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mardi 29 novembre 2011

Francophone indie rock band Karkwa looks for English fans

Who: Karkwa
Where: Rituals nightclub, Ottawa
When: Thursday, Dec. 1

When francophone indie-rock band Karkwa formed in 1998, it didn’t take long for them to achieve a steady following in Quebec and France. The challenge was recruiting fans outside of the French community.

That all changed in 2010 when their fourth album, Les Chemins de Verre, was announced as the winner of the 2010 Polaris Music Prize. The Polaris Music Prize is a critic driven award that nominates Canadian albums based on their artistic merit over record sales and popularity.

Initially, the jury releases a long list of 40 albums to the public in mid June and then a revised short list of 10 albums in early July. The winner is announced at a gala in September. “We were surprised to make the short list, we never expected to win it all,” said Karkwa drummer Stephane Bergeron.

Les Chemins de Verre is the third francophone album to make the Polaris short list and the first francophone album to win the prestigious prize. Following their big win, the band went on a Canadian tour. Bergeron recalls being pleasantly surprised to see sold-out audiences filled with half as many anglophones as francophones. “The prize really made a bridge for music lovers to get to know us,” he said.

Les Chemins de Verre has a raw, organic sound that can be attributed largely to the production method the band selected. “We decided to change the process of each album and the way we record it,” said Bergeron. For their fourth album, Karkwa decided to record without any pre-production. “The plan was (to record) one song a day. We did 20 songs and kept 11,” Bergeron said.

Karkwa’s sound has often been compared to earlier Radiohead tracks and defined as easy-listening, even if you don’t understand what is being said. However, that would be a shame because chief songwriter and vocalist Louis-Jean Cormier is quite skilled lyrically.

The sleepy sound of the single Dors Dans Mon Sang taps into the listeners emotions and draws them in with sweet sounding lyrics.“Tu me degueules/ Tu me rends seul/ Va-t-en mais reste encore.” Bergeron explains that these lyrics chronicle the struggle of a heroine addict and that the ambiguity is meant to leave the song open for interpretation. “What’s your heroine? Is it a person?” Bergeron asks the listener.

The band will make a stop in Ottawa on Dec. 1 at Ritual nightclub, 137 Besserer St.

Tickets are available online for $12 at ticketweb.ca


by Jessica Beddaoui, Ottawa Sun, posted: tuesday, november 29, 2011,

Concert du Karkwa à Québec le 26 novembre 2011

Karkwa était hier à l’Impérial de Québec, pour un dernier passage dans la Vieille Capitale avant plusieurs mois. « C’est notre dernier show à Québec avant un bout. On va tout donner!» a lancé Louis-Jean Cormier, portant la moustache pour le movembre. Le chanteur a tenu à spécifier à la gent féminine que ce n’était pas toujours! Hip hip hip! Hourra!

L’ambiance était déjà bien en place avant même que le quintette ne monte sur les planches alors que Mathieu Roy derrière la console, s’amusait à faire crier la foule en baissant les lumières de la salle, sans raison. On ne peut parler de lui sans souligner sont excellent travail pour l’éclairage du spectacle. Un spectacle pratiquement en noir et blanc qui oscille entre l’intensité aveuglante du blanc et la douceur de la flamme jaunâtre, passant par des effets stroboscopiques effumés.

Quand finalement les lumières se sont éteintes, pour vrai, Karkwa a débuté en force avec Échapper au sort. À travers les pièces de leur plus récent opus Les chemins de verre (La controversée Pyromane, la pièce titre, la très belle Marie tu pleures, l’engagée Le bon sens, la libératrice Moi-léger, etc.), Karkwa a ponctué avec leur grand succès dont La marche, et Oublie pas, dans une version plus rock.

Après quelques minutes d’applaudissement bien nourri, Louis-Jean Cormier est revenu sur scène, accompagné de François Lafontaine au clavier pour nous proposer leur « Boulevard des nostalgies ». Ils ont « dépoussiéré » des chansons qui ont ravi les fans de la première heure telle que Pili-Pili et Les vapeurs. Cette dernière était une découverte pour ma part, étant une fan de la deuxième heure! En guise de salutation, la troupe de Cormier est réapparue sur scène pour «une ptite dernière»: Le vrai bonheur.

En terminant, un petit mot sur la formation de Québec I.No qui a assuré la première partie. Très heureux d’être là, le groupe nous a annoncé la date de sortie de leur premier long jeu: 31 janvier à Montréal et 1er février à Québec. Fun fact à propos du groupe: le guitariste Simon Pedneault en était à sa deuxième fois en première partie de Karkwa puisque son ancien groupe Who are you avait également ouvert peur eux lors de la tournée de Volume du vent.

Karkwa prendra à nouveau une pause parce qu’ils ont«fait leur valise pas mal souvent» c’est dernier temps. Mon instinct féminin me dit qu’un album dans des délais assez court puisque le concert de samedi était enregistré. Ça sent l’album live!!

Publié sur "change de disque" le blogue de Tania Beaumont animatrice de l'émission Change de disque de CKRL 89,1 à Québec

mercredi 23 novembre 2011

Julien Sagot sortira son premier album solo l'année prochaine et Karkwa un disque live

Julien Sagot (Karkwa) sortira son premier album solo l’année prochaine. Une réalisation concoctée avec le guitariste Simon Angell (Patrick Watson) et Leif Vollebekk.

En ce qui concerne Karkwa, quelques dates sont encore au programme en 2011 et le concert du 26 novembre à l’Impérial sera d’ailleurs enregistré par le groupe, qui prévoit sortir un disque live en 2012, une année bien tranquille pour les musiciens. La production inclurait aussi quelques inédits des sessions d’enregistrement des chemins de verre.

