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vendredi 26 septembre 2008

CHRONIQUE SCÈNE LOCALE: Retour GAMIQ


Le Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ) a tenu dimanche sa meilleure remise de prix en trois ans d'existence. Parfaitement adapté à la soirée, le Théâtre Corona et ses places assises ont permis à la foule de réellement vivre le gala, sans qu'il y ait de décalage entre les conversations de bar, à l'arrière, et les présentations sur scène. Rien à voir avec le manque d'attention total senti au Métropolis l'an dernier.

Sans temps mort, le spectacle s'est déroulé promptement. Rémi-Pierre Paquin a assuré une animation sobre et, sauf exception (les blagues des filles des Amis au Pakistan et du Roller Derby sont tombées à plat), les présentateurs ont su divertir par leur extravagance. Même constat pour Pierre, le nain de service, qui cadrait parfaitement avec le côté cirque déjanté de la soirée sans qu'on ne s'en moque.

En prestation, Karkwa a offert la performance la plus percutante du spectacle. Vous pourrez d'ailleurs la visionner cette semaine puisque Bang Bang a mis le gala en ligne sur sa Web TV. CISM 89.3 FM diffusera également les meilleurs moments du GAMIQ le 28 septembre à 19h.

Et les gagnants? Nous pourrions en débattre jusqu'à demain matin, chacun ayant ses préférences. Toutefois, en déterminant ses lauréats à partir du vote du public (50 % de la note) et de celui d'un jury qui ne se concerte même pas (50 %), le GAMIQ fait fausse route. Voir Malajube remporter le prix Carrière internationale de l'année alors qu'il a passé 2008 à la maison, à travailler de nouvelles pièces, en est la preuve. Tout jury digne de ce nom aurait écarté le groupe.

On se demande aussi si Karkwa, récipiendaire de trois trophées, joue toujours dans la ligue du GAMIQ. Le groupe n'est-il pas bien en selle du côté de l'ADISQ qui lui a remis le Félix de l'Auteur ou compositeur en 2006? Le GAMIQ a-t-il pour mission de faire la même chose deux ans plus tard, comme ce fut le cas dimanche? Ne devrait-il pas mettre l'accent sur des artistes absents du grand gala de l'ADISQ, où Karkwa jouera cette année, en plus d'être encore en nomination dans la catégorie Auteur ou compositeur de l'année?

Maintenant capable d'organiser un spectacle efficace, le GAMIQ a pour défi de mieux définir ce qu'il considère comme "alternatif" et "indépendant". Exemple: gagner un Félix le dimanche soir à Radio-Canada pourrait devenir l'étape qui t'exclut automatiquement du GAMIQ. Ainsi, exit Karkwa, Malajube et Tricot Machine. J'ouvre la réflexion au vote public.

Video : http://www.bangbangtemort.com/gamiq08_08/

Karkwa sacré artiste de l'année à l'édition 2008 du GAMIQ

La formation Karkwa s'est illustrée, dimanche, lors de l'édition 2008 du Gala de l'Alternative Musicale Indépendante du Québec (GAMIQ) en remportant trois prix dont celui de l'Artiste de l'année. Ce prix était accompagné d'une bourse de 1000$ d'ArtistI.

Karkwa a également remporté deux autres prix importants soit celui de l'Auteur-compositeur de l'année ((prix accompagné d'une bourse de 1000$ de la SOCAN) et Album Indie Rock de l'année. Animé par le comédien Rémi-Pierre Paquin, le gala s'est déroulé au Théâtre Corona à Montréal.

Les lauréats ont été déterminés lors d'un vote qui s'est déroulé du 6 août au 6 septembre dernier. La participation du public comptait pour 50% du vote final alors que l'autre 50% était déterminé par un jury (plus de 200 personnes) provenant des médias, du monde du spectacle, de détaillants et de différents organismes.

La soirée a été marquée par des prestations de Karkwa, Gatineau, Misteur Valaire, Empire ISIS, Duchess Says, Geneviève et Matthieu, Millimetrik, Krista L.L. Muir et Starvin Hungry.

Le Gala de l'Alternative Musicale Indépendante du Québec (GAMIQ) est une cérémonie de prix visant à récompenser les meilleures productions indépendantes de la scène musicale alternative du Québec. Il est chapeauté par l'Association de la musique indépendante du Québec, également productrice de l'Initiative Musicale Internationale de Montréal (MIMI).

Le gala pourra être visionné sur le site tv.bangbangtemort.com . CISM 89,3 FM diffusera une émission spéciale comprenant les meilleurs moments du gala et des entrevues avec les gagnants le dimanche 28 septembre à 19h.

Karkwa remporte le prix SOCAN au gala GAMIQ


Le groupe Karkwa, gagnant du prix SOCAN, en compagnie de Johnny Maldoror, à l’extrême droite, lors de la soirée du Gala GAMIQ.


C’est le groupe montréalais Karkwa qui a remporté le prix SOCAN de l’auteur-compositeur de l'année, accompagné d’une bourse de 1000$, au Gala GAMIQ (Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec). Le gala se tenait le dimanche 21 septembre au Théâtre Corona de Montréal. Johnny Maldoror, du groupe Les Breastfeeders, a remis notre prix à ses collègues membres de la SOCAN. Karkwa a aussi reçu le prix Artiste de l’année.

Les lauréats ont été déterminés lors d’un vote qui s’est déroulé du 6 août au 6 septembre dernier. La participation du public comptait pour 50% du vote final alors que l’autre 50% était déterminé par un jury (plus de 200 personnes) formé de journalistes (journaux, radios, télé, web), de programmateurs de salles de spectacles et de festivals, de gérants de magasins de disques et de membres d’organismes de partout au Québec, tant anglophones que francophones.

Plusieurs autres membres ont vu leurs efforts récompensés lors de la soirée. Pour en savoir plus sur le gala et voir la liste des gagnants, visitez le site du GAMIQ.

Les Gamiq 2008 sont maintenant connus

par Philippe Beauchemin, le 22 septembre 2008

Le Gala de l’Alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ) remettait hier soir, au Théâtre Corona à Montréal, les trophées de son édition 2008.

Le groupe québécois Karkwa sort grand gagnant de la soirée, alors qu’il repart avec les prix d’ Artiste de l’année, Auteur-compositeur de l’année et Album Indie Rock de l’année pour son excellent troisième disque, Le volume du vent.

Avec deux prix remportés, Bonjour Brumaire semble voué à une belle fin d’année 2008, alors que le groupe montréalais est nommé Révélation de l’année et obtient le prix d’Album Indie Pop de l’année. Autre grand gagnant de la soirée, Malajube, se voit décerner le prix Carrière internationale de l’année. Coïncidence ou pas, ces trois groupes chantent en français, signe que la pop rock québécoise et francophone se porte à merveille tant ici qu’à l’étranger.

Le Gala de l’Alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ) est une cérémonie de prix visant à récompenser les meilleures productions indépendantes de la scène musicale alternative du Québec. Il est chapeauté par l’Association de la musique indépendante du Québec, également productrice de l’Initiative musicale internationale de Montréal (MIMI). Pour information : www.gamiq.ca.

Karkwa plane jusqu’à Saint-Prime

par Daniel Migneault, le 23 septembre 2008

(Photo : courtoisie Valérie Jodin-Keaton)

Le groupe Karkwa est en spectacle à Saint-Prime le 27 septembre.

Les amateurs de rock progressif québécois sont invités au Vieux-Couvent de Saint-Prime le 27 septembre à 21 h 30 pour assister au spectacle du groupe Karwa.

Cette formation a déjà trois albums à son actif. Le plus récent en lice, « Le volume du vent » lancé en avril dernier, propose des chansons à la fois graves et planantes. Karkwa a d’ailleurs récolté tout dernièrement quelques nominations au Gala de l’ADISQ 2008 dans les catégories Album de l'année-Alternatif, Auteur ou compositeur de l'année, Groupe de l'année et Vidéoclip de l'année.

