Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

Depuis la pause de décembre 2011

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mercredi 5 décembre 2012

Un peu de lumière en janvier 2013 avec Karkwa


vendredi 31 août 2012

Le treizième étage, Louis-Jean Cormier



«Ça découle d’un pacte que j’ai fait avec Jim Corcoran lors d’un soir de brosse, explique Louis-Jean Cormier. Je devais composer des chansons archi pop pour lesquelles Jim écrirait des paroles en anglais. Notre but était de vendre les tounes à d’autres pour se faire le motton.»

Après avoir composé quatre ou cinq pièces, Cormier rappelle Corcoran pour lui dire d’oublier ça. « Je trouvais les chansons trop bonnes. Je préférais les garder pour mon album solo », raconte le chanteur de Karkwa, dans l’antre du studio Lab Mastering, lors d’une session d’écoute privée de Le treizième étage, sa première incursion solo. «Je ne sais pas pourquoi, ça sonne mieux dans un système de son à 200 000$», lance-t-il avec le sourire d’un gars qui vient d’envoyer la galette au pressage.

L’album dure près de 50 minutes et s’ouvre avec La Cassette, une pièce qui dévoile rapidement la nature de l’offrande. Louis-Jean Cormier aurait pu profiter de l’escapade pour s’affranchir du son Karkwa, lancer un disque folk minimaliste ou électro cérébral, mais il a préféré un registre qu’il maitrise: une pop francophone intelligente aux accents rock indé. Or, même si la pomme n’est pas tombée bien loin de l’arbre, les titres suivants (Bull’s Eye, Transistors, J’haïs les happy ends) révèlent un disque aussi foisonnant que ceux de son groupe, mais davantage axé sur les guitares. Sans l’apport du claviériste virtuose Frank Lafontaine, les six cordes de Cormier respirent et prennent les devants.

En découlent des teintes plus americana que brit-pop. Le compositeur citera Neil Young et Tom Petty, une tangente confirmée par la ballade acoustique Les chansons folles. S’ajoute aussi l’américanité d’Arcade Fire entendue sur l’album à travers quelques lignes de piano martelées et des sons de guitares électriques saturées.

Tout le monde en même temps et Le coeur en téflon nous font ensuite réaliser la grande force de Le treizième étage: les chansons de Louis-Jean Cormier n’ont pas de laisse. Libres de tout carcan stylistique ou formatage, elles osent et courent à leur guise sur un terrain de jeu agrandi par la polyvalence du guitariste. Son accessibilité, le disque la doit au talent mélodique du musicien et non pas à sa production léchée. «Faut pas prendre l’auditeur pour un con», lance Cormier qui souhaitait encore éviter le pré-mâché. «Je voulais prendre des tounes très pop et, en studio, les trainer dans la graisse de rôti.»

Non représentatif de l’album, le premier extrait L’ascenceur marque une deuxième moitié plus calme que la précédente. La balade acoustique compte sur l’apport vocal d’Adèle Trottier-Rivard (fille de Michel Rivard et Marie-Christine Trottier) qui participe à l’album en plus de jouer un rôle important lors des concerts de Cormier.

Puis arrive Un monstre, une lettre bouleversante d’un père à son enfant malade. «Il y a un monstre qui crie au creux de ton ventre / Qui fait tout pour te prendre des tranches de ta vie / Il mange les sourires / Il boit les larmes de joie / Faut pas qu’il te voit et qu’il recrache le pire / Je veux qu’on fasse le tour de la planète à vélo / Je veux encore te prendre sur mes épaules dans les shows», y chante Louis-Jean Cormier. On y perçoit la sensibilité de Daniel Beaumont (auteur pour Tricot Machine) qui a participé à l’écriture des textes.

C’est le seul moment où j’interromprai la lecture du disque, détournant mes yeux de père des haut-parleurs pour prévenir le compositeur: «Si tu me dis que t’as un enfant gravement malade, j’éclate en sanglot drette là.»

«Non», me rassure-t-il «Je ne parle pas d’un enfant en particulier. Mais t’as le droit de pleurer, ma blonde n’est pas capable de l’écouter non plus…»

L’album se conclut avec Un refrain trop long, L’air et La seule question, trois morceaux atmosphériques aux textes personnels et émotifs, comme si à l’inverse de la musique qui ralentit la cadence au fil de l’album, les thèmes devenaient de plus en plus poignants. Un effet voulu.

Le treizième étage sera lancé le 18 septembre prochain. En attendant, vous pouvez écouter L’ascenseur ici et voir Louis-Jean Cormier casser ses nouvelles pièces en concert ce soir au FME à Rouyn-Noranda et le 6 septembre à la salle Salle André-Mathieu de Laval. Sa tournée officielle débutera le 1er novembre à Lavaltrie pour s’arrêter à Montréal (Club Soda) le 21 novembre et à Québec le 14 décembre (Grand Théâtre de Québec).


Article "Session d’écoute: Le treizième étage, Louis-Jean Cormier" d'Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca, le 31 août 2012

jeudi 28 juin 2012

Album Review: Karkwa – Karkwa Live

Posted on June 27, 2012 by Shawna Naklicki on Sound Vat 
"Bringing the best in Canadian music to your ears and eyes"

The crowd cheers, then come the familiar noises of a band getting ready to play a tune. A kick of the bass drum, a strike of the hi-hat, indistinguishable murmurings, a little feedback. The crowd settles, but as the first chords of the first song sound, they go wild in recognition. Thus begins Karkwa Live, the successful Polaris Prize-winning French Canadian band’s latest output. The disc is made up of 13 tracks recorded and arranged following the last two shows that the group had in the fall of 2011 at the Imperial of Quebec City and Metropolis in Montreal, and was released May 29th, 2012. We all know of those live records that make you wish you’d only ever heard studio recordings, Then there’s the mediocre records, they sound good but they’re just new versions of old songs. Finally, there’s those live records that get your heart pounding and blow your mind. It’s through these that the energy transferred between musicians and crowd is somehow captured in sound bytes, and because of these that live music was ever recorded in the first place. Some albums in this category are Simon and Garfunkel’s The Concert In Central Park, Johnny Cash’s At Folsom Prison, Nirvana’s MTV Unplugged In New York and Eric Clapton’s Unplugged and yes, Karkwa’s Karkwa Live.

“Le pyromane” begins the record with a blast, just as it begins Karkwa’s Polaris Prize-winning album, Les chemins de verre. It is periodically anthemic as it weaves in and out of guitar-synth duals and piano-voice duets, which the crowd happily joins, flowing seamlessly into “Échapper au sort”, a psychedelic-influenced piece with a full sound that’s almost baffling given the nature of the recording. After some very minimal speech, “Les chemins de verre” begins, its driving beat becoming all at once the shared pulse of the band, crowd and listener. As every measure pushes on, the energy broadens until a trance-like state is achieved, just as the tranquil bridge kicks in before a relaunch into Karkwa’s signature synth rock.

Following this is “Épaule froide”, which has an undeniable groove that the crowd clearly enjoys. Although not overwhelmed at first with screaming guitars and dominating drums, it by no means lacks intensity, in fact it is filled with it, so much to the point where it seems it will explode. The music does just that at about four minutes in when the band kicks it into highest gear. The many notes of the many instruments resonate into each other in a raw masterpiece of calculated experimentation that really makes you wish you’d been there.

There are those live performances that will bring you to your knees. You know the ones, someone sits down at a piano, says a few words then plays a beautiful rendition of a ballad you always loved but will now love even more than ever. They may be playing just simple chords, but it doesn’t matter because in the moment, all things are beautiful. Although this is not entirely the case with “Moi-léger”, it begins and ends in such a fashion as Louis-Jean Cormier alongside François Lafontaine deliver a magical performance.

Building upon each beat, “Le compteur” from Le volume de vent is transforming as it invites you to close your eyes and be brought somewhere else. This is Karkwa at their best, traveling seamlessly between passages of craziness and passages of simplicity. You don’t need to understand the French words to feel the music. “Le bon sens” is a bass-driven tune that is made ten times better in this live take. The slight echo and singing by the crowd add the minimalist approach the band took in this performance at the beginning of the song. Of course, the dirty and deep feel is used to its fullest as distortion and even more bass are added. This is definitely a record highlight.