Karkwa : L’envoûtement est total

Karkwa "Les Chemins de Verre"

Si pour certains groupes l’expression « nul n’est prophète en son pays » va comme un gant, c’est tout le contraire pour Karkwa. Mais après leur tournée européenne et le prix Polaris, les choses sont en train de bouger pour les montréalais.

Encensé par tout ce que le monde du rock compte de critiques, Karkwa écrase la concurrence et il est fort à parier que de ce côté-ci de l’Atlantique, Les Chemins de Verre soit en bonne place dans les listes des meilleurs albums de 2011.

Il aura fallu du temps pour que ce quatrième album arrive en France, presque un an. Mais peu importe l’attente, car le successeur du Volume du Vent met tout le monde d’accord. Album intense où la poésie s’époumone dans un rock inspiré. Karkwa maîtrise l’art de la nuance électrique avec des paroles parfois hermétiques mais toujours poétiques.

La jouissance sonore reste instinctive tout au long des douze morceaux. L’envoûtement est total dès les premières notes de cette pop onirique. Le lyrisme côtoie l’intime et perd ses repères pour mieux nous faire passer par toutes sortes d’émotions: la passion (Le Pyromane), l’insouciance (Moi-Léger), le bonheur (Le Vrai Bohneur). Avec Les Chemins de Verre, Karkwa a réussi à briser les dernières barrières qui entravaient sa route vers une reconnaissance plus que méritée et convainc par la même occasion les synapses les plus endormies.

Publié dans "Ground control to Major Tom" le 22 novembre 2011

La musique de Karkwa au cinéma


Si le spectacle prévu de Karkwa au Métropolis, le 17 décembre prochain, mettra fin au cycle de l’album Les chemins de verre, le groupe fera encore parler de lui en 2012 par l’entremise d’une nouvelle chanson, La vague perdue, disponible dès aujourd’hui sur iTunes.

Le nouveau titre original fera partie intégrante du film de Gabriel Pelletier, La peur de l’eau, qui sortira sur les écrans du Québec le 27 janvier prochain.

Avec sa section rythmique qui tisse un motif répétitif, sa mélodie planante, ses lignes de guitare aériennes et des cloches qui évoquent les ports et bateaux ancrés près des côtes, La vague perdue est tout à fait dans la lignée de la récente production de Karkwa, ambiance maritime en sus.

Ce n’est précisé nulle part, mais la douce voix féminine qui jouxte celle de Louis-Jean Cormier aux alentours des deux minutes et trente seconde de la chanson est vraisemblablement celle de Stéphanie Lapointe, qui tient un rôle dans le long-métrage.

Scénarisé par Gabriel Pelletier et Marcel Beaulieu, La peur de l’eau est l’adaptation cinématographique du roman On finit toujours pas payer, de Jean Lemieux (Éditions de la Courte Échelle).

Pierre-François Legendre, Stéphanie Lapointe, Brigitte Pogonat, Normand D’Amour, Pascale Bussières et Paul Doucet sont de la distribution.

Par Philippe Rezzonico, Rue Rezzonico.com, le 22 novembre 2011

LA VAGUE PERDUE

Audiogram et Karkwa sont fiers de s’associer à Remstar en présentant en exclusivité sur iTunes la chanson originale du film La peur de l’eau. La vague perdue, composée et interprétée par Karkwa, est disponible sur iTunes dès aujourd’hui. Réalisé par Gabriel Pelletier, le film met en vedette Pierre-François Legendre. Produit par Nicole Robert de Go Films et distribué par Remstar, La peur de l’eau prendra l’affiche partout au Québec le 27 janvier 2012.

Quant à elle, la formation montréalaise, fraîchement revenue d’une tournée européenne, s’attaque au dernier droit de leur tournée Les chemins de verre. Au cours des prochaines semaines, le groupe s’arrêtera à Québec, Ottawa, Kingston, Chicago, Pittsburgh, New York et terminera cette tournée à Montréal le 17 décembre prochain au Metropolis.

dimanche 20 novembre 2011

Un excellent disque, surprenant, atypique, riche et à haute teneur en sympathie

Le problème avec le Québec, musicalement parlant, c'est qu'il ne nous en arrive que rarement le meilleur. Par contre, question chanteurs médiocres, à faire passer nos pires gloires nationales pour des génies, on est bien servi. Sans doute, malheureusement, que le marché français leur est propice.

Heureusement, de temps en temps, quelques groupes beaucoup plus intéressants passent entre les mailles des filets des pêcheurs de variétés et atteignent nos côtes, tant bien que mal. Moins facile pour eux de se faire entendre, certes. Pas de Drucker, tout juste quelques radios spécialisées, une distribution qui prend des airs de conspiration entre connaisseurs. Mais quand enfin la chose arrive à nos oreilles, quelle joie de découvrir quelques perles sonores pleines d'originalité et de sonorités enfin inhabituelles !

Si Karkwa en est déjà à son quatrième album, ce n'est vraiment qu'avec celui-ci et un peu le précédent que j'ai découvert ce groupe. Pourtant, voilà quelques années, un autre groupe québécois m'avait mis sur leur piste, que je n'avais pas suivie plus avant. C'est en l'occurrence Malajube qui m'avait mis la puce à l'oreille. Groupe que l'on pourrait aisément comparer à Karkwa, tant dans la démarche que dans le style, loin des Cowboys Fringants, Mathieu Lippé et compagnie. Difficile de définir le style de Karkwa. On tentera un pop-rock-athmosphérique-épique à textes.

Très élégamment écrit et composé, Les Chemins de Verre est un album difficilement comparable (si ce n'est encore une fois à Malajube, le désenchantement et la poésie en plus). Si les textes sont très travaillés, oscillant toujours entre le réel et le poétique (sensation appuyée par une diction assez particulière), Karkwa n'a pas joué la carte "chanson" et ceux-ci sont très souvent utilisés de la même façon que les autres instruments, c'est-à-dire pas particulièrement mixés en avant mais surtout posés comme il s'agissait d'une guitare. Effet saisissant sur "La piqûre".

