Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

Depuis la pause de décembre 2011

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lundi 30 juin 2008

Un 4X4 de musique alternative en clôture des FrancoFolies

Marie-Christine Blais, La Presse

Karkwa, Malajube, Gatineau et Alexandre Désilets seront tous les quatre du grand spectacle de clôture extérieur des 20es FrancoFolies de Montréal, le 3 août, dès 18 h. Les trois premiers groupes en seront à leur quatrième participation aux Francos, alors qu'Alexandre Désilets y sera pour la deuxième fois de sa jeune carrière. Bref, ce seront les 20es FrancoFolies, mais ça ne fera pas dans la nostalgie!

Avec un grand spectacle baptisé 20 ans... dans les dents qui devrait durer près de cinq heures, les Francos convient les fans de musique alternative à une sorte de mini-festival au sein du grand festival de chanson francophone, le dimanche 3 août.

À compter de 18 h, Alexandre Désilets se produira pendant trois quarts d'heure, suivi du très allumé groupe hip-hop Gatineau, puis des membres très «électro-rock planant» de la formation Karkwa pendant une heure, et enfin du groupe Malajube, qui profitera de l'occasion pour présenter en primeur quelques chansons de son prochain album, dont la sortie est prévue avant la fin de l'année. Entre les prestations, une quinzaine de minutes devrait suffire à préparer la scène pour le groupe suivant.

La rumeur veut qu'un autre des grands spectacles gratuits et en plein air des FrancoFolies mette notamment en vedette Diane Dufresne. On en saura plus dans les jours qui viennent ou au moment du dévoilement de la programmation extérieure du festival, le 9 juillet.

20 ans... pas de nostalgie

«C'était important, pour nos 20 ans, de regarder dans le rétroviseur et d'inviter des artistes majeurs dans l'histoire des FrancoFolies, comme Véronique Sanson, Stephan Eicher ou Richard Séguin, explique Laurent Saulnier, vice-président à la programmation du festival. Mais on trouvait aussi important, en clôture des FrancoFolies, de regarder en avant, de voir sur l'odomètre à quelle vitesse on va vers le futur.»

«Ça fait cliché, mais on est vraiment flattés que les FrancoFolies nous invitent. On a toujours eu leur soutien», précise Louis-Jean Cormier, de Karkwa, en direct de la Beauce, où le groupe se produisait à l'extérieur le soir même.

«On aime beaucoup les shows en plein air, ajoute le chanteur-auteur-compositeur et guitariste. On peut rocker pas mal plus, il n'y a pas de mur, et on peut mettre les amplis fort! La beauté de la chose, c'est qu'on fait beaucoup de festivals cet été et on a donc conçu un show très concis, avec nos chansons qui bougent le plus. De quoi se faire shaker en plein air!»

Pour les amateurs de l'effervescente scène musicale québécoise - du moins, ceux qui ne seront pas au festival Osheaga, également les 3 et 4 août, au parc Jean-Drapeau -, cela sera d'autant plus apprécié qu'on n'a pas vu le nouveau spectacle de Karkwa depuis la sortie de l'excellent album Le volume du vent en avril dernier, si on excepte le récent Karkwatson, en collaboration avec Patrick Watson; qu'on n'a pas non plus vu Malajube depuis un bon bout de temps à Montréal et qu'on a très hâte d'entendre ses nouveaux morceaux; que Gatineau n'a pas donné, lui non plus, de gros spectacles dernièrement et que le groupe est toujours particulièrement efficace sur scène...

Dans le cas de Désilets, Saulnier explique: «On voulait qu'il y ait dans cette soirée une «vraie» découverte à l'affiche. Et j'aime tellement la voix de ce gars-là! Qui sait, peut-être que dans quelques années, on va se rappeler de cette soirée-là parce que c'est là qu'on aura découvert Alexandre. Chaque année, on essaie de faire les choses différemment. (Avec 20 ans... dans les dents), on va faire quelque chose qu'on n'a jamais fait avant: on veut que ça reste simple. L'objectif, c'est que chacun fasse son show dans les meilleures conditions possibles, devant le plus beau public possible!»

Karkwa et Malajube au grand spectacle de clôture des FrancoFolies

Marc-André Lemieux, journal MÉTRO

Les FrancoFolies de Montréal regarderont vers l’avant, mais jetteront aussi un coup d’œil en arrière cet été.

La 20e édition du festival se terminera avec un grand spectacle extérieur gratuit avec quelques chouchous de la scène québécoise. Alexandre Désilets, Karkwa, Gatineau et Malajube feront les frais d’un concert de longue haleine intitulé 20 ans... dans les dents!

L’événement se tiendra le dimanche 3 août à compter de 18 h.

«L’idée, c’était d’avoir un polaroïd de la scène actuelle, jeune, fraîche et dynamique», a confié Laurent Saulnier, vice-président à la programmation des Franco­Folies.

L’événement marquera la première fois que tous les membres de Karkwa monteront sur scène à Montréal depuis la sortie en avril de leur troisième CD, Le volume du vent.

Pour Malajube, le concert sera l’occasion de jouer en primeur quelques nouvelles chansons d’un album à paraître d’ici la fin de 2008.

De leur côté, Alexandre Désilets et Gatineau en seront respectivement à leur deuxième et quatrième participation à la plus grande fête de la musique francophone en Amérique du Nord.

dimanche 29 juin 2008

Karkwa à Mange ta ville

Sur mangetaville.tv :

La formation Karkwa met en musique un texte du poète Pierre Nepveu, ce qui donne la très belle pièce "Le solstice". Le groupe nous l'interprète dans un studio de la compagnie de danse La La La Human Steps.

Jeudi soir à Woodstock

Dumas et Karkwa ont ouvert le bal en grand à Woodstock en Beauce, malgré la température oscillant entre le beau temps et la pluie, un essentiel du festival...

lundi 23 juin 2008

Diane Tell fait vibrer l'abbaye aux Dames - Normandie

La chanteuse québécoise chantera ce soir avec le groupe Karkwa, à l'occasion de la Fête de la musique et pour les 400 ans de la fondation de la ville de Québec.

Est-ce important de célébrer cet événement ?

J'habite la France depuis 20 ans, du côté de Biarritz. Mes racines sont ici ! Ma famille a quitté la France en 1645 pour le Québec. Je fais donc partie de la 11 e génération. Mais je me sens très Québécoise dans l'âme ! Surtout pour la musique aux accents jazzy, rock et folk. Ce soir, ce sera la fête !

Vous chantez avec Karkwa. Est-ce le début d'une longue histoire ?

Le groupe Karkwa est plus connu au Québec qu'ici où il est encore considéré comme underground. Il sort toutefois son 3 e album, « Le Volume du vent », dans les bacs en France au printemps 2009. Le ton est atmosphérique, incisif, un brin cérébral. Ils ont un style empreint des Beatles et de Bob Dylan, mais ne chantent qu'en français.

On vous connaissait romantique. Votre style est plus « épicé » ! Un changement radical ?

J'ai toujours fait du rock et de la folk. Mais en France, les radios n'ont jamais suivi, contrairement au Québec. Je regrette d'avoir cette image romantique qui me colle à la peau... Ici, les gens pensent que « Starmania » m'a révélée, alors que je n'y ai jamais chanté.

Quels sont vos projets ?

