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lundi 1 mars 2010

Au long de tes hanches

12 Hommes Rapaillés

Retour sur le spectacle présenté à la salle Wilfrid-Pelletier

Après avoir été acclamé l’été dernier lors de son passage au FrancoFolies, le spectacle 12 Hommes Rapaillés revenait à la salle Wilfrid-Pelletier, le 25 février dernier.

12 Hommes Rapaillés, c’est d’abord un album qui a vu le jour à la fin de l’année 2008. La magnifique poésie de Gaston Miron mise en musique par Gilles Bélanger et portée par la voix de douze artistes masculins, dont Yann Perreau, Martin Léon, Plume Latraverse, Richard Séguin, Jim Corcoran et Louis-Jean Cormier (aussi réalisateur de l’album). Un grand succès au niveau des ventes, c’est le moins qu’on puisse dire, avec plus de 30 000 albums vendus (oui, oui, de nos jours, pour des ventes de CD, c’est un nombre qui impressionne).

Et en spectacle, qu’est-ce que ça donne? C’est ce que je suis allée observer, du fond de la salle, assise sur mon siège de la rangée ZZ (est-ce que ça existe?). La scène est baignée dans l’obscurité, une lumière s’allume et éclaire un pupitre parsemé de livres. On distingue une silhouette, qui s’avance très lentement, s’attarde au passage à quelques instruments de musique, au pupitre, et prend finalement place sur une chaise… Quelques autres musiciens font de même… Yann Perreau entre sur scène, prend place au micro, tout au milieu de la scène et entame Je Marche à Toi. Il est immobile, ou presque. Yann Perreau, immobile!? C’est pas une bête de scène d’habitude!? Je regarde mon ami, assis à ma droite, ok désolée, ça se pourrait que la soirée soit longue…

Mais j’aime tellement qu’on me fasse changer d’idée en moins de deux minutes. Si l’ouverture du spectacle a été un peu lente, et même déstabilisante, la suite en est tout autrement. Pas que l’énergie change, au contraire, elle est seulement plus facilement saisissable. Peu à peu, les artistes font leur entrée sur scène et ne la quitteront jamais, la participation est constante et de plus en plus forte. Des artistes, seulement des hommes, qui restent sobres dans leur prestation, histoire de laisser toute la place à l’esprit de Gaston Miron, le poète célébré. Les chansons s’enfilent et gagnent en intensité. J’ai eu des frissons en écoutant Richard Séguin interpréter Pour Retrouver le Monde et l’Amour (oui, ce sera arrivé une fois dans ma vie, avoir des frissons en regardant Richard Séguin). La gorge me serre en écoutant Yann Perreau et Louis-Jean Cormier chanter Amour Sauvage. C’est fascinant.

Tellement fascinant, que lorsque M. Karkwa interprète la torride Au long de tes hanches, mon ami se retourne vers moi, m’observe, histoire de s’assurer que je respire encore. Non non, ce n’était pas un show de fille, lui aussi a aimé ça. On est ressortis de là abasourdis.

Ces mots de Miron me résonnent encore dans la tête… « Le sentiment dévorant de disparaître sur place de ce peuple qui n'en finit plus de ne pas naître. ».

Je dis ça de même.

Par Emilie Gagné,

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