Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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mercredi 31 mars 2010

Le lancement de Karkwa + le concert de Marie-Pierre Arthur

Sur le Bangbangblog :

...La semaine a débuté avec le lancement du quatrième album de Karkwa, intitulé ‘Les chemins de verre’. Une performance solide de six chansons, merveilleusement interprétées par le quintette. Les nouvelles pièces sonnent comme une tonne de brique. Coup de cœur pour ‘Marie tu pleures’, ‘Les chemins de verre’ et ’Le Pyromane’. J’ai l’impression que je perds toute objectivité avec Karkwa, tellement que je les trouve excellents, mais bon, ce fut très beau lancement et surtout, un magnifique prélude à une écoute délicieuse de l’album dans son entièreté.

J’ai eu le temps de manger des sublimes crevettes à sauce à l’arachide dans le Plateau avant de sauter dans ma Tercel et de me rendre Chez Baptiste sur la rue Masson. J’étais super excitée puisque je n’avais jamais vue Marie-Pierre en concert depuis la parution de son magnifique album éponyme.

Mon copain et moi arrivons 20 minutes avant le concert et la place est remplie à craquer. J’avoue que nous sommes arrivés un peu à la dernière minute, mais bon, rendu là, nous avions pleinement assumé le pourquoi que nous sommes pognés dans le fin fond du bar et que nous ne voyons rien. La chanteuse à la voix de rêve a fait au moins quatorze chansons (je l’ai vu sur sa setlist), mais j’en ai entendu que sept. Pourquoi? Parce que devant moi, il y avait un contingent de petites pies fatigantes qui n’arrêtaient pas de placoter de leurs quotidiens. Pas moyen de me concentrer sur ‘Déposer les armes’ ou ‘Droit devant’ ; les fausses fans parlaient trop forts. Je dis fausses fans parce que je ne peux pas croire que des vrais fans oseraient parler pendant un show et ruiner toute la magie possible lors d’un concert intimiste de même...

Extrait de "Critiques en rafale : les concerts de Marie-Pierre Arthur et The Bronx + le lancement de Karkwa" de Stéphanie Chicoine le 31 mars 2010

Avec une touche magique

Sur le site de "mon air songeur" :

C’est avec Les chemins de verre que Karkwa nous présente son 4e opus. Un album, expérimental, ressemblant au précédent, mais avec une coche au-dessus. Je l’attendais avec impatience, plusieurs autres aussi, et il est finalement arrivé depuis hier, le 30 mars.

Je me demande bien comment les gars de Karkwa ont fait pour créer un album meilleur, selon moi, que leur 3e, qui était déjà extraordinaire. Ce disque est tout simplement une merveille où l’atmosphère nous fait planer. Du début, jusqu’à la fin, on erre avec chacune des pièces dans le monde du band, tout en volant de plus en plus haut. Lorsque l’écoute ce termine, on continu à flotter sur un nuage qui nous ramène tranquillement à la réalité.

Les chemins de verre a une sonorité, la signature du groupe, qui rappelle Le volume du vent, mais avec une touche magique. Car il faut mentionner qu’il n’y a pas eu de préproduction pour cet album et que toute la création s’est fait au Studio La Frette, en France. On y retrouve ce sentiment aérien qui fait penser à Patrick Watson qui donne aussi dans le même genre musical, et qui a participé aux voix sur la chanson Marie tu pleures.

Que dire de plus, Les chemins de verre est un chef d’œuvre et la pression pour le 5e disque, s’il y a lieu, est déjà présente.

Mes coups de cœur :

* Le pyromane
* Marie tu pleures
* Les enfants de Beyrouth

Publié par S. le 31 mars 2010

Un son indescriptible, un réconfort absolu, un univers signé Karkwa

Sur le blog "Matante Ju" :

Les chemins de verre sillonnent mon appart... Je les attendais depuis longtemps ! Karkwa nous a fait languir longuement, mais aujourd'hui, c'est le lancement ! Enfin, mon fix...

Je me suis pitché sur Zik.ca aller acheter l'album. J'avais de hautes attentes... En ce moment, je n'ai pas encore terminé de l'écouter. Mais, j'en suis seulement à l'écoute de la première moitié de l'album et je plane déjà ! Ho my god ! Un son indescriptible, un réconfort absolu, un univers signé Karkwa.

L'album présente une évolution marquée, sans agacer... Du talent débordant comme pour les autres albums, mais différent.

Bien sûr, l'album comme les autres ne connaîtra certainement pas son heure de gloire à la radio commerciale. Mais comme tout bon artiste québécois, c'est comme ça qu'on l'aime. Une sorte de trésor enfoui... sans pour autant manquer de popularité et encore moins de valeur !!!

Publié par Julie le mardi 30 mars 2010

L'engouement du public est palpable

Sur Patwhite.com :

Mardi 30 mars, 17h47, au Archambault sur Berri/Ste-Catherine, 7 des 8 personnes qui font le line-up à la caisse ont chacun un disque CD cartonné noir, blanc avec une pointe de rouge, il s'agit bien sûr du dernier effort de la formation ...

L'engouement du public était déjà palpable lors du lancement de l'opus ce lundi au Cabaret la Tulipe, plein à craquer pour l'occasion. Cet enthousiasme est amplement explicable à l'écoute de "Les chemins de verre", car il faut bien l'admettre, succéder à l'excellent "Le volume du vent" était un défi à lui tout seul et ce n'est pas donné à chaque band de relever la barre toujours plus haut à chaque sortie.

Dès le premier morceau "Pyromane", on retrouve avec plaisir les mélodies sur lequelles on avait eu un coup de foudre lors des précédents albums, le tout livré comme à son habitude avec des textes profonds et lèchés propres à leur univers.

Mais cela ne s'arrête pas là, Karkwa nous livre ici une oeuvre plus mature et contrastée, qui rassemble encore plus d'influences qu'auparavant, comme sur la pièce "Le bon sens", un son à la fois complexe et spontané. Car Karkwa a su garder une certaine accessibilité, les musiciens chevronnés auraient pu tomber dans des travers trop complexes de par leur grandes qualités instrumentales.

Un excellent album donc et qui renforce la réputation du groupe comme un des chefs de file, si pas le meilleur des groupes rock indé québecois. Après un repos bien mérité des guerriers, nous aurons le grand plaisir de revoir la formation tourner d'ici l'automne prochain.

http://www.karkwa.com

Soumis par Nicolas Germain le 31 mars, 2010

Plaisirs viscéral et cérébral

Sur Burp : Nouveautés musicales - 30 mars 2010
KarkwLes chemins de verre
 

Nanon, faites pas les surpris. Mettre un autre album en vedette cette semaine aurait été sacrilège. C’est le fun de voir qu’une sortie d’album québécois provoque un si grand engouement chez les mélomanes. Engouement tout à fait justifié à l’écoute de cet album qui marie parfaitement plaisirs viscéral et cérébral. Karkwa est un grand groupe de rock qui mérite une reconnaissance beaucoup plus large que celle qu’on lui réserve. Je parle des USA et de l’Europe bien sûr, mais aussi du Québec. Si Tricot Machine vend 30 000 albums sur le dos d’un p’tit ours doux et juste un peu farouche, Karkwa mérite bien la totale.

Achetez-le. C’est probablement le 10-15-20 piasses que vous aurez le mieux investi dans un disque de rock québécois cette année.

Marcher sur les Chemins de Verre

Le dernier album de Karkwa sortait aujourd'hui. Évidemment que je n'ai pas pu m'empêcher de courir l'acheter dès que possible. Les Chemins de Verre est le quatrième album du groupe et décidément s'impose comme leur plus accompli.

Je n'ai pas grand chose à dire dessus autre que c'est un véritable chef-d'oeuvre musical. Du génie! C'est un long voyage qui nous emporte tout au long de ses 12 morceaux avec tous ces instruments si bien maîtisés. La guitare acoustique est particulièrement présente dans l'album par rapport aux précédents. Le groupe s'étant jusqu'à présent surpassé à chaque nouvel album réussi à épater les adeptes de bonne musique avec cette merveille enregistrée en France, en peu de temps!

Je le conseille à tous. Une collection de disque ne peut être complète sans celui-ci!