The vocal harmonies used throughout Karkwa’s music are really showcased in “L”acouphène”, the perfect follower to the blues of “Le bon sens”. Slightly different from the album version, it leads nicely into a crowd favourite, “Marie tu pleures”. Even after having heard the majority of the record, this performance impressed me still. Electrified and energized, it personifies the experience of live music, the feeling of being on the edge and basking in all its glory. “Le coup d’état” from Les tremblements s’immobilisent testifies once again to that feeling of being on the edgee as well, its entirety being spent on the verge of chaos. “Oublie pas” is truly a beautiful rock song, Heartfelt and with meaning, though it sounds similar to other songs of theirs, it has emotion unrivalled by any other. Nearing the end of the record, “La façade” is another driving tune with melodic synths. Finally, Karkwa Live ends with “Le vrai bonheur”. As the crowd recognizes the chords of this epic song, my doubts on using it as a closer were dissolved. It does what every ending song at a live show is aimed to do – make the audience lose all inhibitions and thank god that they’re alive.

Upon the announcement of this live album came the news that Karkwa would be on an official hiatus. Although very bittersweet for fans especially given that the band’s last album was their most successful, this Karkwa Live is a wonderful gift, to those who’ve been with the band since 1998 and to those who’ve just discovered their talent. Just as it began, it ends. I can sum the album up by saying just this – you know a live record is special when you find yourself, eyes closed, cheering with the crowd, and singing along to words you don’t know with both your voice and your mind.

Find Karkwa Live on iTunes

mardi 26 juin 2012

LIVE KARKWA


C'est quoi?

C'est, comme l'indique le titre, un album live de Karkwa, soit 13 chansons enregistrées à l'automne 2011 à l'Impérial de Québec et au Métropolis de Montréal. C'est une sorte de cadeau d'au revoir au moment où le groupe entre en sabbatique pour une période indéterminée. Mais c'est aussi un peu une compilation, puisqu'on y retrouve des morceaux issus des trois albums que la formation a fait paraître depuis 2005, et particulièrement le célébré Les chemins de verre, de 2010.

C'est pour qui ?

C'est d'abord pour les inconditionnels du groupe, comme tout album enregistré en concert. Mais comme c'est également une compilation, les néophytes aussi peuvent y trouver leur compte.

C'est différent ?

Les spectacles sont une sorte de laboratoire où Karkwa aime expérimenter sans toutefois trop s'éloigner des versions originales de ses chansons. Cet album concert se veut un polaroid fidèle de ce que le groupe arrive à donner sur scène, un disque qui, malgré ce côté cru et authentique que le groupe n'a pas cherché à masquer – erreurs et fausses notes incluses –, nous permet de bien analyser la qualité d'un spectacle de Karkwa, d'être épaté par la puissance du quintette et de saisir toute sa rigueur, son raffinement et sa subtilité.

samedi 23 juin 2012

Le remarquable cadeau de Karkwa


Karkwa - La façade (live) from Audiogram on Vimeo.

Paru sur le site d'Audiogram le 21 juin 2012

 **** Olivier Robillard-Laveaux, Voir
 **** Jean Beauchesne, Journal de Montréal
 **** Nathalie Deraspe, Flèche Mag
 ***½ Philippe Rezzonico, Rue Rezzonico
 *** Geneviève Bouchard, Le Soleil

La formation nous a fait cadeau d'un album « live » disponible en magasin depuis le 29 mai 2012. La décision du groupe Karkwa de prendre une période sabbatique pour se consacrer à des projets personnels, ne pouvait se faire sans un témoignage de reconnaissance envers leurs fans. Ainsi est né Karkwa Live. L'album a été enregistré et arrangé suite aux deux derniers spectacles que le groupe présentait à l'automne à l'Impérial de Québec et au Métropolis de Montréal. 

*Audiogram et Simone Records tiennent à remercier Musiqueplus pour l'utilisation des images captées lors du dernier concert du groupe le 17 décembre dernier au Métropolis.

« Le raffinement de ses albums studios on le retrouve ici bonifié d'une énergie cathartique. »
« Il nous permet de saisir tout le talent de la formation. » - Olivier Robillard-Laveaux, Voir

« Des moments de vrai bonheur, pour patienter pendant la pause. » - Jean Beauchesne, Journal de Montréal

« Karkwa Live, une obligation. » - Jean-François Cyr, Huffington Post

« On y sent l'énergie du public, l'émotion est palpable. » - Geneviève Bouchard, Le Soleil

« Karkwa Live contient une demi-douzaine de titres décapants […] qui nous replongent directement dans l'antre du Métropolis ou de l'Impérial. » « Pour reprendre l'expression consacrée : ça sonne comme une tonne de briques. » - Phillipe Rezzonico, Rue Rezzonico

 « Plus vrai que ça, tu meurs! » - Nathalie Deraspe, Flèche Magazine

« L'écoute nous replonge dans l'univers de Karkwa avec nostalgie. » - Jessica Émond-Ferrat, Journal Métro

« C'est ce qu'on ressent : cette énergie, cette passion, ce plaisir d'être sur scène. » - Anne-Josée Cameron, Première Chaîne Radio-Canada

« C'est du Karkwa, une audace musicale, belle poésie. » « Esthétique, admirable. » - Jasmin Hains, Première Chaîne Radio-Canada

« Beau cadeau pour les fans et belle façon de découvrir la force du groupe. » « C'est brut, c'est fort et c'est parfait comme ça. » - Ariane Cirpiani, Espace.Mu

lundi 11 juin 2012

Rockin' Politicos

Not since the Pacific Railway Scandal of 1873 has Parliament Hill been rocked like it was Wednesday by Karkwa and The Sheepdogs.

Heritage Minister James Moore hosted his second music night at the National Arts Centre’s Studio for the political set. The minister was absent, having gone across the pond for the Diamond Jubilee in London  and the PM’s meeting with France’s new president in Paris. So, Moore’s colleague Rona Ambrose filled in for him.

A bunch of MPs caught most of the show before heading back to work to do that “vote thing,” as so casually put by Sheepdogs frontman Ewan Currie in some brief onstage banter.

Among the sponsors was TD Canada Trust CEO Tim Hockey, who told the full house how he’d met The Sheepdogs backstage. He learned that the shaggy-haired retro rock band from Saskatoon survived off a $7,500 line of credit from his bank when it was getting started eight years ago. The bank is happy to take credit for the three-time Juno Award-winning band’s success and, why not? “We took all their interest,” Hockey kidded.

Sighted at the post-concert reception were such bigwigs from the music industry as Music Canada’s Graham Henderson, Deane Cameron (EMI Music Canada), Steve Kane (Warner Music Canada), and Shane Carter (Sony Music Entertainment Canada).

Members of The Sheepdogs were seen chowing down and chatting with fans while Karkwa frontman Louis-Jean Cormier was checking out a digital image Quebecor’s Serge Sasseville was eager to show him of a painting he owned. It was done by Ottawa-born artist Marc Séguin. His work is on Karkwa’s album cover for Les Chemins De Verre. That’s the album that won the francophone indie rock band from Montreal the 2010 Polaris Music Prize.

By Caroline Phillips, The Ottawa Citizen June 10, 2012

vendredi 8 juin 2012

Stéphane Bergeron de karkwa : "Soutenir la Culture, c’est essentiel"

OTTAWA - Les gars de Karkwa n’ont pas hésité à sortir de leur sabbatique pour participer aux Soirées de musique du ministre Moore.

En entrevue au Journal de Montréal en après-midi, Stéphane Bergeron, le batteur du groupe, se disait fier de tenir l’affiche de cet événement présenté par Quebecor et Music Canada, un organisme visant à « promouvoir la culture auprès des élus ».

« Soutenir la culture, c’est essentiel. On y croit dur comme fer. Et c’est payant pour le gouvernement. Plusieurs études le démontrent », a-t-il déclaré.

