gagner, mais d’un autre côté, je me disais : « Là, on est dans la marde ! »

Martin : T’espérais quand même pas qu’on perde ?

Louis-Jean : Disons qu’on ne pensait jamais gagner !

Doit-on s’inquiéter pour l’avenir de Karkwa ?

Louis-Jean : C’est difficile à dire. On est encore en suspens. On ne sait pas trop ce qui s’en vient, pis on aime ça. Mais pour ma part, je sens monter l’envie de ploguer les amplis et de jouer fort…

Julien :  Des albums, on peut toujours en faire. Louis-Jean a un studio chez eux. Ça ne va rien nous coûter !

Louis-Jean : Ce qui nous a fait mal, c’est d’être loin de nos familles avec des enfants en bas âge. Les tournées, les avions, les camions…

Stéphane : Au Québec, si tu veux vivre de ta musique, il ne faut pas que t’arrêtes. Mais d’un autre côté, c’est l’fun de voir à quoi la vie peut ressembler quand tu ralentis le rythme. C’est là que tu réalises qu’il existe d’autres moyens de gagner sa vie. Quand tu te rends compte que tu peux te débrouiller autrement, tu te dis : « Ah ben ! Je ne suis pas obligé de maintenir cette vitesse de débile. »

Martin : On ne voulait pas continuer juste parce que les demandes continuaient à rentrer.

Louis-Jean : On avait besoin de se ressourcer…

François : Stéphane et moi, on s’en parlait récemment… Et je dis ça en toute humilité : avec Karkwa, chaque fois qu’on revenait avec un nouveau disque, on proposait quelque chose de différent, de nouveau. Il y avait un souci artistique. Mais on a tellement labouré la terre… C’est normal qu’on la laisse reposer pendant un certain temps. Ça fait quasiment 14 ans qu’on n’a pas pris de pause. C’est beaucoup.

Jusqu’à maintenant, comment va la vie à l’extérieur de Karkwa ?

Louis-Jean : On ne repart pas à zéro, mais presque. C’est un feeling stimulant d’aller cogner aux portes. Tu ne sais pas ce que ça va donner…

François : On avait l’habitude de travailler à cinq. C’est une autre réalité. Il faut s’adapter.

Julien Sagot : C’est difficile. Il y a beaucoup de remises en question, mais ce n’est pas grave. Si je dois retourner à l’école pour faire mes études en foresterie, c’est OK. Je ne vais pas considérer ça comme un échec. Il n’y a pas de problèmes; il n’y a que des solutions.

Louis-Jean : C’est une bonne mentalité…

François : Avec Karkwa, on ne s’est jamais dit : « Est-ce que les gens vont triper sur notre disque ? Est-ce que la critique va l’aimer ? » On a toujours fait ce qu’on voulait.

Julien Sagot : Je n’ai pas pleuré après notre dernier show au Métropolis parce que pour moi, ce n’était pas la fin ; c’était le début d’autre chose. On est vraiment des frères. Ça fait longtemps qu’on se connaît. On n’arrêtera pas de se voir parce qu’on a décidé de prendre un break.

François : De toute façon, on se retrouve sur plein d’autres affaires. Louis-Jean et Julien ont travaillé sur l’album de Marie-Pierre [Arthur].

François : Pour moi, c’est tout sauf une sabbatique. Je travaille beaucoup, mais je suis plus souvent à la maison. C’est ce que je voulais. Ça me permet de voir mon garçon. Stéphane, Louis-Jean et moi, on a eu nos enfants en même temps, en plein milieu de la tournée. On n’a presque pas été là durant la première année de leur vie…

Stéphane : Nos femmes étaient plus présentes…

François : À part ça, je travaille sur le nouvel album d’Elisapie Isaac avec Éloi Painchaud. J’ai des projets de musique de film. Je fais la tournée avec ma femme [Marie-Pierre Arthur] pour la première fois en sept ans…

Stéphane : Je recommence tranquillement à faire de la musique. Avant, on était tellement occupé, on n’était pas trop dans le circuit des pigistes. J’ai finalement pogné une job avec Juste pour rire.