Je vais dire au revoir à la scène pendant au moins 3 ans, car j'ai signé un contrat en tant que comédienne pour une comédie musicale intitulée « Je m'y voyais déjà » dont le livret est de Laurent Ruquier et les musiques d'Aznavour. Je commence le 2 octobre au Gymnase, à Paris.

Comme dans la chanson, si vous aviez été un homme, les choses auraient-elles été différentes ?

Je me sens avant tout un individu. Je crois toutefois que si j'avais été un homme, j'aurais été davantage reconnue pour mes talents également d'auteur-compositeur. Mais j'ai la chance de l'être aujourd'hui en tant que chanteuse... C'est déjà extraordinaire.

Propos recueillis par

Jessie CONVERS.

samedi 21 juin 2008

Fête nationale du Québec : Karkwa à Rouyn-Noranda



Plusieurs spectacles sont présentés pour la Fête nationale à la grandeur du Québec.

Les 23 et 24 juin, le Québec souligne la Fête nationale. Pour l'occasion, de nombreux spectacles seront présentés dans toutes les régions. Showbizz.net a préparé un aperçu des concerts proposés par des artistes connus. (...)

Rouyn-Noranda

Le 23 juin, à Rouyn-Noranda, Damien Robitaille et Karkwa se produiront entre autres sur la scène Desjardins du Vieux-Noranda à compter de 20h30.

mercredi 18 juin 2008

KARKWA Oublie Pas - Live a bon baiser 5 juin 08

5 juin 2008 à Bon baiser de France

6e édition de l'Échofête, festival environnemental de Trois-Pistoles

Par Frédéric Lagacé, Échofête festival environnemental

Trois-Pistoles - Toute l'équipe de l'Échofête est fière de dévoiler le contenu de la 6e édition du tout premier festival environnemental au Québec, où plus de 8 000 participants sont attendus. L'événement pistolois se déroulera du 23 au 27 juillet 2008 à Trois-Pistoles au Bas-Saint-Laurent sur la thématique des Énergies de l'avenir. Avec ses invités prestigieux et sa programmation explosive, l'Échofête s'annonce encore cette année comme un incontournable parmi les événements estivaux du Bas-Saint-Laurent. (...)

S'en suivra cinq passionnés de musique formant le mature et réfléchi Karkwa qui s'est démarqué depuis sa participation à la finale des Francouvertes de 2001. Depuis, trois albums inventifs auront su donner à Karkwa un son rock sophistiqué et une crédibilité enviable. Capable de nous embarquer dans un tourbillon enlevant pour nous laisser sur une pause apaisante dans la même pièce, Karkwa nous dévoilera ses arrangements peaufinés et son rock atmosphérique à 22h30. (...)

mardi 17 juin 2008

Bandeapart : Karkwa+Patrick Watson= Karkwatson

Sur le blog de Bandeapart

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Patrick Watson et Louis-Jean Cormier


Vendredi soir, le National était plein à craquer de fans grouillants, réunis pour assister à une expérience « presque » unique ( 3 soirs seulement). La rencontre de deux groupes phares de la scène musicale actuelle, Karkwa et Patrick Watson.


juin 2008 049


Chaque groupe y est allé de pièces de son répertoire, bonifiés par la participation de l’autre. Ce qui a permis d’aller chercher de nouvelles sonorités. Les gens dans la salle avaient le sourire fendu jusqu’aux oreilles et au fur et à mesure que les pièces s’enchaînaient, on pouvait entendre dans la sale des, ayoye, wow, wo, oouf, malade


Toute la soirée, Patrick Watson a agi en véritable chef d’orchestre. Louis-Jean Cormier fait preuve d’un professionnalisme exceptionnel et j’avais l’impression de découvrir toute la richesse et la justesse de sa voix, pour la première fois.


Le tout ressemblait plus à un laboratoire qu’à un véritable spectacle. Un laboratoire de créatifs en ébullition, dans lequel tout le monde s’active et sait ce qu’il fait. Personne n’est de trop même si la scène est pleine à craquer (9 musiciens).


juin 2008 044


Karkwatson est une expérience totale, rafraîchissante que l’on aimerait voir se répéter pour le grand bonheur de nos oreilles.


Trois extraits du nouveau Thomas Fersen

Toujours sur Franco Phil:

Sur le site de l'étiquette française Tôt ou tard, il est maintenant possible de découvrir trois extraits de nouvelles chansons du prochain disque de Thomas Fersen. Il vous suffit d'être membre, et l'inscription est gratuite si vous ne faites pas déjà partie de la famille.

Le disque s'intitulera Trois petits tours, et nous vous avions déjà appris qu'il a été réalisé par nul autre que Fred Fortin. On sait aussi que c'est Pierre Girard qui a fait la prise des onze nouvelles chansons, et que Fred a invité plusieurs musiciens de son cercle personnel, soit François Lafontaine et Julien Sagot de Karkwa, Dan Thouin, Olivier Langevin, pour ne nommer que ceux là.

Sortie prévue le 8 septembre. Bonne écoute, et laissez vos impressions si vous en avez envie!

Prix Polaris: les premières sélections sont connues

sur le blog Franco Phil de Philippe Papineau:

Pour une troisième année, le prix Polaris récompensera le meilleur album canadien d'une bourse de 20 000 tomates. Les organisateurs viennent de faire paraître la liste de présélection de 40 noms, d'où sera tirée une liste plus restreinte le 7 juillet. Parmi cette liste, on retrouve quelques québécois, dont Gatineau, Islands, Karkwa, Pas Chic Chic, Ghislain Poirier et Socalled. La liste complète peut être consultée ici:

La liste est déterminée par le vote des 185 membres du jury du Prix Polaris. Le jury est composé de journalistes musicaux, de diffuseurs et de blogueurs venant de partout au pays. Ce qui est intéressant, c'est que selon l'organisation, "aucun membre de l’industrie ayant un lien financier direct avec les artistes ne vote pour (le prix) Polaris." L'an dernier, c'est Patrick Watson qui avait gagné, et en 2006, c'est Final Fantasy qui avait remporté les honneurs.

Deux photos du concerts du 14 juin 2008, National, Montréal


Trois videos du concert de Karkwatson au National sur Myspace

Karkwatson - chanson inédite!



Chanson de Louis-Jean Cormier (Karkwa) interprété en duo avec Patrick watson dans le cadre du show Karkwatxson au National le 14 juin 2008.

Man like you

Nouvelle chanson inédite issue de Karkwatson, collaboration entre les groupes Karkwa et Patrick Watson.Un show exceptionnel au National le 14-06-08.


Where the wild things are

Karkwatson au National (14-06-08)

dimanche 15 juin 2008

Karkwatson : fusion nucléaire


Patrick Watson et Louis-Jean Cormier, de Karkwa.
Photo André Tremblay, La Presse

Par Philippe Renaud Collaboration spéciale pour La Presse


Trois petits tours et ils sont partis. La fusion entre les groupes Karkwa et Patrick Watson a pris sur la scène du Grand Théâtre de Québec jeudi dernier, puis sur celle de la plus intime salle du National, rue Sainte-Catherine, le lendemain et hier soir.

La fusion musicale dont nous avons été témoins vendredi soir dernier tient la comparaison avec une fusion d'un autre ordre. Nucléaire. Dans le sens où, oui, ensemble, les noyaux des deux groupes en ont formé un beaucoup plus lourd, dégageant pendant le processus une quantité d'énergie carrément assourdissante.