La contrepartie de ces audaces est, mais cela ne concerne sans doute que les francophones de France, l'accent parfois un peu appuyé qui semble apesantir les mots. "Marie tu pleurs" en est la principale victime tandis que "28 jours" passe mieux, notamment parce que la construction épique du morceau, qui passe d'une intro au piano à un maelstrom sonore magnifique, intègre parfaitement le chant dans sa masse. "Le vrai bonheur" et sa fausse naïvete a des petits airs de Eicher. Ceci dit, l'accent n'est pas du tout un obstacle et la plupart du temps, ajoute à la scansion du chanteur une sorte de chamanisme assez étonnant comme sur "Le bon sens".

Très dense les morceaux laisseront peu de vide, les titres les plus doux n'étant jamais à l'abri du déchaînement des instrument comme sur le final du très élégant "Moi-léger".

Riche musicalement, mais aussi riche au niveau de la production qui offre son lot de sensation dans le traitement de la voix en premier lieu donc, mais aussi dans la densité globale de l'album, ultra cohérent, véritable enveloppe sonore de laquelle nous aurons bien du mal à nous extraire (mais pourquoi le ferait-on ?), même si cela peut paraître confus, brouillon, de prime abord.

Ajoutons à tout cela une superbe pochette, classe et un peu mystérieuse qui aurait pu faire les beaux de 4AD époque Vaughan Oliver et on obtient définitivement un excellent disque, surprenant, atypique, riche et à haute teneur en sympathie. Allez hop, à côté de Other Lives dans mon top 2011.

Article de David, Froggy Delight le 20 novembre 2011.

Karkwa : "M pour Moustache"


Les États-Unis, l’Islande, la France, la Grande-Bretagne et on en passe, il était temps que Karkwa revienne un peu nous voir. «Bienvenue à M pour Moustache!» s’est écrié Louis-Jean Cormier, alors que le groupe arbore une pilosité particulière, pour la cause, oui, mais surtout pour soutenir un ami qui traverse un moment difficile. Pour encourager le groupe avec Les Chemins de Poil :

Offrant le «best of» de leur album Les chemins de verre, ils ont ravi la foule encore bien présente et tout à fait réveillée. L’heure tardive n’a altéré en rien l’énergie des gens dans la salle, ni même des membres de Karkwa qui ont rocké la place de façon mémorable, à leur image.

Une prestation à faire courir aux guichets ceux qui n’ont toujours pas achetés leur billet pour la dernière représentation de la tournée Les chemins de verre le 17 décembre 2011 au Métropolis.

Extrait de l'article  "M pour Métropolis: Ariane Moffatt, Karkwa, Galaxie, Random Recipe et plus!" de Jeanne Guèvremont, Sors-tu.ca, paru le 19 novembre 2011

vendredi 18 novembre 2011

Phénomène: Le Karkwa-Cola Gate

[Gabnews : Jusqu'à présent, je m'étais abstenu de retranscrire les divers articles sur le sujet ne voulant pas donner d'écho supplémentaire à une polémique sans véritable fondement mais voici dans son intégralité, le meilleur article sur le sujet, le plus juste à mon avis, que j'ai pu lire jusqu'à présent. Donc bonne lecture à vous et n'oubliez pas si vous ne voulez pas que les "méchantes compagnies" choisissent et achètent votre musique à votre place, achetez là directement aux artistes au lieu de la télécharger gratuitement]

Simon Fitzbay
présente sa chronique à thématique musicale «Phénomène» tous les jeudis à 8h dans Assemblage Requis. Cet article a fait l’objet d’une chronique dans l’émission du 17 novembre 2011. Il est présenté tel qu’il a été écrit par son auteur:

Messieurs, la vie de musicien n’est pas quelque chose de facile. Avec la monté de l’échange de musique en ligne, il est pafois difficile de vivre déçament de son art. En effet, la majorité des revenus directs aux artistes dans les dernières années repose majoritairement des ventes directes d’album lors des concerts et de la tournée. Malheureusement, la vie de tournée n’est pas facile. Il souvent de longue série de concerts qui épuisent les artiste en plus de les empêcher de travailler pendant ces longues soirées de concert. Comme aucune personne normalement constituer ne peu vivre de 365 journées consécutive de concert par année, il faut diversifier la forme de ses revenus. Il y à encore quelques années, ce n’était pas un problème. Les royautés des ventes de disque et la Merch pouvait combler le manque à gagner d’un artiste en pleine création. Par contre, l’artiste des temps moderne doit rechercher d’autres sources de revenus s’il veut survivre dans un monde ou les fans ne sont plus prêt à payer pour de la musique. Une de ses option est, bien sur, de vendre les droits d’une chanson aux grands méchants publicitaires pour qu’il utilisent la chanson d’un artiste donné dans une publicité. Pour plusieurs puristes, ça équivaut à vendre son âme au diable !

Le Karkwa-Cola Gate.

La semaine dernières, les hipsters du Québec se sont tous indignés au point d’allez occupé les magasins archambaut si ceux-ci avaient du Wi-Fi. Ils sont SCANDALISÉS ! OUTRÉS ! DÉSABUSÉS par Karkwa qui à vendu les droits de leurs chansons Le Pyromane, tirée de leur excellent album Les chemins de verres à COKE ! Pour vendre du COKE DIÈTE ! VOULEZ-VOUS BIEN VOUS DIRE OÙ LE MONDE S’EN VA ?