La bande formée de Louis Jean Cormier (voix et guitare), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix) donneront aux amateurs un spectacle qui leur en mettront plein les oreilles.

Les billets, au coût de 20 $ chacun, sont en vente à l’Intermarché de Saint-Prime. Les réservations de billets sont possibles via Internet. Il s’agit d’en faire la demande en acheminant un courriel à l’adresse vieuxcouventsp@hotmail.com. En retour, un courriel-réponse devrait vous confirmer que votre réservation a été bien reçue.

dimanche 21 septembre 2008

Philippe Falardeau est fier de son anti-Aurore

par Steve Bergeron, La Tribune, Sherbrooke, le dimanche 21 sept 2008

Avec C’est pas moi, je le jure!, le cinéma québécois en est à son troisième film en quatre mois ayant comme cadre l’enfance et les années 1960. Mais Un été sans point ni coup sûr et Maman est chez le coiffeur n’inquiètent pas trop Philippe Falardeau.

Pourtant, son film s'inspire du roman de Bruno Hébert... qui est le frère d'Isabelle Hébert... qui a scénarisé le film de Léa Pool.

Effectivement, les deux cinéastes se sont croisés dans le même corridor pendant qu'ils faisaient chacun leur montage. «Mais nos films n'ont rien à voir ni dans le ton ni dans la forme, même s'ils mettent en scène des enfants abandonnés par leur mère. La nostalgie et la reconstitution des années 1960 n’est pas au coeur du mien. J’ai d’ailleurs choisi la musique de Patrick Watson et de Karkwa comme trame sonore parce que l’histoire comporte des trucs très contemporains.»

C'est pas moi, je le jure! aborde la vie d'un enfant très précoce, qui a déjà un questionnement existentiel à 10 ans, et qui va au bout de ses pulsions. Cet enfant, Léon Doré, est la définition même d’une petite peste. Faire des mauvais coups semble être sa nature profonde. S’il détruit, ment et vole, ce n’est ni pour blesser ni pour son profit: il est juste fait comme ça.

Ajoutez des tendances à se placer dans des situations d’autodestruction, comme s’enfermer dans un congélateur, se jeter en bas d’un mur ou simplement se planter un canif dans la poitrine.
«Des enfants qui ont des pulsions morbides, c’est très rare, mais ça existe. Léon est évidemment un peu plus grand que nature, c’est pourquoi j’ai fait une fiction. Quand j’étais jeune, j’enviais ces garçons qui avaient le courage d’aller au bout de leur délinquance. Et comme Léon, j’avais les mêmes questionnements sur la vie.»

jeudi 18 septembre 2008

Catherine Durand: cœur migratoire (entrevue)

Le 18 septembre 2008, Julie Rhéaume, Showbizz.net

Catherine Durand lançait «Cœurs migratoires», son quatrième album, le 9 septembre. L'auteure-compositeure-interprète a su s'entourer d'une équipe de taille pour ce nouvel effort. Showbizz.net a rencontré l'artiste mercredi pour discuter de ce disque aux relents folk, ambiants et parfois même country.

Depuis la sortie de son album précédent, «Diaporama», en 2005, Catherine Durand a voyagé. Elle a donné des concerts en France et en Hongrie. Elle s'est produite sur scène avec son propre spectacle; avec la tournée «Toutes les filles» et avec Marie-Annick Lépine.

Ses chansons ont également été endisquées par des artistes comme Isabelle Boulay et Renée Martel. Les trois dernières années furent donc très bien remplies et marquées par d'heureux souvenirs professionnels.

Catherine Durand est fière de «Cœurs migratoires», dit-elle en entrevue. Les critiques sont positives. «On espère toujours que l'album soit bien reçu, mais à ce point-là… Honnêtement, je ne m'y attendais pas du tout. (…) Tout le monde aime l'album et ça fait énormément plaisir. Ça prouve que j'ai fait les bons choix avec Jocelyn (Tellier, le réalisateur). On a bien travaillé ensemble. On a pris les bonnes décisions», explique-t-elle.

Des collaborateurs de taille

«J'ai toujours pensé que, lorsque tu prépares un nouvel album, l'une des étapes les plus importantes, c'est de bien t'entourer. Les choix des collaborateurs, des musiciens, qui viendront apporter une touche personnelle à ton album, c'est ça qui va lui donner de belles couleurs et créer le son du disque. Ça peut autant donner un son magnifique que quelque chose de catastrophique si tu ne choisis pas les bons musiciens pour les bonnes chansons», raconte Catherine.

Lorsqu'elle a décidé de faire un nouvel album, elle a discuté avec Tellier des musiciens avec qui elle aimerait collaborer. «On s'est super bien entendus. On avait à peu près les mêmes choix. J'avais certains noms auxquels j'avais pensé et qu'il avait oubliés et vice-versa. Finalement, tous les gens qu'on a choisis ont accepté l'invitation», précise l'artiste.

Le travail s'est fait de manière improvisée. La plupart des musiciens jouaient sans partitions écrites. Chacun est venu apporter une touche personnelle à l'album, raconte Catherine: «Je me sens vraiment privilégiée car ils ont vraiment mis leur talent au service de mes chansons. Je trouve que c'est un beau cadeau.»

Robbie Kuster, qui accompagne régulièrement Patrick Watson, joue sur l'album. Il s'agit d'un «batteur incroyable, imaginatif, créatif», dit la chanteuse. Le guitariste Olivier Langevin du décapant groupe Galaxie 500, entre autres, participe également au disque. Il y joue tout en douceur. «C'est là que tu vois que les grands musiciens sont capables de s'adapter. Olivier, c'est d'abord et avant tout un très grand musicien, un très grand guitariste (…). Je n'ai jamais entendu quelqu'un jouer du lap steel comme lui, dit-elle. Il a vraiment une façon très personnelle de faire de la musique».

Marie-Annick Lépine (Cowboys Fringants), Catherine Major et Josianne Laberge (ex-Polémil Bazar) font également partie des autres musiciens qui collaborent à «Cœurs migratoires».
Un premier duo

Pour cette galette, Catherine Durand a enregistré un premier duo. Elle interprète «Le bonheur est parfois maladroit» avec Louis-Jean Cormier, le chanteur de Karkwa. «J'ai eu cette idée lors d'un spectacle de Marie-Pier Fournier. Elle chantait en duo un classique country avec lui. Je me suis dit: Wow! Louis-Jean, c'est un gars très musical. Il a compris quoi faire avec sa voix, comment harmoniser de façon originale une voix. Il ne fait pas des harmonies conventionnelles. Il est très imaginatif. J'avais hâte de voir ce qu'il allait faire. Quand je lui ai proposé de faire un duo avec moi, il a accepté. Déjà là, j'étais très contente. Lorsqu'il a entendu la toune, il l'a vraiment aimée et il a trouvé une façon super personnelle de s'inclure dans la pièce. Ça a donné une belle chanson dont je suis très fière», raconte la chanteuse.

Ambiances et mélancolie


La mélancolie, la tristesse, l'amour mais surtout l'amour perdu sont au cœur des thèmes abordés par Catherine Durand sur son nouvel album. Malgré tout, une certaine luminosité se dégage de l'ensemble. «Je ne voulais pas faire un album déprimant ou sombre. Je ne pense pas qu'il soit sombre. Ce n'est pas un album joyeux, c'est sûr. Ce n'est pas un album qu'on met pour faire le party. Les chansons sont assez planantes. Il y a quand même un fil conducteur parmi tous les textes: la tristesse d'un amour qui passe et qui revient. Le défi, c'était de faire en sorte que l'album ne soit pas trop lourd. Je pense qu'on a réussi. Grâce à l'instrumentation et aux arrangements, on a réussi à alléger le propos des textes par les musiques», dit-elle.