Publié par Antoine le mardi 30 mars 2010 sur son blog "un roux, un blog"

Karkwa avec TVA

Karkwa nous entraîne sur «Les chemins de verre»

Par Stéphane Gonzalez
Regardez la chronique culturelle à l'émission du matin; "Salut Bonjour" de la chaîne TVA.

[Gabnews : C'est assez symbolique pour moi, car c'est la première émission de TV que je découvris en allumant le poste, le premier matin, il y a 14 ans, quand je mis pour  la première fois les pieds au Québec en "Terra Incognita", cette période fut très "magique", et pleine de bonheur en famille ou avec des amis. Je retrouve aujourd'hui ces émotions avec le lancement des Chemins de Verre de mes amis de Karkwa, longue route à vous les gars et merci aussi à vous et à vos familles pour tout cela, pour tout ce que nous avons déjà vécu ensemble et pour les instants présents :-) ]

Karkwa entrevue sur FM 103,3

Le FM 103,3 a rencontré Karkwa lors de son lancement d'album Les chemins de verre. Réécoutez ma chronique à la section Audios et découvrez quelques histoires cocasses et émouvantes de la formation alors qu'elle enregistrait les nouvelles pièces au studio de La frette à Paris.

François Lafontaine, Julien Sagot et Louis-Jean Cormier
Crédit photo Stéphanie Richard


Une réussite retentissante

Sur Billets.ca Critique CD: Karkwa - Les Chemins de verre

Toujours en pleine possession de ses moyens, le clan Karkwa poursuit son exploration progressive sur ce quatrième album sans faille manifeste.

Enregistrées en partie aux studios La Frette, en banlieue de Paris – où ont enregistré avant eux Feist et Plants & Animals, notamment – avec un minimum de pré-production et au milieu d’une série de spectacles en France, les pièces témoignent de l’immense chimie musicale qui règne entre les cinq talentueux multi-instrumentistes.

Ce plaisir communicatif rend le tout moins cérébral que ne pourrait l’être une série de chansons aux structures aussi astucieusement calculées.

En équilibre

Le quintette ne démord pas du registre rock finement fignolé auquel on l’associe, mais ajoute tout de même quelques cordes à son arc au niveau des arrangements en plus de paufiner sa poésie et d’éviter les pièges de la surproduction.

Libéré de l’angoisse qui dominait sur Le Volume du vent, Karkwa se permet ici quelques éclaircies (Moi Léger, Marie tu pleures, Le Vrai bonheur) qui allègent l’écoute.

Ça ne revient pas nécessairement à dire que le groupe ait complètement évacué les thématiques plus lourdes de son vocable, au contraire. Des titres comme 28 jours (qui aborde le deuil) et Dors dans mon sang (la toxicomanie), entre autres, dévoilent un flanc sombre nécessaire à l’équilibre de l’ensemble.

Foisonnant sans être balourd, Les Chemins de verre représente l’album le plus achevé du groupe à date, à la fois accessible et suffisamment riche pour dévoiler des charmes inattendus d’écoute en écoute. Une réussite retentissante.

Moments forts : Le Bon sens, Le Pyromane, Marie tu pleures, Les Chemins de verre, La piqûre, 28 jours

Publié par Marc-André Mongrain  le 2010-03-30

Les soirs de pleine lune portent chance

Sur Zik.ca : Lancement du 4e disque de Karkwa

Hier soir, avant même que le soleil ne soit couché ou que la lune aie montré ses courbes, les membres du groupe Karkwa ont lancé avec simplicité et maîtrise leur quatrième album.

"C'est malade! Malade!" lancent les membres de Karkwa à la blague avant d'entamer la dernière chanson de la soirée. Pourtant, la plaisanterie semble plus sérieuse qu'on pourrait le croire.

En effet, alors que les heures, les minutes et même les secondes sont comptés avant que tous puissent bercer et combler leurs oreilles des douze nouvelles pièces composant Les chemins de verre, leur quatrième album, il est désormais envisageable qu'aussi incroyable cela puisse paraître, le groupe aie pu surpasser Le volume du vent!

On dit souvent qu'il est dur de succéder à un premier album, surtout si celui-ci est réussi, mais le défi est tout autre dans ce cas-ci, on parle de succéder à un chef-d'œuvre, rien de moins.

Histoire de ne pas trop se donner de pression les membres se sont lancés le défi suivant: enregistrer sans pré-production une vingtaine de nouvelles pièces dans le mythique studio La Frette lors de leurs journées de congé de leur tournée européenne. Autant le dire haut et fort, même si la renommée du groupe n'est plus à faire, ils auraient sérieusement pu se péter la gueule.

Pourtant, cela ne semble aucunement être le cas.

C'est donc heureux et fiers (avec raisons) en plus d'être d'une sincérité désarmante, qu'ils se sont offerts en ne manquant pas de nous enrober de leur plaisir de jouer et de leur énergie contagieuse que l'auditoire de la salle s'est emparé sans hésiter. Ils ont ainsi livrés pendant une bonne demi-heure les six premières pièces de leur album, en plus d'interagir intelligemment avec l'auditoire.

En ce sens, entre les Marie, tu pleures (hautement rassembleuse et faisant écho des nombreux fantômes dont ils ont eu la visite durant l'enregistrement), Moi-léger (douce, sensible et qui a tout débuté paraît-il), Le pyromane (tendre), Les chemins de verre (solide) et Le bon sens (trompeuse), les membres n'ont pas manqué de remercier avec attention chaque parcelle ayant collaboré de près ou de loin à leur succès. À ce titre, Louis-Jean Cormier n'a pas manqué de se comparer à Xavier Dolan (qu'il a humoristiquement remercié, au même titre que Christiane Charette, brillant clin d'oeil au sketch de Marc Labrèche) en sortant sa feuille de notes pour être certain de n'oublier personne. Il en a également profité pour glisser un message subtil concernant les ventes de disque en chute libre, en comparaison "aux show qui, eux, restent".

On dit que les soirs de pleine lune portent chance. À cela, on peut prédire qu'il est presque assurée que Karkwa sera encore auréolé d'un succès certes enviable, mais hautement mérité.

Les chemins de verre prend d'assaut les magasins dès maintenant!

Publié le le 30 mars 2010 par Jimmy Chartrand


Des rencontre heureuses que l’on aime voir se faire


Sur le site "Le Hiboo" le 29/03/2010 -: Les Cendres de Verre : un film sur Karkwa

Il y a des rencontre heureuses que l’on aime voir se faire. Des petites osmoses qui naissent comme ça d’un seul coup. On ne s’y attendait pas et — bing! – c’est d’amour qu’on s’attache. C’est ce qui est visiblement arrivé à Nat avec Kakrwa. D’abord une petite commande pour une session acoustique à La Frette (un truc de maison de disques genre « est-ce que tu es dispo pas cher ce week-end pour faire une capta à l’arrache? »), puis un Concert à Emporter pour la Blogothèque, puis d’autres occasions, des voyages, des rencontres, des lives, un clip…

…et un film. Les Cendres de Verre promet d’offrir une belle série d’images sur les superbes québécois, qui sortent aujourd’hui même leur nouvel album, Les chemins de verres, au Canada. En attendant une disponibilité de l’album en France prochainement, voici le teaser, réalisé – donc – de ce côté-ci de l’Atlantique, pour l’autre côté.

Une présentation du film aura lieu ce jeudi 1er avril au Déclic Club (8, rue Etienne Marcel 75002 PARIS).

Ca fait saliver...

Sur Vacarm.net : Karkwa et les chemins de verre

Karkwa fait un carton au Québec en ce moment en atteignant des sommets sur iTunes Canada grâce à son nouvel album Les chemins de verre. En attendant que l'album paraisse (peut-être) un jour en France, vous pouvez écouter le titre éponyme sur la page myspace de Karkwa. Un très beau teaser a aussi été dévoilé, vous pouvez le visionner en suite de cet article. Ca fait saliver...

Ecrit par Cap'tain Planet, le 31-03-2010

Le grand frisson

Sur Bande à Part, critiques : Karkwa Les chemins de verre

Date de sortie : 30 mars 2010

C'est quoi?