Karkwa est plus rock, Watson est plus pop, mais tous deux partagent cette curiosité pour les textures sonores audacieuses et les arrangements touffus. Sur scène, l'un sans l'autre cherche à étendre son univers harmonique dans des limites déjà tracées par leurs enregistrements respectifs.

Or, il s'est passé quelque chose d'inattendu et de terriblement fascinant au National, vendredi soir dernier. Karkwatson a outrepassé les limites inhérentes au répertoire des deux parties qui constituent ce supergroupe de neuf fantastiques musiciens.

Au lieu d'un dosage entre le son de l'un et le répertoire de l'autre, au lieu de la recherche d'un équilibre qui ferait de Karkwatson la somme de Karkwa et Patrick Watson, le projet a plutôt servi d'exutoire aux musiciens. En bon français, ça garrochait dans les brancards.

Karkwatson était puissant, pesant, heavy, physique beaucoup plus que cérébral. Un défoulement collectif. Eux sur scène, nous dans la salle, ébahis par un raffinement qui n'était pas celui d'instrumentistes au sommet de leur art et de leur technique. Nous étions cloués par l'affront qui nous était généreusement fait et que nous avons encaissé sans rechigner.

Ainsi, en ouverture, les neuf musiciens sur scène, avec Watson recroquevillé sur son piano côté jardin, entonnant quelques lignes de Closer to Paradise pendant qu'un sourd vrombissement occupe progressivement la salle, tel un moteur d'avion poussant, avec la force nécessaire, au décollage. Au centre de la scène, Louis-Jean Cormier prend à son tour les commandes et lance Combien (du récent album Le volume du vent).

Les premières interprétations-réadaptations sont boiteuses. Les deux batteurs et Julien Sagot (percus) mettent plusieurs minutes avant de taper en parfaite synchronisation. Les guitares, pesantes, dérapent allègrement dans le fouillis sonore. Karkwatson cherche sa vitesse de croisière, mais ne regarde pas trop où il se dirige. Le chaos.

Puis, la lumière. Au bout de trois chansons, Karkwatson plonge dans L'épaule froide (de Karkwa, Les tremblements s'immobilisent). Au début, la chanson est telle quelle, sinon pour le rythme, vissé par deux batteurs, que traîne la voix de Cormier comme un boulet. Watson aide son ami, faisant l'harmonie avec sa voix de tête - le chanteur de Karkwa rendra la politesse à Watson sur ses compositions.

«On lévite souvent...», dit la chanson. Or, on a lévité: L'épaule froide version Karkwatson a été augmentée d'une finale soufflante, épuisante. Tout d'un coup, c'était Mogwai, c'était Godspeed You! Black Emperor, c'était couche sur couche de basses, de claviers, de guitares, amenées avec discernement et sans retenue. L'énergie mal contrôlée des 15 premières minutes avait été harnachée. Le proverbial mur du son, fracassé devant nos tympans.

Les 30 prochaines minutes ne nous ont pas donné de répit, dérobant ces chansons familières pour les badigeonner d'une couche ou deux de bruit. On a vu des étoiles! Au bout de tout ça, un peu de calme, un peu plus de la personnalité de Watson, dont les chansons prenaient des airs «Tom Waits post-rock».

Une grande complicité

La glace brisée, la complicité entre les musiciens des deux groupes crevait les yeux, donnant plusieurs beaux dialogues entre les guitaristes Cormier et Simon Angell, et de petits moments de grâce entre Cormier et Watson, interprétant à la guitare acoustique des inédites comme Man Like You.

Inégal, mais rempli de brillants passages, le concert de Karkwatson est de ces moments inédits et magiques pour lesquels il faut remercier les neuf musiciens parce qu'il était totalement gratuit.

Notre scène musicale pullule de rencontres musicales scriptées, télégraphiées, arrangées par le metteur en scène. Un p'tit duo pour telle ou telle émission de télé, un autre pour le spectacle de la Saint-Jean ou pour tel événement des Francos...

Dans ce cas-ci, personne n'avait demandé une collaboration entre Karkwa et Patrick Watson. Elle venait du coeur, de l'amitié entre collègues, elle est le fruit d'une passion commune. Ils ont choisi de partager ça avec nous. Gracias, messieurs.

samedi 14 juin 2008

Textures in tandem

By RUPERT BOTTENBERG / Montreal Mirror

Karkwatson is two bands, two tongues and two songbooks at once

Reaching Montreal’s Patrick Watson abroad is generally an easy thing—unless he’s recording. Repeat calls to his recent session in Paris were answered by befuddled French techs, promising he’d finish a particular passage in two minutes, then four, then six…

But quality demands dedication, as Watson proved with his band’s debut album, Close to Paradise. He says the next record will be very different, and describes the studio across the Atlantic where he’s laying down some tracks as being “in this kinda weird old mansion-house here. It’s kind of a trippy thing.”

As the album will be, no doubt, but the pressing matter at hand is the trio of concerts—two here, one in Quebec City—that his band and locals Karkwa are playing together. By “together,” I mean literally. Nine musicians on stage, jamming on tunes from the catalogues of both bands plus a pair cooked up specifically for these gigs under the joint moniker Karkwatson.

“We’re all friends and have done a lot of gigs with them,” says Watson of Karkwa. “They’re really good musicians, so it should be good news. We just thought it would be fun, you know, no big deal. We’d put a show together and try it for fun—nothing too crazy. We’ve done a radio show together before.

“We have two days of crazy rehearsals to orchestrate it. Probably the best parts of the stuff is the two drummers and a percussionist, which means we can open up to having marimba in there and stuff like that, which is fun. It lets Robbie’s hands get free, he can jump on the marimba or whatever. Having two drummers and a perc really opens up the arrangements. Also, the piano players in the two bands are really similar, so we can do Philip Glass-type dual-piano stuff.”
The similarities between PWB and Karkwa are striking. With a piano as the foundation, both acts are expansively emotive, accenting texture, tone, atmosphere and scope as much as the math and mechanics of melody. The distinctions, though, aren’t negligible.

Karkwa is definitely more of a rock band than we are, I think. Their songs are more of a rock thing, and obviously they’re French as well. There’s also the musicianship—the drummers in both bands are very different. Karkwa’s drummer [Stéphane Bergeron] really holds it down while Robbie [Kuster, of Patrick Watson Band] is a bit more loose and crazy. Pretty different feels in those types of zones.”

At le National on Friday and Saturday, June 13–14, 9 p.m., $25

Karkwa sur Flick

vendredi 13 juin 2008

Fête de la musique Normandie-Québec

le 21 juin, concerts gratuits dans le parc de l’Abbaye-aux-Dames à Caen à partir de 15h30

Pour la quatrième année consécutive, la Région invite le public à six concerts gratuits dans le parc de l’Abbaye-aux-Dames, à Caen, de 15h30 à minuit. L’an passé, le siège de la Région avait accueilli 15 000 spectateurs à cette occasion.

Au programme : 8 heures de musique en continue avec Tire Larigot, l’Orosité, la Volée d’Castors, Diane Tell, Karkwa et Norman B.