Catherine Durand écrit souvent des textes aux accents mélancoliques. Elle admet qu'ils sont possiblement sa marque de commerce. Pour elle, il est peut-être plus facile de créer dans la douleur que dans la joie pure et simple. Elle dit avoir vécu une période difficile dans sa vie. Parmi ses amis, au cours des trois dernières années, il y a également eu beaucoup de «chambardement sentimental», dit-elle. Elle entendait beaucoup parler des histoires de ses potes et elle se sentait touchée. Ses expériences personnelles et celles de ses proches l'ont donc guidée dans son écriture.

Aucun texte n'est toutefois inspiré d'une histoire précise. «Je ne peux dire que telle chanson a été écrite pour telle personne ou en pensant à tel événement. (J'écris) mes textes un peu de façon abstraite. Je ne suis pas quelqu'un qui trace des portraits très clairs.» Ses paroles sont des tableaux où se mélangent couleurs, formes et sentiments. Ses morceaux ne sont pas des histoires ou des récits précis: «C'est plus une espèce d'état d'âme.»

Cœurs migratoires

La jeune femme signe toutes les paroles et musiques de son album à l'exception de textes de deux morceaux. Martine Coupal a écrit le texte de «Peine perdue» tandis que les paroles de la chanson-titre sont l'œuvre du poète Tristan Malavoy.

Cette dernière pièce est née d'un événement culturel appelé «Les 100 jours de bonheur» qui s'est déroulé l'an dernier à Montréal. Celui-ci rassemblait des artistes de plusieurs disciplines.

Des poètes devaient notamment rédiger des œuvres sur le bonheur. Michel Rivard fut le catalyseur, en quelque sorte, d'un volet lors duquel des auteurs-compositeurs devaient choisir un poème parmi les cent écrits et en faire une chanson, raconte Catherine. Par la suite, les artistes devaient participer à un grand concert au Spectrum.

Mara Tremblay, Daniel Boucher, Tricot Machine et Karkwa s'étaient notamment prêtés à l'exercice.

«J'ai choisi (le texte) de Tristan (…). Je l'ai chanté lors du spectacle et la réaction fut tellement bonne… J'ai tellement aimé cette chanson que j'ai décidé de la garder», dit la chanteuse. Elle trouvait le morceau magnifique. Elle donc décidé de l'endisquer.

Karkwa a aussi choisi d'enregistrer sa chanson tirée du projet: «Le volume du vent». Celle-ci s'inspirait du «Solstice» de Pierre Nepveu. La pièce aura également donné son titre au plus récent album du groupe.

Projets

Catherine Durand continuera de donner des spectacles dans le cadre de la tournée «Toutes les filles» en compagnie d'autres artistes féminines cet automne et durant l'hiver.

À la fin d'avril et au début mai 2009, elle se produira en première partie de Francis Cabrel à Sherbrooke, Montréal, Québec, La Baie et Trois-Rivières.

Au printemps prochain, elle compte également donner le coup d'envoi à sa tournée «Cœurs migratoires».

Site Internet de Catherine Durand

En douceur, mais sans compromis

Par Marc-André Boivin, Canoë, 17-09-2008

Catherine Durand

Une dizaine d’années, quatre albums, on peut dire qu’il en a coulé de l’eau sous les ponts pour Catherine Durand depuis la sortie de Flou en 1998. Celle qui avait étonné avec Diaporama en 2005 est aujourd’hui de retour avec Cœurs migratoires, un folk aux ambiances tristounettes à souhait qui surprend tout autant. Pas étonnant que la demoiselle ait été choisie pour accompagner Francis Cabrel lors de sa prochaine tournée au Québec.

On est jamais mieux servi que par soi-même dit le vieil adage. Catherine Durand l’a compris depuis longtemps. Si elle a su s’entourer de brillante façon, celle-ci signe la plupart des textes, toutes les musiques. Elle a de plus effectué les arrangements et la réalisation en compagnie de son complice, Jocelyn Tellier. Un album concocté à son goût, sans trop de compromis.

«Je suis aussi capable de déléguer histoire d’avoir un regard extérieur. Jocelyn et ma gérante m’aident beaucoup et me donnent leur avis sur bien des choses. Mais si je mêle de beaucoup de choses, c’est parce que c’est ma carrière et ce sont mes chansons. Il n’y a pas que l’écriture, il y a aussi tout ce qui touche à la production. J’aime bien avoir mes affaires en mains», confie celle qui en avait fait tout autant pour Diaporama.

«Je m’étais quand même pas mal impliquée pour mes deux premiers disques, mais j’avais à l’époque une autre vision de la business. Il fallait alors que mes chansons passent à la radio, que ce soit des hits radio, mais je me suis rendue compte que je n’étais pas plus heureuse après et que je ne me sentais pas aussi accomplie. Avec Diaporama, j’ai fait l’album que je voulais vraiment, qui me faisait triper et qui me ressemblait le plus. Étonnamment, c’est le disque qui a le plus tourné à la radio et qui s’est vendu le plus», lance-t-elle en riant.

Pour ce qui est de Cœurs migratoires, la chanteuse ignore toujours si les radios commerciales vont emboîter le pas, comme l’ont fait Radio-Canada et les radios plus underground pour le premier extrait, Peine perdue, lancé récemment. Peu importe, la chanteuse sait que son disque fera, d’une manière ou d’une autre, son petit bonhomme de chemin.

Alignement impressionnant

C’est un alignement impressionnant d’artistes qui sont venus lui donner un coup de pouce sur ce dernier effort. Si Catherine Major est venue pianoter pour la chanson Perdue (On m’a lâché la main), Louis-Jean Cormier, le leader de l’excellente formation Karkwa apparaît lui aussi sur Le bonheur est parfois maladroit, sans oublier la violoniste des Cowboys Fringants, Marie-Annick Lépine, le claviériste Dan Thouin, la violoncelliste Mélanie Leclair et on en passe.

«C’est vraiment le fun de voir que les musiciens que tu admires et apprécies ont envie de jouer avec toi. C’est du donnant, donnant. Il y a tellement de talent au Québec. Nous faisons des miracles avec de petits budgets que ce soit en théâtre, au cinéma, à la télé ou en musique. On a qu’à regarder les clips qui se font ici avec très peu d’argent, c’est incroyable», souligne-t-elle en mentionnant que le choix des musiciens a fait vraiment toute la différence.

«Curieusement, pour les ambiances, c’est l’état général qui m’entourait au cours des trois dernières années qui se reflète ici. J’ai senti un certain branle-bas de combat généralisé autour de moi, c’était fou raide! Alors, c’est sûr que c’est venu teinter mon écriture», ajoute-t-elle. Une chose est certaine, c’est qu’on peut sentir la recherche musicale qui s’est faite durant l’exercice.

«L’idée, pour Jocelyn et moi, était de ne pas faire deux fois le même album. Cœurs migratoires s’inscrit dans la continuité de Diaporama, mais nous avons poussé un peu plus loin»
, explique l’artiste qui sera à l’Anglicane de Lévis le 6 décembre prochain en compagnie de Gaële, Ginette et Isabelle Cyr.

mercredi 17 septembre 2008

en route vers le GAMIQ

Par: Olivier Robillard Laveaux, 17 septembre 2008

CHRONIQUE SCÈNE LOCALE: en route vers le GAMIQ

Animée par Rémi-Pierre Paquin, la troisième édition du Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ) se déroulera ce dimanche 21 septembre au Théâtre Corona.

Situés à quelques pas du mien, les bureaux des producteurs de l'événement, les gens du Bang Bang, fourmillent d'activités depuis déjà plusieurs semaines. Comme si l'organisation d'un gala scène locale n'était pas assez exigeante, ces bourreaux de travail ont aussi mis sur pied la tournée Destination GAMIQ visant à promouvoir la remise de prix à travers la province.

