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mardi 10 mai 2011

Éthique et politique: A propos du téléchargement illégal de musique

Voici un extrait des résultats d'un travail de recherche pour le cours d'Éthique et Politique, un cours de philosophie qui se donne au Cégep de Sept-Iles que vous trouverez en entier ici

Recherche éthique : Le téléchargement illégal de musique Par Philippe Fournier, Travail présenté à Philippe Bélanger, Éthique et politique (340-GSS-03), Groupe 01, Cégep de Sept-Îles, Le 1er avril 2011

Merci beaucoup à Sandy Boutin, gérant du groupe Karkwa, par sa réponse très rapide et très pertinente sur le sujet.

1. Est-il possible de vivre seulement de votre musique ?

R : Oui

2. Recevez-vous des subventions du gouvernement ou d’autres organismes ?

R : Nous avons des subventions des gouvernements du Québec et du Canada. Pour différents aspects de notre vie professionnelle, il y a le conseil des arts et lettres du Québec. Pour l'aide à la création de nos œuvres avec le CALQ, il n'y a aucun aspect d'industrie ou commerciale. Nous avons également de l'aide de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC), d'abord pour financer une partie de nos enregistrements d'album et la production de nos spectacles. Il y a aussi de l'aide supplémentaire pour nous permettre de financer nos tournées dans les régions éloignées comme la Côte-Nord, l'Abitibi-Témiscamingue... Nous avons aussi de l'aide de Musicaction (un organisme fédéral) pour financer une bonne partie de nos enregistrements d'album.

3. Est-ce que le téléchargement illégal peut présenter des avantages pour l’artiste ?

R : Oui et non? Nous sommes ambigües. Pour un groupe comme Karkwa c'est vraiment le spectacle qui représente la plus grosse portion de nos revenus (et de loin). Donc, quelques fois, nous nous disons que si le téléchargement illégal permet d'avoir plus de gens dans nos spectacles, c'est un mal pour un bien. La vente d'albums reste aussi importante pour le remboursement des frais de production qui sont élevés. Les gars de Karkwa adorent le studio, l'enregistrement d'album. Pour eux faire un disque c'est beaucoup plus que faire un objet commercial. Un disque c'est une œuvre d'art. Il y a vraiment un attachement à l'objet.

4. Avez-vous déjà pensé utiliser le système de prix libre ?

R : Oui, mais nous ne l'avons pas fait encore car toute l'industrie accorde encore beaucoup d'importance au nombre d'albums vendus. Ex: toute l'aura d'un artiste qui obtient un disque d'Or. Aussi, nous avons un public de mélomane qui a beaucoup de respect pour les artistes, des vrais amateurs de musique. Nous sommes donc chanceux, car ils achètent encore nos disques. Pour Karkwa c'est près de 25% de nos ventes qui sont fait en format numérique. Donc, des gens qui "download" légalement nos albums.

5. Que pensez-vous du projet de loi C-32 ? [projet de loi canadien]

R : Très important de trouver une nouvelle façon de rémunérer les auteurs et compositeurs.

6. Avez-vous de bonnes relations avec votre gérant, compagnie de disque ou attaché de presse ?

R : Oui.

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"[Karkwa] qu'on en dise" le cap des 40 000 visiteurs a été dépassé le 21 juin 2011 alors que Karkwa performer à Paris pour le cinquantième anniversaire de la délégation générale du Québec à Paris.

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