Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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samedi 26 juillet 2008

Karkwa: concert sur ARTV



Dans le cadre de sa série Les Nuits au National, ARTV rediffusera le concert de la formation Karkwa le lundi 28 juillet, à 20h. Captée lors d'un spectacle du groupe donné en mars 2007, la prestation s'inscrivait dans le cadre de la tournée pour l'album Les Tremblements s'immobilisent.

Karkwa se produira lors du concert de clôture des FrancoFolies auquel participeront aussi Malajube, Gatineau et Alexandre Désilets. Le dimanche 3 août, dès 18h, sur la scène à l'angle des rues Clark et De Montigny.

Par: Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca

À propos de nos 20 ans : une «Wonderful» soirée

À sa soirée inaugurale, les FrancoFolies ont programmé hier un concert gratuit au Club Soda soulignant le travail abattu depuis 20 ans par l'animateur radio Jim Corcoran, le plus grand ambassadeur de la musique franco-québécoise auprès de nos voisins anglo-canadiens. Karkwa, Michel Rivard, Jérôme Minière, Marie-Jo Thério, Geneviève Paris et plusieurs centaines de festivaliers étaient de la fête.

Depuis deux décennies, notre Jim Corcoran mène une double vie: auteur-compositeur-interprète apprécié du public québécois, animateur à Radio One de la CBC pour les mélomanes du reste du pays. Diffusée les samedis soirs à 21 h, son émission À propos présente au public anglophone le talent d'ici, notamment à travers des Songwriter's Sessions qui donnent lieu à des rencontres musicales en studio.


Or, le concert présenté hier (et capté pour diffusion ultérieure) a surement donné envie aux francophones de syntoniser plus souvent le 88,5 FM, tout d'un coup qu'ils manqueraient d'autres beaux moments de chanson comme ceux auxquels ont a eu la chance d'assister.

Après une brève introduction de Michel Rivard, un mot de l'hôte Corcoran, qui se sentait tout drôle de devoir converser en anglais sur une scène au Québec. Car, pour les besoins de l'émission, même les artistes invités ont dû s'adresser à l'auditoire dans «un anglais allant du fluide au franchement sympathique», de dire Rivard, venu ensuite chanter, seul à la guitare, Photo dans ma tête.

Juste après, Stéphane Bergeron (batteur), François Lafontaine (claviers) et Louis-Jean Cormier (guitare et chant) de Karkwa, accompagnés de l'auteure, compositrice, interprète et bassiste Marie-Pierre Fournier, sont venus rejoindre le grand Flybin pour interpréter l'inédite Le Vent m'appelle par mon prénom, composée par Rivard et Karkwa au Festival de Petite-Vallée. Une belle chanson, intensément rock, premier moment unique d'une longue série qui s'étirera deux heures durant.

Le rock savant et fulgurant de Karkwa, orchestre officieux de cet anniversaire d'À propos, a plus tard coloré les compositions de Jérôme Minière, les ludiques chansons de René Lussier (lequel, éternel et touchant cabotin, tenait à faire ses interventions dans les deux langues officielles) et Bernard Falaise (auteur d'un medley de succès québécois aux passionnants arrangements), puis, en fin de concert, de Marie-Jo Thério.

Nous nous retiendrons d'en révéler davantage sur cette soirée, d'abord parce que l'heure de tombée nous a forcés à manquer une portion de la deuxième partie, mais surtout pour vous inviter à écouter À propos les 6 et 13 septembre prochain, alors que le concert sera diffusé en deux parties - un montage des meilleurs moments sera offert aux auditeurs d'Espace Musique le 1er août prochain.

Par contre, insistons sur le caractère chaleureux, intimiste par moments, joyeusement collégial de ces rencontres sur scène, rencontres qui témoignent à la fois de la générosité de nos artistes et de la passion de l'animateur Corcoran, insatiable mélomane et courroie de transmission entre deux cultures. Une «Wonderful» soirée, heureusement captée pour la postérité.

Philippe Renaud, Collaboration spéciale, La Presse, Le vendredi 25 juil 2008

Merci beaucoup et thank you very much

À PROPOS DE JIM CORCORAN

Cela fait vingt ans que Jim Corcoran fait la promotion de la chanson française sur les ondes radiophoniques de la CBC. Hier soir, il transposait son studio dans le Club Soda pour le 20e anniversaire des FrancoFolies.

Pour ce faire, Corcoran - l'anglophone de naissance étant l'artiste le plus francophone qui soit - respectait le concept de son émission : il s'adressait au public en anglais alors qu'il était sur scène, une hérésie pour lui.

«En 35 ans, je n'ai jamais fait ça. Dans mon cerveau, il y a comme une mutinerie», a-t-il dit en français avant de passer pour de bon à la langue de Shakespeare. C'est Michel Rivard, l'artiste comptant le plus grand nombre de participations aux FrancoFolies et le plus grand nombre de diffusions à l'émission À propos de Corcoran, qui a ouvert le bal avec Photo dans ma tête. Joli.

C'est d'ailleurs Rivard qui a le mieux résumé le sentiment des artistes francophones qui s'exprimaient dans un anglais «fluide ou sympathique» pour les besoins de la diffusion de la captation sur les ondes de la CBC.

«Sympathique», Louis-Jean Cormier l'était au possible - c'était tordant de l'entendre parler en anglais -, alors que René Lussier s'est livré à de la translation simultanée. Loin d'être une embûche, ce concept a mené à des transitions aisées, à des moments rigolos, à des liens pertinents de la part de Corcoran, bref, à une synergie qui existe rarement dans un spectacle où les artistes défilent à la queue leu leu.

Autour de Karkwa

Karkwa a été le centre d'attention de la généreuse première partie (une heure et demie) avec ses compositions (Combien, Le Compteur), mais le groupe a aussi servi de house band à Lussier (La Valse qui console) et à Bernard Falaise qui a signé une magnifique instrumentale (Dans la tête du cow-boy) pour les 20 ans d'À propos. La bassiste Marie-Pierre Fournier, qui a du Feist dans le nez et dans la dégaine, a quant à elle cassé deux chansons à venir de son premier disque (Déposer les armes et Elle).

Quant à l'animateur vedette, il s'est fait fichtrement plaisir en reprenant J'étions seul avec Fournier et le guitariste Pierre Côté, et Faute de frappe avec Côté, Lussier et leurs guitares dissonantes.

Faute de frappe ? Il n'y en avait pas, hier. Peu importe son origine, tout le monde disait merci beaucoup et thank you very much dans un même souffle.

Philippe Rezzonico, Le Journal de Montréal, 25-07-2008

À propos de nos 20 ans -- Jim Corcoran avec... - Anglo de nos amours

«Je vous souhaite à tous a wonderful evening», a dit le très bilingue Michel Rivard de sa plus belle «voix radiophonique», hors-champ, à la petite foule rassemblée au Club Soda. Ainsi qu'à l'auditoire coast to coast. Car nous étions aussi à la radio.