Moi je dis : Tant mieux pour eux ! L’argent de coke va compenser pour tout les gens (comme moi) qui n’on pas (encore, dans mon cas) achetés leur album mais qui l’ont déjà sur leur ipod ou leur (maudit) iPhone (sans offenses les gars). L’industrie du disque Québécois est de moins en moins viable pour tous. Imaginez donc les groupes. Alors que l’ADISQ préfère récompenser à la vente plutôt qu’au mérite, et que Karkwa n’a donc pas vraiment de chance de profiter de la fenêtre qu’offre l’ADISQ. Surtout lorsque c’est Marie-Mai qui remporte le Félix pour la meilleure tournée, alors que ce sont surtout les parents de ses fans qui paient les billets pour ses concerts.

Karkwa ne sont pas les premiers artistes à céder leurs droits pour de la pub. Coeur de pirate (telus), Malajube (Bud Light), Les Rolling Stones (Windows 95), The Who (CSI) et les Beach Boys (une panoplie de bébelles, dont le fromage Baby-Bel) ont tous vendu des trucs avec leur musique. Même Bob Dylan, l’icône des droit civique et de la liberté d’expression à vendu les droits de The Times they are A-Changing à BMO banque de Montréal pour une campagne de pub en 1999. C’est vrais mon Bob, les temps change. N’est-ce pas ?

Pour ce qui est de Coke et de ses actions anti-syndicale ou autre bullshit, MAIS QU’EST-CE QU’ON S’EN FOUT ! Tout le monde bois du Coke une fois de temps en temps. Les gens en achète déjà en grande quantité cette boisson gazeuse et nous ne pouvons rien y faire. Aimer Karkwa ne signifie pas aimer Coke ou l’inverse. Par contre, nous aurons tous le plaisir d’entendre la musique de ce célèbre groupe une fois de temps en temps lorsque nous regarderons là télé, à la place des Jingle poche de Patrice Bourgeois ou les chansons de Céline et Marie-Mai.

Est-ce que c’est vraiment Karkwa qui est à blâmer là dedans ou c’est nous ? Nous qui avons abandonnés la scène musicale québécoise il y à déjà des décennies au profits de saveurs du moments américaine. On n’ose plus encourager nos propres artistes, notre culture au profit de quoi ? Au profit d’une gangs de gars en bobettes qui remplissent le centre Bell Téléphone de gens qui ont payé près de 100 dollars pour entendre un one-hit-wonder. Pourtant, Karkwa est venu en concert au 1012 en septembre 2007, c’était gratuit et il y avait 60 personnes dans la place. Méchant show de la rentrée. Si vous ne me croyez pas, demandez à François Landry, il était là, les bras croisés, à l’arrière de la sale.

Peut-être que si on passait un peu plus de temps à écouter de la musique québécoise, à acheter des disques à la place d’applications, peut-être que les quelques groupes restant au Québec auraient la chance de mieux vivre et arrêteraient de vendre leurs chansons aux méchantes corporations. On peu vivre avec peu lorsque l’on est musicien, mais lorsque la trentaine nous frappe et que ça fait des années qu’on fait ce métier, on aimerais peut-être avoir un peu de sécurité financière. Parlez-en à Michel Rivard, les membres de Genesis ou à Loco Locass, qui ont tous, à un point ou un autre de leur carrière, vendu leur âme (ou leur intégrité, c’est comme vous le voyez) au diable.

Je ne me pèterai pas la face dans le lampadaire comme Nathalie Petrowski, dans sa chronique de samedi, en faisant un jeux de mot avec «jouer avec le feu» et le nom de la chanson «le pyromane». Le ne prendrai pas la fuite en disant qu’ils ont fait un faut pas dans leurs tombes ou un rêve macabre. En faisant ça, je laisserais beaucoup trop de trace comme une bestiole et je serait probablement près du coup d’état. Non, je garderai l’épaule froide et je resterai vrai.

En terminant, j’aimerais vous invité à visité le Karkwaboutique.com, c’est le site officiel du groupe où vous pouvez acheté de la Merch mais surtout cet excellent album qu’est Les Chemins de verre. Vous pouvez d’ailleurs acheté un paquet Vinyle-CD-Tee-Shirt pour moins de 50$. Tu parles d’une idée cadeau toi (clin d’oeil clin d’oeil). Vous pouvez aussi écouté l’album en question sur le site Karkwa.com

Publié par Mathieu Plante le 17/11/2011 dans Phénomène

mercredi 16 novembre 2011

Le public a acclamé Karkwa à l'Haldern Pop Bar en Allemagne

Foto: Kurt Michelis WAZ / FotoPool
Haldern. Le groupe canadien Karkwa a joué à la fin du concert dans le bar pop de Haldern, la chanson "Oublie pas", Sur cette chanson, le public a réagi vivement. L'enthousiasme a été exprimée dans une salve d'applaudissements qui ne s'est achevée tout de suite lorsque les musiciens étaient prêts à donner un rappel, cela a récompensé les cinq jeunes hommes pour leurs efforts.

La constellation du guitariste, du bassiste, du pianiste, du batteur et du percussionniste en combinaison avec un maximum de quatre chanteurs, a produit un énorme volume de son. Guitare et piano jouant des airs hauts et rapides, la basse vibrer dans l'estomac, les tambours jouer des rythmes rock, et avec des instruments rythmiques différents le percussionniste donnait une base convaincante pour le suivi des chansons.

Malgré le son, quand il parlait clairement, audiblement et à froid, le frontman et guitariste Louis-Jean Cormier avait une voix claire et agréable, et il a présenté ses pièces en français. La force qui été dans sa voix a été soulignée par le fait que presque tous les instruments se turent, sauf pour certains sons faibles du piano et de la guitare et donc tout était concentré sur son chant.

Chaque chanson a été récompensé par les applaudissements et les acclamations de l'auditoire et étaient très attendu par les gens dans le pop-up-bar à la fin de chaque chanson suivante.

