Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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mardi 5 juillet 2011

Un concert de Karkwa, c'est toujours trop court

Commentaire d'un lecteur sur le site Zdar.net à propos du concert de Karkwa à la Maroquinerie le 29 juin 2011 : 

Un concert de Karkwa, c'est toujours trop court.

Je suis québécois, et j'ai eu la chance de les voir, il y a trois ans, dans un petit bar chansonnier qui se nommait L'Azile, la référence en musique dans ma ville. Dans un espace d'environ 20 mètres par 15 mètres, ils avaient réussis à entasser près de 200 personnes. Ils jouaient sur une minuscule scène de 3 par 6 mètres, car oui, ils avaient réussis à se placer tous là dessus.

Ç'a été le meilleur spectacle qu'il m'ait adonné de voir. La fougue des gars étaient impressionnante, et elle se transmettait à la foule. Nous étions tous si près d'eux, c'est comme si Karkwa jouaient pour nous seulement. J'étais à 1m50 de Cormier, et c'était immense à voir.

Je souhaite à tous la chance d'assisté à un tel spectacle, c'est l'expérience d'une vie.

Commentaire redigé par "Zwein"

lundi 4 juillet 2011

« Karkwade Fire »

Des « cousins » comme ceux de Karkwa, on leur déroule le tapis rouge. Les meilleures cartes de visites des Québécois, on le sait, c’est le sourire, la décontraction, la modestie, une certaine distance par rapport à un métier (d’artistes), qu’ils font évidemment avec tout le sérieux nécessaire. Au Malsaucy, Katerine n’est pas le seul à donner la « Banane ».

15 h. Conf’de presse. « On prend notre métier de plus en plus au sérieux. il y a des curieux au bout du fil… » Les Montréalais qui assuraient la première partie d’Arcade Fire au Zénith récemment, ont depuis longtemps conquis leur contrée. « On joue parfois devant des affluences de 70.000 personnes », retrace leur manager Sandy Boutin, par ailleurs organisateur du Festival de Musique Emergente à Rouyn-Noranda, « et souvent en headliners (tête d’affiche). Le marché nord-américain les a déjà consacrés, eux qu’on compare (« trop souvent, les journalistes surtout ») à Radiohead (« un très bon band, c’est vrai »)..

15 h 30. Pose photo. Une branche dans la main. « Karkwa est un groupe branché », sourit le batteur. Appelez-les aussi les « Karkwade Fire », plaisantent-ils. Quatorze années de vie de groupe n’ont pas plombé leur motivation. « On garde toujours le sourire, le plaisir ».

18 h. Scène de La Plage. Karkwa décoche les titres de son album « Les chemins de verre » devant une assemblée clairsemée. Pas question de ne pas « faire le job ». « C’est notre première fois aux Eurocks, mais on est venu au FIMU en 1999… C’était un peu plus protocolaire ! » Il y a encore un océan à combler entre le succès au Québec et l’impact en France. « C’est peut-être un peu tôt pour jouer », concède Sandy Boutin. Pas grave. Karkwa reviendra. Sur la Grande scène., comme Arcade Fire.

Article de X. F., l'Est Republicain, le 04/07/2011

dimanche 3 juillet 2011

Karkwa continue son ascension

Karkwa – La Maroquinerie - 29 juin 2011


A deux jours de la fête du Canada, trois artistes hétéroclytes investissent la Maroquinerie pour célébrer le pluriculturalisme de ce pays. La folk mélo-acidulée de Jimmy Hunt rencontre la country de Blue Rodeo et la pop-rock alternative de Karkwa. Si les deux premiers groupes séduisent un public venu en nombre pour applaudir leurs mélodies – et on s’y laisse prendre avec les solos endiablés de mandoline de Blue Rodeo – c’est Karkwa qui retiendra toute notre attention. Le quintet québécois emmené par Louis-Jean Cormier livre une prestation époustouflante.

Karkwa continue son ascension. Rien à redire. La semaine dernière les cinq membres du groupe assuraient le « backing band » durant 1h30 pour Arianne Moffatt, Pierre Lapointe et Yann Perreau, place de la Bastille pour la fête de la musique avant d’enchainer sur son propre set d’une autre heure et demie. Hier, le groupe jouait au Zenith en première partie d’Arcade Fire et demain ils les accompagneront sur le chemin des Eurockéennes de Belfort. Quatre albums et trois Maroquinerie à son actif, Karkwa apprécie semblerait-il la France, son bon vin et son public. Venu conquérir de nouvelles audiences après avoir subjugué nos cousins québécois, les quelques centaines de spectateurs venus les voir ce mercredi ne manqueront pas de chanter quelques refrains bien ficelés de leurs premiers albums, Les tremblements s’immobilisent et Le volume du vent. La sortie en France de leur quatrième album, Les chemins de verre, étant prévue pour l’automne.

C’est ce nouvel album que Karkwa défendra principalement sur scène. Plus pop, plus acoustique, plus calme et assumant toujours sa part aléatoire de bricolage sonore, les Chemins de verre, ont été enregistré sans aucune idée précise en tête, sur la route. Karkwa ne joue pas une musique sans aspérités. Nées de session de jam quotidienne, chaque composition révèle sa beauté au travers de petites imperfections laissées volontairement et puisent leur force dans la combinaison du groupe : à la structure rock habituelle (guitare / basse / batterie) s’ajoute un percussionniste furieux et un clavier fou. Quel bonheur que d’entendre « Marie tu pleures » en live, le single « Le pyromane » avec un chanteur qui prend feu, la sensibilité des « Chemins de verre » qui nous font voyager en plein hiver, la subtilité et la régularité de « L’acouphène » ou la puissance du « Bon Sens » emmené par des percussions lourdes et une guitare au gimmick récurrent.