En matinée, Louis-Jean, François, Stéphane, Julien et Martin ont assisté à un brunch auxquels étaient notamment conviés – hormis plusieurs patrons de maisons de disque – des élus, histoire de les sensibiliser à la cause.

« On aurait aimé ça discuter un peu plus longtemps avec eux, mais ils sont passés assez vite, a mentionné Stéphane Bergeron. L’important, c’est qu’ils soient au courant de l’initiative. »

Dans la bonne humeur

Présentement en pause, les membres de Karkwa n’avaient pas joué ensemble depuis le 17 décembre 2011, date du tout dernier concert de leur tournée. D’après le batteur, la formation était quelque peu « rouillée » en début de journée.

Un test de son plus tard et tout était sous contrôle. « On a pu checker une couple d’affaires durant le soundcheck, a raconté Bergeron. C’était drôle. On a eu beaucoup de fun. »

Il ne s’agissait pas du premier concert de Karkwa dans la capitale nationale. Le groupe québécois a commencé à donner des spectacles à Ottawa après la sortie de son deuxième CD, Les tremblements s’immobilisent, en 2005.

Au Canada anglais, la popularité du quintette a monté en flèche après son triomphe au Prix de Musique Polaris en 2011.

Article « Soutenir la culture, c’est payant » de Marc-André Lemieux publié le Mercredi 6 juin 2012

Karkwa s’illustre sur la colline parlementaire



OTTAWA - Karkwa s’est de nouveau illustré hier. Cette fois-ci, à Ottawa. Tête d’affiche des Soirées de la musique canadienne, le quintette montréalais a joué les plus beaux titres de son répertoire au Centre national des arts devant un parterre notamment composé de députés. (...)

Appui aux étudiants

Karkwa a sonné la charge avec Le pyromane avant d’enchaîner avec Les chemins de verre. En grande forme, le chanteur Louis-Jean Cormier s’est livré à moult envolées vocales durant son passage sur scène. Portant fièrement le carré rouge, le leader du quintette a profité de l’occasion pour réitérer son appui au mouvement contre la hausse des frais de scolarité.

« Notre soutien aux étudiants québécois ! » a-t-il lancé durant Le compteur.

Les membres du groupe ont voulu conclure leur prestation de 40 minutes sur une note engagée avec Le bon sens (ou The Good Way, comme ils se sont plu à traduire), mais devant l’insistance de la foule, ils ont refait surface pour Oublie pas.

Photo agence QMI, Chris Roussakis 

jeudi 7 juin 2012

Karkwa sort un album live


C’est bien connu, Karkwa font d’excellents spectacles. C’est un des groupes Québécois les plus complets, capables de muscle comme de douceur. Chaque morceau est conçu avec détails autant dans les mélodies que dans les arrangements. Si vous les avez vus, vous vous en souviendrez. Le compositeur principal, Jean-Luc Cormier, est devenu un joueur important de la scène artistique, menant notamment le projet « 12 Hommes rapaillés » avec Gilles Bélanger.

Voici donc enfin un album « Live » de cet excellent groupe. Fidèles à leurs prestations scéniques et à leur répertoire étalé sur quatre solides albums, Karkwa joue avec les différents niveaux d’intensité, grimpant dans les rideaux, toutes guitares électriques dans le tapis lorsque c’est le temps, puis redescendant doucement vers des moments plus intimistes dans lesquels Cormier berce plus doucement ses mots.

La pièce Échapper au sort contient ces deux extrêmes en 5 minutes et 11 secondes. Des pièces devenues des classiques, comme L’épaule froide, prennent une belle ampleur, étalée sur 8 minutes et laissant plus de place à un imposant piano. C’est dans ces moments que Karkwa s’élève au niveau de Radiohead et Sigur Ros et qu’on peut être fiers, sans chauvinisme, de ces talents d’ici.

C’est aussi impressionnant d’entendre la foule chanter chaque mot de Moi-léger ou du Pyromane, comme s’il s’agissait de chansons populaires commerciales. C’est beau de voir la foule s’élever d’un cran et de participer à des morceaux de si belle qualité...

On ne les verra pas aux FrancoFolies cette année. Le groupe prend une pause. Mais le percussionniste Julien Sagot y sera lui, avec son projet solo, Piano Mal, son 1er album. Vous pourrez le voir gratuitement sur la Scène Desjardins le dimanche 10 juin à 22 heures. Cliquez ici pour plus d'infos.

Extrait de l'article de Nicolas Pelletier, Enmuisique.ca, paru le 05/06/2012

mercredi 6 juin 2012

Quand Karkwa rock

« On n’est pas sorti d’icitte, je vous avertis. On va passer une belle nuite », dit Louis-Jean Cormier au milieu de l’album Karkwa Live.

Les écouteurs bien vissés sur les oreilles, le volume parfait pour faire frissonner (ou frémir?) les tympans, les deux yeux fermés… Nous voici en plein Métropolis (ou à l’Impérial, si vous êtes de Québec), assistant à l’un des derniers concerts de la plus récente tournée de Karkwa, tournée qui s’est terminée en décembre de l’an dernier. Rock lourd, ambiance de communion, surprises auditives… En se concentrant, on a même cru percevoir le sourire de satisfaction des membres du band! Mais bon, peut-être qu’on rêvait…

En couchant sur disque les deux derniers shows de la tournée entourant le CD Les Chemins de Verre, Karkwa s’offre ici un live comprenant, selon nous, les 13 chansons – 1 h 12m – les plus achevées et aimées du public et, osons croire, du quintette lui-même.

Dès l’ouverture, avec Le Pyromane, on perçoit dans cette sonorité tout en rock lourd une évidente volonté des cinq gars de brasser la cage et d’y aller d’un dernier tour de piste énergique, avant de prendre une pause, disons-le, bien méritée. Cette perception se poursuivra sur l’ensemble des autres compositions, toutes plus rock que les originales.

Grosse, mais alors là, très grosse présence de la batterie de Stéphane Bergeron tout au long de cet enregistrement devant un public conquis, admiratif et participatif. Même chose du côté des guitares, très présentes et souvent «distorsionnées» à fond.

Au fil des écoutes, il est drôle de constater qu’au-delà de la lourdeur musicale offerte par le groupe, c’est la voix de Louis-Jean Cormier qui nous reste en tête. Audible et mise à l’avant, cela permet de bien entendre les textes des chansons. On saisit, comme jamais, les propos, les messages, les idées, les tournures de phrases et le chemin (de verbe) de Louis-Jean Cormier. Il s’agit là de l’atout principal de ce disque qui se veut, au final, être un «best of» très agréable à se mettre en oreille, beau temps, mauvais temps.

On écoute donc ce Karkwa Live, en attendant le retour du groupe sur scène… On a hâte!

Ma note: 8,5/10

Karkwa
Karkwa Live
72 minutes
Audiogram

www.karkwa.com/nouvelles.php

lundi 4 juin 2012

Premier extrait du projet solo de Louis-Jean Cormier

Louis-Jean Cormier qui est à la fois la voix et les guitares de la formation Karkwa depuis près de 15 ans lance aujourd’hui L’Ascenseur, le premier extrait de son album solo dont la sortie est prévue pour le 18 septembre prochain sur la nouvelle étiquette Simone Records.

En attendant les concerts en appui à cet album qui se tiendront un peu partout dans la province dont à Shawinigan le 10 novembre, à Montréal le 21, à Québec le 14 décembre, à Sherbrooke le 19 janvier, à Alma le 1er février, et à Gatineau le 2 mai, Louis-Jean Cormier sera au Théâtre du Nouveau Monde les 14 , 15 et 16 juin dans le cadre des FrancoFolies de Montréal avec le spectacle Douze Hommes Rapaillés qui rend hommage, en chansons, à l’oeuvre du poète Gaston Miron, et qui met aussi en vedette Yann Perreau, Martin Léon, Jim Corcoran, Michel Rivard, et plusieurs autres.

