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dimanche 1 mars 2009

Seule mais entre amis (edition compléte)

Marie-Pierre Arthur: seule, mais entre amis

Vous ne connaissez peut-être pas (encore) Marie-Pierre Arthur, et pourtant, il y a de bonnes chances pour que vous l'ayez déjà entendue. Depuis plusieurs années, la bassiste et choriste roule sa bosse avec plusieurs grands noms de la chanson et du rock du Québec. La voici qui fait un pas en avant avec un premier album solo qui crée la dépendance.

Karkwa, Ariane Moffatt, Kevin Parent, Michel Faubert, Mara Tremblay et Stefie Shock ne peuvent pas tous se tromper. Après avoir travaillé avec tous ces artistes québécois, le temps était venu pour Marie-Pierre Arthur de sortir de l'ombre. Elle le fait brillamment avec un premier album aux accents folk, où elle s'est entourée de la crème des musiciens d'ici, qui s'avèrent être aussi ses grands amis.

Parce que la solitude, très peu pour la bassiste et chanteuse Marie-Pierre Arthur, née Fournier. Oui, c'est bien sa voix magnétique et criante d'authenticité que l'on entend tout au long de ce disque, mais on y sent partout le désir d'être entourée, autant dans la composition que dans l'écriture et l'interprétation. Arthur est une fille de gang.

Jouons au psy de comptoir: tout ça lui vient peut-être de sa tendre enfance, à Grande-Vallée, en Gaspésie. Le dimanche, ses parents donnaient des cours de musique, et la maison était envahie de jeunes interprètes en herbe. «Il y en avait six ou sept qui grattaient de la guitare en bas avec mon père, et en haut, c'étaient les cours de piano, avec ma mère», se souvient en riant Marie-Pierre Arthur. Pour la trentenaire et sa famille, toujours très engagée dans le Festival en chanson de Petite-Vallée, musique rime avec compagnie.

Et c'est la même chose sur ce premier disque, qui navigue entre un folk énergique et des chansons plus ambiantes. «Au départ, l'idée était de faire de la création, raconte celle qui doit son nom de scène au prénom de son père (en Gaspésie, on l'appelle "la Marie-Pierre à Arthur"). J'étais curieuse de savoir ce que ça donnerait si je laissais sortir quelque chose de ma tête. J'avais aussi envie de chanter, mais pas comme choriste; ce n'est pas du tout la même façon de faire. Mais ce qui me faisait le plus tripper, c'était de le faire en band. Ça fait cinq ans que je suis en tournée avec du monde, je voulais recréer ça, sentir qu'on était une équipe, même si les compositions venaient de moi.»

Des amis en or


Ses amis sont nombreux sur ce disque qui porte son nom. On y entend surtout deux membres de Karkwa, le chanteur Louis-Jean Cormier et le claviériste François Lafontaine, qui ont également coréalisé l'album avec Arthur. Le guitariste Olivier Langevin (Galaxie 500, Fred Fortin, Mara Tremblay) et le batteur Robbie Kuster (Patrick Watson) complètent le groupe, qui joue ensemble depuis trois ans quand les horaires chargés de chacun sont compatibles. Arthur, elle, s'occupe surtout de la basse, un instrument qu'elle qualifie de «terriblement sensuel».

S'ajoute à cette équipe d'étoiles la chanteuse Gaële, qui a donné un grand coup de main à Marie-Pierre Arthur dans l'écriture des textes. «Je ne me considère pas comme une auteure, avoue la bassiste très humblement. Je suis d'abord une musicienne.» Celle qui est montée sur scène lors des dernières FrancoFolies avait tout de même en poche beaucoup de matériel, «un genre de gros journal», avec lequel elle n'arrivait pas à faire des chansons. «Comme Gaële est une grande amie, tout ce que j'avais écrit, elle le savait déjà, elle connaissait les personnes, mes tourments, mes bonheurs, raconte Arthur. Mais son univers est tellement loin du mien, son phrasé est différent, on a dû travailler très fort!»

Ce qu'elle chante, très souvent au «je», n'est pas exactement une ode à la beauté du monde, mais plutôt des morceaux remplis de questions, de déchirements, de constats d'échec. Même sa surprenante reprise de Qui sait, de Daniel Lavoie, est dans cet esprit. Tout le vieux country «crotté» qu'Arthur a écouté a clairement laissé sa marque. «Je me rends compte seulement après coup que les tounes sont tristes, parce que je n'avais pas envie de faire un album de déprime. Y'a une grande partie du disque où la musique est super-joyeuse. Je voulais que ce soit un album de char!»

Par Phillipe Papineau, Franco Phil,
samedi, février 28, 2009

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