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dimanche 14 juin 2009

Le français avant toute autre chose

À Montréal, le pourcentage des jeunes francophones bilingues s’établit à 63,4 %

À une époque où les courriels fusent, où les messages-textes font partie du quotidien et où la musique anglophone assaille les ondes radiophoniques, les Québécois ne manquent pas d’occasions de maltraiter la langue de Molière. Alors que de récentes statistiques laissent entrevoir un recul du français au Québec, plusieurs jeunes francophiles s’efforcent de faire tourner le vent. (...)

Et de la musique !

Comme bien d’autres de sa génération, Josh a traversé l’adolescence avec du hip-hop dans les oreilles. Ayant un goût particulier pour tout ce qui se trouve dans la marge, il se souvient d’avoir été très tôt attiré par certains groupes francophones.

« À 15 ans, j’écoutais du hip-hop acadien et québécois. Je suis même allé voir un spectacle de Dubmatique à Ottawa. Ça m’intéressait parce que c’était bon, parce que ça sonnait bien. Selon moi, de la bonne musique, peu importe la langue, c’est de la bonne musique. Aujourd’hui, je respecte beaucoup des groupes comme Malajube, qui font d’excellentes choses en français. »

Aux oreilles de Jean-Michel Pigeon, ce genre de propos sonne comme une douce mélodie. Originaire de Québec et âgé de 25 ans, il gagne en partie sa vie comme musicien et partage son temps entre deux formations, dont l’une connaît un intéressant succès en anglais.

Son groupe Monogrenade, dont il est cofondateur, en est à ses débuts et fait tranquillement sa place sur la scène francophone.

« Je pense qu’aujourd’hui il y a plein de bonne musique qui se fait au Québec. Avec Monogrenade, on a choisi de chanter en français tout simplement parce que c’est notre langue et qu’on en est fier. Il y a des groupes comme Karkwa qui nous inspirent et qui ont ouvert les portes à plein de projets un peu en marge de ce qu’on connaît traditionnellement de la musique québécoise. Je suis heureux que notre groupe fasse partie de cette mouvance », assure le musicien.

Dans un contexte où, selon les dernières statistiques de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, pour la première fois en 2007, le public québécois s’est fait plus nombreux aux spectacles de chansons anglophones qu’à ceux de chansons francophones, Philippe Perreault accueille avec optimisme l’attitude de musiciens comme Jean-Michel : « De plus en plus, on voit des groupes francophones superintéressants apparaître. Selon moi, c’est bon signe. Ça veut dire que notre société et les jeunes se rendent compte de la richesse du français, et j’espère que ça va continuer comme ça ! »

Extrait de l'article d'Émilie Corriveau, Le Devoir, le dimanche 14 juin 2009

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