L'émission a ainsi commencé, ou plutôt le spectacle, ou plus exactement le spectacle enregistré pour diffusion lors d'un prochain samedi soir dans le cadre de l'émission hebdomadaire À propos, animée par Jim Corcoran sur les ondes de CBC Radio One. Émission animée depuis précisément 20 ans, l'âge des FrancoFolies, ce qui n'est pas une coïncidence: la chanson a repris du poil de la rime à la fin des années 80 chez nous. Autant fêter les deux anniversaires en même temps.

Sacrée fête. Déjà remarquable émission de radio, c'était hier en plus un formidable spectacle, et ça tenait un peu beaucoup à Jim Corcoran, à son amour immodéré de la chanson francophone d'ici, et à sa volonté inébranlable de la propager à la grandeur du Canada, tablant mordicus sur le principe selon lequel on risque fort d'aimer ce qui est vraiment bon, pour peu qu'on y soit exposé. Goodbye les deux solitudes, welcome soleil.

Symboliquement, c'était parfait: un show sans frontières, où les invités se sont livrés à un fascinant jeu de chaise musicale. Un moment c'était Rivard seul, puis c'était Rivard avec le groupe [karkwa] et Marie-Pierre Fournier (lauréate de Petite-Vallée, qui n'a pas encore endisqué, mais en laquelle le bon Jim voit notre prochaine Gillian Welch), puis c'était la même Marie-Pierre avec [karkwa] sans Rivard mais avec Marie-jo Thério, puis [karkwa] tout seul, et ainsi de suite. Jim présentait les chansons en anglais, traduisait en anglais les textes, faisait l'éloge en anglais des artistes en présence. «As Leonard Cohen would say, they are high in the tower of song», a-t-il dit de [karkwa].

Riche expérience que d'entendre Jim décrire dans toute l'élégance de sa langue natale ce qu'il connaît le plus intimement dans sa langue d'adoption: la chanson. Tout un vendeur. À ce qu'il disait de René Lussier, ou de Jérôme Minière, être anglo, j'allais illico acheter leurs disques. Être franco aussi, d'ailleurs. Je suis parti avant la fin, vaincu par le décalage horaire, mais certainement pas déficitaire: je ferai comme tout un tas de Canadiens, et j'écouterai le reste de ce splendid party à la radio.

Sylvain Cormier, Le Devoir.com, Édition du vendredi 25 juillet 2008

vendredi 25 juillet 2008

Quand la langue n’est plus une barrière

Le Métropolis était bien rempli ce soir à l’occasion du spectacle À propos de nos 20 ans animé par l’auteur-compositeur-interprète Jim Corcoran.

Diffusé en direct sur les ondes de CBC Radio One, le concert promettait de réunir sur scène quelques-uns des coups de cœur de Jim Corcoran qui ont participé à son émission À propos au cours des 20 dernières années.

C’est le chanteur Michel Rivard, depuis les coulisses, qui a introduit Jim Corcoran et qui s’est chargé d’expliquer au public le concept du spectacle.

A wonderful evening

«Comme l’émission sera diffusée sur les ondes de CBC et partout dans le monde grâce à l’internet, et comme elle s’adresse principalement à un public anglophone, l’animateur et les invités s’exprimeront ce soir dans un anglais allant du plus vide au franchement sympathique, a déclaré Michel Rivard. Je vous souhaite à tous a wonderful evening

En effet, le public éclectique présent au concert de ce soir a eu droit aux plus belles démonstrations de franglais et d’accent particulièrement québécois lorsque certains artistes ont pris leur courage à deux mains et ont décidé de s’adresser à lui en anglais.

Entre les efforts de Louis-Jean Cormier, chanteur du groupe Karkwa, et ceux de la chanteuse Marie-Pierre Fournier, les spectateurs ont aussi eu un aperçu du discours «bilingue» du musicien René Lussier.

«Are you ready? Êtes-vous prêts? Pas de jokes, no jokes », a-t-il lancé à la foule avant de charmer le public avec sa pièce aux expressions typiquement québécoises intitulée Âllo âllo.

Artistes choyés

C’est dans une ambiance très conviviale que les artistes ont enchaîné performances solos et collaborations sur scène. Il faut dire que Jim Corcoran a tout fait pour rendre ses invités à l’aise, lui qui ne s’est pas gêné pour faire l’éloge de leur talent et pour raconter comment il a commencé à s’intéresser à leur musique.

«Je suis un groupie, un fan de Marie-Pierre Fournier. Il y a deux ans, j’étais au Festival en chanson de Petite-Vallée et je l’ai vu sur scène, avec sa guitare basse. Elle était avec Karkwa et elle jouait toutes sortes de chansons, a confié Jim Corcoran, toujours dans la langue de Shakespeare. J’ai été conquis par son talent et sa voix unique.»

Dans la salle, on pouvait entendre des anglophones vanter l’humilité et de la personnalité sympathique de Jim Corcoran, tandis que d’autres, francophones pour la majorité, s’étonnaient de constater que le spectacle soit animé en anglais.

«Nous sommes venus ici parce que nous savions que plusieurs artistes que nous admirons comme Karkwa, Marie-Jo Thério et Jim Corcoran, évidemment, donneraient un concert, a avoué un spectateur qui était accompagné de sa copine. C’est en arrivant ici que nous avons su que le spectacle serait rediffusé en anglais. Maintenant que nous avons compris un peu le concept de l’émission, nous trouvons que c’est une idée géniale de faire découvrir la musique québécoise francophone aux autres Canadiens.»

Ceux qui se sont présentés au Métropolis pour entendre Jim Corcoran n’auront pas été déçus, puisque l’animateur a chanté quelques-unes de ses chansons dont J’étions seul, Faute de frappe et Mettons le feu.

Vanessa Guimond, Canoë, 24-07-2008

jeudi 24 juillet 2008

LES 20 ANS D'À PROPOS : Anniversaire bien souligné

par Philippe Renault, Le Journal de Montréal, 24-07-2008

Jim Corcoran sera entouré d'une brochette éclectique d'artistes afin de célébrer les 20 ans de son émission radiophonique, À propos. Une petite visite à la répétition du spectacle, hier après-midi, a suffi à établir le lien qui unit tous ces artistes : le respect qu'ils vouent à celui qui fait des pieds et des mains pour faire la promotion de la chanson québécoise auprès du reste du Canada.

Lors du passage du Journal de Montréal au Club Soda, en début d'après-midi, en vue de la représentation de ce soir, Karkwa et Jérôme Minière étaient présents afin de peaufiner leur performance. Ils ont décidé d'unir leurs talents pour offrir Dans un magasin qui n'existe pas, de Jérôme Minière.

Expliquant la raison de leur présence à ce spectacle, d'un côté comme de l'autre, on n'hésite pas à qualifier Corcoran comme un véritable «parrain».