Le groupe caennais, Tire Larigot (chanson et rock), se produira dès 16 h. Le groupe a sorti son premier album « Penguin’s fever 1974 » en 2007. Il a été élu coup de cœur du « tremplin 2007 » de la Région à la foire de Caen. www.myspace.com/tirelarigot

L’Orosité (funk) se produira à 17h30. L’Orosité promène ses chansons funk partout au Québec depuis 2004. www.myspace.com/lorosite

A 19h15, au rythme du violon, des accordéons et de la « podorythmie » québecoise, la Volée d’Castors (musique du monde) fera danser le public. La Volée d’Castors compte parmi les groupes les plus dynamiques de la scène musicale québécoise. www.vdc.qc.ca

Si j’étais un homme, la légende de Jimmy … La soirée se poursuivra à 21 h avec Diane Tell. Accompagnée de sa guitare, elle entraînera le public au rythme de ses balades amoureuses. A 21h20, le groupe de rock Karkwa la rejoindra sur scène. www.dianetell.com

Le groupe Karkwa se produira à 22 h. Karkwa vient de signer un 3ème album « le volume du vent » aux textes évocateurs et engagés. L’aventure Karkwa va laisser ses traces de ce côté de l’Atlantique. www.karkwa.com

La soirée se terminera de 23h15 à minuit avec le groupe de rock Norman B, prix régional du meilleur groupe musical du tremplin 2007. A la rencontre de PJ Harvey et Dionysos, Norman B propose un univers ludique et déjanté. www.myspace.com/normanb.

Entre chaque concert

L’Ecole du cirque de Québec, actuellement en résidence à Cherbourg, dévoilera ses talents. www.labreche.fr

Délibérément décalée, la radio Bazarnaom proposera des animations loufoques, mêlant émissions parodiques, flashs infos absurdes, vraies fausses pubs, jingles « fait maison » … www.bazarnaom.com

France Bleu Basse-Normandie retransmettra les concerts en direct sur 102.6 de 19h à 22h, afin que les publics dits « empêchés » puissent profiter de la fête.

Informations pratiques : sur place sont prévus un stand de restauration avec des produits régionaux québécois et normands, et une buvette. Accès réglementé et piéton uniquement par la place Reine Mathilde et le boulevard Clémenceau. Pas de stationnement possible à proximité du site.

Karkwatson au Grand théâtre de Québec

par Burp

Je m’attendais à un spectacle échevelé mais passionnant ce soir. Je m’attendais de voir neuf gars s’éclater complètement et cracher leur créativité à la face de ceux et celles qui s’attendaient à chanter "Pili-pili" en choeur ou brandir le briquet sur "Closer to Paradise".

J’ai eu tort. Karkwatson est allé encore plus loin.

Karkwa et la gang à Patrick Watson ont donné un spectacle sans compromis et imprévisible au point de garder l’auditoire sur le bout de son siège toute la soirée. Les gars ont donné le ton dès la première pièce, "Solstice", la merveilleuse chanson de Karkwa qui rend à la fin un bref hommage au compositeur minimaliste Steve Reich avec un riff au piano qui rappelle certains passages de "Music For 18 Musicians" de Reich. L’influence reichienne s’est d’ailleurs fortement fait sentir sur les deux (longues) pièces suivantes. On a su alors que le nonet allait solliciter nos oreilles ainsi que les neurones entre les deux pour les 90 minutes suivantes. À voir les gars triper et se pencher sur leur instrument comme si leurs viscères servait à moduler chaque note, je me croyais parfois à une messe post-rock à la Godspeed You Black Emperor. Intense, je vous dis.

J’avoue que les pièces de Karkwa ont fait meilleur effet que celles de Watson. Ce dernier fait dans l’atmosphérique et le psychédélique, tandis que Karkwa live cogne très fort. Entre autres, "Le compteur", chanté en rappel, m’a complètement soufflé.

Justement, le collectif a fait au rappel une belle surprise à la foule en se réunissant en haut dans une section des corbeilles pour chanter sans amplification le désormais classique "Man Under The Sea" que Patrick Watson a l’habitude de chanter a capella pour terminer ses spectacles. Ça fait toujours son petit effet. Après une dernière séance de déconnage et de serrage dans les bras, tout le monde est reparti heureux. Je parle des musiciens, bien sûr. Car dans la salle, il y a sûrement eu des gens perplexes un peu surpris de ce qui venait de se passer. Moi, j’étais comblé. Car Karkwatson n’a pas fait qu’un tour de chant, il a fait de la musique avec ses chansons.

Montréal, c’est à votre tour en fin de semaine. Manquez pas ça.

Retour sur KarkWatson

par Mike Bergeron pour bangbangtemort.com

Sérieusement, lorsque j’ai reçu la nouvelle annonçant cette rencontre, ce concept et cette union entre Patrick Watson et Karkwa, j’ai salivé. On a là deux formations extrêmement solides - aucun point faible - et qui sont mariables, comme en témoignent les collaborations faites en studio. On peut même se demander pourquoi ça n’avait pas été fait avant!

Malgré tout, Sandy Boutin, l’homme derrière la gérance de Karkwa, entres autres activités, me demandait, avant le spectacle, de ne pas avoir d’attente. En fait, c’est la peur des deux groupes, que les gens aient trop d’attentes. “C’est à la bonne franquette, ils ont pratiqué à peine plus d’une journée, fais-toi pas d’attente!” C’est dur un peu, quand même, Sandy!

Le public ne pouvait qu’avoir des attentes, sinon ils n’auraient pas pratiquement rempli une salle de 1900 places à Québec. De toute façon, le public était déjà vendu. Il voulait voir les groupes “jammer” ensemble, ce qu’ils ont fait. La foule voulait voir les musiciens s’amuser sur la scène, ce qu’ils ont fait. Le spectateur voulait des surprises et il en a eu.

Le concept est simple mais royalement efficace. Les 9 musiciens sont tous là sur scène, créant une armée d’instruments, tels que piano à queue, claviers, batteries, guitares, basses, etc. Un putain de mur de son. Un gros bloc où on alterne entre les chansons de Patrick Watson et de Karkwa où tout le monde participe à tout.

Des superbes transitions sans coupures entre les pièces, de longues intros ou de longues finales. En plein milieu du spectacle, une ovation spontanée suite à un énorme trip musical, où les guitares se sont relancer pour aboutir à un mur de son intensifié par des pianos et claviers en puissance, Watson qui fait planer sa voix, les batteries qui se déchaînent et les basses qui propulsent les vibrations. Il y a eu plusieurs moments forts comme celui-ci.

Plusieurs nouvelles chansons également, fraîche du matin dans un cas. Ils ont aussi ajouté des morceaux à l’improviste, sans les avoir pratiqué. Même la classique finale de Patrick Watson a capella a été rehaussée. Pour l’entamer, ils ont quitté la scène pour s’installer à la mezzanine, pour revenir sur scène électrifier le tout, semer le chaos sonore et revenir acoustique. Du bonbon!

C’est seulement trois soirs au total. Une expérience unique qui en vaut largement le prix. Les deux autres soirs sont pour les Montréalais alors qu’ils s’installeront au National, les 13 et 14 juin. Conseil d’ami? Courrez-y.

Un magnifique voyage avec Karkwatson

Par Kathleen Lavoie pour Le Soleil Québec

On attendait beaucoup de la création de Karkwatson, la réunion des musiciens de Karkwa et Patrick Watson, hier, au Grand Théâtre. Et la sainte neuvaine de l’indie-pop québécoise n’a pas déçu en multipliant moments de grâce… et cafouillages. Mais qui s’en serait plaint?