C'est Les chemins de verre, le quatrième album de Karkwa. Je pourrais aussi écrire que c'est du béton armé tellement ce disque est solide, malgré son titre évoquant la fragilité. Jamais le souffle de Karkwa n'aura été aussi bien assumé.

Un souffle ou un monde?

Karkwa aura su, au fil du temps, créer un univers musical et onirique parfaitement maîtrisé, porté par la poésie et la voix de Louis-Jean Cormier, une voix qui vient se poser sur une musique qui respire mieux, évocatrice de thèmes chers au groupe. L'aliénation, l'amour et le froid d'un vol à 10 000 mètres d'altitude cohabitent avec cet étrange sentiment de confort qui émanait déjà des trois premiers albums. On est en pays connu, si ce n'est que les frontières se trouvent un peu plus loin que l'on pensait.

Le grand frisson?

Le même que l'on ressent lorsque l'on retombe en amour. Les chansons sont bonnes et la démarche d'épuration musicale que le groupe a tentée, avec ce disque enregistré presque à la va-vite entre deux concerts en France, est concluante. Il faut se rendre à l'évidence, Karkwa est indéniablement un des meilleurs groupes rock à être sortis du Québec, point final.

Une écoute en altitude de François Lemay

Publié le 30 mars 2010

Entrevue exclusive avec Julien Sagot de Karkwa

Dans le Culture Club Entrevue exclusive avec Karkwa

Je viens tout juste de quitter le studio, clé USB à la main, après m'être entretenu eavec le très sympathique Julien Sagot de Karkwa.

Il nous parle de son expérience d'enregistrement au mythique studio La Frette. Un espèce d'Abbey Road français, rien de moins.

Leur nouvelle album Les chemins de verre est en vente dès aujourd'hui. Mais déjà, les critiques sont très élogieuses!

Entrevue avec Julien Sagot de Karkwa par Catherine Genest le mardi 30 mars 2010


Karkwa, c'est dans la poche

L'ambiance était fébrile, l'impatience dans la salle, palpable. Puis les lumières se sont éteintes, les voix se sont tues. La musique a emboîté le pas à l'attente. Les premières notes du nouvel opus se sont fait entendre. Et ce fut encore le coup de foudre. Pour une quatrième fois. Je ne sais pas comment ils font mais les gars de Karkwa renouvellent leur musique à chaque fois, explorant les différentes facettes de leur âme et communiant aux pèlerins gagnés d'avance une parcelle d'éternité musicale.

Ce soir ne faisait pas exception. Six, sept, huit chansons, je ne m'en souviens plus trop. J'étais trop occupé à vibrer, complètement absorbé par chaque note qui bondissait en moi en ondes bleues, vertes et rouges. Ouais, un arc-en-ciel d'émotions. C'est que je suis à chaque fois transporté quand je les écoute ou que je les vois sur scène: simples, ouverts et surtout heureux d'être là.

Sautez sur l'abum demain matin. Je vous garantis que ça sera le meilleur achat que vous ferez cette année (bon, ok, peut-être ce printemps). Une des chansons, Marie tu pleures pour rien, fait partie de cette nouvelle galette. Je me suis rappelé l'avoir entendu lors de la session que le groupe avait offert aux gens de la Blogothèque l'été dernier. Je vous la mets en lien, tout comme la session complète de cette incroyable soirée de poche.

Prenez et mangez-en tous! Ceci est la béatitude livrée pour vous!

Par Patrick Dion le 29 mars 2010

Karkwa : Le chemin évolutif de la maturité

Dans Culturils le 29/03/2010 :

On parle beaucoup de la nouvelle maturité des gars de Karkwa. Ce nouvel opus, qui arrive en magasin cette semaine, présente une constance dans l’évolution du groupe. L’un des meilleurs groupes rock des dernières années.

Forts d’une popularité sans cesse croissante, autant ici que chez nos cousins en Europe, les gars de Karkwa proposent un quatrième disque en dix ans d’existence.

Composées durant la tournée de leur album « Le volume du vent », ces douze nouvelles pièces furent enregistrées dans un studio mythique de Paris, Le Frette. Ambiance idéale pour la réalisation d’un petit chef-d’oeuvre musical et lyrique !

Tous aussi différents les uns des autres, les morceaux se mêlent pourtant les uns dans les autres avec une fluidité que les cinq gars de Karkwa contrôlent de mieux en mieux… Comme un passage obligé, on sent le besoin de démontrer une signature toute particulière au groupe… Les textes sont plus poétiques, influence des « Douze Hommes rapaillés » et Gaston Miron ? (projet sur lequel quelques membres ont travaillé, dont l’instigateur, Louis-Jean Cormier). Les mélodies, accrocheuses, sont enveloppées tantôt d’un filet aérien, expérimental, rock ou même, pop.

Comme les cinq doigts de la main, Karkwa prouve ici que l’union fait la force. Et que l’union de talents et de passions font des merveilles !

Une oeuvre maîtresse dans la carrière de Karkwa!

5 étoiles pour le nouveau Karkwa

Dans tes oreilles : Karkwa – Les chemins de verre (*****)

Karkwa frappe fort avec cet album. Les mélodies, la poésie des mots, le look épuré de la pochette, c’est un succès sur toute la ligne. Enregistré au studio La Frette, un domaine d’époque situé en banlieue de Paris, on se demande si le lieu légendaire où Feist a enregistré The Reminder est en lien avec la qualité du produit. 

Assemblés au fil des congés de leur tournée européenne, la plupart des textes de Karkwa sont écrits par Louis-Jean Cormier, la voix du groupe. L’album s’ouvre en effleurant l’addiction et la maladie dans Le pyromane et L’acouphène puis passe à travers l’hiver, la pauvreté, l’amour, l’épuisement et la douleur avant de se terminer sur Le vrai bonheur

Cette piste est à l’image de l’album où on se laisse bercer par la beauté du texte : « La regarder la nuit/ c’est comme dormir dans le désert / Dunes de sable clair / Sous un clair de lune étourdi ». Petit bémol? L’économie des mots que l’on retrouve dans la chanson titre de l’album nous laisse perplexe. À peine huit lignes et ce, pour trois chansons sur douze… Un style audacieux qui se compare parfois à du Slam plaira sans doute au mélomane. Coup de cœur pour la piste 8 (La Piqûre) même si l’album est un coup de cœur en soi. 

À découvrir!

Par Veronique Voyer, le 29 mars 2010

Au gré de l’inspiration à travers les chemins de verre

Sur Espace Choq, Blogue de CHOQ.FM, la radio Web de l’UQAM :

Aucun doute, les fantômes se sont mis de la partie. C’est ce qu’affirme en riant le batteur de Karkwa, Stéphane Bergeron, lorsqu’il tente d’expliquer la rapidité avec laquelle le groupe a produit son quatrième album, Les chemins de verre, qui garnit les tablettes des disquaires depuis le 30 mars : « Ça s’est tellement bien passé que c’en est louche. C’est à cause des fantômes de la maison, j’en suis sûr. »

Le studio La Frette, à Paris, est en effet l’endroit propice pour accueillir des fantômes. Situé dans une grande maison construite au XIXe siècle, son côté ésotérique a été une grande source d’inspiration pour le groupe, même si Stéphane Bergeron précise que Karkwa ne verse pas dans ce genre.

Les chemins de verre a surtout été enregistré en France alors que le groupe était en tournée. Entre deux spectacles, les musiciens se rendaient au studio pour travailler sur leur nouvel album. « La première journée qu’on a commencé à travailler dessus, on a fait une chanson, alors on s’est donné le défi d’en composer une par jour. », raconte le batteur de Karkwa. Un défi que les artistes ont relevé pour la grande majorité de leurs pièces.

L’album n’a été précédé que d’une très courte préproduction. « Il n’a pas été préparé du tout parce que parfois, être trop préparé, ça donne l’impression en studio que tu veux reproduire un moment au lieu de le capter pendant qu’il se produit », explique Stéphane Bergeron. Il compare une nouvelle chanson à un jouet que reçoit un enfant. Pour éviter de se lasser du joujou avec le temps, les membres de Karkwa ont misé sur l’improvisation. Aussitôt qu’une idée germait en leur esprit, ils passaient à l’enregistrement. « C’était super spontané comme méthode de travail », affirme le batteur.