«Je lui en dois une sacrée ! Il a beaucoup défendu ma musique dans son émission. C'est comme un parrain, pas dans le sens de la mafia ! Je considère aussi que nous avons des atomes crochus dans notre écriture et parce que nous aimons l'éclectisme», exprime Minière.

Proposé, accepté

«Tout ce que Jim va proposer dans la vie, on va l'accepter, lâche de son côté le leader de Karkwa, Louis-Jean Cormier. C'est une personne incroyable. C'est un vieux de la vieille qui fait beaucoup pour la chanson. Il n'est pas blasé et est toujours alerte à ce qui se fait de nouveau. Il a comme un rôle de parrain.»

«C'est un gars qui ose. Quand on regarde qui il y a sur ce show, on constate qu'il y a plusieurs univers particuliers», ajoute le claviériste François Lafontaine.

Lorsqu'on transmet ces belles paroles, Corcoran a pour seule réaction de renvoyer les louanges.

«C'est très touchant. Mais avant tout, ce sont des amis. J'ai une grande affection pour eux, pour leur talent et leur personnalité. Et j'aime vraiment leur musique, je me sens enrichi de les connaître. Ils m'inspirent.», complimente-t-il.

Outre Karkwa et Jérôme Minière, Marie-Jo Thério, Michel Rivard, René Lussier, Marie-Pierre Fournier, Geneviève Paris et Bernard Falaise prendront part au spectacle.

Ces derniers interpréteront des chansons individuellement, mais auront aussi beau jeu de collaborer.

«Je leur ai laissé le champ libre pour les collaborations. J'ai juste invité des gens que j'aime, sans imposer quoi que ce soit. Ce sera éclectique, à l'image de mon émission de radio», promet l'animateur à la radio de CBC.

Jim Corcoran :Un amoureux de la chanson québécoise francophone

par Vanessa Guimond, Canoë, 23-07-2008

Cela fait maintenant 20 ans que Jim Corcoran est à la barre de l’émission À propos diffusée sur les ondes de CBC Radio One. Chaque semaine, l’animateur tente de donner une vitrine à des artistes québécois qui l’ont touché par leurs talents musicaux.

Demain soir, Jim Corcoran animera le spectacle À propos de nos 20 ans qui a été mis sur pied dans le but de souligner l’influence qu’a pu avoir l’émission auprès des anglophones du Québec et du reste du Canada.

«Je veux toujours surprendre mes auditeurs avec de nouveaux talents. J’y arrive, car les artistes québécois sont vraiment très talentueux. Depuis 20 ans, j’écoute tout ce qui se passe dans tous les domaines et tous les genres musicaux au Québec, fait savoir Jim Corcoran. Les choix que je fais sont assez particuliers. Ce sont des auteurs qui ont une signature, une originalité, une personnalité… Ce n’est pas toujours accessible à tout le monde, mais les gens qui veulent savoir ce qui se passe sous la surface de la chanson populaire francophone sont servis.»

Réunis sur scène

Organisé dans le cadre des FrancoFolies de Montréal, qui célèbrent elles aussi leur 20e anniversaire, À propos de nos 20 ans réunira sur scène des artistes qui ont tous déjà contribué à l’émission et qui ont tous fait partie des coups de cœur de l’animateur.

Michel Rivard, Marie-Jo Thério, Karkwa, Jérôme Minière, Marie-Pierre Fournier, René Lussier, Geneviève Paris et Bernard Falaise monteront tour à tour sur les planches du Club Soda afin de participer à ce spectacle qui sera animé en anglais et rediffusé en direct sur les ondes de CBC Radio One.

«C’est moi qui ai sélectionné les artistes qui participeront au spectacle et j’ai trouvé la tâche très difficile, car tout le monde acceptait, a confié Jim Corcoran. À chaque appel que je faisais, les gens me donnaient une réponse positive. À un moment donné, je me suis dit que je devais arrêter, car le spectacle allait durer cinq heures. J’aurais pu en inclure beaucoup d’autres… Nous allons donc devoir répéter l’expérience!»

Préparation

C’est ce matin qu’a commencé la répétition officielle pour le spectacle de demain soir. Selon un horaire bien précis, les musiciens ont été convoqués les uns après les autres au Club Soda afin de répéter leurs numéros que certains feront seuls, tandis que d’autres le feront de façon conjointe.

«Je vais interpréter deux chansons. Une baptisée Poussière d’or que je ferai seul et une autre dont le titre est Un magasin qui n’existe pas et que je devrais normalement jouer avec Karkwa, a déclaré Jérôme Minière d’un ton incertain. Tout va dépendre de si nous avons le temps de la répéter ensemble.»

Malgré le léger retard accumulé au fil de la journée, Jim Corcoran semblait très calme en cette veille de concert. On ne pouvait en dire autant de Jérôme Minière qui paraissait très fébrile à l’idée de participer au spectacle. «Je connais un peu les membres de Karkwa, mais nous n’avons jamais joué ensemble, explique le musicien. C’est peut-être pour ça que je suis un peu nerveux.»

Français d’origine, Jérôme Minière s’est installé à Montréal en 1995. Depuis, le chanteur admet mieux comprendre la dualité de la culture canadienne. «Les personnes comme Jim sont des francs-tireurs. Ce sont eux qui font le lien entre les gens, a affirmé le chanteur. J’ai eu un pied en Europe et je comprends ce que c’est que d’avoir plusieurs identités. Je trouve que le travail que fait Jim est très important.»

mercredi 23 juillet 2008

Nouvelles scènes du Québec et de France aux 20e FrancoFolies de Montréal

MONTREAL (AFP) — Pierre Lapointe, Karkwa, Malajube pour l'Amérique, Camille, Arman Méliès et Pauline Croze pour l'Europe: la "nouvelle vague" québécoise rencontre la "nouvelle scène" française aux 20e FrancoFolies de Montréal qui s'ouvrent ce jeudi.

Une horde de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes québécois s'est imposée en France au cours des dernières années, remportant un succès critique en marge des palmarès, mais la scène montante française demeure un tantinet inconnue au Québec.

Sans remédier entièrement à cette asymétrie, les "Francos" de Montréal ont convié des artistes émergents des deux rives de l'Atlantique pour célébrer une 20e édition résolument tournée vers l'avenir.

Le nouveau spectacle de Pierre Lapointe, dont l'album florilège "La forêt des mal-aimés" a su trouver son public en France, est sans nul doute l'événement le plus attendu des 200 prestations au programme des FrancoFolies de Montréal cette année.

Lapointe montera trois soirs son "Mutantès", un spectacle avec quelque 20 artistes sur scène mis en scène spécialement pour souffler sur les 20 bougies des FrancoFolies.

"Les gens ne se doutent pas encore de la folie qu'est ce show-là. Les gens ne se rendent pas encore compte que ce show-là pourrait être...un jalon dans l'histoire de la musique sur scène au Québec", lance, débordant d'enthousiasme, Laurent Saulnier, programmateur du rendez-vous montréalais.

