Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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dimanche 6 novembre 2011

Karkwa enthousiasme le Divan du Monde

La salle est désormais comble alors que Karkwa vient radicalement changer le ton de la soirée. Aussi bavards et détendus que les deux formations précédentes étaient restées fermées sur elles-mêmes, Karkwa plaisante joyeusement : « Occupy Paris !», lancent-ils en référence au mouvement de contestation pacifique qui a saisi les grandes capitales ces dernières semaines.

Pour le coup, Karkwa est le groupe typique qui ne peut qu’enthousiasmer en festival. Tandis que les autres formations montréalaises de la soirée s’apprécient davantage en version studio, allongé sur un canapé, Karkwa a la force de ceux qui ont tout pour séduire : albums, voix, textes, lives, ils sont parfaits dans tous les domaines. Pas étonnant qu’ils aient remporté le Prix Polaris l’an passé (Meilleur album de l’année au Canada) puis le Juno de l’album francophone de l’année en 2011, ou qu’Arcade Fire les aient embarqués en tournée pour assurer leur première partie, « malgré » la langue de leur chansons.

« On chante en français, contrairement à la plupart des groupes français, donc ne vous inquiétez pas si vous vous surprenez à comprendre quelque chose », ironise d’ailleurs Louis-Jean Cormier, avant d’enfoncer le clou un peu plus tard en remerciant « d’acheter de la musique en français ». Il faut les écouter, ces textes intelligents, modernes et poétiques, étonnamment sombres ou au contraire, lumineux. Même si, en concert, ce n’est pas forcément la meilleure façon de goûter ses trésors.

Il n’empêche, découvrir Karkwa en live, c’est avant tout tomber en amour à vie tant ces cinq là parlent à la tête, au ventre, aux oreilles bien sûr, mais aussi au cœur. Et ça change tout. Car on pourrait parler de la musique du groupe pendant des heures (des comparaisons avec un certain style radioheadien, de ce rock atmosphérique qui transporte, des harmonies vocales magnifiques, des claviers ensorcelés de François Lafontaine ou d’une section rythmique basse – batterie – percussions d’exception), on n’aurait encore rien dit sans distinguer la formidable (et contagieuse) bonne humeur qui règne pendant leurs sets.

Généreux, habités, attentifs les uns aux autres autant qu’à un public qu’ils prennent à partie constamment, les Karkwa sont aussi doués qu’ils donnent l’impression d’être heureux, et c’est magnifique. La performance scénique, il faut le dire, est assez fantastique. Transcendé par une énergie inépuisable, le leader du groupe marque le rythme des morceaux de tout son corps, comme pour des danses rituelles, en même temps qu’il affiche une belle complicité avec chacun des membres du groupe pour finalement venir en extrême bordure de scène afin d’inclure la salle dans son cercle.

Abattues les barrières, la distance artiste / public, les chevilles boursouflées : les Karkwa sont aussi impressionnants en live qu’ils sont souriants, désarmants de simplicité et d’humilité. De fait, on se sent forcément à l’aise, comme si ce concert était celui de bons potes qui revenaient jouer dans le garage familial après une explosion à l’international.

Ils sont rares, ceux à qui il suffit d’une fois pour donner l’impression qu’on les connaît depuis toujours. Ils sont précieux, les Karkwa, à donner l’envie d’une distribution générale de « Free Hugs ». Et l’on voudrait tellement qu’ils ne s’arrêtent jamais de jouer, ces gens qui ont le don de rendre la vie plus belle, qu’on a envie de pleurer à la fin de ces si petites foutues trente minutes, passées si vite qu’on les a à peine vues. Alors quoi ? Pas de 28 jours ? Pas de final sur Le vrai bonheur ? On les aime tant les Karkwa, qu’on voudrait les empêcher de rentrer dans leur Amérique tellement, tellement loin de notre si petit et si étriqué Hexagone. Ne pourrait-on vraiment pas les kidnapper tout à fait ? Ne jamais les rendre ?

Extrait de l'article de "Montréal « occupy[ing] Paris » et son Divan du Monde, Festival Inrocks Black XS" 03.11.2011 par Isatagada, photo: Mauro Melis, mise en ligne le Dimanche 6 novembre 2011 sur Discordance

Karkwa in Belgium

KARKWA - Les chemins de verre

Karkwa est un groupe de rock alternatif / atmosphérique québécois formé en 1998 et composé de Louis-Jean Cormier aux voix et à la guitare, de Stéphane Bergeron à la batterie, de François Lafontaine aux claviers, de Martin Lamontagne à la basse et de Julien Sagot aux percussions et voix.

"Les chemins de verre" est un album qui séduit facilement de par un sens de la mélodie certain et un certain envoûtement, une voix à la Matthieu Chedid légère et touchante, bordée d'un faible accent québécois qui ne manque pas de charme, et des arrangements à la Arcade Fire, mais en moins chargé. Ils ont d'ailleurs fait leur avant-première en juin dernier au Zénith. De jolis textes français, imagés, métaphoriques, pleins de références et plutôt très bien écrits ma foi.

Dès le premier titre, "Le pyromane", on se sent porté au son des violons et par cette douce et fluide mélodie dans ce monde onirique. Ce qui est intéressant avec Karkwa, c'est que l'on s'imagine sans peine les scènes des textes dans nos têtes ce qui ne manque pas de nous transporter davantage dans leur univers et surtout, de nous y tenir accroché.