Les artistes de Karkwa ont travaillé sans plan de match, laissant libre cours à leurs pulsions créatrices. Il est impossible pour le batteur de trouver un thème global aux Chemins de verre, car presque tout a été laissé au hasard. « L’album est un imprévu en soi », résume Stéphane Bergeron.

Libre de toutes contraintes, le groupe travaillait parfois à l’envers, enregistrant la batterie en dernier au lieu de terminer par la basse et la guitare. Selon Stéphane Bergeron, cela a engendré une musique plus vivante, plus live.

Quand on lui demande en quoi Les chemins de verre se distingue de ses prédécesseurs, la batteur ne sait quoi répondre : « Cette question est bien embêtante. L’album s’est fait tellement vite, on n’a aucun recul dessus. » Il note toutefois une plus grande présence des back vocals, parfois presque aussi fortes que la voix du chanteur, ce qui « donne une texture peut-être différente à la musique », pense l’artiste.

Le chanteur, guitariste et principal parolier de Karkwa, Louis-Jean Cormier, a bien tenté d’écrire des chansons plus joyeuses pour faire changement, mais les paroles sont restées assez sombres, estime Stéphane Bergeron.

Encore plus que d’habitude, chacun des membres de Karkwa a pu mettre son grain de sel dans la composition des paroles. Les chemins de verre se veut ainsi le reflet de tout le groupe.

Par: Catherine Contant, le 30 mars 2010

mardi 30 mars 2010

Karkwa repousse de nouveau ses limites

Sur le site de Phillippe Renault :

Hé non, je n’étais pas au lancement de Karkwa, probablement l’événement le plus courru des critiques et travailleurs de l’industrie de la musique lundi soir dernier. J’ai plutôt décidé de préconiser ma nouvelle vie de famille. Donc rassurez-vous, si je ne me suis pas pointé à La Tulipe, ce n’était pas par manque d’intérêt envers son quatrième album, Les chemins de verre. Je dirais même que nous sommes probablement en présence de ce qui sera le meilleur album de l’année 2010.

Depuis son second effort, Les tremblements s’immobilisent (2005), le quintette est sans aucun doute l’un des groupes les plus significatifs du rock québécois. Chaque nouvelle sortie réussit à le propulser plus loin, tant sur le point exploratoire que populaire. Les chemins de verre ne fait pas exception.

La bande à Louis-Jean Cormier a une fois de plus réussi à renouveler le son qui le définit, notamment grâce à ses séjours en France, où elle a enregistré au mythique studio La Frette. Toutes les pièces du manoir, même la cage d’escalier, ont servi a capter les 12 titres.

Musicalement aussi, pas question de s’asseoir sur les succès d’estime des remarquables Le volume du vent et Les tremblements s’immobilisent. Le groupe offre une oeuvre davantage organique, fleurtant souvent avec un folk rassembleur, sans malgré tout dénigrer son don de créateur d’ambiances. On sent également une plus grande profondeur dans les harmonies vocales.

Karkwa réussit plus que jamais à accrocher l’oreille de l’auditeur avec des mélodies d’une grande efficacité, tout en donnant l’impression d’avoir une fois de plus repoussé ses limites créatrices. Nul doute, Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron, Martin Lamontagne et Julien Sagot sont des musiciens accomplis… qui ont encore beaucoup à accomplir.

Publie le 29 mars 2010

Karkwa lance ses fans dans une autre dimension

Sur Yahoo! Québec Actualité, Disque : Karkwa sur les chemins de verre

Le groupe Karkwa lance ses fans dans une autre dimension. Le dernier disque du groupe s'intitule Les chemins de verre. Après l'influence de Philip Glass et Steve Reich du précédent album, les musiciens ont développé un son qu'ils qualifient de plus organique.

Il y a un rapprochement à faire avec la musique du Montréalais Patrick Watson qui a d'ailleurs collaboré au disque. Encore une fois, Karkwa propose des textes dont la poésie ne révèle pas son sens à la première écoute.

Le disque compte 12 chansons aux titres souvent énigmatiques :

* Le pyromane
* L'acouphène
* Moi-léger
* Marie tu pleures
* Le bon sens
* Les chemins de verre
* Dors dans mon sang
* La piqûre
* Les enfants de Beyrouth
* Au-dessus de la tête de Lilijune
* 28 jours
* Le vrai bonheur

Six dans la cité

Plusieurs sessions d'enregistrement ont eu lieu à Paris, aux studios La Frette . Ces studios logent dans un manoir du 19e siècle d'une vingtaine de pièces. Chacune a été utilisée. Les musiciens parlent de l'endroit comme d'un sixième membre du groupe.

«Les Chemins de verre» est un album dont on tombe amoureux dès la première écoute

Sur Showbizz.net, Critiques musicales : KARKWA - Les chemins de verre *****

«Les Chemins de verre» est un album dont on tombe amoureux dès la première écoute.

Comment suivre un album ayant reçu autant d'éloges que l'excellent Volume du vent, qui a valu au groupe pas moins de quatre prix au gala de l'ADISQ (dont meilleur album alternatif et groupe de l'année)?

Pour Karkwa, la réponse est fort simple: s'exiler aux bucoliques studios La Frette en banlieue de Paris, se présenter aux sessions d'enregistrement sans aucune forme de pré-production et trafiquer un vieux piano.

Pari tenu, et c'est franchement réussi. Dès la 55e seconde de Pyromane, la pièce ouvrant l'album, on retrouve la sonorité Karkwa qui nous avait conquis. À partir de ce moment, le groupe nous assène coup sur coup des pièces tantôt dynamiques – Acouphène, dont les textures vocales rappellent Malajube – et tantôt douces et introspectives. Essayez de ne pas être ému à l'écoute de la très belle Au-dessus de la tête de Lilijune. Décidément, ce groupe est composé de mélodistes hors du commun.

Les Chemins de verre est un album dont on tombe amoureux dès la première écoute. Un coup de foudre deux fois de suite, serait-ce possible? Karkwa nous prouve que tout est possible.

À noter: un documentaire a été réalisé en France sur la production de l'album. Il sera disponible à cette adresse à partir du 2 avril. 

Par Martin Morin, Rédaction de Branchez-vous !, le 30 mars 2010

Karkwa lance un quatrième album

Sur Montréal TV :

Lancement du quatrième album pour le groupe Karkwa intitulé Les chemins de verre. Le lancement de cet album de Karkwa avait lieu au Latulipe sur Papineau à Montréal. Reportage par Webpresse.ca.

KARKWA LANCE UN 4IÈME ALBUM

Ajoutée le 30-03-2010 

Le Arcade Fire francophone

Dans Soundbeatmag.com  : Les chemins de Verre

Le très attendu album de Karkwa arrive en magasin demain et notre journaliste a eu le privilège de l'écouter en avance.

Comment être à la hauteur quand l’album précédent a été encensé par la critique/ a remporté de nombreux prix/ a jeté tout le monde par terre? La recette était gagnante, alors on recommence? Non! On explore de nouvelles avenues. Et ça, les membres de la formation Karkwa l’ont bien compris.

Le Volume du Vent était un album-phare. Le genre d’album qui nous fait comprendre qu’il y a des artistes d’ici, qui sont tout autant talentueux que les David Bowie, Phoenix et Radiohead d’ailleurs (pas qu’il y ait nécessairement un lien entre ces artistes…). Vous l’aurez compris, je suis complètement vendue à Karkwa depuis Le Volume du Vent. Parmi mes meilleurs albums de 2008 (là je me meurs d’envie de vous faire un palmarès). Bref, mes attentes étaient très très élevées par rapport à ce nouvel album, intitulé Les Chemins de Verre, en magasin dès le 30 mars.

La première écoute surprend… Si le Volume du Vent apparaissait comme un album très léché, aux sonorités bien calculées et à la réalisation minutieuse, ce n’est pas les qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour ce nouvel opus. C’est naturel, fluide. Les chansons semblent quasi improvisées, il y a une ambiance presque « live » qui règne du début à la fin de l’album. Faut s’y faire à l’oreille, disons. Mais il s’agit de ce genre d’œuvre que plus on écoute et plus on apprécie. Et plus on en comprend la grandeur. Et je commence à peine à l’écouter. Cependant, notez que cet album est beaucoup plus intrusif que les précédents : moins de rock, plus de douceur. Pas Rock Détente pour autant. Ôôô, loin de là.