François : Cool !

Martin : Moi, je ne compose pas. Je n’avais pas d’autres projets à part Karkwa. Aujourd’hui, mon but, dans la vie, c’est de faire du cash ! Je travaille sept jours sur sept sur des grosses machines. Si on pouvait ajouter une huitième journée à la semaine, je la passerais à travailler ! Je suis heureux. J’ai enfin de l’argent dans les poches !

François : Parle-moi de ça !

Louis-Jean : On a beau faire nos frais en disant « ça fait 14 ans qu’on joue dans un groupe rock », mais tout le monde sait que ce n’est pas payant.

Stéphane : Ce n’est pas parce qu’on est en sabbatique qu’on ne fait rien.

Louis-Jean : Il fallait enlever toute forme d’interdépendance. On avait le désir de décrocher total. On ne voulait pas se sentir coupable si un d’entre nous avait plus de misère que l’autre. Un jour, si je décide d’arrêter, je ne veux pas me dire : « Je vais mettre les autres dans la marde ! » Ce n’est pas un fardeau que je veux porter.

François : Au cours des six dernières années, j’ai eu un paquet de projets à l’extérieur du band. C’est cool, mais j’avais toujours l’impression de tricoter autour des horaires de tout le monde. Aujourd’hui, on fait nos propres horaires. Pis c’est l’fun.

Prise de position

Deux chansons de Karkwa Le bon sens et Le coup d’état – se sont récemment retrouvées dans un lipdub (mimoclip) réalisé par des étudiants en grève de l’Université du Québec à Montréal. En entrevue, les membres du groupe semblent ravis de voir leur musique servir le mouvement de protection contre la hausse des frais de scolarité.

Et comme la majorité de la population, ils ont une opinion tranchée sur la question.

« Tu ne touches pas à l’éducation ! », s’exclame Julien.

Quelques secondes plus tard, Louis-Jean ajoute son grain de sel : « Les Libéraux disent : “Mais checke en Ontario. Checke aux États-Unis… C’est ben plus cher qu’ici !” Cette manie de toujours vouloir se comparer à pire, c’est tannant. »

Même son de cloche du côté de Stéphane. « On s’en câlisse de ce qui se passe ailleurs !, lance le batteur du quintette. Est-ce qu’on peut essayer d’être chef de file dans quelque chose ? »

Aux dires de ce dernier, le débat perdure en raison de la pauvreté des arguments mis de l’avant. « Ça m’enrage quand j’entends les gens dire : “Ils veulent refiler la facture aux autres.” C’est comme si personne ne réalisait que le gars qui étudie aujourd’hui, dans trois ans, il va avoir a fini. C’est lui qui va devoir payer anyway ! »

Pour leur part, François et Martin craignent que le conflit dégénère davantage. « Personne ici n’est pour la violence. On trouve ça inacceptable. C’est inutile et ça ne mène nulle part. Mais il y a quelqu’un à blâmer dans tout ça et ce n’est pas les étudiants ; c’est le gouvernement qui ne gère pas la crise comme il faut. »

« C’est comme si on attendait que quelque chose de vraiment plate arrive, comme la mort de quelqu’un… », déclare Martin.

Par Marc-André Lemieux, Le Journal de Montréal Publié le jeudi 24 mai 2012

KARKWA EN CONCERT !


Au crépuscule et à l’apogée de sa dernière tournée, Karkwa a capté ses deux ultimes concerts de Québec et de Montréal afin d’en offrir les plus beaux moments à ses fans.

Karkwa Live comprend 13 titres, 5 chanteurs, 3000 personnes et beaucoup d’émotions! Le groupe québécois a puisé dans l’ensemble de son répertoire pour donner deux prestations exceptionnelles à L’Impérial de Québec et au Métropolis de Montréal.