Je me paraphrase, quel plaisir que d’assister à un concert de Karkwa qui redonne la part belle à ses chansons électriques. Les deux derniers passages du groupe à Paris pour promouvoir Les Chemins de Verre m’avaient semblé beaucoup trop mou – magnifiques du point de vu de l’interprétation, mais terriblement mou en comparaison de ces précédentes prestations. Enfin, Karkwa nous offre un concert de riffs distordus de Telecaster et d’expérimentations à la frontière de la pop et de la noise. Et si les compositions extraites de leurs précédents albums, plus électriques et composés lors de longues réflexions en studio, sont moins présentes dans la setlist, le concert n’en reste pas bourré d’énergie. Un « Coup d’état » plus tard et la transe revient, Karkwa fait rêver, Karkwa nous donne le « Vertige » et Karkwa fait susurrer des mots. 

Oui, Karkwa ce n’est pas que du bricolage sonore et des compositions rock, c’est aussi de beaux textes qui « sonnent », qui « appellent » avec des mots qui jouent à la voltige, qui s’amusent à s’entrechoquer pour donner du sens à une poésie hivernale, venue de Sept-Iles, cette petite ville bien trop au Nord. C’est par ces mots que Karkwa nous fait « Echapper au sort » ou nous évoque « Le volume du vent ».

Encore une fois, ce concert de Karkwa fut un moment exceptionnel. Rempli d’émotions, poétique et âpre à la fois avec ses guitares et sa basse qui ronronne… et tout ça pour célébrer la fête du Canada ! Vivement l’année prochaine

Ecrit par Cap'tain Planet, Vacarm.net, le 03-07-2011

Karkwa, le rock francophone au sommet

Photo J. FRANCOEUR

L'Est aux Eurocks / Karkwa : si vous étiez…

Oubliez les références musicales que vous possédez peut-être sur le Québec ! Céline Dion, Isabelle Boulay, Natacha Saint-Pier ou Roch Voisine. Le Québec « rock » aussi, et pas seulement avec Arcade Fire, ce groupe qui a allumé la mèche de la scène montréalaise au milieu des années 2000, et qui joue également ce soir (notre édition de jeudi).

Chez nos cousins francophones, le meilleur groupe actuel porte pour nom Karkwa, et a longtemps sillonné les (longues) routes de la Belle Province. Créé en 1998, le groupe a sorti quatre albums, tous acclamés par la critique. Le dernier « Les chemins de verre » leur a même valu la récompense du « meilleur album alternatif » de l’année 2010 devant...Arcade Fire.

Karkwa décoche, ose un rock en français, qu’on ne rencontre plus tellement dans l’Hexagone. Un rock sans complexe, de haut vol, planant, que beaucoup décrivent comme celui d’un « Radiohead francophone ».

Stéphane Bergeron, le batteur de Karkwa, a joué le jeu du questions/réponses.

Si vous étiez une icône du rock ?

Neil Young parce que plus il vieillit, plus il rock !

Si vous étiez un courant de l’histoire du rock ?

Un peu paradoxal avec la réponse précédente, mais je dirais les années 80.

Si vous étiez un tube de l’histoire du rock?

« Heart of Gold » de Neil Young.

Si vous étiez une musique de film ?

« Eyes Wide Shut » de Stanley Kubrick.

Quel est votre meilleur souvenir de « live » ?

Malgré le contexte, celui de jouer la veille en Belgique et le lendemain aussi en Belgique...Je dirais aussi au Festival d’été de Québec, un spectacle qui se tenait sur les Plaines d’Abraham.

Et le plus mauvais ?

Dans la ville de Grande-Rivière en Gaspésie, le spectacle se tenait dans un hangar à bateau pour la graduation des finissants de L’école des pêches et de l’aquaculture du Québec... Et il n’y avait que cinq finissants.

Un « truc » (ou tic) avant de monter sur scène ?

Faire pipi (dans un endroit approprié).

Propos recueillis par X. F., L'Est Républicain le 03/07/2011 

A La Plage, ce soir, de 18 h à 19 h. Dernier album « Les chemins de verre » (Audiogram).

samedi 2 juillet 2011

On a encore vu Karkwa hier…

Green Cats Babies  : "On a encore vu Karkwa hier…"
Non, non, non, rassurez-vous, ce blog n’est pas en train de se transformer en journal de tournée du groupe montréalais en Europe, mais bon, voilà : une nouvelle fois, on a vu Karkwa en concert. Après le 21 juin sur la Place de la Bastille et le 28 juin au Zenith, c’est à la Maroquinerie qu’on s’est rendus hier.
Faisons rapide : son énorme, précis, puissant (merci David Lewis à la console), lumière agréables, dramatisant le show avec brio, setlist généreuse, groupe en forme olympique après une nuit de sommeil méritée (il avaient enchaîné avion puis scène au Zenith en première partie d’Arcade Fire la veille), déconnant sur scène avec une gouaille sincèrement communicative et livrant un show de grande tenue, qui a pris son envole dès le deuxième titre, « l’Acouphène ». Un grand soir pour cette troisième venue à la Maroquinerie, frissons inclus, notamment – j’insiste, je sais – sur le majestueux « 28 jours » (a.k.a « le ‘Hurt’ de Karkwa, sans la drogue mais avec la mort »)...
PS : interview du groupe à venir… 

Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.