Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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vendredi 14 novembre 2008

Karkwa signe le thème de campagne du Parti Québécois

Par Olivier Robillard Laveaux, Voir.ca, 13 novembre 2008

Récipiendaire de quatre Félix au dernier gala de l'ADISQ, dont ceux du Groupe de l'année et du Compositeur de l'année, la formation Karkwa signe le nouveau thème de campagne du Parti Québécois. Composée par le chanteur-guitariste Louis-Jean Cormier et le claviériste François Lafontaine, la pièce est interprétée par le comédien Emmanuel Bilodeau, un drôle de choix considérant sa voix nettement moins puissante que celle de Louis-Jean.

Mais bon, souverainiste assumé, Emmanuel a quand même personnifié René Lévesque dans la minisérie René: Le destin d'un chef, et Dieu sait que le PQ aura besoin de l'esprit de René s'il souhaite remporter les élections du 8 décembre.

M POUR MONTRÉAL


Photo : Julien Paradis

Les membres du groupe Karkwa lors de la 30e édition du Gala de l’ADISQ

mercredi 12 novembre 2008

Karkwa : D’un océan à l’autre

Vanessa Guimond (Agence Nomade), 24H Montreal, Le mercredi 12 novembre 2008

Après avoir gagné leur pari lors du Gala de l’ADISQ 2008 en remportant les Félix des quatre catégories dans lesquelles ils étaient nommés, les membres de la formation Karkwa s’apprêtent maintenant à participer à la troisième édition de M pour Montréal, un évènement qui sert de vitrine aux artistes québécois désirant se produire à l’étranger. « Nous sommes abonnés à M pour Montréal », a lancé à la blague le batteur Stéphane Bergeron.

En effet, en plus d’avoir participé à la deuxième édition de l’événement en 2007, quelques mois seulement après avoir joué au Texas lors du festival South By Southwest dans le cadre du premier showcase organisé à l’extérieur de Montréal, Karkwa récidivait en septembre dernier en se joignant à plusieurs groupes comme Alfa Rococo, Plants and Animals et Radio Radio dans le cadre du spectacle gratuit M pour Montréal sur les Quais.

« Notre participation à M pour Montréal nous a vraiment donné un coup de main afin de nous faire des contacts, surtout en Europe, a ajouté Stéphane Bergeron. C’est difficile d’évaluer à quel point c’est ce qui a fait une différence dans notre cas, mais c’est certain que ça nous à beaucoup aidé. »

M pour Métropolis

Le 22 novembre prochain, Karkwa sera du concert M pour Métropolis en compagnie de Pierre Lapointe, Jon Lajoie, Cœur de Pirate et We Are Wolves. Ouvert au public, ce concert éclectique promet non seulement de faire vivre aux amateurs de musique une expérience unique, mais sera aussi une occasion en or pour les artistes afin de se montrer sous leur meilleur jour aux nombreux délégués internationaux qui assisteront au spectacle.

« Nous ne sommes pas plus nerveux parce que c’est un showcase. Nous aimons beaucoup donner ce type de concert, car notre prestation doit être très compacte et que ça facilite les choses en ce qui a trait au choix des chansons que nous présentons. Ce n’est pas compliqué, nous devons jouer nos six ou nos sept meilleures tounes, a expliqué Stéphane Bergeron. En plus, le public sera là pour mettre de l’ambiance. Je suis certain que nous allons avoir du fun! »

Même si la sortie de l’album Le volume du vent est déjà prévue en France pour le mois de mars, le groupe souhaite enrichir son réseau de contacts européens en prévision des concerts qu’ils donneront sur le Vieux Continent en 2009. « C’est vrai que ça va déjà bien pour nous de ce côté-là, mais comme nous allons passer un mois et demi en France suite à la sortie de l’album et que quelques dates commencent tranquillement à se confirmer pour l’été 2009, nous souhaiterions consolider tout ça », a expliqué le musicien.

C’est les deux pieds sur terre que les membres de Karkwa poursuivent leur chemin vers l’Europe, eux qui ne semblent pas s’enfler la tête avec leur popularité montante et les honneurs qu’ils ont récolté les 27 octobre et 2 novembre dernier.

« Notre high par rapport à l’ADISQ n’a pas duré très longtemps, a confié Stéphane Bergeron. Nous sommes super contents d’avoir été là et d’avoir pu remporter ces Félix, mais nous savons que pour nous, c’était un grand événement, et qu’en fin de compte, pour le reste de la planète, ça ne veut pas dire grand-chose. Il faut être capable de prendre conscience de cela et de garder la tête froide. Nous prenons ça cool. »

À la hauteur de l'oeuvre!