Pour le public et Karkwa, plusieurs moments poignants et précieux s’inscrivent sur ce disque live, d’autant plus que l’on sait que cet album annonce la fin d’un cycle et le début d’une pause pour le groupe. Karkwa Live : une véritable œuvre à vivre…

« Nous espérons avoir réussi à recréer l’ambiance qui régnait dans la salle lors de ces deux soirées magiques. Tout ce qu’il y a à faire c’est monter le son dans le tapis et fermer les yeux. Bonne nuit. A bientôt!… » - LJ Cormier, Karkwa

*Audiogram et Simone Records tiennent à remercier Musiqueplus pour l’utilisation des images captées lors du dernier concert du groupe le 17 décembre dernier au Métropolis.

Paru sur le site d'Audiogram le 24 mai 2012

jeudi 24 mai 2012

Retrouvailles pour Karkwa


Les gars de Karkwa ne s'étaient pas revus depuis le 17 décembre, date du dernier spectacle de leur tournée. Bien sûr, leurs chemins se sont croisés à quelques reprises au cours de l'hiver, mais n'empêche: Louis-Jean, François, Stéphane, Julien et Martin n'avaient pas respiré le même air depuis cet ultime concert au Métropolis. Voilà sans doute pourquoi, à notre arrivée au restaurant La salle à manger, sur l'avenue Mont-Royal, nous avons eu l'impression d'assister à des retrouvailles entre vieux chums. Entre deux éclats de rire et quelques gorgées de bières, les cinq amis semblaient vouloir rattraper le temps perdu. Il y a quelque chose d'électrique dans l'air...

«On trouvait que c'était le bon moment pour lancer un album ‘'live'': on prend une sabbatique, on a toujours voulu le faire. Je pense qu'on attendait juste d'être bons!», a lancé le chanteur Louis-Jean Cormier à la blague.

Une opinion tranchée sur le conflit étudiant

La conversation change toutefois de ton lorsque vient le temps d'aborder une autre question: le confit opposant les étudiants au gouvernement de Jean Charest.

Deux chansons de Karkwa - Le bon sens et Le coup d'État - se sont récemment retrouvées dans un «lipdub» réalisé par des grévistes de l'Université du Québec à Montréal. En entrevue, les membres du groupe semblent ravis de voir leur musique servir le mouvement de protestations contre la hausse des frais de scolarité.

Et comme la majorité de la population, ils ont une opinion tranchée sur la question.

«Tu ne touches pas à l'éducation!» s'exclame Julien.

Quelques secondes plus tard, Louis-Jean ajoute son grain de sel: «Les libéraux disent: "Mais regarde en Ontario. Regarde aux États-Unis. C'est ben plus cher qu'ici!" Cette manie de toujours vouloir se comparer à pire, c'est tannant

Même son de cloche du côté de Stéphane. «On s'en câlisse de ce qui se passe ailleurs! lance le batteur du quintette. Est-ce qu'on peut essayer d'être chef de file dans quelque chose?»

Aux dires de ce dernier, le débat perdure en raison de la pauvreté des arguments mis de l'avant. «Ça m'enrage quand j'entends les gens dire: "Ils veulent refiler la facture aux autres." C'est comme si personne ne réalisait que le gars qui étudie aujourd'hui, dans trois ans, il va avoir a fini. C'est lui qui va devoir payer de toute façon!»

Pour leur part, François et Martin craignent que le conflit dégénère davantage. «Personne ici n'est pour la violence. On trouve ça inacceptable. C'est inutile et ça ne mène nulle part. Mais il y a quelqu'un à blâmer dans tout ça et ce n'est pas les étudiants; c'est le gouvernement qui ne gère pas la crise comme il faut.»

«C'est comme si on attendait que quelque chose de vraiment plate arrive, comme la mort de quelqu'un...» a déclaré Martin.

Karkwa Live sera disponible le 29 mai.