Merci tellement à Karkwa d’avoir continué à innover, à créer différemment. Merci, de vous efforcer à nous faire connaître les multiples facettes de votre talent. Je persiste à croire que Karkwa, c’est le Arcade Fire francophone : le total potentiel de faire reconnaître son talent sur la scène internationale, d’être parmi les grands, peu importe la langue.

Les Chemins de verre, en magasin le 30 mars 2010.

http://www.karkwa.com
http://www.myspace.com/karkwa

Article d'Emilie Gagné le 30 mars 2010

Docu Karkwa en avant-première

Dans la Blogothèque :

Nath, l’un de nos plus fidèles réal des Concerts à emporter, et les Québécois de Karkwa, c’est une longue histoire maintenant. Il les a filmés en Concert à emporter, puis les a suivis plus longuement. Il en tire un documentaire associé au prochain album du groupe, Les Cendres de verre, présenté en avant-première cette semaine.

Cela se passe le 1er avril, à 20 heures, au Déclic Club, 8 rue Étienne-Marcel, à Paris. L’entrée est libre, il suffit seulement de réserver là : infos@lescendresdeverre.com

Les cendres de verre en avant-première

‘Les Cendres de Verre’ :: un film sur Karkwa en avant première le 1er Avril 2010 à Paris

« Les cendres de verre » est un rockumentaire autour du groupe canadien Karkwa filmé à l’occasion de la sortie* de son 4ème album « Les chemins de verre ».

Composé de lives, de clips, de sessions acoustiques, de sessions de travail et de moments de vie, il nous offre un regard inattendu et inédit sur le travail d’un des groupes les plus en vogue actuellement dans le paysage musical québécois.

Avant sa mise en ligne éphémère sur http://www.lescendresdeverre.com, venez découvrir le film en avant première autour d’un verre le jeudi 1er avril à 20h00, à Paris, au Déclic (Métro Etienne Marcel).

Entrée libre, réservation en s’inscrivant ici ou sur infos@lescendresdeverre.com

* « Les chemins de verre » disponible au Québec dès le 30 avril. Aucune date n’est encore annoncée en Europe.

Publié par Ed le 30 mars 2010

Karkwa sur le vif

 Louis-Jean Cormier © Julien Faugère  
Voir ici la video associée
Dans le journal " 7 jours" : Lancement de "Les chemins de verre"

Elle fait partie d'une classe à part. En effet, Karkwa est l'une des rares formations québécoises à évoluer dans un univers qui lui est unique, tout en étant capable de relever la barre à la sortie de chacun de ses albums. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit avec Les chemins de verre.

Après avoir été encensé par la critique, ce quatrième opus a fait l'objet d'un lancement officiel à La Tulipe, lundi soir, pour lequel les fans ont fait la queue dans le but d'assister à la prestation offerte par les musiciens.

«L'album ne nous appartient plus, a déclaré le claviériste François Lafontaine en entrevue avant le lancement. Tout ce qui nous reste à faire, c'est de donner des concerts et de défendre le projet du mieux que nous le pouvons. Si l'auditeur accroche, c'est vraiment un plus pour nous, mais de notre côté, nous considérons que nous avons rempli notre mandat. Terminer un album, c'est comme une étape de ta vie qui se termine. Maintenant, le disque appartient aux gens.»

Sur scène, le claviériste et ses collègues Louis-Jean Cormier, Martin Lamontagne, Stéphane Bergeron et Julien Sagot ont offert six pièces tirées des Chemins de verre, et ce, au plus grand bonheur des fans qui attendaient avec impatience de pouvoir se mettre l'album sous la dent, un disque que le percussionniste Julien Sagot qualifie de «spontané».

«On a dit de l'album qu'il était plus mature, mais selon nous, il est la représentation d'où se trouve le groupe en ce moment. Il nous représente bien tant au niveau des textes que de la musique, a-t-il expliqué. Nous le qualifions de spontané parce qu'il a été réalisé sans maquettes, ni pré-production. Il a été capté sur le moment.»

Si l'on se fie à la prestation du quintette qui a magnifiquement bien rendu Le pyromane, L'acouphène, Moi-léger, Marie tu pleures, Les chemins de verre et Le bon sens, il faudra absolument courir les concerts de Karkwa qui, après une pause méritée durant laquelle certains d’entre eux deviendront pères, devrait monter sur scène à l'automne.

Notons que les membres de la formation, en plus d'avoir séjourné au studio français La Frette pour l'enregistrement du disque, sont aussi passés par le studio montréalais Breakglass où ils ont enregistré trois chansons : L'acouphène, Les chemins de verre (revisitée à plusieurs reprises), ainsi qu'une pièce inédite intitulée Sophie dans les décombres qui se retrouvera peut-être sur un prochain album. 

Article de Vanessa Guimond / 7Jours 2010-03-29

Entrevue avec Karkwa et Liz Powell

Interview with Karkwa's Louis-Jean Cormier and Land Of Talk's Liz Powell during La Super session Bande à part.

La Super session Bande à part was a bilingual live event aired on the web (bandeapart.fm) and on Sirius 86 and Sirius 87. It had 8 artists/bands play in 3 Canadian cities (Montreal, Toronto and Halifax) on March 11th, 2010.

C'est bien meilleur le matin avec Karkwa

Les chemins de verre

Karkwa lance aujourd'hui son quatrième album. Un disque enregistré pendant les jours de congé de leur tournée française au studio La Frette, à 15 minutes de Paris, dans un manoir du 19e siècle. Franco Nuovo s'entretient avec eux.

Audio-vidéo : L'entrevue avec les membres du groupe Karkwa Le lundi 29 mars 2010

lundi 29 mars 2010

Un documentaire sur Karkwa en avant-première... en France

Dans le journal Voir de Montréal :

Visiblement, nos cousins s'amourachent du groupe Karkwa. Si bien que l'avant première du documentaire produit lors de l'enregistrement de Les Chemins de verre se déroulera en sol français, soit le 1er avril au Déclic Club de la rue Etienne Marcel à Paris.

Avant de crier "au vol", sachez que le film intitulé Les Cendres de verre est réalisé par le Français Nathanaël Le Scouarnes de la Blogothèque. Et de toute façon, les Québécois ne seront pas en reste puisqu'ils pourront voir le film sur le web à compter du 2 avril. Juste ici.




Les Frères du Son Rencontrent Karkwa

Les Frères du Son Rencontrent : Karkwa
envoyé par lesfreresduson. - Clip, interview et concert.

Karkwa, suivre l'inspiration là où elle mène


À cinq, les musiciens de Karkwa ont un potentiel harmonique puissant. Ils se prêtent au jeu du direct et déballent deux pièces, Les chemins de verre et Marie tu pleures, tirées de leur nouvel album Les chemins de verre.

Audio-vidéo : Karkwa interprète deux nouvelles pièces. 

Émission de Christiane Charette, Radio-Canada, le lundi 29 mars 2010

Karkwa chanté en anglais par Land Of Talk

Lors de leur dernière session Bande à Part, Karkwa a invité la chanteuse Elizabeth Powell (Land Of Talk) à chanter quatre nouvelles pièces tirées de Les Chemins de verre.


Les paroles ont été traduites par Jim Corcoran. Rappelons que Karkwa lance Les Chemins de verre aujourd'hui. L'album sera disponible en magasin dès demain.

Par: Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca, le 29 mars 2010

Programme double

Demain soir, je me claquerai un programme double avec le lancement de l’album ‘Les chemins de verre’ de Karkwa et le spectacle intimiste de Marie-Pierre Arthur chez Baptiste.

Stéphanie Chicoine, S.T.Y.L.E.S, Bangbangblog , le 28 mars 2010

Dans le blogue du voisin

[Karkwa] : Les chemins de verre.