[Gabnews : après cette traduction approximative, voici le texte original en allemand]

Une soirée entre amis avec Karkwa

Le 11 novembre dernier, un célèbre programmateur d’un célèbre festival fêtait son anniversaire au Tipi. Pour la cause, il avait rassemblé une foule d’amis, tant dans la salle que sur scène. Pour l’occasion, Simon Beaudoux, Loic BO, Redboy (MLCD) et j’en passe sont venus faire grincer leur guitare en l’honneur de leur hôte. Pour couronner le tout, un groupe d’outre-atlantique, venait ponctuer la soirée. Karkwa, un groupe trop peu connu de ce côté de l’océan, nous faisait le cadeau d’un concert en toute intimité.

On ne va pas vous mentir, on était pas complètement convaincues. On trouvait le dernier album assez plat. Et puis, la pop/rock en français, je n’adhère pas. Or, surprise, on est complètement rentrées dans cet univers sombre et mélancolique. Leur set est beaucoup plus rock et pèchu que ce que l’on peut entendre sur support, et c’était pas pour nous déplaire. Il va sans dire, les cinq gars en imposent. On est vraiment face à une petite machine rodée et efficace. Dommage pour la qualité sonore, encore une fois, le Tipi a de quoi se poser des questions.

Par rapport à mon aversion pour le français chanté, j’ai tenté de faire abstraction de la langue (d’autant plus facile qu’on ne comprenait pas grand chose). Un peu comme s’ils chantaient dans une langue obscure et incompréhensible. Et c’était définitivement le bon plan ! D’après Louis-Jean Cornier, c’est comme ça qu’est reçue leur musique quand ils jouent en Angleterre, par exemple, un peu comme Sigur Ros.

Toutes les photos du concert par Céline sont visibles ici.

Comment ça, d’où je tiens cette info ? Ah oui ! Je ne vous ai pas dis. On a eu la possibilité de discuter un brin avec le chanteur, Louis-Jean (qui arborait pour le « movember » une jolie moustache) et le batteur, Stephane. Une interview décontractée d’avant concert.

mardi 15 novembre 2011

M pour Montréal : soirée de clôture le 19 novembre

M pour Montréal, c’est près d’une vingtaine de concerts en cinq jours. Un mini-marathon pour mélomanes amateurs de gros line-up. C’est également l’occasion idéale pour découvrir une panoplie de petits groupes parce qu’M pour Montréal est également une vitrine musicale internationale pour les artistes québécois et canadiens. Showcase ouvert autant au grand public qu’aux professionnels de l’industrie, M pour Montréal démontre encore cette année la diversité musicale de chez nous avec des concerts pour tous les goûts.

Mais si vous ne pouvez n’en faire qu’un seul, vous ne pouvez passer à côté de la soirée de clôture au Métropolis. Une belle brochette d’artistes vous sera offerte : Ariane Moffatt, Galaxie, Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Random Recipe et The Barr Brothers. Clairement une soirée qui vous rendra fier de nos productions locales.

Samedi, 19 Novembre, 2011 – 20:00 Métropolis 59, Rue Sainte Catherine Est Montréal
À la porte : 30 $
http://www.mpourmontreal.com/programmation
http://www.montrealmetropolis.ca/metropolis/default-fr.aspx
Sur la photo : Karkwa
Photo : courtoisie

Par QuébecSpot Média, le 15 novembre 2011

lundi 14 novembre 2011

Karkwa sur le Cargo

Troisième rencontre avec les Karkwa sur le Cargo ! Après le festival de Dour on se retrouve dans un café parisien, pas loin de la Cigale. La rue est barrée, quelques camions que l’on décharge. On se dit qu’il y a maintenant de gros moyens, pour Karkwa, pour les sessions Cargo. On est évidemment flatté de tout ce déploiement... pour un long métrage qui se filme tout près d’ici.

Les Karkwa enchainent les sessions en journée promo. Mais avec eux tout est simple, léger et semble toujours un jeux... Un jeux d’enfants. On s’amuse, on raconte n’importe quoi avant et après le morceau... quel morceau d’ailleurs ? Rien n’est décidé en avance. On les sent capables de se lancer sur n’importe quel morceau de leur dernier album, l’un des meilleurs de l’année. Tout simplement. 

Les Karkwa essaient, se testent, prennent tout ce qui leur tombe sous la main pour faire les percussions. Verres, cendriers, table et même, folie complète, batterie !! Comme des enfants. Encore une fois. Capables de transformer tout ce qui leur tombe sous la main en jeux qui s’accordent parfaitement avec leur univers les Karkwa transforment tout en instrument au service de leur musique. 

Et comme de grands enfants, après nous avoir fait frissonner de bonheur et d’émotion avec "Le Bon Sens", les Karkwa ne peuvent s’empêcher d’enchainer aussitôt le morceau terminé sur des rires, des blagues. 

Comme si tout cela n’était pas important, comme si tout cela n’était qu’un grand jeu. Cela pourrait contraster avec leur musique, si proche du cœur, si porteuse d’émotions... mais c’est eux qui ont raison. Nous sommes tous là pour des petites choses simples, belles, sincères. Nous sommes tous là pour le plaisir, pour partager, pour prendre, pour donner, pour rire, sourire, écouter, être ému.

Nous sommes tous là pour vivre des instants de vies qui auraient comme bande son chaque morceau du génial album de Karkwa "les cendres de verre".

Ps : Nous avions dans notre stock de sessions le morceau que nous avions filmé il y a quelques années lors du festival de Dour. Aucun raison valable de ne pas l’avoir mis en ligne avant. "Echapper au sort", tourné à l’arrière d’une scène, sur une petite colline boueuse. Un flight case, une barre de fer rouillée et un caillou... on vous l’avait dit... de grands enfants qui cherchent à s’amuser, à prendre du plaisir et nous avec !

Voir les vidéos d'Echapper au sort et du Bons sens sur le site

Merci à Lara et au bar le Rock & Roll Circus à Pigalle.