Le groupe Karkwa sort à la fin mai un album live



MONTRÉAL - L'album « live » de Karkwa commence par une version résolument rock de la pièce Le pyromane. Une facture musclée à l'image de ce disque fêtant les quatre opus et les 14 années d'évolution de ce quintette qui a définitivement marqué la musique québécoise de la dernière décennie. « Tu pourras dire que je t'aime, que je t'aime, à mort », peut-on entendre dans la chanson qui ouvre le condensé musical... Rencontre avec les gars qui réfléchissent à voix haute d'un imprimé qui marque le temps. 

Au resto La Salle à Manger de la rue Mont-Royal, à Montréal, ils sont tous réunis, les cinq musiciens, sorte de célébration de l'album à sortir le 29 mai. Cette réunion est aussi fort singulière puisque les membres de Karkwa ne se sont pas vus, tous réunis, depuis le mois de janvier. 

L'occasion est belle donc pour jaser avec eux de ce « live » qui symbolise l'apogée de la dernière tournée du groupe, qui s'est terminée à Québec et à Montréal (on y a enregistré neuf des treize chansons de l'album), où l'on y a capté les spectacles pour en faire un disque puissant. Réconfort pour les amateurs de Karkwa ou belle façon de le découvrir pour les autres. 

« Nous avons pris une pause pour sentir l'apesanteur », de raconter le chanteur et guitariste Louis-Jean Cormier. « Elle a débuté le 17 décembre 2011, au Métropolis, date du dernier show. Cet album immortalise donc en quelque sorte un feeling qui souligne ce temps d'arrêt. À l'écoute de l'album, je me rends compte que cette facture résolument rock nous ressemble beaucoup. Ça buche et c'est ce que nous sommes en spectacle, et peut-être même dans notre démarche créative en général. Le deuil total est difficilement envisageable. Puisque la chimie est toujours très bonne. Mais c'est possible. Nous acceptons cette éventualité. Nous verrons. »

« J'ai l'impression que nous n'avons pas pris assez de recul encore par rapport au disque. Peut-être que dans trois ou quatre ans on va se dire que ce côté rock, brut, est définitivement notre force... », ajoute le percussionniste Julien Sagot

Liberté

Cela dit, autour de la table, les commentaires sont unanimes. La pause est bienvenue, voire salutaire. Elle permettra de se ressourcer, de passer à d'autres projets plus personnels et de cesser de réfléchir pour le groupe: « L'important est de décrocher », lance le claviériste François Lafontaine.

« On fait nos trucs. Des projets personnels (album de Louis-Jean, second disque de Sagot à venir, collaborations musicales diverses et autres implications...) se présentent ailleurs et parfois s'entrecroisent », souligne le batteur Stéphane Bergeron.

Pour le reste, il en est presque vain de commenter cet album « live » qui résonnera dans un Québec qui doit célébrer le génie de ce groupe inspiré et inspirant. Un band qui donne envie de retrouver les boys au coin d'une rue, d'un bar ou dans une salle de spectacle, quelque part. 

À l'intérieur de la pochette noir épurée, un mot du chanteur. 

« C'est avec un sourire en coin et des yeux mouillés que nous vous offrons cette captation audio de 13 chansons puisées dans les deux derniers spectacles que nous avons donnés avant notre pause.

Nous avons choisi de vous l'offrir avec toute la sincérité, les maladresses, les fausses notes mais aussi les envolées, les délires et les explosions musicales qui définissent le son et l'énergie de notre depuis toujours.

Nous espérons avoir réussi à recréer l'ambiance qui régnait dans la salle lors de ces deux soirées magiques. Tout ce qu'il a à faire c'est de monter le son dans le tapis et fermer les yeux.

À bientôt. »

Karkwa Live, une obligation.

Paru dans Le Huffington Post Québec Par Jean-François Cyr Publication: 23/05/2012

jeudi 17 mai 2012

Sortie le 29 mai de l'album live de Karkwa !


Des petites nouvelles du fameux Album Live de Karkwa

Il sera disponible le mardi 29 mai! Il est En pré-vente dès maintenant sur iTunes (CA) !