Le prochain album de [Karkwa] sort le 30 mars. Si vous ne connaissez pas encore ce band, probablement l'un des meilleurs actuellement au Canada et même dans la francophonie, il faudrait actualiser vos connaissances !

Louis-Jean Cormier, son chanteur et guitariste a un talent indéniable, une voix claire et puissante et ses textes alambiqués ne sont pas anodins, ils révèlent une profondeur réelle et une poésie simple et recherchée à la fois. François Lafontaine, le claviériste du groupe est un mélodiste et compositeur de talent (et une bête de scène !). Le reste du band - un bassiste, un batteur et un percussionniste - fournit une section rythmique fort impressionnante qu'il vous faut voir un jour ou l'autre sur scène. Les shows de [Karkwa], ce ne sont jamais des reprises des différents albums entrecoupées d'applaudissements : ce sont plutôt des relectures souvent plus rock de leurs chansons.

Paru le vendredi 26 mars 2010

En direct de nulle part

Et le corbeau dit: Karkwa

Cette semaine, je suis allé faire un tour, avec mon collègue Philippe Rezzonico, dans le studio de répétition du groupe québécois Karkwa. Malheureusement, à mon arrivée aucun instrument du groupe ne se trouvait dans le local, car la veille ils enregistraient Studio 12, sur les ondes de la société d'état.

Pourtant, j'avais tout le nécessaire pour faire de cette rencontre un évènement inoubliable que je souhaitais immortaliser pour l'occasion avec un multimédia. Cependant, sans instrument, avec un quintette ayant un appétit grandissant, midi approchait, j'ai dû me contenter de ce petit montage, que je partage avec vous. Au moment d'écrire ces lignes, je suis en direction d'Ottawa en vue du sommet du G8, que je couvre pour l'agence France-Presse, les images suivront sous peu.

Bon Visionnement

Le texte de mon collègue Philippe Rezzonico ICI

Publié par Rogerio Barbosa, photographe, "En direct de nulle part", le dimanche 28 mars 2010

Karkwa, mardi

Ce mardi, allez acheter le nouveau Karkwa. Je l’écoute sans arrêt depuis mercredi passé. Ça m’a pris plusieurs écoutes, alors ne le juger pas trop vite.

By Ben, Mu6.ca | Published: March 28, 2010

160 fans invités au lancement de l'album " les chemins de verre "

Karkwa invite 160 fans au lancement de son album « Les chemins de verre »

Les membres du groupe rock ont décidé de remercier leurs fans en invitant 160 d’entre eux à assister au lancement officiel, ce lundi 29 mars.

dimanche 28 mars 2010

Teaser des "Cendre de Verre"

Bande annonce du documentaire musical sur le groupe canadien Karkwa, à l'occasion de la sortie de leur 4eme album, "Les Chemins de Verre".

Film de 60 minutes composé de lives, de clips, de sessions acoustiques (dans une église de Montréal et en guise de rappel en pleine rue à Québec après un concert), et de moments de vie avec le groupe.

Sortie le 2 avril 2010.

Réalisation / Montage : Nathanaël Le Scouarnec

Images : Nathanaël le Scouarnec/ Ed / Florian Brucker / Jérémie Fontaine / Olivier Picard

Participation au clip : Parce Que Film

lescendresdeverre.com


Teaser "Les Cendres de Verre" from Nathanaël Le Scouarnec on Vimeo.

Groupe fétiche

Sur le groupe de discussion depotoir.ca, Vacpower à dit :

Je suis le seul qui attend impatiemment cet album ? (qui sort ce mardi 30 mars)

Personnellement après avoir entendu la pièce Les chemins de verre (bon, mais qui m'a pas trop accroché), j'avais un ti peu peur, mais là après avoir vu quelques unes des chanson lors de leur passage à Studio12, j'ai maintenant très très hâte.

Voir le spoiler (des videos)

Et pour les noob qui disent qui sont pas capable d'apprécier une chanson en français :

Voir le spoiler (des videos en anglais)

Ben y se sont amusé avec Elizabeth Powell à traduire des chansons de l'album! Le résultat est très bon.

Le nouvel album sonne définitivement plus folk et moins "rock progressif" que Le volume du vent et Les tremblements s'immobilisent, mais la musique demeure aussi riche même si elle a moins de "couche" qu'avant. C'est un autre genre, mais personnellement j'aime autant et j'ai aucun problème à accepter qu'un groupe ne fasse pas toujours la même chose.

Honnêtement Karkwa est mon groupe fétiche depuis Les tremblements s'immobilisent. Peut importe ce que je peux ajouter comme musique dans ma playlist de iPod, je finis toujours à retourner à leur musique quand j'ai vraiment le gout de "profiter du moment".

Donc en gros je lance ce sujet pour voir si je ne suis pas seul au monde. 

[allez dire à Vacpower qu'il n'est pas seul au monde ! ;-) ]

Karkwa en Néerlandais

Le passage de Karkwa en Belgique, notamment à Bruxelles et Gand,  n'a pas laissé insensible. Sur le blog de Franky Albrecht:

zaterdag, maart 27, 2010

Karkwa : Les chemins de verre

Uit de gelijknamige vierde cd van de Canadese groep Karkwa komt onderstaande song ‘Les chemins de verre’


[Traduction : Du nom du quatrième CD du groupe Canadien Karkwa voici la chanson ci-dessous ' les chemins de verre ']

samedi 27 mars 2010

Les chemins de traverse de Karkwa

Dans "Rue Frontenac" :

Figurant parmi les musiciens les plus accomplis de leur génération, les membres de Karkwa nous ont habitués à de l’inattendu, du peaufiné et du grandiose au cours de la dernière décennie. Les chemins de verre, quatrième disque du quintette à paraître mardi, englobe tous les qualificatifs, quoique le processus créatif semble être passé beaucoup plus par des chemins de traverse que de verre.

Comprenez par là que Karkwa a suivi son instinct qui s’est avéré plus que payant ces dernières années et qu’il n’a pas nécessairement opté pour la ligne droite. Les boys étaient habitués à enregistrer chez nous : presque toute la musique comprise sur le nouveau compact a vu le jour en France. Le groupe est reconnu pour se présenter en studio avec une préproduction aussi sérieuse qu’achevée : il n’y a pas eu de préproduction.

Bon nombre de leurs compositions marquantes d’antan se savourent lentement, au fur et à mesure qu’on découvre les couches organiques et stylistiques qui s’y rattachent : ici, un tas de chansons se fredonnent dès la première écoute. La parution de chaque nouvel album était l’occasion pour le band de se lancer derechef dans la production du suivant et d’entreprendre une tournée. Repos complet cet été, assurent cette fois les membres du groupe.

Exode dans l’Hexagone

C’est lors de ses épisodiques tournées en Europe que le groupe s’est attaqué à la création de chansons, dans un manoir où était logé un studio nommé La Frette, situé en banlieue de Paris.

« C’était pendant les tournées françaises, confirme le pianiste–claviériste François Lafontaine. On partait pour des périodes d’un mois. À un moment, t’as pas de show tous les soirs. On connaissait quelqu’un qui avait un studio dans un manoir, et il nous a fait un prix correct (rire collectif). Des fois, t’as cinq jours de congé et il faut que tu loges neuf gars. Et puis, on avait des riffs en banque. Un peu de matériel, mais rien qu’on avait travaillé ensemble. Et ça s’est mis à sortir. Une toune par jour… »

« Et une toune par jour très habillée, renchérit Louis-Jean Cormier. La plupart des paroles sont arrivées longtemps après, mais les mélodies, la musique, les progressions d’accords... On avait 26 ou 27 terrains de jeux (N.D.L.R. : comprendre, autant de chansons potentielles). On n’allait pourtant pas là dans le but de faire une production d’album. On allait voir ce qu’on avait comme « viande » et on s’est fait prendre à notre propre jeu.

Recherche sonore

« J’ai été vraiment surpris de constater combien un endroit pouvait être aussi inspirant, poursuit Cormier. Ça explique beaucoup la facture du disque. L’autre affaire, c’est la méthode. On a pris une chanson et on l’a grossie en partant de rien. On l’a montée, l’a montée, l’a montée… On sentait une excitation dans tous les membres du groupe. On a utilisé le manoir au complet. Les chambres, le hall d’entrée, la cage d’escalier… »

– La cage d’escalier ? Comme John Bonham avec Led Zeppelin ? C’est pour ça qu’on entend des percussions dont on a du mal à identifier la provenance ?