Pas de doute, le spectacle de Karkwatson, hier, au Grand Théâtre de Québec, se voulait l’affiche la plus courue en ville. Pas tant parce qu’il regroupait sur une même scène des champions des palmarès — loin s’en faut —, mais plutôt parce qu’elle proposait une rencontre. Une vraie. Comme on en organise de moins en moins dans le monde de la musique. Une rencontre, bref, entre deux groupes, neuf musiciens aventureux, et un public complètement abandonné à la découverte. Le genre de public dont on croit Québec dépourvu le reste de l’année.

Et pourtant. Ils étaient là, hier, nombreux. Des jeunes à l’image de Karkwatson, branchés et enthousiastes, prêts à se faire bousculer les idées musicales reçues. Et voilà exactement ce que le supergroupe mené par Patrick Watson et Louis-Jean Cormier s’est appliqué à réaliser, visiblement fébrile de partager le fruit de ses échanges, au terme de deux jours de résidence.

C’est pourtant tout simplement, verres de vin à la main, que les membres de la formation ont pris place sur une scène remplie d’instruments. Derrière le vibraphone, le claviériste François Lafontaine (Karkwa), le bras dans les airs, est celui qui a donné la première impulsion au formidable éléphant sonore que s’est révélé être Karkwatson.

Il est vrai qu’avec ses deux batteries, ses percussions, ses deux basses, ses deux guitares, ses deux pianos et ses deux vibraphones, mais surtout la finesse et la solidité de ses musiciens, Karkwatson avait tout entre les mains pour entraîner le public dans un voyage musical aux détours insoupçonnés, ce qu’il a accompli avec brio.

Avec la superposition magnifique des voix de Watson et Cormier, le dialogue animé entre la guitare de Simon Angell (Patrick Watson) et le piano de François Lafontaine (Karkwa), la chevauchée rythmique enlevante des batteurs Stéphane Bergeron (Karkwa), Robbie Kuster (Patrick Watson) et du percussionniste Julien Sagot (Karkwa), les instants de véritable magie furent nombreux. Et que dire de ces nouvelles chansons communes? Notamment Where The Wild Things Are et Man Like You, cette denière interprétée simplement par Watson à la voix, Cormier aux harmonies et Simon Angell à la guitare… Pur délice!

Mais comme dans toute expérience du genre, certains coups tombent aussi parfois à l’eau. Ce fut le cas de ces moments moins inspirés où la formation se réfugiait dans des motifs insistants et répétitifs aux pianos et vibraphones, des séquences plus agaçantes que chatoyantes pour le tympan.

Au final de la soirée toutefois, le talent aura prévalu. Car comme le veut l’expression consacrée, l’important ce n’est pas la destination, mais le chemin parcouru pour y arriver. Et le voyage était magnifique.

Karkwatson, la fusion de deux groupes de l'heure

Par Pascale Gauthier pour montreal.24heures.ca

Hier, il se produisaient au Grand Théâtre de Québec. C'est maintenant au tour du public montréalais de découvrir la bête hybride qu'est KarkWatson. Ce soir et demain, Karkwa et le Patrick Watson Band se fusionneront sur la scène du National pour une expérience musicale unique.

Après une première expérience l'an dernier lors du Festival des Voyageurs de St-Boniface, les neufs musiciens, qui se vouaient déjà une amitié et une admiration réciproques, mélangent à nouveau leurs univers respectifs devant public.

Bien que Karkwa affirme davantage un côté rock souvent plus appuyé, les deux entités musicales se rejoignent incontestablement par leur côté mélodique, leurs arrangements orchestrales à la fois étoffés et minimalistes, leur exploitation habile des harmoniques et autres envolés lyriques. Se fondant l'un dans l'autre, Karkwatson promet un univers planant à souhait.

" L'important dans tout ça, c'est que c'est un terrain de jeu. Il ne faut pas une préparation monstre. On se dit ce qu'on va faire, on pense à ça dans nos têtes, mais on fait seulement deux répétitions avant de se lancer pour nos trois soirs de spectacle ", précise Louis-Jean Cormier, chanteur et guitariste de Karkwa.

Les trois spectacles faisant l'objet d'une captation, cette expérience pourrait bien se retrouver sur cd. Ce serait tout de même une belle façon " de célébrer cette communion ", comme le remarque, à demi-sérieux Louis-Jean Cormier.

Des francophones dans la longue liste du Polaris

Par: Olivier Robillard Laveaux pour Voir.ca

Gatineau
, Karkwa et Pas Chic Chic ont été retenus dans la longue liste des finalistes au Prix Polaris 2008. Les trois groupes francophones comptent parmi les 40 formations en lice pour remporter les 20 000$ offerts par l'équipe du Polaris, bourse destinée aux artistes ayant produit le meilleur album canadien paru entre le 1 juin 2007 et le 31 mai 2008.

Outre Gatineau, Karkwa et Pas Chic Chic, la liste comprend plusieurs représentants du Québec, dont Ghislain Poirier, Islands, Plants And Animals, Socalled et Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra and Tra-La-La Band.

Les membres du jury, 185 observateurs issus de différents médias canadiens, voteront au cours des prochaines semaines pour déterminer la petite liste du Polaris 2008 dévoilée le 7 juillet. Le nombre de finalistes passera alors de 40 à 10. Le grand gagnant sera connu cet automne. (...)

mercredi 11 juin 2008

Radio Canada Frequence libre entrevue Karkwatson

Rencontre Karkwa + Patrick Watson = Karkwatson

La formation de rock hybride Karkwatson fusionne les chants de Patrick Watson et la musique de Karkwa le temps de trois représentations uniques à Québec et à Montréal. Une occasion exceptionnelle d’admirer le talent de deux entités phares du rock québécois.

Cette association s’avère en fait une étape normale dans le parcours des deux groupes qui sont amis depuis déjà quelques années. La première rencontre a eu lieu entre François Lafontaine (claviériste de Karkwa) et Robbie Kuster, le batteur de Patrick Watson. Par ailleurs, Patrick Watson a déjà fait la première partie de Karkwa au Club Soda et a chanté sur leur dernier album.

On retrouvera sur scène deux pianos, deux basses, deux guitares, deux batteries, des percussions et d’autres instruments comme le vibraphone ou le glockenspiel. Patrick Watson devra chanter en français et Louis-Jean Cormier, le chanteur de Karkwa, en anglais, une première pour lui.

Les spectacles ont lieu le 12 juin au Grand Théâtre de Québec à 20 h et le vendredi 13 et samedi 14 juin à 21 h au Théâtre National de Montréal.

L’entrevue avec Patrick Watson et Louis-Jean Cormier (00:12:22)

lundi 9 juin 2008

Karkwatson : échangisme musical


Trois des membres de «Karkwatson» (Stéphane Bergeron, Patrick Watson et Julien Sagot), hybride de Karkwa et du groupe de Patrick Watson, qui donnera trois spectacles cette semaine. Photo Steve Deschênes, Le Soleil

par Alexandre Vigneault / La Presse

Deux bandes d'amis se rassemblent pour monter un spectacle. L'affaire peut sembler banale. Elle ne l'est plus lorsqu'il s'agit des gars de Karkwa, ainsi que du songwriter Patrick Watson et de son groupe, deux des entités musicales les plus respectées du moment au Québec.