Dommage toutefois que la soirée ne soit pas retransmise en direct sur le Web comme l'an dernier. Question de coûts, le gala sera plutôt diffusé en différé sur Internet. Grand manitou de l'événement, Patrice Caron a préféré investir ailleurs, notamment dans les cachets plus généreux remis aux artistes en prestation pendant le GAMIQ: Gatineau (accompagné d'une chorale), Misteur Valaire, Empire ISIS, Duchess Says, Geneviève et Matthieu, Millimetrik, Krista L.L. Muir, Starvin Hungry et Karkwa. (...)

les coupures ça tue la Culture



Les Artistes se mobilisent !

Les artistes du Québec et le milieu culturel se mobilisent afin de conscientiser la population à l’importance des Arts dans notre société. À cette fin, ils vous invitent à un grand spectacle gratuit mardi prochain, 23 sept. 2008 à 19 h au Club Soda.

Seront notamment sur scène ce soir là :- Vincent Graton (animateur) - Ariane Moffatt - Karkwa - Mes Aïeux - Michel Rivard - Louise Forestier - El Mortor - Thomas Hellman - Yves Lambert - Ian Kelly - Fred Fortin - Tricot Machine - Philippe B - La descente du Coude - Urbain des Bois

Alors que la campagne électorale bat son plein, il est primordial que les partis politiques se positionnent sur les coupures récemment effectuées par le gouvernement Harper et annoncent leur position quant à l’importance qu’ils accordent à l’Art dans notre société. Nous invitons la population à se joindre à nous, comme le feront l’UDA, l’APFTQ, CISM, la SPAQ, le MAL, la Sopref, l’INIS, la Cinémathèque, etc.

Les artistes de concert contre les coupures invitent de plus les citoyens à visiter un blogue et à s’y exprimer. On pourra y voir des témoignages d’artistes et intervenants du milieu de la culture, sous forme de textes ou de capsules vidéo. Les internautes seront également invités à appuyer un manifeste.

Visitez le site : www.lescoupurescatue.org

Le show des artistes de concert contre les coupures, Mardi 23 septembre 2008, à 19 h, Ouverture des portes à 18 h au Club Soda_ 1225, bouL.. Saint-Laurent/ Gratuit // admission générale / Métro Saint-Laurent / Place des Arts

KARKWA à la conquête de la France !

Philippe Renault, Le Journal de Montréal, 16-09-2008

Karkwa a des visées internationales. Le groupe montréalais se produira à New York le mois prochain, avant de tenter une grande percée en sol français à l'hiver.

Karkwa est sur le point (ce ne serait qu'une question d'heures) de s'entendre avec Wagram, considéré comme le plus grand distributeur indépendant en France, afin d'y sortir son troisième album, Le Volume du vent, ainsi que les deux ou trois disques subséquents.

Le deuxième album du groupe, Les Tremblements s'immobilisent, est déjà sorti de l'autre côté de l'océan, mais sous une étiquette beaucoup plus petite.

«Nous avons déjà donné quelques spectacles en France mais là, nous serons plus que jamais là-bas. Ça va nous permettre d'élargir notre marché. Mais nous le faisons d'abord par pur plaisir. Sortir de la 20 et de la 40, ça fait du bien parfois!» soutient le leader de Karkwa, Louis-Jean Cormier.

«C'est intéressant parce que le marché est petit ici. On peut vivre de notre musique, mais on aime se faire entendre du plus de gens possible», ajoute le claviériste François Lafontaine.

Une tournée française devrait également coïncider avec la sortie de l'album. Il ne reste que quelques détails à régler.

Anglophones

«Il ne faut pas oublier que trouver un bon tourneur peut faire une grande différence, en nous permettant de donner beaucoup de spectacles, notamment en assurant la première partie d'artistes connus. Ça avance bien de ce côté», allègue François.

Karkwa désire également s'attaquer à d'autres marchés internationaux. Ça débutera en octobre à New York.

«Nous allons participer au Festival CMJ le 22 octobre. C'est une sorte de South By Southwest. Nous allons essayer de bien représenter nos compatriotes!» lance Louis- Jean Cormier.

Lui et sa bande ne veulent surtout pas se laisser arrêter par la barrière de la langue.

«On aimerait aussi aller dans des pays scandinaves ou dans une ville comme Berlin, où la scène est incroyable. Les gens là-bas sont prêts à entendre d'autres mots que l'anglais. La semaine dernière, nous étions le Single of the week sur iTunes. La plupart des commentaires venaient d'anglophones et étaient positifs», conclut le chanteur et guitariste.

Vétérans et jeunes loups sur scène

Philippe Renault, Le Journal de Montréal, 16-09-2008

Une douzaine d'artistes auront l'honneur d'offrir une performance sur la scène du Centre Bell lors du gala de l'ADISQ. Parmi eux, on retrouve les vétérans Claude Dubois et Robert Charlebois, mais aussi les jeunes loups Ariane Moffatt et Alfa Rococo. Ce sera également le retour sur scène des Cowboys Fringants.

Dans le cas des Cowboys Fringants, qui n'étaient pas présents à la conférence de presse, il s'agira d'une première performance au Québec depuis août 2007 (ils ont tourné en Europe depuis).

Le public pourra également voir à l'oeuvre Éric Lapointe, Karkwa, Marie-Mai, Sylvain Cossette, André Gagnon, Sans pression ainsi que l'Orchestre symphonique de Montréal au cours de cette grande soirée.

Offrir une performance lors de cette grande fête de la musique représente toujours un petit défiparticulier pour les artistes, qui doivent se produire devant d'autres professionnels de l'industrie.

Cette année, un autre élément ajoutera à la fébrilité des chanteurs et musiciens : le fait de se produire sur la plus prestigieuse scène montréalaise.

Intimidant

«C'est vrai que c'est plus intimidant. J'aime mieux ne pas y penser tout de suite!» s'exclame Justine, d'Alfa Rococo.

«C'est le fun d'avoir cette vitrine, parmi les vieux routiers qui sont là depuis 30 ans. Et ce sera probablement la dernière fois que nous allons jouer au Centre Bell!» lâche de son côté François Lafontaine, de Karkwa.

«Ça fait trois ans que nous avons la chance de voir des artistes un peu moins connus à l'ADISQ. Encore aujourd'hui, je crois que nous représentons la scène alternative et underground. Nous sommes très excités et honorés», ajoute son compère Louis-Jean Cormier.

Pas facile également de rester concentrer sur sa performance au milieu de ce tourbillon d'émotions déclenché par la remise des statuettes. Ariane Moffatt compte huit nominations, dont trois personnelles.

«On a la tête à plusieurs places en même temps lorsqu'on offre une performance et qu'on est en nomination. Je crois que je vais faire de la méditation avant! Mais honnêtement, je trouve que ça fait partie du trip d'être partout en même temps», lance-t-elle.

Vote téléphonique

Nouveauté: le vote de la chanson populaire se fera cette année avant le gala. Les gens pourront voter sur le site Internet de Radio-Canada à partir du 14 octobre. Un vote téléphonique aura également lieu la fin de semaine précédant le gala.

Le site radio-canada.ca diffusera également une webémission en direct du tapis rouge, de 19 heures à 19 h 30.

* Les billets pour assister au gala de l'ADISQ seront en vente à partir de samedi midi.

Des manifestations contre les compressions en culture sont en préparation

Le mardi 16 sept 2008, La Presse Canadienne, Montréal

Photo Robert Skinner, La Presse : Anne Dorval et Vincent Gratton

Ariane Moffatt, Michel Rivard, Yves Lambert, Karkwa et Vincent Gratton seront sur scène le 23 septembre au Club Soda à l'occasion d'un spectacle de protestation contre les compressions imposées au secteur culturel par le gouvernement conservateur.