Acoustique ou électrique, du rythme et du bon, un piano prenant dans "Moi-léger", chanson à la fois chaleureuse et hivernale qui se termine en puissance avec un beau mélange de sonorités. "Le bon sens" où l'on remarque plus clairement l'accent québécois, "Dors dans mon sang", le moment d'émotions, piano/voix.

Mais ne pensez pas que cet album est bonheur et légèreté. Il cache au second plan une sombre, prenante et mélancolique poésie qui, quand on la trouve, nous fait vibrer jusqu'au bout de l'album.

Prochain concert :KARKWA (Bruxelles) - 12-11-2011

Article de Marie Cauchies, Music in Belgium, paru le 06-11-2011 

samedi 5 novembre 2011

Karkwa est en train de faire des ravages en France

Depuis un an, on a eu le plaisir de voir Karkwa venir régulièrement squatter nos scènes. Aussi c’est sans surprise qu’on les sent bien à l’aise : dès le début du set, Louis-Jean raconte sa vie, pour le plus grand plaisir des amateurs d’accent québécois. On plonge alors dans ‘Le Bon Sens‘, lente et prenante jusqu’à ce que d’un coup de talon, le morceau décolle et les batteries ne s’emballent.

Comme le souligne Karkwa, on est pas habitués à écouter du rock en français, aussi on se surprend à comprendre les paroles. Des bribes nous heurtent, « D’ici c’est difficile de voir le paradis »… Le groupe aménage même des pauses soudaines dans la masse sonore, pour qu’on saisissent l’intention, la réflexion, la poésie des textes, avant de repartir de plus belle.

Même s’ils n’ont le droit de jouer que trente minutes, ils s’autorisent quand même les blagues – comme pour crever un abcès d’intensité. Et pourtant, si Louis-Jean fait sourire le public sur ‘l’Acouphène’, il ne dénature en aucun cas la chanson, qu’on prend plaisir à redécouvrir en live. Lui-même en perdrait presque l’équilibre…

On finit sur ‘Oublie Pas’, mais on se sent comme frustrés, volés, de n’avoir pas pu profiter de ’28 Jours’. Néanmoins, on notera une évolution au fil des concerts : il y a de plus en plus de décolletés qui headbang au ralenti au premier rang. Karkwa est en train de faire des ravages en France !

Extrait de l'article "les Inrocks Black XS - Jeudi au divan du monde" d'Agnès Bayou, publié le 4 nov 2011 sur le site "Le Transistor"

Karkwa occupe Paris

« Occupy Paris » se marre un peu plus tard Karkwa. On aimerait bien : à chaque vision, le groupe prophète en son Pays, bientôt aux Etats-Unis, confirme qu’il devrait dans un monde juste être immense partout ailleurs, en France notamment, en France surtout.

30 minutes et quelques secondes seulement, mais dans un set tumultueux, d’une terrible puissance, Cormier et les siens condensent leurs morceaux musclés et leurs ouragans tortueux comme on enferme un tigre enragé dans une cage électrique : avec des tripes et beaucoup de nerf. Bondissant, sanguin, nerveux, le groupe est visiblement heureux d’être là et le public, qui remplir désormais complètement la salle, est assez logiquement soufflé d’admiration.

La constante ici est le Français (« Nous chantons en Français, ne vous surprenez pas à comprendre quelque chose ») mais reste n’est que cassures telluriques, glissades imprévues, menaces d’explosions, éruptions surprises : les chansons et petits tubes sinueux du récent et fantastique Les chemins de verre (L’acouphène, Les chemins de verre, notamment, la plus ancienne Le compteur) prouvent que ceux qui tournent régulièrement en première partie d’Arcade Fire en ont l’intensité sans l’ampoulé, sont capables de marier Radiohead, Mogwai, Patrick Watson et de grands textes dans des chansons immortelles. A bientôt, on espère.

Extrait de l'article "On y était : Saul Williams, Hanni El Khatib, Timber Timbre, Karkwa, Braids…" de Thomas Burgel, les Inrocks, le 4 novembre 2011, Photo : Pierre Le Bruchec

mardi 1 novembre 2011

Karkwa sait à merveille conjuguer rock et langue de Molière

Des trois soirées consécutives programmées au Minotaure par l’équipe des Rockomotives, celle du jeudi n’était pas forcément la plus attendue. Pourtant, elle se révéla d’un excellent niveau, avec en particulier la confirmation des montréalais Karkwa et la bonne surprise The Do, tête d’affiche qui sait prendre des risques.

Extrait : Les canadiens Karkwa - dont nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons d’eux (ici) lors de leur premier passage aux Rockomotives il y a deux ans - montrent un visage bien plus enthousiasmant que celui de leurs prédécesseurs, tant par la force intrinsèque de leurs chansons que par l’interprétation. Mieux, leurs titres semblent avoir acquis une dimension, une ampleur supplémentaire par rapport aux versions entendues lors de leurs dernières tournées. De nombreux groupes hexagonaux - qu’on ne citera pas pour éviter de recevoir des colis piégés - devraient prendre exemple sur ces Montréalais qui savent à merveille conjuguer rock et langue de Molière. Même les jeunes fans de The Do, qui s’étaient massés au premier rang croyant que c’était leur groupe favori qui allait monter sur scène après les Wild Beasts, sont conquis par le talent du quintette de la Belle Province.

Extrait de l'article "Rockomotives 2011" par Gilles Ferté, M-La-Music, le samedi 29 octobre 2011

Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.