Le bouillonnement de la scène musicale montréalaise ne connaît pas les frontières linguistiques. Qu'on se tourne vers ce qui se passe du côté anglophone ou francophone, on trouve facilement de quoi se remplir les oreilles et passer du bon temps. Sauf que les amitiés débouchant sur des collaborations entre musiciens de ces deux univers demeurent assez rares.

Louis-Jean Cormier, chanteur et guitariste de Karkwa, se souvient d'avoir vu Patrick Watson chanter «dans un loft», il y a plusieurs années. Happé par sa musique, il n'a pas osé prendre contact avec lui. «J'étais tellement mauvais en anglais, et Pat, il parle tellement vite!» dit Louis-Jean, amusé. La glace a été brisée plus tard, notamment par le batteur Robbie Kuster et le claviériste François Lafontaine, qui se sont rencontrés au sein du Large Ensemble du jazzman Dan Thouin.

Des liens se sont tissés, si bien que c'est Patrick Watson qui s'est produit en première partie de Karkwa au Club Soda il y a deux ans, quelques mois avant la sortie de Close to Paradise, son deuxième album. Mais même l'amitié peut avoir besoin d'un entremetteur. C'est à l'invitation du Festival du voyageur de Saint-Boniface que le groupe de Patrick Watson et Karkwa se sont mêlés l'un à l'autre pour la première fois, à l'hiver 2007.

«Ça a donné une demi-heure de show bien intense», se rappelle Louis-Jean. À en juger par la largeur de son sourire, l'expérience fut concluante. D'où cette série de trois spectacles programmés cette semaine à Québec (le 12, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre) et à Montréal (les 13 et 14 au National).

Karkwatson, c'est bien plus qu'un nom et un concept: c'est une bête hybride qui rassemble neuf musiciens. François Lafontaine (claviers), Stéphane Bergeron (batterie), Martin Lamontagne (basse), Julien Sagot (percussions) et Louis-Jean Cormier (chant et guitare) du côté de Karkwa. Robbie Kuster (batterie), Michka Stein (basse) Simon Angell (guitare) et Patrick Watson (chant et claviers) pour... Patrick Watson.

«On a la même vibe de band», dit Michka, pour justifier la collaboration entre les deux groupes. «Il y a des ressemblances évidentes dans le lyrisme et l'utilisation de la voix de fausset, ajoute Louis-Jean. On a tous les deux des influences britanniques qu'on ne peut pas mettre de côté et, aux claviers, Debussy, Steve Reich et Philip Glass. Quand j'écoute Patrick Watson, je sens que je sais d'où ça vient et ça me fait triper.»

Sur la scène du National, tout ce beau monde va participer à une grande séance d'échangisme musical. Patrick Watson va chanter du Karkwa en français, alors que Louis-Jean Cormier - qui doit avoir appris l'anglais depuis - va interpréter une chanson de Patrick Watson. Comme il y aura deux basses, deux batteries et pas mal de claviers, on imagine assez facilement que des pièces de l'un ou l'autre groupe seront réarrangées pour un... supergroupe. «Mais il n'y aura pas neuf musiciens sur scène pendant tout le show», précise d'emblée Robbie.

Fait inusité, il est même question de pièces inédites. Patrick Watson, qui prépare son prochain disque, a mis quelques-unes de ses idées dans les mains de Karkwatson. Karkwa entend pour sa part mettre en jeu des chansons composées dans la foulée de la sortie de son excellent album Le volume du vent.

Et après? Karkwa va faire un saut en France, puis reviendra présenter quelques spectacles au Québec durant l'été. La vraie tournée débutera à l'automne. Patrick Watson et sa bande vont aussi faire un saut en Europe, aux Pays-Bas et dans un studio de la région parisienne. Leur sortie sous la bannière Karkwatson risque fort d'être la dernière avant la parution du prochain disque, attendu pour le printemps 2009.

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Karkwatson, en spectacle à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec jeudi et au National, vendredi et samedi, à 21 h.

dimanche 8 juin 2008

un peu de Karkwa sur le nouveau Thomas Fersen

Fred Fortin réalise le nouveau Fersen

Philippe Renaud /La Presse/ Collaboration spéciale

Thomas Fersen a trouvé au Québec de la main-d’œuvre qualifiée pour cuisiner son prochain disque. Attendu chez les disquaires en septembre prochain, le septième album studio de l’auteur-compositeur-interprète a été enregistré à Montréal l’automne et l’hiver derniers, avec des musiciens d’ici. C’est nul autre que Fred Fortin qui en assure la réalisation.

«Thomas connaît bien le Québec, il vient souvent ici», explique Fred Fortin, revenu à Montréal après avoir passé le mois d'avril en France à compléter le mixage et le matriçage du Fersen nouveau. «Il semble qu'il connaissait ce que je faisais, et qu'il aimait ça!»

Selon Fred Fortin, le confrère français a été séduit par le côté brut et minimaliste de ses premiers albums, par l'authenticité et «l'américanité» de la chanson du Bleuet. «Je crois qu'il a pris une chance en voulant enregistrer son album au Québec. Je ne peux pas dire que ç'a donné un album rock; par contre, c'est certainement un album plus dense et plus lourd que ce à quoi il nous a habitués», bien que ce nouvel album ne soit pas dépourvu de moments plus légers.

La première rencontre entre Fortin et Fersen s'est faite à salle de la Flèche d'Or de Paris, après un concert donné par Galaxie 500, groupe dans lequel Fortin était bassiste. «On a jasé, mais il ne m'a pas offert immédiatement de réaliser son album. Il me l'a plutôt demandé l'été dernier, lorsqu'il est venu jouer aux FrancoFolies. Je n'étais pas pour dire non...»

Pierre Girard a fait la prise de son durant l'enregistrement de ces onze nouvelles chansons, captées au nouveau studio du producteur Pierre Marchand (Sarah McLachlan). Une bande de musiciens aguerris ont tour à tour défilé dans le studio: les claviéristes Dan Thouin et François Lafontaine (Karkwa), le batteur Justin Allard, les guitaristes Jocelyn Tellier et Olivier Langevin, le percussionniste Julien Sagot (aussi de Karkwa) et le joueur de pedal-steel Joe Grass. Fortin a aussi joué de la basse et des percussions sur l'album, et le complice de Fersen, Pierre Sangra, joue du ukulélé.

«Thomas m'avait d'abord envoyé les maquettes de ses chansons, enregistrées juste avec la voix et le ukulélé, précise Fortin. J'ai fait une première production en enregistrant la batterie et la basse, et ça leur a tout de suite plu.» En octobre dernier, Fersen et les musiciens québécois ont passé deux semaines en studio, puis le Français est revenu en février pour une dernière semaine d'enregistrement.

«Je crois qu'il cherchait à vivre une nouvelle expérience, dit le réalisateur. Ça faisait un bout de temps que ça lui trottait dans la tête, enregistrer au Québec. Pour lui, c'était un trip, quelque chose de complètement différent de ce qu'il aurait pu réaliser s'il avait enregistré en France.»

«C'était une belle rencontre et une opportunité inespérée, ajoute Fred Fortin. Il m'a fait confiance. Pour un artiste aussi intègre que lui, ça demandait pas mal de résilience de s'abandonner à un groupe de musiciens qu'il ne connaissait pas personnellement.»