Images : Renaud de Foville

Article publié par "air" le 14/11/11

Karkwa fait la démonstration qu’on peut chanter en français et sonner 100% rock


Avec un nom plutôt curieux, Karkwa, se révèle en fait être LA bonne surprise de la soirée. Ouf, on se réveille enfin, le groupe est en forme et en particulier le chanteur principal qui fait le show, allant jusqu’à balancer quelques blagounettes entre les morceaux, augmentant encore la proximité et la connivence avec le public. 

Evidemment, après avoir sorti déjà quatre albums, nous avons à faire à de véritables pros. De plus, l’accueil est extrêmement chaleureux de la part du public et en particulier des canadiens vivant à Paris et présents ce soir-là. 

De notre côté, nos vœux pour le festival Les Inrocks sont quasi-exaucés : découvrir un nouveau groupe qui a un très bon son et une bonne énergie, avec un soupçon de folk dans leurs compositions, mais aussi avec un côté rock brut bien marqué. On jubile. 

Karkwa nous fait la démonstration qu’on peut tout à fait chanter en français et sonné 100% rock, ce que nos groupes hexagonaux ne parviennent que rarement à faire. Après nous avoir abreuvés avec leurs humoristes et leurs chanteuses à voix, il se pourrait bien que le Canada devienne le premier pays fournisseur de groupes de rock français ! 

Il se pourrait également que le public déjà très friand de Arcade Fire, fasse dès demain, des pieds et des mains pour revoir Karkwa dans de plus grandes salles. StreetGeneration remercie vivement les organisateurs du festival de nous avoir permis de découvrir enfin ce groupe pour un live endiablé qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.

Extrait de l'article de William (+ photo) dans StreetGénération le 13 novembre 2011

vendredi 11 novembre 2011

Karkwa : un tour de force

Karkwa, Festival des Inrocks 2011, Paris (3.11.2011)

Alors qu’est sorti en octobre dans l’hexagone Les Chemins de Verre, nouvel album de Karkwa paru il y a plus d’un an outre atlantique, voici nos québécois préférés à l’assault de la scène du Divan du Monde. Un assault minuté car soirée « M pour Montréal » oblige, les groupes programmés ne pourront s’exprimer que 30 minutes. C’est donc un condensé de Karkwa auquel nous aurons droit ce soir.

Et c’est justement dans ces conditions qu’on peut se rendre compte de la qualité des prestations live du groupe. En à peine deux morceaux, Louis-Jean Cormier et les siens ont déjà installé une jolie ambiance dont l’intensité ne tombera pas pendant ces quelques dizaines de minutes. Un tour de force.

Tout comme celui de produire une telle musique en langue française. Soulignons-le une fois de plus.

Photos du concert de Karkwa au Festival des Inrocks 2011 (Divan du Monde, Paris)


Par Benoit Darcy le 11 novembre 2011 sur Zdar.net

mercredi 9 novembre 2011

Intenses Karkwa

Karkwa - Les chemins de verre
 (Audiogram / Idol)

Les Québécois passent de la grandeur à l’immensité : critique et écoute.

Les tremblements s’immobilisent, Le Volume du vent : on savait déjà, pour s’être violemment pris les deux précédents albums des Québécois en plein coeur, que Karkwa était l’un des groupes rock les plus passionnants du monde. Déjà largement prophète en sa Belle Province, brûlant sur scène, Karkwa accompagne régulièrement Arcade Fire sur ses dates nord-américaines, et a remporté l’année dernière le prestigieux (et généralement anglophile) prix Polaris canadien.

Avec Les Chemins de verre, Karkwa aurait également pu empocher trois ou quatre Victoires de la musique ou un prix Nobel de la beauté. Car le groupe, son écriture à géométrie variable et ses méandres soniques, sa poésie abyssale, ses mélodies douces ou coups de sang ont encore gagné en amplitude.

Des bouillons magmatiques aux nuages paradisiaques, les ambitions expérimentales en équilibre acrobate avec le cinglant du rock, l’ambivalence de Karkwa touche désormais à l’immensité : frottez-vous au rugueux titre éponyme, aux tubesques Pyromane ou L’Acouphène, aux bouleversantes Moi léger ou Marie tu pleures, à la complexe Les Enfants de Beyrouth et tout le reste risque de vous paraître minuscule.

Article paru dans les Inrocks le 09/11/2011

lundi 7 novembre 2011

Karkwa et particulièrement ses deux batteurs s’en donne à coeur joie

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A 21h15, c’est l’heure de la tête d’affiche de la soirée Karkwa qui fête déjà douze années d’existence. Auteur de quatre albums – Le Pensionnat des Etablis (2003), Les Tremblements s’immobilisent (2005), Le Volume du vent (2008) et Les Chemins de verre (2010) , les Québécois se sont d’ores et déjà forgés une solide réputation de groupe de scène au Canada. De passage en France pour une semaine de promo, ils avaient la joie de pouvoir re-jouer en live. « On vient de Montreal comme les autres groupes de ce soir » lance le frontman Louis-Jean Cormier, accompagné d’un claviériste, d’un bassiste et de deux batteurs !

Karkwa entame sa prestation avec Le bon sens entre folk et rock. Il se fait ensuite plus énergique et électrique avec Les Chemins de verre. La voix puissante et enveloppante du frontman et les ruptures de rythme maîtrisées du groupe séduisent et captivent l’auditoire. « Ça fait très chaud au coeur de jouer à Paris. On chante en français contrairement à certains groupes de rock français. Ne vous surprenez pas à comprendre quelque chose » déclare Louis-Jean avec l’accent québécois. Le groupe propose alors Le Pyromane, une composition pop rock solide.