Enfin, Karkwa a lancé il y a deux semaines un nouvel album live de 13 titres, qui fut enregistré lors de ses deux ultimes concerts à L’Impérial de Québec et au Métropolis de Montréal.

Pour consulter la liste complète des spectacles de Louis-Jean Cormier, visitez le www.louisjeancormier.com.

Et pour écouter le premier extrait, rendez-vous sur le site Web de Spectra Musique.

Paru le 4 juin 2012 dans Voir.ca

vendredi 1 juin 2012

Karkwa Live: un beau petit cadeau

Article de Chartrand Jimmy paru le 01 juin 2012 dans Côté Blogue

Quiconque les a entendu en show savent que Karkwa sonne admirablement bien et que le rock l'emporte sur les partitions pour délivrer des moments intenses d'émotions. Juste avant une pause bien mérité, leur grande générosité refait de nouveau surface avec un disque live pour offrir aux fans et tous les autres la magie qu'ils parviennent à atteindre lors de leurs concerts en toute accessibilité gravée.

La captation live ne trompe pas. Il y a les envolées, les jams, les interventions de Louis-Jean Cormier, les cris de la foule (parce qu'ils ont le dons de nous faire crier!), les applaudissements et on passe. Il y a également ce choix étonnant de les livrer dans une simplicité qui n'est pas sans imperfections, commentaires inattendus, essais et ajustements inclus, puisque c'est justement précisé à l'intérieur: "Nous avons choisi de vous offrir [le disque] avec toute la sincérité, les maladresses, les fausses notes mais aussi les envolées, les délires et les explosions musicales qui définissent le son et l'énergie de notre groupe depuis toujours."

Malgré tout, la voix douce, délicate et passionnée de Louis-Jean n'aura jamais semblé aussi près de nos oreilles. Au-delà des grandes envolées musicales comme cette magnifique introduction qui s'ajoute à L'acouphène, c'est d'ailleurs avec surprise ce qui ressort le plus de cet album, alors qu'une clarté surprenante ressort de l'enregistrement. Bon, il faut avouer qu'on n'atteint peut-être pas la grâce du magnifique Pierre Lapointe seul au piano puisque le son live se fait toujours entendre et que, pour avoir déjà vécu un de leur concert en vrai, le compact ne parvient pas exactement à en faire ressortir toute l'intensité, ce peu importe à quel point on augmente le volume. Comme quoi Le bon sens a beau résonner avec puissance, ce n'est rien à comparer de quand on est sur place et qu'on se laisse envahir des vibrations.

N'empêche, l'affection pour le groupe est grande. Moins docile que les versions studios, beaucoup plus rock et expérimental par moment, on déambule dans l'écoute de ces succès qu'on connaît par coeur, de Échapper au sort à Marie, tu pleure. Parce que voilà, au lieu d'un disque live dans les règles de l'art, Karkwa a plutôt favorisé une compilation de style "best of" qui livre une bonne heure de bonheur en ayant sélectionné les meilleurs captations de leurs deux derniers concerts de tournée, soit, une à l'Impérial de Québec et l'autre au Métropolis de Montréal. Mieux, on égalise et on retrouve des chansons de la majorité de leurs albums, allant de Les tremblements s'immobilisent à Les chemins de verre en passant par l'indispensable Le volume du vent. Comme quoi cela fait plaisir de les voir toujours autant affectionner des chansons comme L'épaule froide et Le coup d'état.

Avantages et conséquences, il manque donc une union et quelques raccords dans le tout. Il y a des coupures entre les pièces et quelques continuités ne sont pas nécessairement cohérentes. De plus, si Louis-Jean annonce que le tout se fera très "relax" laissant présager une longue soirée aux nombreux rappels, on n'en ressent pas nécessairement l'étoffe alors que la bonne heure passe tout de même assez rapidement à l'oreille. Générosité tout de même minimale donc, on aurait peut-être préféré une captation entière avec DVD peut-être à l'appui ou même un disque double pour vraiment en offrir le maximum.

Mais bon, parce que ces versions lives sont d'une belle richesse, sans nécessairement toujours être de véritable compétition avec les versions originales (on pense à Oublie pas qui en ressort moins sereine et plus essouflée), on accepte ce cadeau et on est assuré d'avoir une part de plus du groupe avec nous pendant que ce dernier sera en train de nous manquer. Et puis à l'image de la pièce finale, la toujours aussi magnifique Le vrai bonheur, on ne peut qu'être en état de bien-être à l'écoute de l'un de nos groupes québécois préféré.

jeudi 31 mai 2012

Karkwa Live : François Lafontaine et Julien Sagot y rivalisent d’inventivité

Karkwa, Live, 2012 (Audiogram)

«Tout ce qu’il y a à faire, c’est monter le son dans le tapis et fermer les yeux»
, expliquent les membres de Karkwa à propos de ce premier disque en concert pour la troupe montréalaise. Ils ont tellement raison. Live confirme ce que nous savions déjà : Karkwa a choisi de faire une pause alors qu’il trônait au sommet de la pyramide rock franco. 

Le raffinement de ses albums studio, on le retrouve ici bonifié d’une énergie cathartique donnant encore plus de tonus aux Échapper au sort, L’épaule froide, Le compteur ou Le pyromane. Même si l’enregistrement devient parfois cacophonique, il nous permet de saisir tout le talent de la formation, particulièrement celui du claviériste François Lafontaine et du percussionniste Julien Sagot, qui rivalisent d’inventivité.

Publié le 31 mai 2012 par Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca

Karkwa live : bonne idée !

VIDEO : conversation sur l'enregistrement du premier album "live"

Quelle bonne idée que cet album enregistré en public capté lors des deux derniers spectacles de la tournée Les chemins de verre, en décembre 2011. Une tournée qui se termine sur une note percutante avec cet album, avant une pause nécessaire et désirée par chacun des membres.

Beau cadeau pour les fans et belle façon de découvrir la force du groupe pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir en spectacle.

Pyromane donne le ton. Du rock dense à grande dose, le volume au maximum, une foule conquise et audible. On a l’impression d’y être. C’est brut, c’est fort et c’est parfait comme ça. On sent le plaisir des membres à être sur scène. Mais surtout, on y entend l’unité, le tout plus grand que la somme des parties.

En écoutant ce disque qui parcourt les trois derniers albums, on prend conscience de l’importance du groupe dans le paysage québécois et de sa pertinence. Car cet album vivant est autant le résultat que la célébration de plusieurs années de travail d’équipe qui ont forgé le son distinct de Karkwa.

On ne peut qu’estimer que les musiciens veuillent s’abreuver à d’autres sources. Une chose est sûre, il avait plaisir à être réuni à nouveau : la camaraderie allait bon train. Ça laisse présager une possible suite, parce que la chimie y est toujours.

Karkwa live est un album qui dit merci et peut-être, on se le souhaite, à la prochaine.

Karkwa rocke une dernière fois avant la pause


Article "Karkwa rock une dernière foisPar Philippe Rezzonico publié le 30 mai 2012

Si, par hasard, Le pensionnat des établis figure dans votre collection de disques, allez le réécouter après avoir entendu Karkwa Live, paru cette semaine. Vous allez mesurer l’écart… Que dis-je…. Vous allez mesurer le gouffre qui prévaut entre ce qu’était Karkwa il y a dix ans et ce qu’il est aujourd’hui, alors que le groupe amorce une pause que l’on n’espère pas de 14 ans comme ce fut le cas naguère pour les Eagles.

Tous mes amis qui n’avaient pas vu Karkwa du temps de l’album  Les Tremblements s’immobilisent, mais qui sont venus les voir sur scène après les succès populaires que furent Le Volume du vent et Les chemins de verre, ont fait le même constat : « Mais ils sont donc ben rock sur scène… Bien plus que sur disque. »

En effet. La musique de tous les groupes est toujours amplifiée sur les planches, mais rares sont ceux pour qui la puissance de frappe est à ce point décuplée. Bien plus que le portrait unique de la tournée des Chemins de verre, Karkwa Live est la synthèse de ce que sont devenus Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot en dix ans de travail acharné sur scène.