L'album, qui ne porte pas encore de titre, sera vraisemblablement suivi d'une tournée. Est-ce que des musiciens québécois l'accompagneront sur scène? «Je ne m'avancerais pas là-dessus, mais Thomas l'a évoqué», confirme Fortin sans pouvoir confirmer quoi que ce soit.


samedi 7 juin 2008

Karkwa et Patrick Watson : Bacchanale musicale

sur le blog du journaliste Claude André



Les musiciens de la formation Karkwa avec Loui-Jean Cormier en avant-plan

Bacchanale musicale


Deux bands, deux langues, deux univers similaires, une passion ; la musique. Les 9 musicos du collectif Karkwatson, fusion de Karkwa et du groupe de Patrick Watson, risquent de faire rouler les planètes.


Les Karkwatson, ça vient d’où ?


Louis-Jean Cormier de Karkwa : Les Watson, ça s’appelle Patrick Watson mais, en fait, il s’agit d’un groupe. Nous sommes amis depuis longtemps. Il y a deux ans, on s’était fait demander par Jim Corcoran, dans le cadre du Festival du Voyageur à Winnipeg, de créer ce collectif de 9 musiciens et de jouer des pièces de nos deux formations. On a fait une demi heure de show et nous avions les poils des bras dressés tant nous étions heureux et émus.


Comment vous êtes vous rencontrés, les deux bands ?


Robbie Kuster de Watson : Moi j’ai rencontré François (Lamontagne, claviériste de Karkwa) en jouant avec un groupe qui s’appelait Le large ensemble puis, ensuite, Louis-Jean s’est lié d’amitié avec Patrick Watson qui accompagnait souvent Lhasa dans des salles de concerts. Louis-Jean ajoute : Nous partagions, Karkwa et Lhasa, le même sonorisateur Mathieu Parizeau. Ensuite on s’est recroisé sur la tournée de Diane TellRobbie officiait comme batteur. Je l’avais engagé (Louis-Jean était directeur musical de la tournée Popeline de Diane Tell) car ils sont très rares les batteurs comme lui qui sont vraiment des musiciens. Robbie, c’est une pieuvre sur son instrument.


Donc le dénominateur commun entre vous tous, c’est que vous êtes de véritables fanas de musique…


Robbie Kuster: Non seulement on est des trippeux de musique mais en plus on partage pas mal les même goûts.


Et ça s’entend. On peut faire beaucoup de parallèles entre vos deux styles.


Robbie Kuster : Nous sommes deux groupes très individuels avec des sons particuliers mais c’est vrai qu’il y a des liens assez forts entre les deux, notamment en ce qui concerne les ambiances et les mélodies : François et Pat (Watson) ont une façon de jouer du clavier qui est assez similaire. Ils partagent les mêmes influences assez classiques : Debusy, Steve Reich, Satie, Phillip Glass… des affaires planantes.


Les différences entre les deux formations ?


Robbie Kuster : Karkwa est un peu plus rock. Nous les Watson nous sommes plus planant.



Patrick Watson «cadre» ses musicos dont Robbie Kuster avec le chapeau de cowboy et Mishka Stein coiffé du casque d'aviateur rouge.


Mais sur scène, Patrick Watson est beaucoup plus boute-en-train que Karkwa qui affiche une attitude propice à la froideur de leurs climats musicaux, non ?


Robbie Kuster : Ça va être parfait. Il n’y a pas de masque sur scène. Ça a déjà marché, alors…ajoute Mishka Stein, le bassiste de Watson. Nous aimons et adorons réciproquement la musique de chacun, précise Louis-Jean Cormier.


Personne ne va tirer la couverte de son côté ?


Louis-Jean Cormier : Ce qu’il y a d’intéressant, ce qu’il est souvent difficile de tricoter deux bassistes sur la même guigue. Mais Mishka et Martin s’entendent très bien.


Comment se déroulera l’enchainement des chansons et lesquelles seront sélectionnées ?


Louis-Jean : Ça ne sera pas conventionnel. Je ne pense pas que Karkwa jouera des chansons avec les seuls membre de notre groupe. Bien que nous ne serons pas toujours 9 musiciens à jouer en même temps. Il y aura des matchs. Pat et moi, par exemple, chanterons ensemble. Lui en français et moi en anglais. Il n’y a rien de plus craquant qu’un anglo qui chante en français. Et moi, mon petit accent de Sept-Îles n’est pas piqué des vers en anglais (rires). En fait, on se laisse ça ouvert. On veut faire trois soirées assez différentes. On a deux jours de répétitions avant le show de Québec.


Aurons-nous droit à des chansons inédites lors de ces rencontres particulières ?


Louis-Jean Cormier: Oui, environ six soit trois de chaque bord. Il y en a une, dont j’ai terminé le texte la semaine dernière, que je souhaite vraiment intégrer au spectacle. Je pensais à Pat (Watson) et à ce qu’on vit ces temps-ci en l’écrivant…Il n’y aura qu’une chanson des Tremblement s’immobilisent, et le reste sera tiré du Volume du vent du côté de Karkwa tandis que Watson fera 4 pièces de Close to Paradise.


Des reprises de d'autres bands ?


Louis-Jean Cormier : Nous n’avons pas pensé à ça tant nous sommes captivés pour nos répertoires respectifs et les inédits. Ah oui, c’est qui est trippant aussi c’est que les deux Mathieu (Roy et Parizeau) sont dans la vie nos sonorisateurs et éclairagistes mutuels. Ce sont eux qui seront au poste pour les trois soirées Karkwatson qui seront aussi captées mais on ne sait pas encore ce que on fera.


Quels sont les chansons que vous affectionnez particulièrement les uns des autres?


Robbie Kuster : J’adore «Dormir le jour». Le riff de guitare me fait haliciner et j’aime aussi beaucoup «La façade». Moi, c’est «Combien», lance Mishka Stein (Watson). Ma chanson préférée des Watson ?, C’est dur à dire soupire Louis-Jean. Il y en a une des inédites qui s’appelle Men Like Me qui est sublime. Ça va remplir les nids de poule tellement c’est beau. Sinon, je trouve que Drifters et Close to Paradise sont de grandes chanson.


Karkwatson, atomes crochus

Photo: Marie-Hélène Tremblay

de Philippe Papineau dans Le Devoir :

Les deux groupes Karkwa et Patrick Watson fusionnent pour trois soirs prometteurs

Ils se connaissent bien, s'aiment beaucoup, se ressemblent pas mal... et s'assembleront complètement, pour trois soirs seulement. Les quatre musiciens du groupe Patrick Watson et les cinq de Karkwa s'offrent une petite parenthèse dans leur parcours respectif pour joindre leurs armes et assouvir de nouveau ce fantasme musical où fusionneront les langues et les musiques. Le résultat? Appelez-le Karkwatson.

On dit «de nouveau» parce que cette heureuse réunion s'est déjà produite l'an dernier, à Winnipeg. Plus précisément à Saint-Boniface, de l'autre côté du pont Provencher, dans le cadre du Festival du voyageur. Jim Corcoran les avait alors réunis, et une partie de ce résultat a même déjà été diffusée à Artv, à l'émission Pour un soir seulement. Sur scène, les neuf musiciens y jouaient leurs pièces et celles des nouveaux alliés en totale symbiose, créant par le fait même du jamais entendu.