Après avoir allégrement pioché dans son dernier album, Karkwa fait un détour par Le Volume du vent en y extrayant Le Compteur sur lequel il se fait plus planant mais toujours aussi pêchu. La formation touche au psychédélisme. Tout le groupe, et particulièrement les deux batteurs, s’en donne à coeur joie. Louis-Jean trépigne plié sur sa guitare. Il se calme ensuite et entame seul L’Acouphène. Rejoint par ses camarades, il lâche quelques solo bien noisy qui font du bien aux oreilles. Le frontman remercie ensuite ses collaborateurs et le public. « Merci de conserver la musique en français ! ».

Pour terminer sa prestation, Karkwa assène Oublie pas, une chanson rock sur laquelle résonne une dernière fois cette voie puissante et ces solos disto. Le groupe se lâche totalement puis se retire après 35 minutes de concert. Un peu court mais convaincant !

Extrait de l'article "Photos Karkwa, Braids, Ensemble @ Festival Les Inrocks Black XS 2011" de Mr. Grieves, Pixbear.com

dimanche 6 novembre 2011

Karkwa enthousiasme le Divan du Monde

La salle est désormais comble alors que Karkwa vient radicalement changer le ton de la soirée. Aussi bavards et détendus que les deux formations précédentes étaient restées fermées sur elles-mêmes, Karkwa plaisante joyeusement : « Occupy Paris !», lancent-ils en référence au mouvement de contestation pacifique qui a saisi les grandes capitales ces dernières semaines.

Pour le coup, Karkwa est le groupe typique qui ne peut qu’enthousiasmer en festival. Tandis que les autres formations montréalaises de la soirée s’apprécient davantage en version studio, allongé sur un canapé, Karkwa a la force de ceux qui ont tout pour séduire : albums, voix, textes, lives, ils sont parfaits dans tous les domaines. Pas étonnant qu’ils aient remporté le Prix Polaris l’an passé (Meilleur album de l’année au Canada) puis le Juno de l’album francophone de l’année en 2011, ou qu’Arcade Fire les aient embarqués en tournée pour assurer leur première partie, « malgré » la langue de leur chansons.

« On chante en français, contrairement à la plupart des groupes français, donc ne vous inquiétez pas si vous vous surprenez à comprendre quelque chose », ironise d’ailleurs Louis-Jean Cormier, avant d’enfoncer le clou un peu plus tard en remerciant « d’acheter de la musique en français ». Il faut les écouter, ces textes intelligents, modernes et poétiques, étonnamment sombres ou au contraire, lumineux. Même si, en concert, ce n’est pas forcément la meilleure façon de goûter ses trésors.

Il n’empêche, découvrir Karkwa en live, c’est avant tout tomber en amour à vie tant ces cinq là parlent à la tête, au ventre, aux oreilles bien sûr, mais aussi au cœur. Et ça change tout. Car on pourrait parler de la musique du groupe pendant des heures (des comparaisons avec un certain style radioheadien, de ce rock atmosphérique qui transporte, des harmonies vocales magnifiques, des claviers ensorcelés de François Lafontaine ou d’une section rythmique basse – batterie – percussions d’exception), on n’aurait encore rien dit sans distinguer la formidable (et contagieuse) bonne humeur qui règne pendant leurs sets.

Généreux, habités, attentifs les uns aux autres autant qu’à un public qu’ils prennent à partie constamment, les Karkwa sont aussi doués qu’ils donnent l’impression d’être heureux, et c’est magnifique. La performance scénique, il faut le dire, est assez fantastique. Transcendé par une énergie inépuisable, le leader du groupe marque le rythme des morceaux de tout son corps, comme pour des danses rituelles, en même temps qu’il affiche une belle complicité avec chacun des membres du groupe pour finalement venir en extrême bordure de scène afin d’inclure la salle dans son cercle.

Abattues les barrières, la distance artiste / public, les chevilles boursouflées : les Karkwa sont aussi impressionnants en live qu’ils sont souriants, désarmants de simplicité et d’humilité. De fait, on se sent forcément à l’aise, comme si ce concert était celui de bons potes qui revenaient jouer dans le garage familial après une explosion à l’international.

Ils sont rares, ceux à qui il suffit d’une fois pour donner l’impression qu’on les connaît depuis toujours. Ils sont précieux, les Karkwa, à donner l’envie d’une distribution générale de « Free Hugs ». Et l’on voudrait tellement qu’ils ne s’arrêtent jamais de jouer, ces gens qui ont le don de rendre la vie plus belle, qu’on a envie de pleurer à la fin de ces si petites foutues trente minutes, passées si vite qu’on les a à peine vues. Alors quoi ? Pas de 28 jours ? Pas de final sur Le vrai bonheur ? On les aime tant les Karkwa, qu’on voudrait les empêcher de rentrer dans leur Amérique tellement, tellement loin de notre si petit et si étriqué Hexagone. Ne pourrait-on vraiment pas les kidnapper tout à fait ? Ne jamais les rendre ?

Extrait de l'article de "Montréal « occupy[ing] Paris » et son Divan du Monde, Festival Inrocks Black XS" 03.11.2011 par Isatagada, photo: Mauro Melis, mise en ligne le Dimanche 6 novembre 2011 sur Discordance

Karkwa in Belgium

KARKWA - Les chemins de verre

Karkwa est un groupe de rock alternatif / atmosphérique québécois formé en 1998 et composé de Louis-Jean Cormier aux voix et à la guitare, de Stéphane Bergeron à la batterie, de François Lafontaine aux claviers, de Martin Lamontagne à la basse et de Julien Sagot aux percussions et voix.

"Les chemins de verre" est un album qui séduit facilement de par un sens de la mélodie certain et un certain envoûtement, une voix à la Matthieu Chedid légère et touchante, bordée d'un faible accent québécois qui ne manque pas de charme, et des arrangements à la Arcade Fire, mais en moins chargé. Ils ont d'ailleurs fait leur avant-première en juin dernier au Zénith. De jolis textes français, imagés, métaphoriques, pleins de références et plutôt très bien écrits ma foi.