Par: Jean Turcotte, Voir.ca, 12 novembre 2008

Il est malheureux que les hommages viennent trop tard et parfois, jamais. Ce disque qui nous offre douze poèmes de Gaston Miron, chantés par douze hommes «rapaillés», se présente à nous douze ans après la mort du poète, j'allais dire du géant. Mais en fait il ne s'agit pas d'un disque hommage, mais bien d'une collection de poèmes devenus chansons sous l'inspiration musicale de Gilles Bélanger. Il nous avait habitués à Miron par l'intermédiaire de Chloé Sainte-Marie qui a su y chercher toute cette sensibilité amoureuse que le poète manifestait autant pour l'humain que pour le pays.

Ici, avec cette brochette éclectique allant de Yann Perreau (la retenue dans son interprétation nous fait découvrir une autre facette de lui) puis nous amène jusqu'à Plume en passant par Richard Séguin (magistral dans cette retrouvaille du monde et de l'amour, de Michel Rivard et les autres, Louis-Jean Cormier (de Karkwa) réalise un disque en tissant une toile magnifique faite des musiques de Bélanger.

Tout le disque est bon. Tout le disque est à la hauteur de Gaston Miron, cet homme de paroles et de ruine-babines, celui qui, marchant sur les trottoirs de Montréal ou de Paris, entonnait ses airs de folklore qu'il affectionnait tout particulièrement et aussi, dans des élans de grand nord, dans des éclats de sa voix unique, ses propres poèmes.

Comme il aurait été ému d'entendre ces douze voix comme il l'aurait également été en savourant le cristallin de celle de Chloé Sainte-Marie.

C'est vrai que les hommages viennent ou tard ou jamais, mais ici, il ne s'agit pas d'un hommage à un poète mort en 1996, mais une occasion offerte au grand public d'écouter et de recevoir les mots d'un Miron essentiellement québécois et totalement universel. Ses poèmes sont d'une actualité frissonnante et deviennent, oui plus accessibles, mais surtout accrocheurs à l'oreille.

Je vous convie à un petit exercice fort amusant: suite à l'écoute des «Douze hommes rapaillés», à l'endos de la pochette où sont inscrits les titres dans leur énumération initiale, déplacez-les et vous verrez que là encore on peut y découvrir, en les rapaillant autrement, un autre poème.

Ce disque sera, j'en suis assuré, une oeuvre de collection.

Critique de Voir, Francis Hébert, Article du 6 novembre 2008

Cet hommage à Gaston Miron est de toute beauté. Gilles Bélanger a mis en musique 12 poèmes (certains déjà interprétés par Chloé Sainte-Marie, avec qui il travaille) et a rapatrié une brochette de chanteurs de qualité. Ici, pas d'indésirables: le chanteur de Karkwa Louis-Jean Cormier (qui signe la réalisation inventive), Yann Perreau, Martin Léon, Vincent Vallières, sans oublier les plus vieux: Rivard, Flynn, Corcoran, Faubert, Daniel Lavoie, Plume, Richard Séguin. Il y a une jubilation à entendre chanter ces textes rapaillés dans un écrin musical essentiellement acoustique et riche. Du travail remarquable.

52 % de mots bien tournés
20 % de jeunesse échevelée et chantante
20 % de colportage de patrimoine
5 % d'emballage soigné, reproduisant les poèmes
3 % de joie pure qu'un tel hommage existe

Emmanuel Bilodeau chante pour le Parti Québécois

Publié le 12 novembre 2008, La Presse

Le Parti québécois lance sa chanson de la campagne. Louis-Jean Cormier, chanteur de Karkwa, en a signé le texte et la musique (avec François Lafontaine). Mais ce n'est pas lui qui chante. L'interprète est plutôt le comédien Emmanuel Bilodeau.

Contrairement à la chanson de campagne du Bloc, celle du PQ reste très abstraite et ne fait aucune référence directe à la souveraineté. Pour l'entendre, consultez le blogue de Paul Journet (cyberpresse.ca/journet) :

La chanson est composée par des membres du talentueux groupe Karkwa (musique de François Lafontaine et Louis-Jean Cormier, texte de Louis-Jean Cormier). C’est le comédien Emmanuel Bilodeau qui chante.

Le texte reste, disons, abstrait. Rien à voir avec Libérez-nous des libéraux. Contrairement à la chanson-thème du Bloc, celle du PQ ne réfère pas à la souveraineté.


Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.