"On passe vraiment à une autre étape avec ce show-là. C'est très ambitieux", dit-il à l'AFP sans lever le voile sur les détails de ce spectacle qui sera présenté à partir de la mi-parcours du festival.

Les guitares acérées de Malajube et les envolées aériennes de Karkwa, deux groupes emblématiques de la "scène montréalaise", s'entremêleront pour un concert en plein-air le 3 août, dernier jour de cette édition des Francos.

Côté français, Daphné, Camille, Pauline Croze, Mademoiselle K, Arman Méliès fouleront tous les planches de salles montréalaises en formule tandem avec des artistes québécois.

La chanteuse Rose, dont le premier album avait été l'un des succès surprise de 2007 en France, Benjamin Biolay, Ours - Charles, le fils d'Alain Souchon - et Thomas Dutronc tenteront eux aussi de séduire le public québécois. Au total près de 25 chanteurs ou groupes français se produiront à Montréal.

"On ne peut pas suivre à la trace tout ce qui se passe sur la nouvelle scène française parce que ça devient extrêmement dispendieux pour nous d'une part et, d'autre part, on essaie qu'il y ait un vrai soutien pour ces artistes-là au Québec", souligne M. Saulnier.

"Il y a un paquet de jeunes groupes français que je trouve hyper intéressants mais s'il n'y a pas de distribution d'albums ici, s'il n'y a personne pour prendre le relais, j'ai l'impression de payer des voyages à des musiciens qui viennent faire les touristes ici", explique-t-il.

Le Suisse Stephan Eicher, qui avait connu un succès populaire et critique au Québec dans les années 90, fera un retour à Montréal, de même que la Rita Mitsouko esseulée Catherine Ringer et la chanteuse Véronique Sanson.

Un grand hommage au pionnier Félix Leclerc, qui avait conquis le coeur des Français dans les années 50 avant de devenir prophète en son pays, marquera la clôture du festival. Leclerc est mort le 8 août 1988, un an avant la première édition des FrancoFolies de Montréal.

A l'affût de Karkwa

Sur le site de Reelradio.fm :

À l'affût

Dimanche, 19 Août 2007 17:49

Animée par : Hélène Tremblay et Marie-Andrée Jolin

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Hiver 2008 :

Émission XII, le 16 avril 2008 : Présentation de l'entrevue avec François et Stéphane du groupe Karkwa et spéciale "Vision mondiale - Fin de saison".


Écouter


mardi 22 juillet 2008

Jim Corcoran : vingt ans de francophilie

Par Marc Cassivi, La Presse, Le mardi 22 juil 2008

J'attends Jim Corcoran chez Laloux, rue des Pins. L'auteur-compositeur-interprète sera le maître de cérémonies jeudi, dans le cadre des 20es FrancoFolies, du spectacle À propos de nos 20 ans, au Club Soda.

On y soulignera un autre vingtième anniversaire: celui de l'émission consacrée à la musique québécoise qu'il anime à l'antenne de CBC Radio One (le samedi à 21 h). Une francofête en compagnie, entre autres, de Michel Rivard, Karkwa, Marie-Jo Thério, Jérôme Minière, René Lussier, Marie-Pierre Fournier, Geneviève Paris et Bernard Falaise. Thème: la musique québécoise.


Marc Cassivi: Vous êtes bien placé pour parler à la fois de l’évolution du regard que porte le public anglo-canadien sur la musique québécoise et sur l’évolution de la musique québécoise elle-même. Ça vous étonne d’être à la barre de l’émission À propos depuis 20 ans?

Jim Corcoran: Oui, d’autant plus que ce n’était pas mon idée au départ. C’était une proposition. J’étais heureux mais un peu sceptique. Est-ce que l’auditeur anglophone, sur son réseau, allait le prendre, l’accepter, se montrer enthousiaste? J’ai fait les premières émissions comme des pilotes et ceux qui dirigeaient CBC à Toronto m’ont dit qu’ils aimaient le ton. Il n’y avait pas de courriel à l’époque, mais on recevait des fax et des coups de téléphone de gens intrigués. Mon contrat a été renouvelé d’année en année. Parce qu’il y a toujours de nouveaux auteurs-compositeurs, l’émission n’a pas arrêté de se renouveler.

M.C.: La musique se renouvelle constamment...

J.C.: Il y a des monstres sacrés qui sont arrivés en chanson québécoise. Ça a donné une crédibilité à l'émission et à ma capacité à dénicher des talents (rires)! J'ai fait découvrir des artistes qui n'étaient pas si connus au Québec. Je n'aurais pas écouté toute la musique que j'ai écoutée si je n'avais pas eu à savoir aussi précisément ce qui se passe au Québec. Je m'oblige à vraiment fouiller et à découvrir des talents en herbe, des artistes qui passent inaperçus par manque de publicité ou de visibilité.

M.C.: Comme on apprécie au Québec des artistes français que l’on nous a fait découvrir mais qui ne sont pas nécessairement des vedettes en France, y a-t-il au Canada anglais des Québécois bien connus grâce à vous, mais qui ne le sont toujours pas au Québec?

J.C.: J’ai une drôle d’anecdote à ce sujet. Il y a six ans, je rénovais chez moi et j’ai demandé de l’aide à un jeune qui s’appelle Joseph Perreault. À un moment donné, il m’a apporté le disque d’amis à lui, en me disant que c’était bon et que ce serait amusant que je le diffuse à la radio. C’était le premier disque de Karkwa. Je l’ai adoré. Je suis instantanément devenu un fan de Karkwa.

M.C.: Vous avez eu le scoop sur Karkwa?

J.C.: Ce qui s'est passé, c'est que je disais de très belles choses en ondes de Karkwa, et que je les faisais beaucoup tourner. Il s'est trouvé que quelques mois plus tard, dans une petite salle, L'Barouf ou Le Verre Bouteille, Karkwa jouait et des auditeurs de Calgary les ont vus. Ils étaient étonnés de voir que le groupe, qui n'était pas encore connu au Québec, ne jouait pas dans une plus grande salle, devant plus de gens.

M.C.: Vous appréciez ce rôle de «talent scout»?

J.C.: J'aurais sans doute aimé qu'on fasse ça avec moi à mes débuts... Quand j'aime, j'aime. Je ne garde pas mes superlatifs que pour des artistes consacrés. Ce qui est drôle, c'est que tout ça a commencé grâce à Joni Mitchell. On m'avait demandé de l'interviewer à Musique Plus, il y a 20 ans, dans le cadre de l'émission Transit. J'ai eu la trouille, mais ça s'est bien passé grâce à Joni Mitchell. André Larivière, qui travaillait pour la CBC, a trouvé que c'était une bonne idée et m'a proposé l'émission À propos. Grâce à Joni Mitchell, je suis encore là 20 ans plus tard!

M.C.: Est-ce que vous recevez autant de réactions d'auditeurs du reste du Canada que de la communauté anglo-québécoise?

J.C.: La plupart des auditeurs viennent de l'extérieur du Québec. On reçoit des courriels de Munich, de Dublin, d'un peu partout.