La très belle pochette est de l'artiste sculpteur peintre Julie Robinson

dimanche 13 mai 2012

Naissance de Simone Records


Montréal, le 10 mai 2012 -Le jour est venu d’annoncer officiellement la naissance de Simone Records, maison de disques qui, il y a quelques temps, prenait son envol. L’entreprise verra aussi à la gérance d’artistes (Pascale Picard, Anodajay) et à la production et à la vente de spectacles.

Sandy Boutin a réuni autour de la pierre angulaire de l’amitié une équipe toutes étoiles de passionnés qui s’affaire chaque jour afin que la meilleure musique fasse résonner vos enceintes ainsi que celles de votre salle de spectacle préférée. À un moment où l’industrie de la musique tangue sous l’influence de vents violents, Simone Records prend le pari qu’avec beaucoup d’efforts et de cœur, la bonne musique finit toujours par rejoindre les bonnes oreilles.

Les premiers mois de vie de Simone Records demeureront marqués des pierres blanches que sont les magnifiques albums de Julien Sagot (premier album lancé officiellement sous étiquette Simone) et de Marie-Pierre Arthur (en licence chez Bonsound Records), des artistes uniques, aux signatures fortes, avec qui toute l’équipe aura l’honneur de collaborer dans le futur.

Les prochains mois seront quant à eux jalonnés de plusieurs moments forts, à commencer par la parution imminente d’un album live de Karkwa (en licence chez Audiogram), enregistré l’automne dernier lors des deux concerts qui ont conclu la tournée Les chemins de verre. Le leader de la formation, Louis-Jean s’active d’ailleurs présentement en studio afin de livrer en septembre prochain un premier album solo. Une vaste tournée se profile déjà à l’horizon.

Simone Records est également très fier d’accueillir à sa table la chanteuse Ines Talbi, qui transportera bientôt sur scène le néo-folk-pop de son premier album, et Dany Placard, qui lancera à notre enseigne un quatrième album solo en août avant de sillonner les routes de la province.

De biens stimulants projets auxquels Krista Simoneau (gentille organisatrice, Wonder Woman et agente de spectacles), William Rondeau (l’indispensable «gars responsable» sans qui la vannette manquerait d’essence) et Sébastien Paquin (l’homme qui fait rocker les fichiers Excel) apporteront tous leurs talents et toute leur énergie.

samedi 12 mai 2012

Le réseautage profite à la musique émergente

Le réseautage est également au coeur du travail de Sandy Boutin, le président et cofondateur du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue et gérant de plusieurs artistes, dont le groupe Karkwa. « Le jumelage, ça ne veut rien dire en soi si on n’a pas des objectifs à atteindre, affirme-t-il d’emblée. Nous ne faisons pas du jumelage pour faire du jumelage, mais pour nous aider à atteindre nos objectifs respectifs. »

Pour lui, le festival de musique émergente n’est pas un simple diffuseur de spectacles, mais d’abord et avant tout une vitrine pour les artistes du Québec et un acteur dans le développement de la carrière de ces artistes et de l’industrie culturelle en général.

« L’objectif était double. Nous voulions présenter des artistes de musique alternative à la population de l’Abitibi-Témiscamingue et, dans un même souffle, donner l’occasion à certains groupes qui circulaient moins de venir dans les régions. »


Du Québec en Bretagne

Rapidement, Sandy Boutin a compris qu’il y avait peu d’artistes d’origine internationale qui s’aventuraient en région. Et que plusieurs artistes régionaux méconnus rêvaient de percer en Europe. L’occasion était parfaite pour passer du réseautage régional au jumelage international. Il s’est donc mis à programmer des artistes internationaux et à inviter des diffuseurs professionnels de la francophonie à son festival pour créer des possibilités d’échange. Si l’idée n’était pas nouvelle, Sandy Boutin a su la personnaliser et l’adapter à ses besoins bien précis.