Cohésion exceptionnelle entre la batterie de Bergeron et les percussions de Sagot, coloration lumineuse des ivoires de Lafontaine, voix en apesanteur de Cormier, guitare et basse mordantes, envolées collectives psychédéliques délirantes : Karkwa Live contient une demi-douzaine de titres décapants (Le Pyromane, Les chemins de verre, Le Compteur, L’Acouphène, Marie tu pleures, Le coup d’état) qui nous replongent directement dans l’antre du Métropolis ou de l’Impérial, selon le lieu où vous avez vue cette tournée.

Neuf extraits proviennent, semble-t-il, du spectacle de Montréal, les autres ayant été enregistrés à Québec. Sincèrement, on ne voit pas de différence au plan sonore, preuve que la captation initiale et le mastering ont été réalisés avec soin. Pour reprendre l’expression consacrée : ça sonne comme une tonne de briques.

En revanche, on voit perçoit les nettes ruptures pour insérer les quelques échanges du groupe avec la foule, coupures probablement justifiées par les limites physiques du compact. Rendu là, on aurait peut-être dû s’abstenir et inclure uniquement de la musique.

On déplore l’absence d’un livret digne de ce nom, on aurait voulu un disque double, néanmoins, Karkwa Live remplit son mandat à la lettre : celui de démontrer toute l’ampleur des qualités de scène de ce groupe qui aura marqué d’un sceau indélébile la musique québécoise au XXIe siècle.

Karkwa, Karkwa Live (Simone Records)


mardi 29 mai 2012

«Karkwa Live» : un concert à trimballer partout

«Karkwa Live» de Karkwa: un concert à trimballer partout (sauf chez matante Ginette qui va trouver ça ben trop fucké)


C’est après avoir annoncé une pause indéterminée que les membres du groupe Karkwa lancent Karkwa Live, enregistré lors de leurs derniers passages à Montréal et à Québec. Bon timing, oui, coup de marketing… peut-être. Néanmoins, les fans du quintette montréalais attendaient depuis un bon moment déjà la sortie d’une nouvelle galette, et cet album arrive pile-poil.

Les rideaux se lèvent et ce concert invisible commence dans les oreilles de l’auditeur  avec nul autre que la chanson «Le pyromane». Tout de suite, une vibe se fait sentir, la même présente lors de tous les shows de ce groupe de rock alternatif. Il ne manque plus que la bière dans une main, et l’autre dans les airs.

Le fait que le tout soit moins léché que sur les albums enregistrés en studio permet à certaines subtilités d’apparaître et à la liberté de prendre la place que les membres de Karkwa aiment tant lui accorder. Les musiciens se laissent aller, autant sur les voix que les arrangements instrumentaux. Et c’est justement la raison pour laquelle l’album vaut tout son pesant d’or, car il ne s’agit pas seulement de réinterprétations des versions studio, mais de nouvelles chansons en soi. À remarquer les bruits électroniques qui s’approchent d’un dialogue entre robots sur «Échapper au sort», et la très intense lancée instrumentale de post-hardcore psychédélique frôlant le Pink Floyd dans «Épaule froide». En vérité, cet album est comme un gros pow-wow sans lumière qui aveugle, et ceux qui ont déjà vu Karkwa en spectacle sauront le reconnaître et en tirer un grand plaisir.

Mis à part les quelques cris agressants de filles hystériques qui ressortent un peu du lot, l’impression de chorale sur quelques-unes des chansons donne vraiment le goût de chanter à tue-tête. Gare à ceux qui voudront écouter cet album en solo dans des écouteurs, ne sous-estimez jamais votre puissance vocale, comme avec «Moi-léger», qui n’est pas sans rappeler le sentiment que l’on peut ressentir à la fin d’une chanson comme «Un musicien parmi tant d’autres». Autre remarque, les transitions entre les chansons se font de façon assez smooth, compte tenu du fait que l’album a été enregistré lors de deux concerts distincts. Seul petit hic, les longs applaudissements qui auraient sans doute pu être coupés un peu plus, surtout à la fin de la chanson «Oublie pas».

Clore l’album avec la chanson «Le vrai bonheur» était sans aucun doute le meilleur des choix, primo, parce qu’en concert c’est toujours le cas, et, secundo, parce qu’un «bonne nuit» de Louis-Jean Cormier, c’est magique. Somme toute, cet album est définitivement à ajouter à sa pile pour tous ceux et celles qui souhaitent revivre l’expérience karkwaienne, et ce, quand bon leur semble. Karkwa Live, c’est un amas de souvenirs de concerts marquants, en attendant que le groupe décide de replugger les amplis.

Écrit par Valérie Lachaîne dans La Bible Urbaine le 29 mai 2012

Karkwa live : l'entrevue vidéo !


Est-ce la fin pour Karkwa ? 

Pause indéterminée, année sabbatique, mise en veille ; la confusion règne quant à l’avenir de l’un des groupes les plus marquants du nouveau millénaire au Québec. Rien pour atténuer les soupçons, Karkwa lance demain un album live « avec un sourire en coin et des yeux mouillés »… 

Sors-tu.tv a rencontré les cinq musiciens de Karkwa afin de faire le point sur cette situation floue et discuter de ce projet d’au revoir, cet item sobre et résolument rock à ajouter à sa collection. Entrevue étrangement enjouée avec cinq gars qui regardent droit devant, sans nostalgie, avant de repartir chacun de leur côté… jusqu’à la prochaine fois.

Un album live pour Karkwa, son dernier disque avec Audiogram

Ses membres font parler d’eux chacun de leur côté, mais Karkwa est en pause d’une durée indéterminée. Le groupe offre néanmoins un album live à ses fans (en magasin mardi), enregistré lors des deux derniers concerts de la tournée Les Chemins de verre, en décembre dernier, à l’Impérial de Québec et au Métropolis.

Il s’agira du dernier disque de Karkwa à paraître sous l’étiquette Audiogram, indique l’imprésario du groupe, Sandy Boutin. Et les membres du quintette prendront plus d’une année sabbatique. Karkwa ne prévoit pas sortir du matériel avant 2014 ou 2015, selon Sandy Boutin, qui a fondé le label Simone Records.

Rappelons que Julien Sagot a sorti un album solo en février dernier, alors que le chanteur Louis-Jean Cormier lancera le sien à l’automne avant de partir en tournée.

Martin Lamontage joue de la basse aux côtés de Sagot alors que Stéphane Bergeron collabore avec différents artistes. C’est sans compter le claviériste François Lafontaine qui est occupé à faire de la musique de film en plus d’avoir des projets de réalisation et d’accompagner sur scène sa blonde Marie-Pierre Arthur.

Voici la liste des chansons de Karkwa live. Comme en spectacle, ou presque…

1-Le pyromane
2-Échapper au sort
3-Les chemins de verre
4-L’épaule froide
5-Moi-léger
6-Le compteur
7-Le bon sens
8-L’acouphène
9-Marie, tu pleures
10-Le coup d’état
11-Oublie pas
12-La façade
13-Le vrai bonheur

Article par Emilie Côté La Presse le Lundi 28 mai 2012

L’au revoir de Karkwa


Les membres de Karkwa réunis pour la dernière fois?

Le meilleur des derniers spectacles du groupe, laissé en gage aux fans, avec « un sourire en coin et des yeux mouillés ». La suite ? Advienne que pourra.

Article publié par Sylvain Cormier le 25 mai 2012 
 Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir

Karkwa – Live : une réussite

Karkwa – Live
Je suis loin d’être le plus grand fan des albums live. Je les trouve déconstruits, dénaturés et prétentieux. Oui, il faut apprécier l’authenticité et la spontanéité, mais trop souvent on tombe plutôt dans le tout croche, sans que l’on ait réussi à capter véritablement la formule du concert. Dans cette perspective, l’enregistrement de Karkwa en concert est complètement réussi.

