Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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samedi 12 février 2011

Époustouflante performance de Karkwa à Saint-Prime






(Saint-Prime) Une énorme tempête d'intensité a déferlé au Vieux couvent de Saint-Prime, jeudi soir. Le cataclysme Karkwa a tout dévasté après son passage. Une époustouflante démonstration de subtilité musicale. Du grand art.

Le souffle de la bande de Louis-Jean Cormier est imposant. La finesse et la force des mélodies se déploient pour nous enivrer graduellement. Une tempête sonore parfaite, hivernale et lumineuse.

Le répertoire de Karkwa est tellement riche que les cinq musiciens se font plaisir en puisant principalement dans le «Volume du vent» et les «Tremblements s'immobilisent» pour cette mini-tournée jeannoise. Les nouvelles moutures propulsent les chansons dans des confins surprenants. «L'épaule froide», «Le Compteur» et «Dormir» avaient des couleurs encore jamais entendues. Un grand groupe qui sait se réinventer. Des passionnés qui tripent sur une scène habitée par leur musique. Un enivrement contagieux pour les chanceux présents au Vieux Couvent jeudi soir.

Karwa a mis le feu avec «Pyromane». En partant, les deux batteurs, Julien Sagot et Stéphane Begeron, imposent leur volonté de faire exploser la salle. Ça marche.

Les deux matamores en ajoutent une couche dans «Acouphène». Section rythmique d'enfer, amplifiée par la basse assourdissante de Martin Lamontagne. Les hostilités sont lancées. Ça ne dérougira pas. C'est promis. La soirée va être intense et longue, avec un acouphène en prime.

On donne un petit répit sonore avec «Chemins de verre». Rugueuse, puis ample, la pièce se développe pour ensorceler les 150 personnes déjà envoûtées.

Malgré un fond de bronchite, la voix de Cormier est cristalline, haut perchée, juste et touchante dans «Moi léger», mise en valeur par les claviers de François Lafontaine.

Musique viscérale qui entre dans le corps pour ne plus nous quitter, complètement habité par les sonorités si riches du jeu de clavier inspiré et inventif de Lafontaine. Un très grand musicien.

«Sans savoir que l'heure avance», la foule est «comme des craqués qui dansent» au son de «Compteur». Le temps n'existe plus. En suspension entre ciel et terre, «L'épaule froide» vient propulser encore plus loin dans la galaxie le spectateur.

Quand on rouvre les yeux, ce sont les accords de l'irrésistible «Marie, tu dors» qui sonnent.

«Red light»

La deuxième partie débute tout en douceur. La version acoustique de «Red light» met en évidence le texte dense de [correctif : le texte est de Julien Sagot et non pas de : ] Brigitte Fontaine. Une pièce touchante livrée à sa plus simple expression.

Puis la vaporeuse «Dormir» nous replonge dans le monde de Karkwa, lourde et éthérée. Interminable intensité à laquelle succède un «jam» délicieux et mémorable.

L'apothéose suit avec «Solstice», par le son de guitare à la Neil Young de Cormier déjanté. La foule en ressort décoiffé. Sublime.

Pour être sûre de nous achever, la bande nous brûle les oreilles. «Quand l'hiver de ses gants blancs souffle un vent qui brûle les mains», vocifère le chanteur qui ne peut s'«Échapper» de la déferlante rafale mélodique de ses comparses.

Ça sent la fin avec «28 jours», symbiose entre le piano et la voix, ambiance planante de guitare. Vibrante. Touchante. Crescendo presque insupportable, point d'orgue pour ce concert impeccable.

Le rappel, une évidence... En format étonnamment très rock, cette pièce a fait «sourire les filles».

Quand le public est sorti, encore habitée par la tempête Karkwa, toute la neige avait fondu.

Mentionnons que le groupe sera en spectacle ce soir, à 20?h, au Théâtre Palace d'Arvida.

Article de Louis Potvin, Le Quotidien, Publié le 12 février 2011 sur Cyberpresse.ca

vendredi 11 février 2011

2011 s'annonce comme une autre année couronnée de succès pour Karkwa

Il y a quelques semaines, les fans de Karkwa avaient droit à un cadeau inattendu de la part du père Noël. Ce dernier s'est permis de revêtir les habits d'iTunes Canada et d'offrir aux abonnés de ce réseau un enregistrement inédit de grande qualité. Certaines personnes ont alors été tentées de voir une symbolique dans le fait que ce produit ne soit disponible que sur Internet.

Mais la réalité est bien moins explosive, au dire du chanteur de la formation, Louis-Jean Cormier: "Si le disque est uniquement disponible en téléchargement, c'est simplement parce que c'est une initiative d'iTunes Canada et que c'est leur façon de procéder. Ils nous ont invités à enregistrer dans un studio à Toronto, et leur volonté, c'était de capter un moment live avec Karkwa. Oui, il y a des gens qui nous ont dit qu'ils étaient déçus, pour des raisons idéologiques, que ce Live Session ne soit disponible que sur iTunes, mais pour nous, c'était une opportunité intéressante et ça nous semblait une expérience d'enregistrement vraiment unique."

