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dimanche 18 décembre 2011

Karkwa, le terminus

Fin de parcours pour Louis-Jean Cormier et ses collègues de Karkwa.
Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.
Par Philippe Rezzonico 

Toute bonne chose a une fin, dit-on. Karkwa a pris les moyens samedi soir au Métropolis pour que le dernier spectacle de sa tournée Les chemins de verre soit à la hauteur de deux années de rêve. Et qui plus est, il a été gravé pour la postérité. Deux fois plutôt qu’une. 

Non seulement le groupe a enregistré la totalité de cette performance de près deux heures et demie pour les besoins d’un disque de spectacle à paraître en 2012, mais MusiquePlus a également filmé la prestation en vue d’une diffusion à être déterminée ultérieurement. 

Les spectateurs qui se sont pointés dans la salle de la rue Sainte-Catherine savaient donc que c’était un grand soir en voyant les deux caméras fixes et la grande caméra télescopique installées au parterre, sans compter les micros accrochés aux balcons pour la captation. 

Les gars de Karkwa le savaient aussi. Ça n’allait pas être un soir comme les autres. Louis-Jean Cormier a parlé beaucoup plus que d’habitude entre les chansons, notant que le groupe allait prendre tout son temps. 

Cela a un tantinet brisé le rythme infernal auquel Karkwa nous a habitués ces dernières années sur les planches, mais cela était fort plaisant pour le groupe de savourer cette proximité avec des fans. 

En revanche, les livraisons de certains titres ont été exceptionnelles. Et Karkwa s’est appliqué à les offrir dans des enrobages qui ne faisaient qu’accentuer le désir de la foule de battre la mesure. Les chemins de verre a été intense comme jamais, le crescendo final de L'épaule froide était dynamité par les batteries de Stéphane Bergeron et Julien Sagot, tandis que La Facade était de l’ordre de la déflagration. 

Touchante, aussi, cette écoute de 28 jours, chanson qui a récemment servi à un clip pour Leucan. Cormier et François Lafontaine ont noté la présence de quelques-uns des jeunes qui ont participé au tournage de la vidéo avant l’interprétation.

Le batteur Stéphane Bergeron et le percussionniste Julien Sagot ont mis le feu. 
Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

Dépoussiérage 

Les boys avaient déclaré au point de presse de la remise du disque d’or plus tôt cette semaine qu’ils allaient sortir quelques vielles chansons de leur sac. On s’y attendait, mais en toute honnêteté, on ne pensait pas que les titres de Les tremblements s’immobilisent allaient bénéficier d’une telle vitrine. Vu que le disque de spectacle à venir va être le tout premier de la carrière de Karkwa, on se dit que les gars voulaient présenter un survol plus complet de leur œuvre. 

Donc, outre L'épaule froide, retrouvailles avec Les vapeurs qui était planante pas à peu près, « fouille archéologique », comme disait Cormier, pour une relecture de Vrai, et offrande bien sentie de Pili-Pili, où Sagot partage le vocal avec Cormier. Les compositions du Volume du vent n’étaient pas en reste. 

Pas sûr que Lafontaine ait jamais si bien coloré Oublie pas qui fut l’un des coups de cœur de la soirée, même si c’est Mieux respirer qui aura eu droit à l’intro la plus rigolote, quand Cormier, bavard, et Lafontaine, qui alignait les verres de rouge, ont déraillé sur la trentaine. Ne vous inquiétez pas les boys, trente ans, ce n’est rien à côté de quarante ou cinquante… 

On a aussi eu droit à la participation de Patrick Watson, le temps d’une version bonifiée de Le solstice. Aidan Knight – qui avait offert la première partie – et tous ses musiciens sont également venus sur scène. L’apport délectable se voulait l’ajout de la trompette et du bugle. La cohésion était étonnante dans le contexte d’une version jouée à près de dix musiciens. 

On a revu tout ce beau monde à l’ultime rappel – en plus de Marie-Pierre Arthur – pour une livraison touchante du désormais classique, Le vrai bonheur. Cormier, très ému, a dédié l’offrande à sa conjointe depuis 14 ans dont c’était l’anniversaire de naissance, samedi. Finalement, ça faisait plein de choses à aller fêter après le spectacle.

Article de Philippe Rezzonico,Publié le 18 décembre 2011, http://www.ruerezzonico.com

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