Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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vendredi 1 octobre 2010

Karkwa : something authentically québécois and something universal


Just 10 days after winning the Polaris Music Prize for best Canadian album, hometown Franco-rockers Karkwa held court inside a packed Metropolis for Pop Montreal. It was a programming coup on many levels, not the least of which is the cementing of Pop as more than just an anglo indie fest. 

Earlier Thursday, Karkwa's people made the announcement that sales of the band's fourth album Les chemins de verre went up 481% last week, following the Polaris win, charting at a cool 47th position nationwide, including No. 42 in Ontario and No. 54 in B.C. Anyone wondering what all the fuss is about had only to step into Metropolis to escape the relentless downpour outside.

The band's whispered rock anthems are both dreamy and galvanizing. It's no wonder Karkwa and fellow Polaris winner Patrick Watson's band get along so well (and have collaborated together in the past). Both make music that fills the heart and sparks the imagination.

"On est en feu ce soir," said singer-guitarist Louis-Jean Cormier, referring to the enthusiastically cheering crowd. "Ca cri pas mal au Metropolis. Chaque fois qu'on fait un show au Metropolis, on se sent un peu plus léger."

It was a setup for Moi-léger, a breathtaking song off the new album which began as an airy piano ballad before the groove kicked in. Marie tu pleures, a few songs later, took a folkie turn, garnering handclaps from the crowd as the band's two drummers pounded out a thumping rhythm over which vocal harmonies were layered with intuitive ease.

It's all one and the same for Karkwa, from ambient to arena rock, campfire jigs and the odd proggy turn. There is something authentically québécois about this band, and something universal, too. La piqûre came off like Radiohead meets Nirvana, with a little Phillip Glass thrown in for good measure - a mixed bag of major league references for a band with an intuitively epic aesthetic.

Click here to see a gallery of photos from the show, and others at Pop Montreal.


By T'Cha Dunlevy Fri, Montreal Gazette, Oct 1 2010

Karkwa magnétise le Métropolis


MONTRÉAL - Ils ont remporté le 21 septembre dernier le prix Polaris de la musique, qui a couronné Les chemins de verre meilleur album canadien de l'année. Au Métropolis, où avait lieu jeudi soir leur grande rentrée montréalaise, c'est donc en véritables vedettes rock qu'ont été accueillis les membres de la formation Karkwa.

Présenté dans le cadre du festival Pop Montréal, ce concert amorcé par le musicien Leif Vollebeck s'annonçait des plus réussis, et ce, avant même que le quintette ne monte sur scène. Une heure avant que les premières notes du Pyromane ne résonnent dans le Métropolis, les admirateurs du groupe avaient déjà envahi la salle.

Après une longue introduction entreprise tout en douceur, le groupe, jusque-là caché dans un écran de fumée magnifié par d'intéressants jeux de lumière, est apparu au public au moment d'entrer à pieds joints dans la pièce d'ouverture.

Une chanson et c'était fait: Karkwa avait conquis son public. Au moment de s'engager dans L'acouphène, qui a littéralement fait trembler le Métropolis grâce à l'intensité de la guitare basse, les membres du groupe avaient toute l'attention de la salle. Outre, les rares cris dans les accalmies musicales, on aurait pu entendre une mouche voler... ou les admirateurs chuchoter les paroles des chansons.

L'expérience Karkwa

À l'image de la musique de Karkwa, les effets créés par les éclairages ont offert au public un spectacle visuel simple et raffiné. Combinés à l'immense talent du groupe, ils ont contribué à ajouter un plus à l'expérience Karkwa: un intense voyage musical qui donne parfois des frissons. Entre les Chemins de verre, Marie tu pleures et Moi-léger, Louis-Jean Cormier (voix, guitare), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix) ont cru bon faire profiter leurs admirateurs du reste de leur répertoire.

«Jusqu'ici, tout va bien?», a lancé Louis-Jean Cormier, avant de se faire rassurer par le Métropolis et d'enchaîner avec L'épaule froide (Les tremblements d'immobilisent) et Le compteur (Le volume du vent). Toujours aussi sympathique, le chanteur ne s'est pas gêné pour adresser la parole à ses collègues et à la foule au cours de la soirée. D'un naturel surprenant, le leader de cette formation à qui il est facile de prédire une longue et brillante carrière a contribué à faire de cette rencontre un rendez-vous sans prétention.

Pourtant, après avoir été au Métropolis jeudi soir, nombreuses sont les personnes qui se remémoreront cette soirée au moment d'écouter l'un des quatre opus du groupe. Talent: voilà le mot qui, désormais, surgira dans leur tête lorsque l'on mentionnera Karkwa.

Article de Vanessa Guimond, Canoë le 30-09-2010 |

Karkwa : Le vrai bohneur !

Karkwa – Hollywood n’aurait pas fait mieux

Dix jours après avoir remporté à Toronto le Prix Polaris couronnant le meilleur album lancé au Canada au cours de la dernière année, les membres de Karkwa s’offraient la rentrée montréalaise de leur album primé, Les Chemins de verre, dans le cadre du plus important spectacle de la soirée d’ouverture du festival Pop Montréal. Même Hollywood n’aurait pas fait mieux.

Et les nouveaux lauréats de ce prix national – couronnés pour un album en français par un jury constitué majoritairement de journalistes unilingues anglophones et de quelques francophones biaisés, selon The Globe and Mail – ont offert une performance qui ne fera pas honte à leur nouveau titre.