« On n’a pas inventé ça, le réseautage !, s’exclame l’imprésario. Ça fait des années que les festivals invitent des professionnels étrangers pour voir les artistes québécois. Mais ce dont je me suis rendu compte, c’est qu’on invitait souvent les mêmes personnes et que c’étaient principalement des gens qui avaient des affinités avec la chanson. Il y avait donc une partie de la musique émergente qui ne cadrait pas dans la catégorie chanson, qui avait moins accès aux possibilités de se faire voir par des étrangers. »

Le président du festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue a choisi de contacter des diffuseurs européens qui n’étaient jamais venus au Québec et qui avaient une certaine affinité avec ses goûts musicaux. C’est ainsi qu’il s’est associé à l’un des plus gros festivals de musique en France, le Festival des vieilles charrues en Bretagne.


Des échanges riches

De fil en aiguille et de contact en rencontre, il est devenu le seul membre nord-américain de la Fédération internationale des festivals « De Concerts ! ». Grâce aux échanges, de nombreux artistes québécois sont invités aux événements représentés par cette fédération. L’artiste y gagne, mais le diffuseur aussi, estime Sandy Boutin. « Nous avons beau être dans des pays différents, nous avons souvent les mêmes problèmes. Le réseautage nous permet donc d’échanger des outils concrets entre événements, dans un niveau d’entraide qui n’est absolument pas mercantile. »

« Nous avions, au festival, un problème de gestion du transport, car nous n’avions pas d’outils adéquats pour coordonner toutes les navettes pour aller chercher les artistes, les journalistes, etc., illustre Sandy Boutin. Nous avons soumis cette problématique lors d’une discussion à la fédération, et les organisateurs d’un autre festival membre nous ont envoyé un outil qu’ils avaient eux-mêmes développé pour la gestion du transport. C’est un outil qu’ils auraient pu nous vendre, mais ils ont plutôt choisi de le partager avec les membres du réseau. »

Avec l’arrivée des réseaux sociaux dans le web, la façon de travailler a évolué, avoue le programmateur de festival. Mais, si les nouveaux réseaux sociaux peuvent faciliter les partages, les « vrais » échanges n’en sont que plus nécessaires selon lui, en raison de l’immensité de la disponibilité des oeuvres.

« Un groupe a beau être accessible à travers le monde entier, s’il veut se faire découvrir en France, ça prend quelqu’un pour mettre l’accent sur son oeuvre, sans quoi il va se perdre dans l’immensité du web, où il est en compétition avec le monde entier. »

Extrait de l'article "Jumelage et réciprocité - L’expérience de Sherbrooke sera mise à profit par la Chine…… et le réseautage profite à la musique émergente" de Jessica Nadeau, Le Devoir, paru le 12 mai 2012.

vendredi 11 mai 2012

Louis-Jean Cormier, la vie sans Karkwa


Non, le chanteur et guitariste de Karkwa n’a pas abandonné le navire. Il a simplement pris une année sabbatique, à l’instar des autres membres du groupe, afin de se concentrer sur ses projets personnels. L’un d’entre eux est l’enregistrement de son premier album solo, toujours sans titre.

« Je fais tout ce que je peux pour m’éloigner de Karkwa. (…) Là il s’agit de quelque chose de plus personnel, de plus folk et de plus brut, sans pour autant être tranquille. Les textes seront plus simplifiés au niveau du langage, tandis qu’avec Karkwa, on était plus du côté “imagé” », explique Louis-Jean.

C’est une vue d’ensemble sur sa carrière au sein du célèbre groupe que réalise aujourd’hui le musicien. « Là, en ce moment, j’ai fait les plus belles chansons de ma vie », estime l’ambassadeur de ZIK, un service de musique en streaming. Des chansons qu’il partagera avec le public du THC le 22 février 2013 à 20h.

Extrait de l'article "Opération séduction au THC" d'Olivia Nguonly paru dans l'Hebdo Rive Nord le 1er mai 2012

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Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.