Le jour même de la sortie du Live Session de Karkwa, les commentaires jouissifs des internautes se faisaient déjà très nombreux. "C'est toujours touchant de constater que les gens nous soutiennent dans ce qu'on fait. C'est rassurant aussi, car lorsque j'ai réécouté l'enregistrement, il y avait plein de trucs qui me revenaient à l'esprit et je me disais qu'on aurait dû faire telle ou telle chose autrement. Quand ce sont des chansons sur lesquelles tu as beaucoup travaillé, tu remarques les moindres détails, mais bon, ça fait partie de l'exercice d'enregistrer en live."

Le 1er février, les prix Juno annonçaient que Karkwa était en nomination dans deux catégories, dont celle de l'album francophone de l'année. Son disque Les chemins de verre pourrait aussi remporter le prix de l'album alternatif de l'année. "C'est la première fois de toute l'histoire des Juno qu'un groupe francophone est dans la catégorie de l'album alternatif. C'est assez étourdissant et c'est un honneur quand on se dit qu'on est en compétition avec Arcade Fire et Tokyo Police Club. Le simple fait d'être en nomination avec eux, c'est déjà gratifiant."

Enregistré pendant une série de concerts en Europe, Les chemins de verre fourmille d'explorations sonores. Une telle approche aurait pu terrifier de nombreux artistes, mais pour Karkwa, il s'agissait d'un élan spontané et tout à fait naturel. "C'est toujours un risque de s'adonner à des expérimentations et de pousser notre création dans des territoires inhabituels. C'est une démarche qui peut ne pas plaire à tout le monde, mais d'un autre côté, tu ne peux pas toujours cultiver le même public. De toute façon, ce n'est pas le genre de questions qu'on se pose lorsqu'on travaille sur nos chansons. Ce serait différent si, par exemple, je menais une carrière solo et que tout ne reposait que sur mes épaules. Là, on est un groupe et on crée ensemble. Pour Les chemins de verre, on commençait à enregistrer une chanson le matin, et le but, c'était que le soir, on soit satisfaits du résultat final. On n'avait aucune idée d'où nous allions nous rendre, et c'est comme ça qu'on se sent bien en tant que groupe."

Enfin, à une époque où les ventes de disques sont en constante chute libre, Karkwa croit encore à la nécessité de produire des albums riches et recherchés. "Les spécialistes disent qu'aujourd'hui, quand tu vends 30 000 exemplaires, ça équivaut à 60 000 il y a cinq ans. Il ne faut jamais perdre ça de vue et pour ce que la musique nous permet de vivre, c'est ça qui compte à la fin."

Article "Vers les Chemins" de Joël Martel, Voir.ca, le 10 février 2011

dimanche 6 février 2011

The Karkwa guys are just delightful

The Karkwa guys are just delightful. They're the first francophone band to win the highly coveted Polaris Prize. "It's pretty exciting," they say about their recent popularity and reflect on how excited they are that their music transcends language. And they admit they're excited to party in Toronto during Junos Week! Show us how it's done Montrealers!

extract from Juno Nomination Live Blog by: Lisa.Collings, Date: 2/1/2011




Karkwa react to Juno announcement

Quebec band Karkwa, whose Les chemins de verre earned nominations for both Francophone Album of the Year and Alternative Album of the Year, expressed their shock following the announcement. "The biggest surprise was Alternative Album of the Year," said drummer Stephane Bergeron - this, despite the fact the rockers came away with the 2010 Polaris Music Prize for the same album.

"In the alternative category, we are with all the Canadian rock bands, so it's a big surprise, like Steph said," added frontman Louis-Jean Cormier. "Arcade Fire, Broken Social Scene, we are like kids next to them," he added, pretending (or maybe not) to freak out like a fan-boy. "I think the Polaris has maybe changed something, but it's not the same people. It's much more mainstream, the Junos. They're not . . . used to it."

On the flip side, Karkwa confess they're not particularly acquainted with many of this year's top Juno contenders, outside of the bands represented in the Francophone Album of the Year category.

"There is a lot of people we don't know. I don't know Drake," Cormier admits, adding, "He is a pop singer, I think."

The Juno Awards will be broadcast on CTV on Sunday, March 27 from Toronto's 6Air Canada Centre. Tickets to the show go on sale Saturday, Feb. 5. For more information, visit www.junoawards.ca.

Extract from article "Nominees react to Juno announcement" BY LEAH COLLINS, POSTMEDIA NEWS FEBRUARY 1, 2011

Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.