À bien des égards, nous avons eu droit au meilleur de Karkwa, jeudi, au Métropolis. Après plus de dix ans de galère, ce groupe sait tirer le meilleur de lui-même quand vient le temps de livrer sa musique aussi dense qu’intense, aussi recherchée qu’étoffée, aussi planante que mélodique.

Il est vrai qu’on a souffert lors du premier quart d’heure, le son étant anormalement mal équilibré selon les standards auxquels Karkwa nous a habitués. Le pianiste François Lafontaine a d’ailleurs noté après Les Chemins de verre (magnifique livraison, malgré tout) que quelque chose ne fonctionnait pas, mais que là, ça allait marcher.

En effet, la définition des instruments durant Le Pyromane et Acouphène avait quelque chose de brouillon, au point où on entendait – peu ou pas – les nuances entre la batterie de Stéphane Bergeron et les percussions de Julien Sagot. Cela s’est ajusté par la suite, ce qui a permis de goûter aux meilleures livraisons qui soit des compositions Le Compteur et L’Épaule froide.

Il faut dire que si Karkwa était en feu au plan musical, l’éclairagiste du groupe depuis ses débuts, Mathieu Roy, a concocté l’une des plus beaux feux d’artifice de jeux de lumière vus par ce critique depuis des années : spots en synchronisme avec la rythmique d’Acouphène, faisceaux lumineux plongeant du plafond sur les musiciens durant Le Compteur, lumières stroboscopiques battant la mesure pour Moi-Léger ou ampoules scintillantes pour colorer L’épaule froide… Nous étions bouche bée. Globalement, ce sont La Piqûre – avec ses lasers de couleur verte – et Le Bon Sens qui ont probablement été les mieux servies par des orgies d’effets visuels éblouissants.

Musicalement, Karkwa a su varier ses ambiances, logeant en plein milieu de son set de deux heures un trio ambiant formé par Solstice (claviers pétillants de Lafontaine), Mieux respirer (un touchant piano-voix entre Louis-Jean Cormier et Lafontaine) et Les Vapeurs, aussi diffuse que son appellation l’indique.

Rayon bémols, les enchaînements télégraphiés (les discours, ce n’est pas la force de Karkwa), un trou de mémoire de Cormier durant Échapper au sort (c’était bien un soir de rentrée) et la décision discutable d’amener Leif Vollebekk et ses boys, qui avaient fait la première partie, pour un blues pas très convaincant au début du rappel.

Ce geste, fort sympathique envers les invités d’un soir au demeurant, aura cassé l’ambiance façonnée par Karkwa. Remarquez, une version de Dormir le jour qui reposait sur une pulsation atomique de Bergeron et Sagot a remis tout le monde dans le coup, avant que nous soyons renversés par l’impact d'Oublie pas, le genre de chanson dont la mélodie te reste en tête des heures durant.

Quand le band a conclu sa soirée avec au dernier rappel une chanson qui a été interprétée par la foule, on se disait, en effet, que ce spectacle avait ressemblé durant de longs moments à ça : Le Vrai Bonheur.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour visualiser la galerie de photos du spectacle d’Alain Décarie..
Cliquez ici pour une sélection de photos de l'événement.
Écrit par Philippe Rezzonico, Rue Frontenac, le Vendredi, 01 octobre 2010

Karkwa au Métropolis - L'art du crescendo

Les affaires vont rondement pour le quintette Karkwa. Récemment couronné du prestigieux prix Polaris qui récompense l'album canadien de l'année, on apprenait hier que ce gain a permis au groupe d'accroître leurs ventes des Chemins de verre de 481 %. C'est ce qu'on appelle une sacrée poussée. Cerise sur le sundae des doux rockeurs, leur rentrée montréalaise d'hier, dans un Métropolis presque comble, a été une réussite.

Chose certaine, en affaires comme en musique, Louis-Jean Cormier et sa bande maîtrisent l'art du crescendo. D'entrée de jeu, Cormier, François Lafontaine, Julien Sagot, Martin Lamontagne et Stéphane Bergeron ont fait vrombir la salle avec l'introduction instrumentale de Dors dans mon sang, menée par les deux percussionnistes qui augmentaient graduellement le rythme et la force. Le morceau s'est alors muté en la pièce Le Pyromane — avec un pedal steel à la place de la guitare — jusqu'à sa finale extatique.

Même construction avec le dernier morceau avant le rappel, la très belle 28 jours, aux ambiances d'abord fantomatiques, qui évoluent au fil des mesures en une hymne grandiose. Triste certes, mais grandiose quand même.

Entre les pièces en progression, aux introductions souvent étirées et modifiées, Karkwa a offert quelques titres plus doux, comme Marie tu pleures (digne des meilleurs feux de camp), Moi-Léger ou bien Mieux respirer, interprétée hier sobrement par Louis-Jean Cormier — les mains dans le dos comme un enfant timide — et le claviériste Lafontaine, plus classique que jamais.

Le groupe n'a pas lésiné sur les éclairages, dirigés davantage vers la foule que sur les musiciens. Si la quantité de photons bombardés était parfois excessive et inutile, on a vu de bons flashs, comme ces ampoules dispersées aux allures de lucioles où ces tiges de néons blancs à la verticale, qui découpaient la scène au couteau.

Relativement peu bavard, Cormier s'est fendu de quelques mots afin remercier la foule de l'avoir aidé à vaincre un blanc de mémoire pendant Le Bon sens — recommencée à deux reprises. «Je le sais ce qu'on va faire avec le 20 000 $ du Polaris: tournée générale!». Côté budget, ce coup-ci, ce serait plus un decrescendo... 
Article de Philippe Papineau, Le devoir, le 1 octobre 2010

Karkwa : Amazing sound at Metropolis

Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.