Il s'agit du spectacle dont Vincent Gratton a parlé dimanche lors du Gala des prix Gémeaux. Le comédien et animateur avait alors vertement critiqué la décision du gouvernement conservateur d'abolir 16 programmes culturels totalisant quelque 60 millions $ en subventions, avant d'inviter souverainistes et fédéralistes à prendre part à ce spectacle de contestation, ainsi qu'à une marche, le 5 octobre.

Selon le comédien et directeur artistique Philippe Laperrière, un des trois organisateurs de cet évènement, tout cela s'est organisé de façon très spontanée. L'évènement qui aura lieu mardi prochain se veut une «manifestation artistique» avant d'être un spectacle politique, selon M. Laperrière, qui ajoute «qu'il s'adresse à la population, pas seulement aux artistes». L'entrée sera gratuite.

Par ailleurs, une autre manifestation dénonçant les compressions fédérales se tiendra à Ottawa le 24 septembre, a annoncé lundi le collectif «Vote culture Ottawa». Ces protestations s'ajoutent à plusieurs autres du même type, menées tant au Québec (la province la plus touchée par la décision d'Ottawa) qu'en Ontario.

Karkwa, groupe rock de l’heure, au Vieux Couvent

LBR.ca, Mercredi 17 Septembre 2008

Photo : crédits Valérie Jodoin-Keaton

L’excellent groupe rock québécois Karkwa

Le samedi 27 septembre prochain à compter de 21 h 30

SAINT-PRIME, le 15 septembre 2008 - / LBR.ca / - L’excellent groupe rock québécois Karkwa sera bientôt de passage au Vieux Couvent de Saint-Prime. Le samedi 27 septembre prochain à compter de 21 h 30, la salle vibrera au diapason de ce groupe phare de la scène rock québécoise. Une rencontre des plus intéressante en perspective, une expérience franchement prometteuse.

En avril dernier, dix ans après sa naissance et un impressionnant parcours, la bande formée de Louis Jean Cormier (voix et guitare), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix) lançait son 3e album, Le volume du vent. À la fois grave et planant, cet album particulièrement accompli recevait alors un accueil enthousiaste et fort élogieux de la critique et des amateurs. Karkwa récolta d’ailleurs tout dernièrement quelques nominations au Gala de l’ADISQ 2008 dans les catégories Album de l'année-Alternatif, Auteur ou compositeur de l'année, Groupe de l'année et Vidéoclip de l'année.

Après Le pensionnat des établis (2003) et Les tremblements s'immobilisent (2005), Karkwa rajoute ainsi donc un opus éloquent à sa feuille de route déjà enviable. Urbaine et organique, la musique de cet album instaure un état de tension du début à la fin. Il faut dire que les sonorités exploitées, les arrangements brillants, les voix ainsi que les textes du Volume du Vent contribuent assurément à cette ambiance. Bref, un album de rock peaufiné, raffiné, qui consacre encore davantage le talent incontestable du groupe et qui en révèle tout le potentiel. Les amateurs auront donc droit à un spectacle tout neuf de la part de ce quintette montréalais qui n’omettra pas d’en mettre tout plein les oreilles !

Les billets, au coût de 20 $ chacun, sont en vente à l’Intermarché de Saint-Prime. Les réservations de billets sont possibles via Internet. Il s’agit d’en faire la demande en acheminant un courriel à l’adresse vieuxcouventsp@hotmail.com. En retour, un courriel-réponse devrait vous confirmer que votre réservation a été bien reçue.

Grand concert contre les coupures en culture

Par: Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca, 15 septembre 2008

De nombreux artistes québécois, dont Ariane Moffatt, Karkwa, Tricot Machine, Mes Aïeux, Michel Rivard, Yves Lambert, Urbain Desbois et Fred Fortin, participeront à un grand concert gratuit visant à dénoncer les récentes coupures en culture effectuées par le gouvernement Harper.

«En cette période d'élection, le but est de forcer tous les parties politiques à prendre position sur la question», explique Stéphanie Moffatt, l'une des organisatrices de la soirée, également la sœur et l'imprésario d'Ariane.

D'autres formes d'art, la danse et l'art dramatique notamment, seront aussi représentées lors de l'événement qui se déroulera le 23 septembre au Club Soda de Montréal, à 19h.

samedi 13 septembre 2008

Catherine Durand - Coeurs migratoires

Claude André, Canoë, 12-09-2008

Certains mettent une vie à trouver leur son; pour Catherine Durand, c’était sur le précédent Diaporama, son troisième.

Cette fois, avec la complicité du réalisateur Jocelyn Tellier (guitariste de Dumas et bassiste d’Hello Postier), elle polit la pierre pour en magnifier les reflets folk et aériens.

Dans une atmosphère automnale où tombent les feuilles de la mélancolie et des amours qui meurent, la belle nous berce sur des accords de guitare, certes, mais nappés de cor français et anglais, hautbois, dobro, mandoline, violoncelle, banjo et autres pedal steel qui emmitouflent l’ensemble.

Ajoutez à cela un duo avec Louis-Jean de Karkwa et voilà l’un des albums de la rentrée.

Gala de l'ADISQ, Kakwa nommé

> Les artistes en nomination au Gala de l'ADISQ 2008

30 ans de prix Félix

Le Gala de l'ADISQ ne s'offrira rien de moins que le Centre Bell cette année. Le public est invité à venir célébrer avec les artistes la 30e édition de l'événement le 2 novembre prochain. Cette année, les organisateurs promettent un spectacle grandiose dont l'animation sera confiée à l'humoriste Louis-José Houde pour une troisième année consécutive. Treize prix Félix seront remis à l'occasion de cette grande fête de l'industrie musicale, pour récompenser les artistes qui ont marqué l'univers québécois en 2008.

Têtes d'affiche

Parmi les têtes d'affiche de la soirée, Isabelle Boulay et Marie-Mai décrochent six nominations, notamment dans les catégories Album de l'année-meilleur vendeur, Chanson populaire de l'année et Interprète féminine de l'année. Si on tient compte des nominations du Gala de l'Industrie (éclairage, réalisation, etc.), Isabelle Boulay et son équipe récoltent en tout 10 nominations cette année.

Outre les deux chanteuses, les auteurs-compositeurs et interprètes Ariane Moffatt et Daniel Bélanger cumulent aussi des nominations dans plusieurs catégories, tout comme les groupes Kaïn, Alfa Rococo, Les Respactables, Karkwa, de même que Gilles Vigneault avec les Charbonniers de l'enfer.

Le groupe Simple Plan, qui s'illustre avec brio sur la scène internationale, est quant à lui en bonne position pour remporter les Félix de l'album anglophone de l'année et des Artistes s'étant le plus illustrés hors du Québec.

Les artistes en nomination pour la catégorie très prisée d'interprète masculin de l'année sont Daniel Bélanger, Gregory Charles, Nicola Ciccone, Pierre Lapointe et Vincent Vallières. Chez les femmes, Isabelle Boulay, Laurence Jalbert, Marie-Mai, Ariane Moffatt et Marie-Élaine Thibert seront en nomination.

Cette année encore, le Gala de l'ADISQ sera retransmis en direct sur les ondes de la télévision de Radio-Canada.

Fait à noter, les chaînes MusiquePlus et MusiMax diffuseront la cérémonie de l'Autre Gala de l'ADISQ qui aura lieu le 27 octobre au Métropolis. Pendant cette soirée, une vingtaine de prix seront remis à des artistes qui se sont illustrés dans des catégories telles que le classique, le hip-hop, le country ou l'humour.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

mercredi 10 septembre 2008

Caracol vole de ses propres ailes (entrevue)

par Julie Rhéaume, branchez-vous.com,Le 10 septembre 2008

Caracol, la moitié du défunt duo Dobacaracol, lançait hier à Québec son premier album solo intitulé «L'arbre aux parfums». Ce disque est paru sur étiquette Outside Music. Showbizz.net s'est entretenu avec celle qui se nomme Carole Facal dans la vie de tous les jours.