M.C.: Il n'y a pas si longtemps que je suis au courant que vous animez cette émission...

J.C.: Je n'en parle pas beaucoup. Parce que ce n'est pas une émission qui s'adresse aux francophones.

M.C.: Comment avez-vous perçu l'évolution en 20 ans du rapport des Anglo-Canadiens à la musique québécoise? Est-elle mieux appréciée aujourd'hui ou l'on reste campés dans nos deux solitudes?

J.C.: Je pense que le Québec, plus que jamais, a une réputation d'envergure internationale. On n'a qu'à regarder le Cirque du Soleil. Guy Laliberté et ses acolytes ont secoué le monde. Ce qui fait que le Québec a une résonance plus prestigieuse que jamais. On s'attend à ce que le Québec soit à l'avant-garde. Il y avait des stéréotypes autrefois: la musique québécoise était une musique traditionnelle, régionale, locale. Pendant un certain temps, il y a eu surabondance de cette musique traditionnelle, tout à fait légitime pour n'importe quel peuple. C'était un cliché. Dans les années 70 et 80 en France, on s'attendait à ce que les artistes québécois arrivent avec leurs ceintures fléchées en faisant de la claquette. Puis Michel Lemieux est arrivé, La La La Human Steps, Lousie Lecavalier, Edouard Lock, Robert Lepage...

M.C.: Au Canada anglais, il y avait ce même genre de stéréotypes?

J.C.: Il y avait une méconnaissance de la musique québécoise. Parce qu'il n'y avait pas de diffusion.

M.C.: Il me semble, du moins à Montréal, que les choses ont évolué. Il y a des échanges intéressants entre artistes anglos et francos...

J.C.: J'ai été le catalyseur du jumelage de Karkwa et de Patrick Watson, dans le cadre d'une émission que j'ai faite à Winnipeg. Ça a été phénoménal. Karkwa en français, Patrick Watson en anglais. Ensemble, c'était culturellement très large. Ce n'était pas mon intention de provoquer une rencontre des cultures. Je trouvais qu'il y avait là des talents bruts qui se complétaient. Ma vocation, c'est d'abord la musique. Je suis un passeur, si on veut, mais je suis surtout un «groupie». Je ne suis pas là pour convaincre qui que ce soit au Canada anglais qu'on l'a donc l'affaire au Québec!

lundi 21 juillet 2008

Festival environnemental Échofête



UNE 6E ÉDITION REMPLIE DE SURPRISES!

Trois-Pistoles, le 21 juillet 2008 – La sixième édition du festival environnemental Échofête, qui se tiendra du 23 au 27 juillet 2008, s’annonce chargée de surprises. Les quelques 8000 festivaliers attendus doivent s’attendre à une programmation haute en couleur, alliant spectacle, conférences et activités.

(....)

Le festival environnemental Échofête conserve toujours sa place de choix au sein de l’agenda culturel de la région, avec ses nombreux participants et sa programmation colorée. À ne pas oublier la belle brochette d’artistes qui chauffera les planches de la scène, soit Mononc’Serge, Grimskunk, Mônica Freire, Bombolessé, Les Breastfeeders, Oumar N’Diaye, Papagroove, Damien Robitaille et Karkwa. Le président d’honneur, l’humoriste Maxim Martin, et le parrain d’honneur, l’écologiste Steven Guilbeault, seront également de la partie. À noter que tout est en place pour vous recevoir, peu importe la température. Cinq chapiteaux seront sur place pour protéger les festivaliers des caprices de Dame Nature!

Pour connaître la programmation détaillée, consultez le www.echofete.ca. Bienvenue à toutes et à tous!

KARKWA EN CONCERT SUR ARTTV



KARKWA EN CONCERT SUR ARTTV

Lundi 28 juillet - 20h

Un spectacle capté live au National en avril 2007.

Réalisateur : JF Dugas

dimanche 20 juillet 2008

Réunir les deux solitudes

Par Philippe Renault, Le Journal de Montréal, le 20-07-2008

Il n’y a pas que les FrancoFolies qui célèbrent leurs 20 ans. C’est aussi le cas de l’émission À propos, animée par Jim Corcoran. Voici maintenant deux décennies que l’artiste présente chaque semaine au reste du Canada la chanson francophone issue du Québec. Une initiative célébrée comme il se doit, en ouverture du festival, avec l’événement À propos de nos 20 ans.

Depuis 1988, Jim Corcoran fait découvrir aux Canadiens les plus beaux talents québécois grâce à son émission, présentée à la radio de CBC. Quelques-uns des artistes qui y ont été à l’honneur au fil des années seront d’ailleurs de la partie le 24 juillet. On retrouvera notamment Michel Rivard, Karkwa, Marie-Jo Thério, Jérôme Minière, René Lussier, Marie-Pierre Fournier, Geneviève Paris et Bernard Falaise.

«J’avais l’embarras du choix pour les invités! Il y a tellement de monde que j’aurais aimé inclure au spectacle. J’ai commencé par en joindre quelques-uns et ils ont tous dit oui immédiatement. Ce sont tous des artistes que j’admire et dont j’écoute la musique par plaisir lorsque je suis seul chez moi», mentionne- t-il.

STYLE LIBRE

Sur la scène du Club Soda, ces derniers s’en donneront à coeur joie et pourront se laisser aller sans contrainte à leurs pulsions artistiques. «Ce sera libre. Certains vont chanter en solo, quelques-uns feront des collaborations. En plus, nous avons reçu une commande de la CBC pour une création. Bernard Falaise s’en chargera et offrira sa composition instrumentale en primeur», poursuit-il.

Quant à Corcoran, il assurera évidemment l’animation de la soirée, captée pour la CBC, tout en s’intégrant à quelques portions musicales du spectacle. Fait inusité pour les FrancoFolies, toutes ses interventions auront lieu dans la langue de Shakespeare. «Comme on enregistre pour la CBC, je vais m’adresser aux gens en anglais. Mais je pense que personne ne va m’en vouloir parce qu’il y aura une large diffusion. Je risque toutefois d’être un peu nerveux!» confie l’auteur-compositeur-interprète d’origine anglophone, qui a adopté le français dès le début de sa carrière.

CULOT

Il faut avoir un certain culot pour proposer à la population anglophone du Canada une émission entièrement consacrée à la chanson francophone. Ce vingtième anniversaire constitue un exploit qui surprend même l’animateur!

«Lorsque CBC m’a proposé ça, j’y croyais plus ou moins, avoue-t-il d’entrée de jeu. J’ai fait des émissions pilotes pour Toronto et ils ont aimé le ton décontracté et les choix musicaux. Nous avons donc fait 13 émissions et, depuis, on renouvelle mon contrat chaque année. Après chaque année, je me dis que c’était sûrement la dernière!»

LOIN DES CLICHÉS

Jim Corcoran a totalement carte blanche dans le choix de ses invités, avec comme seul critère celui d’avoir un coup de coeur musical.