La guitare électrique de Louis-Jean Cormier donne les premiers accords de « Le pyromane », appuyée ensuite par la section rythmique du quintet, à son meilleur. L’intention première de Karkwa n’est plus atmosphérique ou rêveuse, elle est rassembleuse, simplement rock. « Marie, tu pleures » est peut-être méconnaissable derrière ses inspirations plus garage, mais elle est rafraichissante et devient un hymne réjouissant.

À travers la palette de couleurs des guitares saturées et la lourdeur bien pesée de la basse et des percussions, il y a de superbes paysages sonores, inconnus de ceux qui n’ont pas vu le groupe en spectacle. De véritables trésors après avoir écouté autant ces chansons. Il y a des choses très complexes dans le jeu de guitare de Cormier et dans l’intensité des claviers de François Lafontaine, ressortant parfaitement dans ce contexte. 

L’aspect solennel des constructions prend vie. « L’acouphène » se bâtit de manière puissante, voire chaotique, autour de l’approche mélodique impeccable, offrant une toute dynamique à sa structure et à sa « symphonie de vent ». Pour le fan de la formation, cet album représente la bande sonore d’une décennie. « Échapper au sort », « Le coup d’État », « Le compteur ». Seul « Le pensionnat des établis », premier disque, esquisse de la suite, fut sagement ignoré.

Les treize chansons du disque devaient marquer un au revoir d’une durée indéterminée. Le fan en moi a de la difficulté à interpréter les pièces retenues de cette façon. Et si ce live était plutôt un brillant testament d’un des meilleurs groupes francophones de la planète? 

Qu’importe, en enchaînant autant de chansons de « Les chemins de verre », les lauréats du prix Polaris en 2010 rappellent à quel point leur musique est aussi efficace qu’elle est inspirée. Sans hésitation, mon live préféré depuis un bon bout.

Site officiel : http://www.karkwa.com/

Article rédigé par 500khz le mai 26 2012

Karkwa: ce n’est qu’un au revoir ?


Toujours un réel plaisir de retrouver les boys de Karkwa, comme ce fut le cas mercredi, à quelques jours de la parution de leur disque Karkwa Live, disponible mardi prochain. En fait, on avait l’impression que le sentiment était le même… entre eux.

Par Philippe Rezzonico

Pour le journaliste, c’était une première «rencontre» avec le band depuis le spectacle du groupe au Métropolis en décembre dernier, mais il était évident que Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot n’ont pas multiplié les réunions depuis lors. Il y a des tas de signes qui ne trompent pas.

Tu regardes la pochette du disque physique de Karkwa, cartonnée, mais dépourvue de livret digne de ce nom, exempte de photos de la tournée de deux ans qui a fait connaître le groupe québécois hors de nos frontières, et tu te dis que c’est un peu court.

Tu regardes la sélection - 13 titres sur un compact simple – et tu te souviens que le spectacle du Métropolis frisait la barre des deux heures trente minutes (150 minutes).

Tu te souviens aussi de la conférence de presse au pub Saint-Élizabeth en décembre 2011, quand on a remis la plaque du disque d’or pour Les chemins de verre. C’est à cette occasion que le groupe a annoncé que les spectacles de décembre à Montréal et Québec (L’Impérial) allaient être les derniers avant une « pause » et qu’un disque de spectacle allait voir le jour.

Disque commémoratif probablement bicéphale (audio/vidéo) qui allait vraisemblablement inclure des clips, des raretés et, peut-être même des inédites, nous annonçait-on. Rien de ça.

Bref, pas mal de déductions dignes d’un apprenti Sherlock Holmes faites avant même de prendre place à l’une des tables du resto, La salle à manger, en face du quintette. D’où la première question à laquelle personne ne s’est défilé : Que s’est-il passé ?

Bourreaux de travail

«Le temps nous a rattrapé, admet Cormier, sans ambages. Et puis, sortir trois ou quatre inédits à la va-vite…»

«Ça nous tentait pas de replonger», confirme Lafontaine.

- Vous pourrez vous reprendre quand vous ferez l’album Greatest Hits de Karkwa.

«On a jamais eu de hits », réplique Lafontaine, sourire en coin.

La réalité, c’est que l’agenda de certains membres de Karkwa était chargé quand ce disque a été annoncé. Lafontaine était en train de compléter la production de l’album de sa blonde, Marie-Pier Arthur, Cormier était en studio afin de produire celui de Lisa LeBlanc, et Julien Sagot peaufinait son premier album solo, Piano mal. Difficile de passer des heures en groupe en studio afin de visionner des extraits ou de dénicher des raretés au sein de ton catalogue.

Et puis, on le sait tous, les gars sont ensemble depuis plus d’une décennie. Ils ont tout vu, tout fait, tout vécu ensemble. Les voyages ont laissé des traces. Il faut entendre François et Julien parler avec ironie de ce concert à Copenhague où les gars ont joué devant une salle qui comptait peut-être moins de spectateurs que le total de personnes qui s’affairaient à préparer le repas dans le restaurant dans lequel nous étions. Et, bien sûr, il y a les bébés pour quatre d’entre eux.

J’étais aux premières loges pour mesurer tout cela, ayant suivi ce groupe partout ces dernières années : les lancements d’albums, les entrevues systématiques à chaque parution, toutes les rentrées, la folie entourant l’obtention du Prix Polaris l’année où je faisais partie du jury, la controverse du Globe and Mail liée à cette même remise, l’incendie provoqué par la vente des droits de la chanson Le Pyromane éteint avec quelques canettes de boisson gazeuse, le showcase avec Radio Radio et The Sadies dans les rues de Toronto devant une foule de curieux qui découvrait le band, la marée humaine en première partie d’Arcade Fire sur la Place des festivals, et, bien sûr, cet ultime show à Montréal, où les membres du groupe étaient festifs et émus, tout à la fois.

Le Karkwa de scène

«Le live audio démontre parfaitement ce qu’est Karkwa sur scène, note Cormier. Notre cohésion, notre spontanéité… Je ne suis pas un grand consommateur de DVD. Les yeux, c’est parfois trompeur.»

N’empêche, une fois la décision prise de faire un compact simple, le groupe faisait face à la sempiternelle question liée à l’espace (environ 80 minutes) : quelles chansons met-on sur le disque?

Il y avait des évidences comme les titres-phares de l’album Les chemins de verre (Le Pyromane, L’acouphène, Moi-Léger, Marie tu pleures), mais il fallait aussi trancher pour les autres.

«L’épaule froide s’est imposée, note Lafontaine. C’est l’une de nos plus vieilles chansons, mais c’est surtout l’une de nos chansons qui a le plus évolué en spectacle depuis sa création. Un peu comme Le Compteur. La Facade, on était pas sûrs au départ. »

Et, au final, quel titre est-on déçu de ne pas avoir inclus sur le disque ?

« Mmm.. 28 jours, je dirais », note Cormier.

La suite…

Les gars l’ont dit, pause il allait y avoir. Et pause collective il y a. Définitive? Personne n’ose s’avancer là-dessus. Tant de groupes ont officiellement sabordé le navire pour se regrouper cinq, dix ou 15 ans plus tard en se faisait traiter d’opportunistes. On sent que Karkwa veut éviter ce piège.

Cela dit, il semble tout aussi évident que cette pause prévue pour 2012 risque d’être plus longue que courte puisque personne n’ose avancer de date pour un retour.

«Personnellement, ça me prend une bonne cassure, note Louis-Jean. Et ça ne peut pas se faire s’il y a une date officielle de retour. Oui, il y a eu des casse-tête pour des « check-in » dans des hôtels, des problèmes avec des bagages, mais jamais aucun ennui sur scène avec les gars.»

«On est comme un bon front line au hockey, renchéri Lafontaine. Sur la glace, on joue du gros hockey.»

Et il faut admettre que les boys ont – encore – un agenda bien chargé.

Lafontaine, de concert avec Éloi Painchaud, travaille sur le disque à venir de Elisapie Isaac. Il est aussi de la tournée de Marie-Pier Arthur, il planche sur un projet de film et sur un album de musique instrumentale.