Carole ressentait le besoin d'explorer un univers musical bien à elle. Elle avait longuement mûri et réfléchi à ce projet d'album solo, raconte-t-elle. Lors des longues semaines passées sur la route avec Dobacaracol, elle écrivait des chansons.

Les textes de «L'arbre aux parfums» évoquent une panoplie d'émotions. «La sensibilité, la complexité des relations humaines, c'est quelque chose que je trouve inspirant», dit-elle. Le disque n'est pas entièrement autobiographique mais s'inspire d'événements, d'émotions, vécus par elle-même ou des proches. Ainsi, «L'amour est un tricheur», la pièce qui ouvre l'album, est inspirée de l'histoire «classique» d'un ami qui a retrouvé sa copine dans les bras de son meilleur pote, explique l'artiste. «Celle que les hommes pleurent (Mata Hari)» tire quant à elle sa source d'une figure historique réputée être une espionne. «Je fus inspirée par une photo d'elle», raconte Carole.

Les musiques de «L'arbre aux parfums» sont influencées par plusieurs courants et époques: le folk, les années 60 et 60, le country et la musique du monde, entre autres. «Elles sont le reflet de la musique que j'aime (…) Je ne voulais pas que ça sonne à la mode. J'ai fait l'album avec les mêmes musiciens qui m'accompagnent sur scène. À part peut-être quelques overdubs, on n'y retrouve aucuns (effets spéciaux) ni sons électroniques», explique l'auteure-compositrice et interprète.

Elle s'est entourée de Sébastien Blais-Montpetit à la réalisation (Champion et ses G-Strings), Maxime Lepage à la basse (Dobacaracol), Justin Allard à la batterie (Daniel Bélanger), François Lafontaine (Karkwa), Vincent Réhell (Stefie Shock), et Sandy Belfort (Pawa Up First) aux claviers, ainsi que David Laflèche à la guitare.

Lorsque l'on a longtemps fait carrière avec un groupe, est-ce un peu effrayant de se lancer dans la grande marmite du showbiz à titre d'artiste solo? Un peu, pense Carole. Toutefois, pour elle, «c'est un tout nouveau défi». Elle sentait qu'elle avait des choses à accomplir seule. Jusqu'à présent, elle se dit reconnaissante de la confiance que lui ont accordée notamment ses musiciens et le public.

Caracol prévoit donner de nombreux spectacles au cours des prochains mois. Pour connaître son agenda ou en savoir plus sur cette artiste, consultez son site Internet officiel.

le FME et les conservateurs



Par Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca le 10 septembre 2008

Les conservateurs ne sont pas les bienvenus à Rouyn-Noranda. Ce n'est pas moi qui le dis, mais le cofondateur du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, Sandy Boutin. Ancien membre actif du Parti Québécois, Sandy s'est emporté le dimanche 31 août lors de son discours accompagnant le concert de clôture du festival.

Le concert de clôture, c'est le moment tranquille, plus corporatif, du FME. Celui où la foule assise est constituée de commanditaires, de journalistes locaux, de baby-boomers et de politiciens désireux de serrer quelques mains d'électeurs bienveillants. Or, en plein discours, M. Boutin a sacré sans retenue contre les coupures en culture du gouvernement Harper. Faut dire qu'en sabrant dans les programmes d'aide à l'exportation de nos artistes, le premier ministre a affecté directement la business de l'organisateur, aussi gérant de Karkwa: moins d'argent pour les tournées françaises du groupe et moins pour le FME qui invite chaque année des journalistes et programmateurs européens avec qui les musiciens d'ici peuvent établir des relations privilégiées.

"Je n'ai pas la prétention de vous dire pour qui voter, mais il faut les crisser dehors, les tabarnacs", a lancé Sandy en fin de discours. Happée par ce franc-parler, la foule a rapidement acclamé l'orateur. Avec son début de calvitie et sa posture légèrement arquée, on aurait pu foutre une clope au bec de Sandy et reconnaître... Ah puis laissez faire, voulez-vous? Parlons musique parce qu'au fond, aucune forme de conservatisme n'a sa place au FME (...)

dimanche 7 septembre 2008

CATHERINE DURAND : Au gré des émotions

Philippe Rezzonico, le journal de Montreal, 07-09-2008

Dix ans. Dix ans se sont écoulés depuis Flou, le premier disque de Catherine Durand. Son quatrième, Coeurs migratoires, nous démontre que l’artiste, qui a trouvé son style, ne cesse de peaufiner son art.

En cet après-midi estival de septembre digne de l’été que l’on n’a pas eu, Catherine Durand est rayonnante à moins d’une semaine de la parution de son nouvel opus.

Curieusement, si son job totalement imprévu à la radio de Radio-Canada (Espace musique) a meublé son été qu’elle espérait plus calme, il a eu le mérite d’évacuer une forme de stress qui accompagne d’ordinaire une nouvelle parution.

«On a fini le mix du disque le 24 juin, dit l’auteure-compositrice. Je devais faire deux semaines à Espace musique, puis j’ai travaillé là deux mois en qualité d’animatrice, ce qui m’a permis d’écouter plein de musiques (world/jazz) que je n’écoute pas d’emblée, moi qui ai des racines très folk et country.»
(...)

Le goût du changement


Nouvelle maison de disques et nouveaux collaborateurs: Coeurs migratoires est un disque de continuité au plan sonore pour Catherine Durand, mais de renouveau au plan du personnel de soutien.

«Je n’avais jamais enregistré avec des cordes et jamais travaillé avec des artistes qui m’accompagnent sur ce disque.»


Celle qui est sous étiquette tandem.mu (Pascale Picard, Lost Fingers, Cabrel) a eu le goût de travailler avec pas mal d’entre eux à la suite d’un show de la bassiste Marie-Pier Fournier. «Marie s’était bâti un all-star band, avec Louis-Jean Cormier et François Lafontaine (Karkwa), Olivier Langevin (Galaxie 500) et Robbie Kuster. Quand j’ai vu Robbie, je me suis dit: «Lui, il joue sur mon prochain album».

Pour le duo avec L
ouis-Jean (Le bonheur est parfois maladroit), j’avais le goût de faire un duo pas quétaine. Il m’a montré des trucs incroyables à faire avec les harmonies.»

Durand
est toutefois claire sur un point: ce goût de renouveau, cette audace certaine, elle est née à la suite de sa collaboration à la tournée Toutes les filles, qui a mené à des collaborations avec Marie-Annick Lépine et Catherine Major.

«C’est la plus belle chose qui me soit arrivée. Ça m’a tellement dégourdie comme musicienne. Ça m’a appris à improviser et à créer avec des filles avec lesquelles j’ai des atomes crochus.»



Ariane, Éric, Karkwa et compagnie…

RENTRÉE 08 | LES SPECTACLES QUÉBÉCOIS

Philippe Rezzonico, Canoë, 06-09-2008

Il n’y a pas que les enfants qui vivent la rentrée. Les artistes aussi. Plusieurs grands noms de la chanson québécoise souligneront leur retour sur les planches au cours des prochaines semaines. (...)

KARKWA Club Soda (9 octobre) Avec la sortie récente de son troisième album, Le Volume du vent, Karkwa a démontré être bel et bien devenu une figure référentielle du nouveau rock québécois. On a eu un avant-goût du nouveau spectacle de la troupe à Louis-Jean Cormier lors des dernières FrancoFolies, une prestation qui n’a que donné envie de se transporter immédiatement au Club Soda pour la première montréalaise. (...)