«Je suis très subjectif dans mes critères. J’avoue que j’ai un faible pour les auteurs-compositeurs, ceux qui ont une personnalité. J’aime l’audace dans les textes et les risques dans la démarche artistique. Je suis convaincu que cette émission fait la preuve de la profondeur de la musique québécoise et aide à changer les perceptions qu’ont les gens à l’extérieur du Québec. Il faut sortir des clichés. Plein de gens pensent que nous n’avons que Céline Dion et La Bottine Souriante. Chaque semaine, je présente du neuf. Une chance que les disques sortent en rafale ici! Il y a même des gens au Québec qui y découvrent des artistes», considère-t-il.

* À propos de nos 20 ans, le 24 juillet à 19 heures au Club Soda.

samedi 19 juillet 2008

Un vent qui nous emporte!

Par Veronique Lemonde, le Courrier de Saint-Hyacynthe

Lancinante, harmonique, rock et très mélodique, aucune sonorité n'est laissée au hasard dans la musique planante du groupe Karkwa.

Le nouvel extrait de leur troisième album Le volume du vent (avril 2008), Oublie pas, est parsemé de sons dentelés d'où ressort la voix simple et pénétrante du chanteur Louis-Jean Cormier. Cette pièce s'insère parfaitement bien dans le paysage musical québécois actuel.

Le critique musical du Devoir, Sylvain Cormier, faisait d'ailleurs récemment un descriptif fort à propos de l'opus du groupe en comparant ses harmonies vocales à des « polyphonies corses » où quatre ou cinq voix s'envolent l'une par-dessus les autres sur plusieurs octaves.

Un « vent de voix » sublime, selon ce dernier. On ne peut qu'être d'accord à l'écoute de ces pièces parfois toutes en douceur, parfois marquées par les accents lourds de la guitare, et toujours très près d'une ambiance cinématographique trouble.

Pour ceux qui ne les connaissaient pas encore beaucoup, le spectacle Rencontres qui inaugurait les fêtes du 400e de la ville de Québec, le 3 juillet, a permis de mesurer toute l'étendue de leur talent lors d'un numéro assez étonnant qu'ils ont conçu avec Ariane Moffatt. Les mots de Félix Leclerc et de Claude Léveillée ont résonné ainsi d'une manière tout à faite éloquente par cette relecture très actuelle de ces classiques intemporels. « Nous avons souvent fait des trucs avec Ariane Moffatt, mais là, c'était assez particulier, indique le batteur de la formation, Stéphane Bergeron, également natif de Québec. Même si nous ne faisions qu'un numéro, c'était assez exigeant, car nous devions toujours demeurer en stand by. Mais tout s'est très bien déroulé. »

Tout comme s'est également bien déroulée l'union inédite et éphémère de Karkwa avec le Patrick Watson Band, en juin, le Karkwatson. « Nous n'avons pas vraiment fait de shows de Karkwa comme tel depuis quelques semaines. C'était toujours des événements spéciaux et là, ce sont les festivals qui commencent. Donc, ce sera des spectacles plutôt hybrides, le temps de monter un tout nouveau show pour cet automne », souligne Stéphane Bergeron.

Les Maskoutains auront donc tout le loisir de découvrir les pièces de l'album Le volume du vent, dans le cadre des Beaux Mardis de Casimir, ce 22 juillet, après une première partie qui sera assurée par l'auteur-compositeur-interprète Philippe B.

La modestie en avant-plan

Pour les admirateurs fidèles du groupe formé il y a maintenant dix ans, Karkwa vient tout juste de lancer un nouveau vidéoclip pour la pièce Oublie pas, la plus pop de l'album selon Stéphane Bergeron.
Dans la même veine que le vidéoclip sorti en mars pour Échapper au sort, Karkwa a fait appel aux réalisateurs Alexandre Myotte, Olivier Picard et David Pierrat afin de créer un petit bijou d'animation 2D/3D hyperréaliste. « Comme il s'agit d'une chanson d'amour et que nous trouvions que ce n'était pas évident à figurer physiquement, la bande dessinée nous est apparue, encore une fois, très appropriée pour passer notre message. Et aussi, ça nous permet d'être moins impliqué dans tout le processus, puisque, par ailleurs, nous ne sommes pas particulièrement friands de voir nos visages dans des vidéoclips! »

Musique planante, textes fins et graves (tourmente familiale, usines de misère, sort de la planète...), Karkwa monte toujours sa pente, doucement, mais assurément, prenant une place de plus en plus ancrée et solide, tout en demeurant très modeste. « Notre parcours s'est toujours fait graduellement, une pente bien égale qui monte toujours. Le deuxième album nous a beaucoup aidés et là, ça semble vouloir continuer. Nous travaillons déjà de nouvelles pièces », de terminer le batteur de la formation.

Karkwa est formé de Louis-Jean Cormier (voix et guitare), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix). Infos : www.karkwa.com.

vendredi 18 juillet 2008

Beaucoup de jeunes pour Malajube et Karkwa à Buckingham en fête

par Marie Pier Lécuyer


Beaucoup de jeunes pour Malajube et Karkwa à Buckingham en fête

Le 18e Festival d'été Buckingham en fête a été lancé en grand avec la présence de deux groupes très prisés des jeunes: Karkwa et Malajube.

Encore une fois, l'événement se tient jusqu'à dimanche à l'Encan Larose, puisque les travaux du pont Brady ne sont pas terminés. Le site du secteur Masson a vu une foule remplie d'une majorité de jeunes fouler son sol. Le festival a pris son envol avec la présence du groupe de rock alternatif Karkwa , qui a réchauffé la foule. La formation Malajube a pour sa part excité la foule avec sa musique pop-rock. Les membres du groupe sont par ailleurs arrivés sur scène tous vêtus de mauve.



jeudi 17 juillet 2008

À propos de nos 20 ans | FrancoFolies

Jim Corcoran reçoit - « Available in French only » - Depuis 20 ans, il anime l’émission hebdomadaire À propos sur les ondes de CBC Radio One pour faire découvrir les artistes francophones du monde entier au Canada anglais. Tous nos artistes ont participé avec grand plaisir à cette émission qui a vu le jour en même temps que les FrancoFolies, qui lui rendent aujourd’hui hommage avec cet événement spécial enregistré en anglais pour diffusion sur CBC Radio One. Jim Corcoran reçoit Michel Rivard, Karkwa, Marie-Jo Thério, Jérôme Minière, René Lussier, Marie-Pierre Fournier, Geneviève Paris, Bernard Falaise et d’autres invités-surprises !

Club Soda

Thursday 24.07.2008 Hours: Doors 6:00 pm; show 7:00 pm Cost: Gratuit sur présentation d'un billet (disponible dès maintenant à la billetterie du Métropolis) Reservation / Information Official Website

Faites un saut aux FrancoFolies en primeur sur TV5!