Cormier est en studio pour la préparation de son premier disque solo et il aura le rôle principal dans le film portant sur l’œuvre de Gaston Miron, L’homme rapaillé.

Julien Sagot est en tournée estivale et il est déjà à l’écriture du prochain disque, Martin Lamontagne accompagne Sagot en tournée, tandis que Stéphane Bergeron sera le batteur et/ou arrangeur de cinq spectacles à venir d’artistes différents, notamment Frank Deware durant les FrancoFolies.

Bref, personne n’est au chômage. Serait-ce, comme les plus pessimistes le pensent, la fin de Karkwa?

«Je m’ennuie déjà de brancher mon ampli et de jammer avec les gars », précise Cormier.

O.K… Ce ne sera peut-être pas un adieu. Juste un au revoir prolongé.


Karkwa, Karkwa Live (Simone Records), disponible en magasin et en ligne mardi.

Article publié le 27 mai 2012 sur Rue Rezzonico

vendredi 25 mai 2012

Karkwa : Comme des frères


Les gars de Karkwa ne s’étaient pas revus depuis le 17 décem­bre, date du dernier spectacle de leur tournée. Bien sûr, leurs chemins s’étaient croisés à quelques reprises au cours de l’hiver, mais n’empêche : Louis-Jean, François, Stéphane, Julien et Martin n’avaient pas respiré le même air depuis cet ultime concert au Métropolis. Voilà sans doute pourquoi, à notre arrivée au restaurant La salle à manger, sur l’avenue Mont-Royal, nous avons eu l’impression d’assister à des retrouvailles entre vieux chums. Entre deux éclats de rire et quelques gorgées de bières, les cinq amis semblaient vouloir rattraper le temps perdu. Il y avait quelque chose d’électrique dans l’air…

Réunis pour discuter du lancement de leur premier album live, un magnifique disque enregistré lors de leurs derniers passages à Montréal et dans la vieille capitale, les cinq musiciens ont rapidement retrouvé leur erre d’aller. Extraits d’une discussion animée.

Quels souvenirs gardez-vous de votre dernier spectacle au Métropolis ?

François : J’étais chaud !

Louis-Jean : Mais je suis certain que t’avais moins bu que d’habitude.

François : C’est possible…

Louis-Jean : On était étourdi parce qu’on était un peu à fleur de peau. On était fébrile à l’idée de se quitter pour une période indéterminée. C’était déstabilisant. Durant le show, j’étais très concentré. Je savais qu’on enregistrait. Mais en sortant de scène, j’ai braillé comme un veau. On était tous très émotifs. MusiquePlus filmait le spectacle et sur les moniteurs dans la salle, les gens voyaient qu’on avait les yeux vitreux.

Martin : Je savais que c’était notre dernier show, mais je n’y ai pas trop pensé pendant qu’on jouait. C’est quand on a accroché nos guitares que ça m’a frappé. C’est à ce moment-là que j’ai compris que ça chiait…

Louis-Jean : Je me souviens de Nicolas Beaudoin [le technicien qui voyage avec le groupe]…

François : Bobo !

Louis-Jean : Quand il a pris ma guitare après le rappel, sa lèvre inférieure tremblait. Il nous a dit : « Les gars, vous ne pouvez pas faire ça ! »

François : Lui, il était chaud en crisse ! [rires]

Stéphane : Le dernier souvenir que j’ai de Bobo, c’est en plein milieu de la soirée, quand mon snare [caisse claire] est tombé à terre pendant qu’il niaisait en coulisse avec notre gérant !

François : Je pense qu’ils jouaient à la marelle !

Stéphane : Je n’arrêtais pas de crier : « Bobo ! Bobo ! »

Louis-Jean : On l’entend même sur le tape !

Stéphane : Finalement, c’est le drummer de Patrick Watson – qui était à l’autre bout du stage – qui est venu me l’arranger.

François : Merci Bobby. Tu nous as sauvé la peau !

Quand avez-vous pris la décision de prendre une pause ?

Louis-Jean : Ça fait très longtemps.

François : À l’origine, on devait s’éclipser après la sortie des Chemins de verre.

Louis-Jean : On revenait d’une longue tournée. On avait besoin d’un break.

François : Mais quand on a vu que le disque recevait un aussi bel accueil, on s’est dit qu’il fallait en profiter pour faire une petite tournée.

Louis-Jean : Le prix Polaris a changé la donne. Ça nous a ouvert des portes dans les pays anglophones et dans l’Ouest canadien. On s’est fait prendre dans le collimateur…

François : C’est le plus gros prix de notre carrière. J’étais super heureux de le gagner, mais d’un autre côté, je me disais : « Là, on est dans la marde ! »

Martin : T’espérais quand même pas qu’on perde ?

Louis-Jean : Disons qu’on ne pensait jamais gagner !

Doit-on s’inquiéter pour l’avenir de Karkwa ?

Louis-Jean : C’est difficile à dire. On est encore en suspens. On ne sait pas trop ce qui s’en vient, pis on aime ça. Mais pour ma part, je sens monter l’envie de ploguer les amplis et de jouer fort…

Julien :  Des albums, on peut toujours en faire. Louis-Jean a un studio chez eux. Ça ne va rien nous coûter !

Louis-Jean : Ce qui nous a fait mal, c’est d’être loin de nos familles avec des enfants en bas âge. Les tournées, les avions, les camions…

Stéphane : Au Québec, si tu veux vivre de ta musique, il ne faut pas que t’arrêtes. Mais d’un autre côté, c’est l’fun de voir à quoi la vie peut ressembler quand tu ralentis le rythme. C’est là que tu réalises qu’il existe d’autres moyens de gagner sa vie. Quand tu te rends compte que tu peux te débrouiller autrement, tu te dis : « Ah ben ! Je ne suis pas obligé de maintenir cette vitesse de débile. »

Martin : On ne voulait pas continuer juste parce que les demandes continuaient à rentrer.

Louis-Jean : On avait besoin de se ressourcer…

François : Stéphane et moi, on s’en parlait récemment… Et je dis ça en toute humilité : avec Karkwa, chaque fois qu’on revenait avec un nouveau disque, on proposait quelque chose de différent, de nouveau. Il y avait un souci artistique. Mais on a tellement labouré la terre… C’est normal qu’on la laisse reposer pendant un certain temps. Ça fait quasiment 14 ans qu’on n’a pas pris de pause. C’est beaucoup.

Jusqu’à maintenant, comment va la vie à l’extérieur de Karkwa ?

Louis-Jean : On ne repart pas à zéro, mais presque. C’est un feeling stimulant d’aller cogner aux portes. Tu ne sais pas ce que ça va donner…

François : On avait l’habitude de travailler à cinq. C’est une autre réalité. Il faut s’adapter.

Julien Sagot : C’est difficile. Il y a beaucoup de remises en question, mais ce n’est pas grave. Si je dois retourner à l’école pour faire mes études en foresterie, c’est OK. Je ne vais pas considérer ça comme un échec. Il n’y a pas de problèmes; il n’y a que des solutions.

Louis-Jean : C’est une bonne mentalité…

François : Avec Karkwa, on ne s’est jamais dit : « Est-ce que les gens vont triper sur notre disque ? Est-ce que la critique va l’aimer ? » On a toujours fait ce qu’on voulait.

Julien Sagot : Je n’ai pas pleuré après notre dernier show au Métropolis parce que pour moi, ce n’était pas la fin ; c’était le début d’autre chose. On est vraiment des frères. Ça fait longtemps qu’on se connaît. On n’arrêtera pas de se voir parce qu’on a décidé de prendre un break.

François : De toute façon, on se retrouve sur plein d’autres affaires. Louis-Jean et Julien ont travaillé sur l’album de Marie-Pierre [Arthur].