Pedal steel et bavette marinée

Sylvain Cormier, Le Devoir, Édition du samedi 06 et du dimanche 07 septembre 2008

En studio avec Catherine Durand

Lancé mardi, Coeurs migratoires, le splendide quatrième album de Catherine Durand, a été enregistré au mythique studio Victor à la fin du printemps, cinq intenses semaines durant. Le Devoir y était, témoin privilégié d'une expérience extraordinairement agréable de création et de vie, où bonnes chansons, bonnes gens et bonne bouffe ont composé pour la tête, le coeur et le corps un véritable menu santé. Petit journal commenté.
Quand Louis-Jean [Cormier, de Karkwa] est arrivé pour faire sa voix dans Le bonheur est parfois maladroit, on n'avait pas répété la pièce ensemble, je lui avais envoyé mon démo sans aucune directive au niveau de l'harmonie vocale. Je voulais le laisser aller, c'est un grand harmoniste. Je n'aurais jamais pensé à ce qu'il a trouvé.» (...)

Leur duo est l'une des plus flagrantes réussites de cet album en tous points réussi: l'émotion y est fragile et puissante à la fois, la montée vers le refrain submergente. On dirait du Karkwa, et ça demeure du Catherine Durand. C'est la grande force de l'album: la personnalité musicale de l'artiste désormais bien établie, toutes les audaces sont permises. À partir de ce qu'elle appelle son «folk ambiant», on obtient des claviers quasi pinkfloydiens ici, des cordes et bois d'allégeance classique ailleurs, ou encore une déferlante de banjo et de mandoline. Sans jamais perdre le compas de vue. «Avec Diaporama, j'ai trouvé ma niche, mon son. Ma zone de confort. Ça m'a donné la permission d'assumer encore plus complètement mes deux tendances naturelles: le côté folk jusqu'au bluegrass, et le côté atmosphérique jusqu'à oser des arrangements vraiment planants.» (...)

Éloge de Karkwa

Alors, avez-vous regardé l’émission de TV5? Celle qui devait diffuser le spectacle des Francos de Karkwa, Malajube, Alexandre Désilets et Gatineau. Eh bien, aux poubelles les deux derniers, TV5 les a coupés! Pas une trace. Ce n’est pas pourri, ça? Déjà que TV5 ne diffuse plus les Victoires de la Musique, à quoi bon la regarder encore?

Pourtant, je n’ai rien contre Karkwa. Loin de là. Je considère que c’est le meilleur groupe rock au Québec. Le chanteur me colle des frissons chaque fois qu’il chante. Allez jeter une oreille au nouveau cd hommage à Félix Leclerc. Karkwa est grandiose sur Le tour de l’île. Louis Jean Cormier fait également un duo avec Catherine Durand sur le tout neuf «Cœurs migratoires» (j’ai oublié d’en parler dans ma critique cette semaine, honte à moi!).

À souligner également, le duo LJ Cormier / Marie-Claire Séguin sur le dernier album de celle-ci, «J'ai pour toi... Chante Vigneault».

Belle ouverture, beaux métissages.

Thomas Fersen : À la sauce québécoise


Photo : jean-baptiste Mondino

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro, 05 septembre 2008

Thomas Fersen adore se déguiser. Il retient cela de sa mère, qui lui confectionnait des déguisements quand il était petit. Depuis, le chanteur adore aller dans les friperies, surtout celles de Montréal, qui regorgent de trésors selon lui.

Si Thomas Fersen mettait bout à bout ses visites au Québec, il serait resté en tout presque un an dans la Belle Province! Pas surprenant donc que le troubadour français amoureux du Québec ait fait appel à un Québécois pour réaliser son septième album studio, Trois petits tours.

Thomas Fersen a jeté son dévolu sur Fred Fortin pour donner vie à ses chansons aux airs de comptines.

Auteur-compositeur-interprète de talent, musicien au sein du groupe Galaxie 500, l’homme-orchestre a vite été identifié comme la personne idéale pour travailler sur la nouvelle œuvre de Fersen.
«Je connaissais son travail depuis 2001, mais je l’ai rencontré en mars 2007, quand il est passé avec Galaxie 500 près de chez nous, raconte le chanteur au téléphone depuis Paris. Je suis allé au spectacle, je l’ai rencontré et on s’est vus au mois d’août 2007 parce que je venais à Montréal pour donner aux Francos mon spectacle de ukulélé. C’est là que j’ai proposé à Fred de faire la réalisation et les arrangements de mon nouvel album.»

En studio à Montréal

Thomas a donc décidé de faire confiance à un artiste qu’il admirait et avec qui il ressentait une certaine parenté et fraternité. Il lui a donné carte blanche et a même décidé de venir établir ses pénates ici pour que Fred ait accès à toutes ses ressources durant l’enregistrement.

«C’est moi qui suis venu à Montréal, parce que je voulais que Fred travaille avec Pierre Girard, avec qui il est habitué de fonctionner, explique-t-il. Je voulais aussi qu’il travaille avec les musiciens qui sont ses copains. J’ai séjourné au Québec en octobre 2007 une dizaine de jours. Je suis venu quand même avec Pierre Sangra, qui m’accompagne au ukulélé de­puis longtemps. On était les deux seuls maudits français! En 10 jours, on a enregistré une dizaine de chansons que Fred avait arrangées chez lui dans son sous-sol, et je suis revenu en février pour en réenregistrer deux nouvelles que j’avais terminées entre-temps, et puis voilà! Fred et Pierre Girard sont ensuite venus mixer à Paris au mois d’avril.»

Trois petits tours a donc une saveur toute québécoise avec un réalisateur d’ici et des musiciens d’ici, dont François Lafontaine (Karkwa, Galaxie 500).

Même si le style de Fersen est toujours là, avec ses chansons amusantes au mille et uns objets et insectes, le grain de sel de Fortin est bien présent. Des instruments comme un sac à bottes de ski et la grosse caisse de fanfare des épis d’or de Saint-Maurice ont d’ailleurs fait leur apparition dans l’atmosphère singulière de Fersen.

D’ailleurs, le musicien originaire du Lac-Saint-Jean les emportera en tournée puisqu’il accompagnera son collègue français en Europe avant de venir jouer au Québec.

Les valises

Avec Trois petits tours, Thomas Fersen rend un hommage musical et poétique au voyage et à son instrument fétiche, le ukulélé, avec l’humour qu’on lui connait et sa façon de dire les choses bien particulière.

Son inspiration, il la vaut d’ailleurs à son amie Germaine, sa vieille valise.
«Moi, je suis un musicien itinérant, je passe des chambre d’hôtel aux loges des salle des spectacles, puis aux banquettes de train ou de restaurant, et qui est toujours à côté de moi dans ces moments-là? interroge-t-il. Ma vieille valise, que je trimbale depuis 15 ans. Elle a acquis une personnalité et elle est toujours là, contre mon flanc, à me rassurer ou à me protéger de la pluie, à me servir d’oreille. Par fantaisie, j’ai commencé à lui écrire une chanson, et en lui écrivant cette chanson, j’ai eu des idées pour une deuxième chanson et pour une troisième, et puis j’ai commencé à parlé de mon rapport avec les douaniers. Les douaniers ont toujours la main dans ma valise. D’ailleurs quand je viens à Montréal, c’est systématique, je dois sortir mon ukulélé qui et caché dedans. J’ai donc une chanson pour mon ukulélé. Voilà comment j’ai écrit ce disque et, à travers ce thème, je raconte mes histoires, mes petites fantaisies et mes fantasmes.»

Le Festival de musique émergente a atteint sa vitesse de croisière

Le mercredi 03 septembre 2008, Philippe Renaud, La Presse

En dépit de l'abolition de subventions fédérales destinées à la culture qui l'affecteront l'année prochaine, l'organisation du Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue (FMEAT) a présenté un bilan lumineux de la sixième année de son événement consacré aux nouveaux artistes, lequel s'est terminé dimanche soir dernier, à Rouyn-Noranda.