Les dimanches 3, 10, 17 et 24 août 20 h HE

MONTREAL, le 17 juill. /CNW Telbec/ - Des moments inoubliables avec des artistes d'ici et d'ailleurs! TV5 vibre aux rythmes de prestations enlevantes des FrancoFolies, les dimanches 3, 10, 17 et 24 août à 20 h HE (en rediffusion les mardis à 9 h HE, les jeudis à 13 h 30 HE et les samedis à 23 h 30 HE).

Grande fête multiculturelle

Les mélodies fusionnent le temps de cette célébration colorée et entraînante. Un véritable rassemblement de la chanson francophone réunissant Marco Calliari, Ima, Paul Cargnello, Samian, Yves Lambert, Tomas Jensen et Nedjim Bouizzoul. (Diffusion le dimanche 3 août 20 h HE).

Diane Dufresne

L'incomparable chanteuse participe à un spectacle mémorable sur les thèmes de l'environnement et de la beauté du monde. Une soirée unique en compagnie de Richard Séguin, Michel Rivard, Daniel Lavoie, Jean Lemire, Hubert Reeves, Pierre Flynn, Elisapie Isaac, Hugo Latulippe, Laure Waridel... (Diffusion le dimanche 10 août 20 h HE).

Karkwa et Malajube

Les chouchous de la scène québécoise actuelle enflamment la scène avec leurs cadences électrisantes. Plus passionnés que jamais, les irrésistibles Karkwa déploient leur talent en interprétant des chansons de leur nouvel album. Quant aux cinq compères de Malajube, ils présentent en grande primeur des extraits de leur prochain disque. (Diffusion le dimanche 17 août 20 h HE).

Gregory Charles

La verve contagieuse de Gregory Charles est une fois de plus à l'honneur. Accompagné de plusieurs invités surprises, il interprète des airs rythmés et endiablés. Un spectacle explosif! (Diffusion le dimanche 24 août 20 h HE).

Chef de file de la diversité culturelle francophone mondiale, TV5 diffuse un contenu varié en provenance de plusieurs pays de la Francophonie : bulletins d'informations, grands reportages, documentaires, variétés, fictions, magazines et jeux télévisés. TV5 Québec Canada alloue 15% de sa programmation, aux heures de grande écoute, à du contenu canadien.

Toutes les informations sur : www.tv5.ca

Malajube sort de sa retraite fermée

Par Marc-André Mongrain, Le Droit

Malajube fait une pause dans la réflexion qu'il mène pour la création de son troisième album. Le groupe sera sur la scène de Buckingham en fête ce soir à 20 h. (Le jeudi 17 juillet 2008)

Ce soir, Buckingham en Fête nous propose l’une des trois seules options pour voir Malajube en spectacle cet été (avec les FrancoFolies de Montréal ou un billet d’avion pour Yellowknife). C’est que le groupe est présentement plongé dans une période de gestation qui devrait aboutir sur un nouveau disque, le troisième de sa discographie. L’occasion était donc bonne pour partir à la pêche aux renseignements, question de savoir comment avancent ces nouvelles chansons que sculpte le quatuor.

D’abord, les mauvaises nouvelles : il faudra attendre 2009 pour savourer le disque qui prendra le relais de l’album alternatif de l’année 2006 au Gala de l’ADISQ, l’excellent Trompe-l’œil. Et selon le batteur Francis Mineau, « début 2009 serait le meilleur des scénarios ». On ne compte toutefois pas faire patienter les adeptes trop longtemps. « À l’hiver 2009, ça va faire trois ans (que Trompe-l’œil est sorti). C’est assez ! » tranche-t-il.

« C’est plus simple, moins torturé », raconte le batteur au sujet du nouveau matériel. Il joue toutefois de prudence avec les qualificatifs employés, le processus de création battant son plein. « C’est difficile à dire. On joue mieux, on s’est amélioré en tant que musiciens. Ce n’est pas nécessairement plus pop ; la structure couplet/refrain ne nous obsède pas plus. Ça s’en va dans plusieurs sens, comme Trompe-l’œil. On n’a certainement pas perdu le côté éclectique », estime-t-il.

La prudence est également de mise lorsque vient le temps de promettre des nouvelles chansons pour le spectacle de ce soir. Francis Mineau avance toutefois que Le Pirate d’Hochelaga — une chanson que le groupe traîne en concerts depuis plusieurs mois et dont on peut entendre et voir quelques bribes sur YouTube — ainsi que Le Contrôle, une pièce instrumentale de près de sept minutes à laquelle le chanteur et parolier Julien Mineau aurait ajouté des paroles, pourrait très bien trouver leur place sur la grille de chansons. Deux ou trois autres nouvelles créations pourraient également faire partie du lot, selon le batteur.

Étrangement, Mineau laisse entendre que ces chansons, que le groupe présente en spectacle depuis plusieurs mois, risquent fort de ne pas se retrouver sur l’album. « On l’a (Le Pirate d’Hochelaga) traînée pendant un an, puis on l’a enregistrée cet été. Honnêtement, pour nous, c’était un mauvais test. Si t’es déjà un peu tanné avant d’arriver en studio… »

Prendre le temps de créer

Ces pièces pourraient toutefois se retrouver sur des maxis, sur une version vinyle de l’album ou même en téléchargement. Mais la priorité est désormais de prendre le temps de créer des chansons dans le local de pratique. « C’est une façon de faire différente. Comme la pièce instrumentale de 6-7 minutes, on l’a faite vite vite au local durant un court break et on l’a arrangée sur scène par la suite. C’est deux approches différentes. On est plus enthousiasmés par les nouvelles chansons qu’on a jouées juste au local. »

Il faut dire qu’après près de trois ans d’incessante tournée, le groupe peut enfin prendre le temps de respirer. « Se voir dans un cadre de travail, ça nous a ramenés à la base de ce que c’était, de jouer pour le plaisir, jouer sans contrainte. Ç’a simplifié l’approche, la communication, les rapports. On ne compose pas de la même façon. Ça va avec notre état d’esprit », juge-t-il.

Francis Mineau, le bassiste Mathieu Cournoyer, le claviériste Thomas Augustin et le chanteur, guitariste et parolier Julien Mineau se sont donc beaucoup rapprochés au cours des derniers mois, surtout depuis le départ de Renaud Bastien qui s’était joint à la troupe peu après la sortie de Trompe-l’œil. Le quintette est redevenu quatuor. « Ça faisait presque deux ans et demi qu’on n’avait pas joué à quatre. Ça nous a rapprochés pas mal. »

C’est donc une bande beaucoup plus reposée et concentrée que l’on pourra voir, ce soir, à l’Encan Larose, dans le cadre d’une soirée explosive complétée par la formation Karkwa. Par pure coïncidence, les deux formations se côtoieront également lors de la soirée de clôture des FrancoFolies de Montréal. « C’est bien un hasard, mais on est bien contents. On se croise assez souvent, vu qu’on fait un peu le même job. C’est un band qu’on aime bien. J’ai bien hâte de voir le show avec les chansons de leur nouvel album », laisse entendre Francis Mineau.