« On essayait plein d’affaires », assure le batteur Stéphane Bergeron qui, avec Julien Sagot (percussions), a eu un plaisir fou à concocter cet album qui contient quelques rythmiques vraiment pas piquées des vers.

« À un moment, j’ai tenu le tempo d’une main, avec l’autre dans le dos, explique Bergeron. C’était écœurant ! Pour Julien, on avait installé son matériel en bas de la cage d’escalier. Et pour créer un effet de pendule, on avait accroché un micro qui balançait en haut. »

« C’est peut-être des concours de circonstances, mais je pense que Les chemins de verre et L’acouphène, ce sont des chansons aux tempos 4/4 ben speedés qu’on n’aurait pas abordées autrement, ajoute Cormier. Ça venait aussi chercher le trip de folk qu’on entend dans d’autres chansons comme Marie tu pleures. »

Relever les défis

Tu as beau être un as de la production, tu ne sais jamais quand l’inspiration va venir te visiter. Karkwa a laissé libre cours à ses envies, mais s’est aussi un peu forcé la main.

« On s’est donné des défis, assure Cormier. Ce qui me reste de cette production… Et je parle ici sur le plan de l’écriture, c’est que je me disais toujours : Je ne m’assois jamais devant une page blanche. J’attends le flash. Cette fois, je me suis donné des devoirs. Assis-toi et écris ! Je me suis donné une occasion de sortir quelque chose. On s’est mis dans une position délicate. »

« C’est pas juste l’écriture, ajoute Lafontaine. Prends les voix qui sont plus à l’avant-plan et les chœurs. C’est quelque chose qu’on voulait faire, quelque chose qu’on a essayé un peu avec Le volume du vent, mais j’avais pas l’impression qu’on avait été au bout de ça. Pour cet album, on s’est botté le cul et on chante tous ensemble.

« Depuis deux ou trois ans, on a fait des tas de choses pour nous et pour d’autres personnes. On n’avait pas de préproduction, mais on s’est pas mis de barrières créatrices non plus. C’est la somme de notre bagage et de notre vécu qui a mené à ce disque. »

Sur ce point, les gars de Karkwa ont quelques compositions plus ciblées que d’autres sur leur disque, Moi-Léger et Le bon sens étant de celles-là.

Fin de cycle ?

« Le bon sens, c’est notre soutien aux investisseurs floués, rigole Cormier. D’emblée, notre art est une forme d’engagement. Mais souvent, nos thèmes font dans la suggestion d’images et de tableaux. Tout le monde peut ainsi trouver sa signification personnelle. On aborde aussi des choses personnelles. Dans Le volume du vent, on était préoccupés par le temps qui passe, le temps qui va vite. Là, notre contexte a changé. On est à l’aise avec la trentaine. Ça, c’est le Moi-Léger. »

À preuve, cette nouvelle parution de Karkwa ressemble pas mal à ce qu’on pourrait désigner comme étant la fin d’un cycle. Le point final d’une trilogie formée des albums Les tremblements s’immobilisent, Le volume du vent et Les chemins de verre.

Cet été : repos. Parce que les gars n’ont pas chômé depuis cinq ans, qu’ils ont offert une quantité de spectacles ici et ailleurs, qu’ils ont participé à tant de projets et de disques de proches et parce qu’il y a plein de nouveaux membres de Karkwa qui sont sur le point de naître. Cormier sera papa pour la deuxième fois le mois prochain, la compagne de Lafontaine, Marie-Pierre Arthur, attend la cigogne cet été, et Sagot a un bambin de 1 an.

« Après avoir improvisé toute notre vie depuis deux ans, on a trouvé le temps de finir notre disque, et là, on se donne un break. Il y aura d’autres choses à l’automne », conclut Bergeron.

Écrit par Philippe Rezzonico, Samedi, 27 mars 2010

Les contrastes de Karkwa

Photo Jimmi Francoeur

Dans le journal "Le Soleil" : Avec Les chemins de verre, la formation Karkwa propose un quatrième disque fait de contrastes, de dualité.

(Québec) La vie, la mort. Le bonheur et le désespoir. L'ombre et la lumière. Les chemins de verre, le quatrième disque de Karkwa, que l'on pourra acheter mardi, est fait de contrastes marqués, comme la pochette en noir et blanc, une oeuvre de Marc Séguin.

Qu'est-ce qui a inspiré cette dualité? Le chanteur Louis-Jean Cormier ne le sait trop, il manque encore de recul. Mais «le creux de la spirale», les idées noires, «les yeux vides et froids qui escortent la mort», images qui parcourent le disque, ne sont probablement pas étrangères à la fatigue immense qui a gagné les membres du groupe au cours d'une tournée de plus de 120 dates au Québec, en France et aux États-Unis, dans les 18 mois qui ont suivi la sortie du précédent album, Le volume du vent.

«La chanson Les chemins de verre paraîtra abstraite pour qui l'écoute, mais pour nous, ça représente concrètement la fin de tournée. On se sentait comme des mutants, fatigués, toujours en camion. Et le contrepoids, c'était l'amour des fans. C'était la première fois qu'on jouait toujours dans des salles pleines. Nous, on était gris, mais ça contrastait avec le rêve que le public nous renvoyait», se rappelle Cormier.

L'image des chemins de verre, c'est celle de la fragilité. L'album a été écrit en pleine tournée, dans la spontanéité, mais aussi dans des moments d'épuisement, et les membres du groupe se sont dit : «Ce disque, ça passe ou ça casse».

S'éloigner du quotidien

Peut-être plus encore qu'avant, les paroles des chansons s'approchent de l'abstraction. L'expérimentation musicale, elle, est poussée plus loin. Des morceaux de mélodie pop côtoient des segments audacieux et étranges; les contrastes ne sont pas que textuels. Le groupe est d'ailleurs très fier d'avoir composé des mélodies simples et des textures sonores complexes.

«Notre objectif est assez simple : on veut arriver à faire quelque chose d'universel, mais qui a de la profondeur. C'est difficile d'arriver à ça», souligne Cormier.

En fait, Karkwa aime bien flirter avec la pop, et même avec le kitsch, mais sans jamais s'y engager.

«Trouver le moyen de le contourner m'excite; les gars aussi. Karkwa n'a jamais donné tout, tout cuit dans le bec. Le groupe a toujours brouillé les cartes avec plaisir.»

Brouiller les cartes semble aussi la devise dans l'écriture des textes, que l'on n'est jamais certain de bien comprendre. Louis-Jean Cormier et encore plus Julien Sagot, qui signent les paroles des chansons, carburent à la suggestion. Ils cherchent des images poétiques pour s'éloigner du quotidien, du réel, du tangible, du concret.

«Faire un disque complet à la Lynda Lemay, écrit toujours dans le quotidien, ça m'agacerait. J'ai besoin de quelque chose d'éthéré, précise Cormier. Douze hommes rapaillés, autour de l'oeuvre de Gaston Miron, m'a beaucoup nourri. Ça m'a dit qu'on peut se permettre bien des choses et qu'il y a une liberté qu'on ne s'offre pas assez. À la fin d'une de nos chansons, il faut qu'on retienne quel­que chose, mais il faut aussi que ça laisse perplexe.»

Louis-Jean Cormier dit qu'il serait triste si on ne retenait pas les mélodies de Karkwa puisque le groupe s'attarde beaucoup à cet aspect des chansons. Mais il serait content que chaque paire d'oreilles retienne quelque chose de différent.

Même si Les chemins de verre est très influencé par la musique anglo-saxonne, il fait songer aussi, par moments, à Harmonium et, un petit peu, à Beau Dommage. C'est à cause des harmonies vocales, qui n'ont jamais été aussi présentes, et à cause du chant de Louis-Jean Cormier, placé quel­ques tons plus haut qu'avant (d'où l'évocation de Serge Fiori). Mais au-delà des choeurs, on sent l'idée du groupe plus forte que jamais sur ce disque.