Comme c'est l'habitude lors du dépôt d'un bilan festivalier, on laisse d'abord parler les chiffres. Les 62 concerts présentés en cinq jours ont attiré 12 500 spectateurs, 1000 de plus que l'année dernière. Une augmentation qui s'explique par le devancement du gros concert d'ouverture au mercredi soir; 1500 spectateurs ont ainsi assisté à cette performance inaugurale, assurée par Loco Locass.

«Je crois qu'on a atteint la vitesse de croisière du festival, croit Sandy Boutin, directeur du FMEAT. On ne veut pas dénaturer la formule en grossissant davantage. Nous gérons déjà une douzaine de scènes dans autant de lieux différents, et on les exploite déjà à fond. Il nous sera difficile d'attirer plus de festivaliers que ça» sans compromettre l'esprit intimiste et collégial qui fait le charme de l'événement.

À nouveau cette année, le FMEAT a procuré aux spectateurs plusieurs moments de grâce. Le directeur souligne les performances de Beast (Prix Étoile Galaxie du festival), le Newyorkais Elvis Perkins lors du concert de clôture dimanche soir dernier, et la performance du groupe Duchess Says, complètement endiablée, si on en croit les échos. «Les Français qu'on a invités ont vraiment capoté!», dit Sandy Boutin.

Malheureusement, il se pourrait que ce soit la dernière fois que des Français «capotent» sur un artiste découvert au FMEAT. L'abolition des programmes culturels fédéraux annoncés il y a quelques jours plonge l'organisation du festival - et la scène musicale dite «émergente» - dans l'incertitude.

L'organisation du FMEAT avait réussi à obtenir 10 000 $ pour inviter une dizaine de représentants de festivals de France, de Belgique, de Suisse et de Hongrie pour justement découvrir des artistes québécois, avec l'espoir que nos musiciens puissent être invités à leur tour dans des événements européens.

Sandy Boutin confirme que le groupe rock instrumental Torngat et le rappeur Samian étaient tombés dans l'oreille de ces recruteurs européens. «Je suis assuré que ces artistes joueront en Europe; or, au-delà du fait qu'il me sera difficile de trouver du budget pour inviter les représentants des festivals, l'abolition du programme Routes commerciales va affecter la rentabilité et la capacité des groupes à aller donner des concerts en Europe», dit le directeur, également gérant de Karkwa, un groupe qui tente depuis deux ans de percer en Europe.

La question n'en restera pas là. Réunis à Rouyn-Noranda, plusieurs importants acteurs de la scène musicale québécoise se sont promis de mettre bientôt sur pied un événement médiatique pour sensibiliser la population aux conséquences de l'abolition de ces programmes d'aide aux arts et à la culture.

«On va se donner quelques jours de repos avant de s'y mettre», assure Boutin. Et donner le temps au gouvernement Harper de déclencher les élections.

15 artistes font revivre Félix

Marie-France-Lou Lemay et Denise Martel, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, 03-09-2008

ALBUM HOMMAGE

Julien Sagot, du groupe Karkwa, Thomas Hellman, Vincent Vallières, Marie-Élaine Thibert, Nathalie Leclerc, Catherine Major, Gregory Charles et Kevin Parent chantent Félix.

De l'île d'Orléans jusqu'à Montréal, tout le Québec célébrait Félix Leclerc hier, lors du lancement de l'album en son hommage par 15 artistes qui revisitent son répertoire.

Le célèbre poète, dont l'oeuvre est impérissable, est disparu il y a 20 ans cette année. Pour rendre éternelles les chansons de son père, Nathalie Leclerc a initié ce projet il y a un an et demi en collaboration avec Johanne Blouin. «C'est un des plus beaux jours de ma vie», a-t-elle dit, émue, au lancement qui avait lieu au Monument-National, à Montréal, en début de soirée.

Un autre lancement avait eu lieu plus tôt dans la journée à l'Espace Félix-Leclerc, à l'île d'Orléans, où le poète a passé les dernières années de sa vie.

«Le but était que mon père devienne éternel. En traversant le temps comme ça, les autres générations pourront le découvrir», indique Nathalie Leclerc. (...)

Richard Séguin: un homme de parole!

Stéphanie Bois-Houde Le Soleil, Le mercredi 03 septembre 2008

Photo : Richard Séguin (Le Soleil, Erick Labbé)

«Un devoir de mémoire nécessaire.» C’est ainsi que Richard Séguin décrit ce florilège de À 14 titres où il côtoie les Kevin Parent, Fred Pellerin et Karkwa. Citant Félix qui disait «je ne suis pas un chanteur, mais un homme qui chante», Richard Séguin raconte à quel point le poète laissait la possibilité aux autres de s’approprier ses chansons. (...)

Q Quelle est votre chanson préférée sur l’album?

R (Sans hésiter) La relecture de Karkwa qui s’approprie Le tour de l’île. Ce sont les représentants d’une génération qui dit et souhaite le pays et qui en même temps parle d’écologie. Félix était, lui aussi, un parolier engagé, dissident, antimilitaire (…). Ses préoccupations restent actuelles lorsqu’on regarde comment le gouvernement Harper investit de façon éhontée dans l’armement et coupe dans la culture. (...)

mardi 2 septembre 2008

Saison diversifiée au Vieux couvent de Saint-Prime


Louis Potvin, Le mardi 02 septembre 2008


Le Vieux couvent de Saint-Prime propose une saison de spectacles diversifiée et palpitante. Karkwa, Yves Desrosiers et le quatuor Alcan sont les têtes d’affiche qui se produiront dans cette salle charmante.

La huitième saison débutera le 6 septembre avec Madame Moustache. Le quintette viendra partager son country allumé influencé par Johnny Cash et Willie Lamothe.

Le 27 septembre, place à Karkwa. L’énergie de la formation en spectacle est contagieuse. Une invitation à faire un vol plané musical. Les billets devraient s’envoler rapidement.

Le 17 octobre, le comité invite à découvrir l’auteur-compositeur-interprète David Marin. «Avec les chansons étonnantes de son premier album, ‘‘À côté de la track’’, mettant en branle des mélodies accrocheuses et des arrangements surprenants, le répertoire que s’est forgé Marin et son style ont manifestement conquis le public québécois ces dernières années,», affirme le responsable des communications, Steeve Laorouche.

Le 1er novembre, le conte sera à l’honneur au Vieux couvent. Sur scène, le conteur breton, Samuel Allo, et le québécois, natif de la région, Luc Perron. Ils proposent un voyage imaginaire et musical de leur coin de pays respectif.

Yves Desrosiers est un musicien intrigant et un arrangeur redoutable. Il est l’artisan derrière le Kanasuta de Richard Desjardins. Discret, il concocte des projets surprenants comme «Ces chansons indociles» qu’il livrera sur les planches du Vieux couvent le 14 novembre.

Nul besoin de présenter le quatuor Alcan. Par contre, entendre résonner les cordes du quartette dans cette salle à l’acoustique unique devrait être un moment de pur plaisir pour les mélomanes. Pour son 30e anniversaire, l’orchestre proposera un «the best of» de son vaste répertoire, le 28 novembre.

Le 20 décembre, l’incontournable spectacle des fêtes sera de retour. Au menu, toujours de belles surprises avec des groupes de la scène locale et des invités insoupçonnés.




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"[Karkwa] qu'on en dise" le cap des 40 000 visiteurs a été dépassé le 21 juin 2011 alors que Karkwa performer à Paris pour le cinquantième anniversaire de la délégation générale du Québec à Paris.

Je remercie tous ceux qui ont trouvé,
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Rendez-vous est pris pour le 50000 éme visiteur ! :-)

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.