Dès le premier titre, "Le pyromane", on se sent porté au son des violons et par cette douce et fluide mélodie dans ce monde onirique. Ce qui est intéressant avec Karkwa, c'est que l'on s'imagine sans peine les scènes des textes dans nos têtes ce qui ne manque pas de nous transporter davantage dans leur univers et surtout, de nous y tenir accroché.

Acoustique ou électrique, du rythme et du bon, un piano prenant dans "Moi-léger", chanson à la fois chaleureuse et hivernale qui se termine en puissance avec un beau mélange de sonorités. "Le bon sens" où l'on remarque plus clairement l'accent québécois, "Dors dans mon sang", le moment d'émotions, piano/voix.

Mais ne pensez pas que cet album est bonheur et légèreté. Il cache au second plan une sombre, prenante et mélancolique poésie qui, quand on la trouve, nous fait vibrer jusqu'au bout de l'album.

Prochain concert :KARKWA (Bruxelles) - 12-11-2011

Article de Marie Cauchies, Music in Belgium, paru le 06-11-2011 

samedi 5 novembre 2011

Karkwa est en train de faire des ravages en France

Depuis un an, on a eu le plaisir de voir Karkwa venir régulièrement squatter nos scènes. Aussi c’est sans surprise qu’on les sent bien à l’aise : dès le début du set, Louis-Jean raconte sa vie, pour le plus grand plaisir des amateurs d’accent québécois. On plonge alors dans ‘Le Bon Sens‘, lente et prenante jusqu’à ce que d’un coup de talon, le morceau décolle et les batteries ne s’emballent.

Comme le souligne Karkwa, on est pas habitués à écouter du rock en français, aussi on se surprend à comprendre les paroles. Des bribes nous heurtent, « D’ici c’est difficile de voir le paradis »… Le groupe aménage même des pauses soudaines dans la masse sonore, pour qu’on saisissent l’intention, la réflexion, la poésie des textes, avant de repartir de plus belle.

Même s’ils n’ont le droit de jouer que trente minutes, ils s’autorisent quand même les blagues – comme pour crever un abcès d’intensité. Et pourtant, si Louis-Jean fait sourire le public sur ‘l’Acouphène’, il ne dénature en aucun cas la chanson, qu’on prend plaisir à redécouvrir en live. Lui-même en perdrait presque l’équilibre…

On finit sur ‘Oublie Pas’, mais on se sent comme frustrés, volés, de n’avoir pas pu profiter de ’28 Jours’. Néanmoins, on notera une évolution au fil des concerts : il y a de plus en plus de décolletés qui headbang au ralenti au premier rang. Karkwa est en train de faire des ravages en France !

Extrait de l'article "les Inrocks Black XS - Jeudi au divan du monde" d'Agnès Bayou, publié le 4 nov 2011 sur le site "Le Transistor"

Karkwa occupe Paris

« Occupy Paris » se marre un peu plus tard Karkwa. On aimerait bien : à chaque vision, le groupe prophète en son Pays, bientôt aux Etats-Unis, confirme qu’il devrait dans un monde juste être immense partout ailleurs, en France notamment, en France surtout.

30 minutes et quelques secondes seulement, mais dans un set tumultueux, d’une terrible puissance, Cormier et les siens condensent leurs morceaux musclés et leurs ouragans tortueux comme on enferme un tigre enragé dans une cage électrique : avec des tripes et beaucoup de nerf. Bondissant, sanguin, nerveux, le groupe est visiblement heureux d’être là et le public, qui remplir désormais complètement la salle, est assez logiquement soufflé d’admiration.

La constante ici est le Français (« Nous chantons en Français, ne vous surprenez pas à comprendre quelque chose ») mais reste n’est que cassures telluriques, glissades imprévues, menaces d’explosions, éruptions surprises : les chansons et petits tubes sinueux du récent et fantastique Les chemins de verre (L’acouphène, Les chemins de verre, notamment, la plus ancienne Le compteur) prouvent que ceux qui tournent régulièrement en première partie d’Arcade Fire en ont l’intensité sans l’ampoulé, sont capables de marier Radiohead, Mogwai, Patrick Watson et de grands textes dans des chansons immortelles. A bientôt, on espère.

Extrait de l'article "On y était : Saul Williams, Hanni El Khatib, Timber Timbre, Karkwa, Braids…" de Thomas Burgel, les Inrocks, le 4 novembre 2011, Photo : Pierre Le Bruchec

mardi 1 novembre 2011

Karkwa sait à merveille conjuguer rock et langue de Molière

Des trois soirées consécutives programmées au Minotaure par l’équipe des Rockomotives, celle du jeudi n’était pas forcément la plus attendue. Pourtant, elle se révéla d’un excellent niveau, avec en particulier la confirmation des montréalais Karkwa et la bonne surprise The Do, tête d’affiche qui sait prendre des risques.

Extrait : Les canadiens Karkwa - dont nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons d’eux (ici) lors de leur premier passage aux Rockomotives il y a deux ans - montrent un visage bien plus enthousiasmant que celui de leurs prédécesseurs, tant par la force intrinsèque de leurs chansons que par l’interprétation. Mieux, leurs titres semblent avoir acquis une dimension, une ampleur supplémentaire par rapport aux versions entendues lors de leurs dernières tournées. De nombreux groupes hexagonaux - qu’on ne citera pas pour éviter de recevoir des colis piégés - devraient prendre exemple sur ces Montréalais qui savent à merveille conjuguer rock et langue de Molière. Même les jeunes fans de The Do, qui s’étaient massés au premier rang croyant que c’était leur groupe favori qui allait monter sur scène après les Wild Beasts, sont conquis par le talent du quintette de la Belle Province.

Extrait de l'article "Rockomotives 2011" par Gilles Ferté, M-La-Music, le samedi 29 octobre 2011

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Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.