Assis sur un vieux sofa de son local de répétition, Louis-Jean Cormier, le chanteur de Karkwa, se tourne vers Robbie Kuster, le batteur et percussionniste de Patrick Watson, et confirme que c'est là que tout a commencé. «On avait tous les poils dressés sur les bras, avoue Robbie, dans un excellent français. Depuis ce moment-là, on voulait rejouer ensemble. On s'était tellement amusés... »

Mais comme Karkwa enregistrait son nouvel album -- Le Volume du vent, paru en avril -- et que Patrick Watson parcourait le monde, une nouvelle communion était plutôt improbable. En cette mi-juin 2008, toutefois, Watson et sa bande se posent au Québec pour préparer un nouveau disque, tandis que Karkwa n'a pas encore commencé la tournée de concerts prévue pour faire découvrir son nouveau-né. Les astres s'alignent donc de nouveau, pour notre plus grand bonheur.

Le courant passe

Entre les deux formations, il y a plusieurs atomes crochus, musicalement autant qu'humainement. La plupart des musiciens se sont d'ailleurs déjà croisés ici et là. Dans le groupe de Diane Tell, en 2005, et dans le Large ensemble -- un collectif jazz. Plus récemment, Patrick Watson a chanté sur Le Volume du vent et Robbie Kuster a joué sur le premier disque de David Marin, réalisé par... Louis-Jean Cormier. Puis Cormier vient de réaliser un disque-hommage à Gaston Miron, où son collègue François Lafontaine et Kuster étaient musiciens.

«On partage les mêmes influences, dit Louis-Jean Cormier. Avec Karkwa, on est plus rock, mais tout le côté planant, c'est vraiment ça qui nous relie. Et c'est aussi étonnant de voir à quel point les membres des Watson et de Karkwa ont le même tempérament.» Paraît donc que les bassistes Martin Lamontagne et Mishka Stein sont plutôt réservés, que les deux batteurs Stéphane Bergeron et Robbie sont les gentils garnements, que les guitaristes Cormier et Simon Angell sont de connivence et que les pianistes François Lafontaine et Patrick Watson ont des façons de faire très similaires.

Ne reste que le percussionniste de Karkwa, Julien Sagot, qui se liera sans peine à la section rythmique de ce concert. «Elle va avoir un gros apport, assure Robbie Kuster. En tout, il y a un marimba, deux batteries, un set de percussions et un vibraphone. Nous, on aime appeler ça le Steamship... le Karkwatson Steamship

Pour les trois concerts prévus -- le 12 juin au Grand Théâtre à Québec et les 13 et 14 juin au National à Montréal --, les neuf musiciens de l'alliance Karkwatson se gardent bien de tout planifier au millimètre près. «Ça va être un terrain de jeu, à la limite un laboratoire», explique Louis-Jean Cormier.

Les chansons sont tout de même déjà choisies, et chaque groupe connaît bien le répertoire de l'autre. Au menu, Patrick Watson chantera en français, et plusieurs titres inédits seront interprétés. «Comme les gars de Patrick Watson commencent à faire leur prochain disque, ils ont pas mal de matériel nouveau, explique Cormier. Nous, on vient de sortir un album, mais François et moi, on fait tout le temps de nouvelles chansons, alors on va piger là-dedans. Et il y en a une que j'ai écrite en pensant à Karkwatson, elle est vraiment faite pour le show.»

La nouvelle entité n'aura que deux petits jours de répétition avant le premier concert. Casse-gueule, la fusion? «Ça ne sert à rien de se mettre à paniquer, notre métier, c'est d'être musiciens, rassure Louis-Jean Cormier. On a beau jouer au Grand Théâtre de Québec, on va y jouer comme si on était à L'Escogriffe», une toute petite salle de la rue Saint-Denis, à Montréal.

Pour que cette expérience survive au-delà de ces trois soirs, les concerts seront enregistrés, dans le but de faire paraître un album live. Déjà, les deux maisons de disques de Karkwa et de Patrick Watson sont en discussion. «On va enregistrer, on va mixer, et on va voir à quoi ça ressemble, dit Cormier. Si ce n'est pas bon, on ne le sort pas, mais si c'est bon, je ne veux pas voir quelqu'un nous freiner.»

Le Devoir

Karkwatson

Le 12 juin au Grand Théâtre de Québec, 28,50 $

Les 13 et 14 juin au National, à Montréal, 25 $

vendredi 6 juin 2008

Le milkshake musical de Karkwatson

Photo : Steeve Duguay/Métro : Louis-Jean Cormier, de Karkwa, avec Mishka Stein et Robbie Kuster, musiciens de Patrick Watson

Véronique Leduc, Métr0, le 06 juin 2008

Entre mille et un projets, Karkwa et le groupe de Patrick Watson ont trouvé le temps de se courtiser et de s’apprivoiser pour finalement s’unir le temps de présenter deux spectacles intitulés Karkwatson.

La complicité des deux groupes n’est pas nouvelle; Patrick Watson a même participé au dernier album de Karkwa, mais c’est la première fois qu’ils décident de présenter sur scène le résultat de leur collaboration. Deux des musiciens de Patrick Watson, le batteur Robbie Kuster et le bassiste Mishka Stein, ainsi que Louis-Jean Cormier, la voix et la guitare de Karkwa, ont tenté de démystifier le concept Kark­watson.

D’où vient l’idée de cette collaboration?

Louis-Jean Cormier : Ça fait longtemps qu’on est amis et qu’on apprécie la musique les uns des autres. Il y a deux ans, à Winnipeg, on nous a demandé de faire un mélange des deux groupes pour un spectacle télévisé. On était neuf musiciens. On avait fait seulement 30 minutes, mais on avait vraiment tripé.

En quoi trouvez-vous que votre musique se rejoint?

Louis-Jean Cormier : Je trouve que la voix de Patrick Watson et la mienne se rejoignent puisqu’on se tient tous les deux dans les hauteurs. Il y a aussi nos influences musicales qui se rejoignent. Mais ce que je trouve le plus le fun dans notre collaboration, c’est le fait de jumeler un groupe anglophone et un groupe francophone; ça donne un résultat très métissé.

De quoi sera fait le spectacle Karkwatson?

Robbie Kuster : En fait, on a prévu un genre de carré de sable dans lequel on peut s’amuser; on sait quels instruments il va y avoir et quelles chansons on va faire, on sait qu’on va varier le nombre de musiciens sur scène, mais à l’intérieur de ça, on veut se laisser une certaine liberté. On jouera autant des compositions de Patrick Watson que de Karkwa. On jouera même des compositions inédites de chacun des deux groupes, dont une dans laquelle les deux groupes ont écrit des bouts de texte.

Louis-Jean Cormier : Sur la scène, on va essayer de faire des «matchs» intéressants en mélangeant les groupes. Avec deux guitares, deux basses, deux claviers, deux chanteurs, un vibraphone et un marimba, il y a moyen de s’amuser!

Robbie Kuster : Le but de tout ça, finalement, c’est de s’amuser. Il n’y a aucun but promotionnel.

Peut-on envisager d’autres projets communs aux deux groupes?

Louis-Jean Cormier : En fait, les spectacles seront enregistrés dans le but de peut-être en faire un album live.
Robbie Kuster : Il y a plein de possibilités de collaboration entre nous parce qu’on travaille bien ensemble.

Karkwatson Au National Les 13 et 14 juin

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