François : Pour moi, c’est tout sauf une sabbatique. Je travaille beaucoup, mais je suis plus souvent à la maison. C’est ce que je voulais. Ça me permet de voir mon garçon. Stéphane, Louis-Jean et moi, on a eu nos enfants en même temps, en plein milieu de la tournée. On n’a presque pas été là durant la première année de leur vie…

Stéphane : Nos femmes étaient plus présentes…

François : À part ça, je travaille sur le nouvel album d’Elisapie Isaac avec Éloi Painchaud. J’ai des projets de musique de film. Je fais la tournée avec ma femme [Marie-Pierre Arthur] pour la première fois en sept ans…

Stéphane : Je recommence tranquillement à faire de la musique. Avant, on était tellement occupé, on n’était pas trop dans le circuit des pigistes. J’ai finalement pogné une job avec Juste pour rire.

François : Cool !

Martin : Moi, je ne compose pas. Je n’avais pas d’autres projets à part Karkwa. Aujourd’hui, mon but, dans la vie, c’est de faire du cash ! Je travaille sept jours sur sept sur des grosses machines. Si on pouvait ajouter une huitième journée à la semaine, je la passerais à travailler ! Je suis heureux. J’ai enfin de l’argent dans les poches !

François : Parle-moi de ça !

Louis-Jean : On a beau faire nos frais en disant « ça fait 14 ans qu’on joue dans un groupe rock », mais tout le monde sait que ce n’est pas payant.

Stéphane : Ce n’est pas parce qu’on est en sabbatique qu’on ne fait rien.

Louis-Jean : Il fallait enlever toute forme d’interdépendance. On avait le désir de décrocher total. On ne voulait pas se sentir coupable si un d’entre nous avait plus de misère que l’autre. Un jour, si je décide d’arrêter, je ne veux pas me dire : « Je vais mettre les autres dans la marde ! » Ce n’est pas un fardeau que je veux porter.

François : Au cours des six dernières années, j’ai eu un paquet de projets à l’extérieur du band. C’est cool, mais j’avais toujours l’impression de tricoter autour des horaires de tout le monde. Aujourd’hui, on fait nos propres horaires. Pis c’est l’fun.

Prise de position

Deux chansons de Karkwa Le bon sens et Le coup d’état – se sont récemment retrouvées dans un lipdub (mimoclip) réalisé par des étudiants en grève de l’Université du Québec à Montréal. En entrevue, les membres du groupe semblent ravis de voir leur musique servir le mouvement de protection contre la hausse des frais de scolarité.

Et comme la majorité de la population, ils ont une opinion tranchée sur la question.

« Tu ne touches pas à l’éducation ! », s’exclame Julien.

Quelques secondes plus tard, Louis-Jean ajoute son grain de sel : « Les Libéraux disent : “Mais checke en Ontario. Checke aux États-Unis… C’est ben plus cher qu’ici !” Cette manie de toujours vouloir se comparer à pire, c’est tannant. »

Même son de cloche du côté de Stéphane. « On s’en câlisse de ce qui se passe ailleurs !, lance le batteur du quintette. Est-ce qu’on peut essayer d’être chef de file dans quelque chose ? »

Aux dires de ce dernier, le débat perdure en raison de la pauvreté des arguments mis de l’avant. « Ça m’enrage quand j’entends les gens dire : “Ils veulent refiler la facture aux autres.” C’est comme si personne ne réalisait que le gars qui étudie aujourd’hui, dans trois ans, il va avoir a fini. C’est lui qui va devoir payer anyway ! »

Pour leur part, François et Martin craignent que le conflit dégénère davantage. « Personne ici n’est pour la violence. On trouve ça inacceptable. C’est inutile et ça ne mène nulle part. Mais il y a quelqu’un à blâmer dans tout ça et ce n’est pas les étudiants ; c’est le gouvernement qui ne gère pas la crise comme il faut. »

« C’est comme si on attendait que quelque chose de vraiment plate arrive, comme la mort de quelqu’un… », déclare Martin.

Par Marc-André Lemieux, Le Journal de Montréal Publié le jeudi 24 mai 2012

KARKWA EN CONCERT !


Au crépuscule et à l’apogée de sa dernière tournée, Karkwa a capté ses deux ultimes concerts de Québec et de Montréal afin d’en offrir les plus beaux moments à ses fans.

Karkwa Live comprend 13 titres, 5 chanteurs, 3000 personnes et beaucoup d’émotions! Le groupe québécois a puisé dans l’ensemble de son répertoire pour donner deux prestations exceptionnelles à L’Impérial de Québec et au Métropolis de Montréal.

Pour le public et Karkwa, plusieurs moments poignants et précieux s’inscrivent sur ce disque live, d’autant plus que l’on sait que cet album annonce la fin d’un cycle et le début d’une pause pour le groupe. Karkwa Live : une véritable œuvre à vivre…

« Nous espérons avoir réussi à recréer l’ambiance qui régnait dans la salle lors de ces deux soirées magiques. Tout ce qu’il y a à faire c’est monter le son dans le tapis et fermer les yeux. Bonne nuit. A bientôt!… » - LJ Cormier, Karkwa

*Audiogram et Simone Records tiennent à remercier Musiqueplus pour l’utilisation des images captées lors du dernier concert du groupe le 17 décembre dernier au Métropolis.

Paru sur le site d'Audiogram le 24 mai 2012

jeudi 24 mai 2012

Retrouvailles pour Karkwa


Les gars de Karkwa ne s'étaient pas revus depuis le 17 décembre, date du dernier spectacle de leur tournée. Bien sûr, leurs chemins se sont croisés à quelques reprises au cours de l'hiver, mais n'empêche: Louis-Jean, François, Stéphane, Julien et Martin n'avaient pas respiré le même air depuis cet ultime concert au Métropolis. Voilà sans doute pourquoi, à notre arrivée au restaurant La salle à manger, sur l'avenue Mont-Royal, nous avons eu l'impression d'assister à des retrouvailles entre vieux chums. Entre deux éclats de rire et quelques gorgées de bières, les cinq amis semblaient vouloir rattraper le temps perdu. Il y a quelque chose d'électrique dans l'air...

«On trouvait que c'était le bon moment pour lancer un album ‘'live'': on prend une sabbatique, on a toujours voulu le faire. Je pense qu'on attendait juste d'être bons!», a lancé le chanteur Louis-Jean Cormier à la blague.

Une opinion tranchée sur le conflit étudiant

La conversation change toutefois de ton lorsque vient le temps d'aborder une autre question: le confit opposant les étudiants au gouvernement de Jean Charest.

Deux chansons de Karkwa - Le bon sens et Le coup d'État - se sont récemment retrouvées dans un «lipdub» réalisé par des grévistes de l'Université du Québec à Montréal. En entrevue, les membres du groupe semblent ravis de voir leur musique servir le mouvement de protestations contre la hausse des frais de scolarité.

Et comme la majorité de la population, ils ont une opinion tranchée sur la question.

«Tu ne touches pas à l'éducation!» s'exclame Julien.

Quelques secondes plus tard, Louis-Jean ajoute son grain de sel: «Les libéraux disent: "Mais regarde en Ontario. Regarde aux États-Unis. C'est ben plus cher qu'ici!" Cette manie de toujours vouloir se comparer à pire, c'est tannant

Même son de cloche du côté de Stéphane. «On s'en câlisse de ce qui se passe ailleurs! lance le batteur du quintette. Est-ce qu'on peut essayer d'être chef de file dans quelque chose?»

Aux dires de ce dernier, le débat perdure en raison de la pauvreté des arguments mis de l'avant. «Ça m'enrage quand j'entends les gens dire: "Ils veulent refiler la facture aux autres." C'est comme si personne ne réalisait que le gars qui étudie aujourd'hui, dans trois ans, il va avoir a fini. C'est lui qui va devoir payer de toute façon!»

Pour leur part, François et Martin craignent que le conflit dégénère davantage. «Personne ici n'est pour la violence. On trouve ça inacceptable. C'est inutile et ça ne mène nulle part. Mais il y a quelqu'un à blâmer dans tout ça et ce n'est pas les étudiants; c'est le gouvernement qui ne gère pas la crise comme il faut.»

«C'est comme si on attendait que quelque chose de vraiment plate arrive, comme la mort de quelqu'un...» a déclaré Martin.

Karkwa Live sera disponible le 29 mai.

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