Malajube et Karkwa donnent donc le coup d’envoi au 18e Buckingham en fête, qui se poursuivra demain soir, avec Jonathan Painchaud ainsi que Dan Bigras et ses blondes. Samedi soir, Bran Van 3000 sera précédé de Noir Silence et d’Alfa Rococo, et le festival se terminera avec Yves Lambert et le Bébert orchestra et le groupe Mauvais sort, dimanche soir.


mercredi 16 juillet 2008

Perkins se produira en première partie de Karkwa

par Maxime Rioux , l'Express de Drummondville

Perkins jouera au Festival du cochon

La formation rock drummondvilloise s'y produira en première partie de Karkwa

Le groupe rock drummondvillois Perkins sera de retour sur les planches, le temps d'un concert donné en première partie de la formation Karkwa, le mercredi 30 juillet, dès 21 h 30, dans le cadre du Festival du cochon de Sainte-Perpétue. Un retour attendu pour les fans de la région qui n'avait pas vu la formation sur scène depuis février 2007. (...)

Perkins cherche actuellement à s'entourer de la meilleure façon qui soit pour continuer d'avancer. Au dire du guitariste, l'équipe revêt une importance capitale.
«Nous avons beaucoup d’ambition pour cet album. Nous voulons donner tout ce que nous avons et prendre les moyens pour bien mettre en valeur nos idées les plus fortes. C’est important pour nous de toujours continuer à innover et de ne pas appliquer la même recette tout le temps. Nous voulons inclure plus de gens dans nos projets qu’avant», a expliqué le guitariste.

Souhaitant mener à terme un projet d'envergure, Perkins souhaite prendre le temps qu'il faut pour trouver une équipe expérimentée qui saura les soutenir à plusieurs égards. Dans le milieu musical, cette recherche que menait Perkins a soulevé l'intérêt du réalisateur Pedro Ferreira. Une rencontre avec ce dernier s'est déroulée il y a environ deux mois.

«Pedro est d’origine portugaise, mais demeure à Londres depuis une quinzaine d’années, a raconté Bryan Lévesque. C’est lui qui a réalisé l’album qui a fait connaître mondialement le groupe anglais "The Darkness". Ce disque a été vendu à plus de 4 millions d’exemplaires à travers le monde.»

«Nous pensons que c’est impensable de travailler avec des gens qui ne sont pas comme nous et qui ne sont pas des "fans" de ce que nous faisons, a-t-il continué. Nous avions vraiment envie de travailler avec Pedro, mais c’est toujours difficile de savoir si les personnalités vont bien aller les unes avec les autres. C’est ainsi que l’idée nous est venue de commencer à travailler avec lui par Internet et voir où ça nous mène avant de nous déplacer ou de le faire venir ici.»

Par ailleurs, le réalisateur et «mixeur» David Botrill a aussi démontré de l'intérêt à prendre part au projet du groupe drummondvillois.

David Botrill a reçu plusieurs prix visant à souligner son travail, notamment dans le cadre des Grammy Awards.

Ce dernier assistera à un spectacle de Perkins, à Toronto, ce lundi 21 juillet, question d'étudier de plus près la musique du groupe puisque, jusqu'à maintenant, il n’a entendu que les maquettes du nouveau matériel. Soulignons que David Botrill a notamment travaillé avec Peter Gabriel, Muse et I Mother Earth.(...)

Francofolies: Tricot Machine, de la chanson québécoise cousue main

LA ROCHELLE (AFP) — Des jolies histoires d'ours, de peurs enfantines qui vous poursuivent une vie durant ou d'amoureux sous la neige: le couple québécois de Tricot Machine, petit phénomène dans la Belle Province, bricole des chansons naïves en apparence mais au pouvoir d'émotion rare. Une maille à l'endroit: Catherine Leduc, 28 ans, chanteuse rompue aux arts du textile, d'où le nom du duo. Une maille à l'envers: son "chum" (terme québécois pour "copain") Matthieu Beaumont, 28 ans également, biologiste de formation, chanteur et pianiste de Tricot Machine.

Ils ont donné leur premier concert en France mardi aux Francofolies de La Rochelle, dans la petite salle Verdière, où leurs comptines incroyablement fraîches et touchantes ont embué les yeux de plus d'un spectateur. Sorti en mars 2007 au Québec, leur album (qui n'est pas distribué en France) y a été l'un des succès de la scène indépendante avec 35.000 exemplaires vendus et des critiques élogieuses. L'identité musicale de Tricot Machine, résolument tourné vers la chanson, peut évoquer un autre fameux groupe québécois des années 70, Beau Dommage.

Leur musique tisse un canevas de petites notes de piano, de guitare, de banjo et de sons inspirés de l'enfance, xylophone, fanfares et claquements de mains, dans un style délibérément naïf. "Notre musique est artisanale. L'idée, c'est que ça nous ressemble, que l'émotion passe sans que les notes soient parfaites", explique à l'AFP Catherine Leduc, petite rousse aux yeux bleu glacier et à la voix flûtée.

Naïf ne signifie pas mièvre ou niais. Les textes, infiniment sensibles, traitent de thèmes plus profonds qu'il n'y paraît au premier abord: la peur qui tétanise les humains de l'enfance jusqu'à la mort ("Un monstre sous mon lit"), la difficulté à trouver sa place dans la société ("Super ordinaire") ou le désir amoureux qui réchauffe une nuit d'hiver montréalaise (la sublime "Les peaux de lièvres", expression québécoise qui désigne une neige tombant à gros flocons).

Le charme de la musique de Tricot Machine vient pour une bonne part de la complicité amoureuse évidente qui lie Catherine et Matthieu, jeune homme longiligne à la barbe taillée et aux cheveux bruns en bataille. Sur scène et dans la vie, ils se couvent des yeux, se frôlent, s'étreignent, serrés l'un à l'autre comme un point de croix. Tous deux sont originaires de Trois-Rivières, entre la ville de Québec et Montréal, où ils sont venus s'établir pour leurs études il y a quelques années.

Depuis, le succès leur est tombé du ciel comme les peaux de lièvres de la chanson: ils ont abandonné leur travail pour la musique et réfléchissent à la suite à donner à leur premier album.
"Il faut continuer aussi naïvement que possible, comme pour le premier, qu'on avait fait sans du tout penser avoir du succès", juge Catherine. "Je n'aurais jamais cru qu'on pourrait me reconnaître dans la rue ou dire quelque chose de méchant sur moi dans un journal. On a appris à gérer ça".

Tricot Machine n'est qu'un des nombreux exemples de la vitalité créatrice qui agite Montréal, qu'il s'agisse de pop avec Pierre Lapointe, de rock avec Malajube ou Karkwa ou de rap avec Loco Locass. "On est une minorité francophone en Amérique du Nord et on n'a plus trop envie de défendre notre culture en faisant du rigodon ou des musiques traditionnelles", sourit Matthieu.

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Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.