«Je pense que c'est relatif à la méthode de travail. Avant, on avait l'impression qu'il fallait jouer en studio les cinq en même temps. Là, on a travaillé en cellules, le piano, puis la batterie et ainsi de suite. On avait un recul et, parfois, quelqu'un s'effaçait pour mieux servir la chanson et, d'autres fois, on ajoutait une piste de batterie après le piano. Ça donne un disque plus vivant, même s'il est bricolé par morceaux.»

Une pause avant la tournée

Avant de repartir en tournée, Karkwa s'offrira un répit et laissera ses fans s'approprier les nouvelles compositions. Fini le temps où le groupe se sentait obligé d'accepter tous les contrats pour assurer sa survie; cette fois, il va gérer son emploi du temps.

Et puis, il faut bien s'arrêter un peu : Louis-Jean Cormier attend un deuxième enfant dans deux ou trois semaines et le pianiste François Lafontaine deviendra papa en juin. Alors la scène, ça ira à l'automne!

Article de Valérie Lesage, Le Soleil,Publié le 27 mars 2010

Karkwa en mode spontané

De l'agence QMI :

Enregistré dans un vétuste manoir français du XIXe siècle et débarrassé d’une préproduction qui «tuait la spontanéité», Les chemins de verre se présente comme l’album de la synthèse, celui qui définit les quatre dernières années, fort occupées, de Karkwa.

Entretien avec le claviériste, François Lafontaine.

QUAND AVEZ-VOUS ENREGISTRÉ CET ALBUM?

On a commencé en mars 2009, alors que nous étions en tournée en France. Ça s’est terminé en février. Comme nous étions en France et que nous avions des journées libres entre les spectacles, on a décidé d’aller au studio d’un ami. On avait des musiques qui traînaient. Alors, on s’est dit: «on rentre en studio et advienne que pourra!» Nous n’avions pas fait de préparation, pas de maquettes. Personne n’avait entendu les musiques ou arrangé quoi que ce soit.

EN QUOI L’ENREGISTREMENT DES CHEMINS DE VERRE A-T-IL DIFFÉRÉ DE VOS ALBUMS PRÉCÉDENTS?

Quand on a fait Le volume du vent, nous avions beaucoup de maquettes. On se retrouvait donc à reproduire en studio ce qu’on avait déjà fait dans notre local. Ça enlève toute forme de spontanéité. Cette fois-ci, c’était intéressant de voir qu’en rentrant en studio, les gars n’avaient pas entendu la chanson et ne savaient pas exactement ce qu’ils feraient. On a décidé de changer la façon d’enregistrer qui était de jouer live, les cinq en même temps, comme on l’avait toujours fait. On travaillait à une, deux, trois personnes maximum pour commencer. Ensuite, les autres arrivaient et ajoutaient des couches par-dessus.

VOUS AVEZ ENREGISTRÉ L’ALBUM AUX STUDIOS LA FRETTE, EN BANLIEUE DE PARIS. DE QUELLE FAÇON CE MANOIR VOUS A-T-IL INSPIRÉS?

C’était tellement une vieille place. Il y a des fantômes là-dedans. Ç’a été occupé par les SS durant la Seconde Guerre mondiale. Des gens y ont peut-être été torturés (rires). C’est un endroit glauque et, en même temps, il y a des choses super belles, un gros jardin avec des arbres qui n’ont pas été taillés depuis des années. Ça transpire la musique. Gainsbourg, Fontaine et Higelin sont passés par là. Feist y a enregistré The Reminder. La journée avant qu’on ne rentre, Lenny Kravitz était passé et projetait d’y enregistrer son disque. On s’est servi de la maison à tous les niveaux. On a sorti les micros dans la cour. On s’est servi de chacun des trois étages pour enregistrer. Si on décidait d’enregistrer un piano, on montait au troisième avec les fils et les micros. C’est un des studios les plus inspirants qu’on a eus.

COMMENT DÉCRIRAIS-TU LES CHEMINS DE VERRE PAR RAPPORT À VOS ALBUMS PRÉCÉDENTS?

C’est un album qui a été capté sur le moment. Un album doit représenter une tranche de ta vie. Je trouve que celui-ci résume assez bien tout ce qu’on a vécu durant les quatre dernières années au cours desquelles on a fait beaucoup de tournées. Même si ça n’a pas été enregistré live les cinq en même temps, ça sonne plus comme un disque de band. Il y a quelque chose de plus spontané dans la production de cet album. Dans la composition, on voulait simplifier le plus possible les formes. La plupart des chansons sont couplet-refrain-couplet-refrain-refrain-refrain, merci bonsoir. On était rendus là.

IL EST DONC SYMBOLIQUE QUE LE PREMIER EXTRAIT, LA PIÈCE-TITRE, SOIT UNE CHANSON TRÈS RYTHMÉE?

En effet, comme premier extrait, on voulait quelque chose de complètement différent de ce qu’on avait sorti avant. C’est une pièce «up tempo», plus binaire, moins ternaire. Dans Le volume du vent, il y a beaucoup plus de chansons lentes, ternaires.

QUEL SERA VOTRE EMPLOI DU TEMPS DANS LES PROCHAINS MOIS?

On devrait prendre une pause de quatre ou cinq mois pour tout digérer ce qui s’est passé durant les dernières années, assimiler ce qu’on a fait sur l’album et avoir un certain détachement pour monter un nouveau spectacle. Si tu veux continuer de faire ça pendant longtemps, ça te prend du temps pour toi. C’est un sujet dont on a discuté dans le groupe. Ça adonne bien parce qu’on aura des enfants (lui et Louis-Jean seront papas bientôt). D’après moi, ce sera bénéfique. Mais on fera quand même quelques festivals cet été, dont certains en août en Europe.

ET COMMENT SE TRANSPOSERA LES CHEMINS DE VERRE SUR SCÈNE?

Curieusement, l’aspect scène sera plus difficile que l’aspect studio. C’était beaucoup plus facile de travailler en studio. Sur scène, il faudra filtrer ce qu’on fera. Je n’ai aucune idée comment on s’arrangera. D’après moi, il faudra s’acheter du nouveau matériel pour reproduire ce qu’on a fait.

Article de Cédric Bélanger, le 27-03-2010

Karkwa, Les chemins de verre : Un sublime grand cru

Karkwa: Les chemins de verre
Un sublime grand cru: **** 1/2

Présentement au Québec, il n’y a pas de groupe plus impressionnant, fascinant et intéressant que Karkwa. Album après album, le quintette trouve le moyen de se surpasser, autant au niveau des textes que des mélodies et arrangements.

Vraiment, s’il reste encore des gens qui ne connaissent pas cette formation, courez au magasin le plus près de chez vous et procurez-vous Les tremblements s’immobilisent, Le volume du vent ou Les chemins de verre (sur le marché mardi le 30 mars), ou mieux encore, les trois! Car oui, ces trois disques de Karkwa valent tous très amplement la peine d’être écoutés.

Personnellement, Les tremblements s’immobilisent, paru en 2005, était mon indétrônable album favori de la formation. Jusqu’à la semaine dernière. J’ai alors réécouté ce disque, suivi du Volume du vent, pour me rendre compte que ce dernier disque était supérieur, plus achevé, et l’on remarquait l’évolution des musiciens. Eh bien, le constat est le même avec Les chemins de verre. Ce plus récent opus de Karkwa est sublime, renversant, émouvant et nous montre un groupe en pleine possession de ses moyens.

Aucune préparation

Enregistré en banlieue de Paris, l’album comprend de nombreuses harmonies et s’avère le disque où l’on sent les musiciens du groupe le plus en cohésion ensemble. Étonnamment, les cinq comparses ont presque tous enregistré leurs partitions séparés les uns des autres! Et pour la première fois, Karkwa ne s’était aucunement préparé avant d’entrer en studio. Les musiciens ont travaillé leurs chansons sur place, sans filet. Voilà qui impressionne encore plus.

S’il restait des sceptiques pour douter de la présence de Karkwa parmi les plus grands groupes québécois, Les chemins de verre devrait leur fermer le clapet une fois pour toutes. Ce grand cru est un incontournable.

Article de Raphaël Gendron-Martin / 7Jours 2010-03-26

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