Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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dimanche 7 septembre 2008

Thomas Fersen : À la sauce québécoise


Photo : jean-baptiste Mondino

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro, 05 septembre 2008

Thomas Fersen adore se déguiser. Il retient cela de sa mère, qui lui confectionnait des déguisements quand il était petit. Depuis, le chanteur adore aller dans les friperies, surtout celles de Montréal, qui regorgent de trésors selon lui.

Si Thomas Fersen mettait bout à bout ses visites au Québec, il serait resté en tout presque un an dans la Belle Province! Pas surprenant donc que le troubadour français amoureux du Québec ait fait appel à un Québécois pour réaliser son septième album studio, Trois petits tours.

Thomas Fersen a jeté son dévolu sur Fred Fortin pour donner vie à ses chansons aux airs de comptines.

Auteur-compositeur-interprète de talent, musicien au sein du groupe Galaxie 500, l’homme-orchestre a vite été identifié comme la personne idéale pour travailler sur la nouvelle œuvre de Fersen.
«Je connaissais son travail depuis 2001, mais je l’ai rencontré en mars 2007, quand il est passé avec Galaxie 500 près de chez nous, raconte le chanteur au téléphone depuis Paris. Je suis allé au spectacle, je l’ai rencontré et on s’est vus au mois d’août 2007 parce que je venais à Montréal pour donner aux Francos mon spectacle de ukulélé. C’est là que j’ai proposé à Fred de faire la réalisation et les arrangements de mon nouvel album.»

En studio à Montréal

Thomas a donc décidé de faire confiance à un artiste qu’il admirait et avec qui il ressentait une certaine parenté et fraternité. Il lui a donné carte blanche et a même décidé de venir établir ses pénates ici pour que Fred ait accès à toutes ses ressources durant l’enregistrement.

«C’est moi qui suis venu à Montréal, parce que je voulais que Fred travaille avec Pierre Girard, avec qui il est habitué de fonctionner, explique-t-il. Je voulais aussi qu’il travaille avec les musiciens qui sont ses copains. J’ai séjourné au Québec en octobre 2007 une dizaine de jours. Je suis venu quand même avec Pierre Sangra, qui m’accompagne au ukulélé de­puis longtemps. On était les deux seuls maudits français! En 10 jours, on a enregistré une dizaine de chansons que Fred avait arrangées chez lui dans son sous-sol, et je suis revenu en février pour en réenregistrer deux nouvelles que j’avais terminées entre-temps, et puis voilà! Fred et Pierre Girard sont ensuite venus mixer à Paris au mois d’avril.»

Trois petits tours a donc une saveur toute québécoise avec un réalisateur d’ici et des musiciens d’ici, dont François Lafontaine (Karkwa, Galaxie 500).

Même si le style de Fersen est toujours là, avec ses chansons amusantes au mille et uns objets et insectes, le grain de sel de Fortin est bien présent. Des instruments comme un sac à bottes de ski et la grosse caisse de fanfare des épis d’or de Saint-Maurice ont d’ailleurs fait leur apparition dans l’atmosphère singulière de Fersen.

D’ailleurs, le musicien originaire du Lac-Saint-Jean les emportera en tournée puisqu’il accompagnera son collègue français en Europe avant de venir jouer au Québec.

Les valises

Avec Trois petits tours, Thomas Fersen rend un hommage musical et poétique au voyage et à son instrument fétiche, le ukulélé, avec l’humour qu’on lui connait et sa façon de dire les choses bien particulière.

Son inspiration, il la vaut d’ailleurs à son amie Germaine, sa vieille valise.
«Moi, je suis un musicien itinérant, je passe des chambre d’hôtel aux loges des salle des spectacles, puis aux banquettes de train ou de restaurant, et qui est toujours à côté de moi dans ces moments-là? interroge-t-il. Ma vieille valise, que je trimbale depuis 15 ans. Elle a acquis une personnalité et elle est toujours là, contre mon flanc, à me rassurer ou à me protéger de la pluie, à me servir d’oreille. Par fantaisie, j’ai commencé à lui écrire une chanson, et en lui écrivant cette chanson, j’ai eu des idées pour une deuxième chanson et pour une troisième, et puis j’ai commencé à parlé de mon rapport avec les douaniers. Les douaniers ont toujours la main dans ma valise. D’ailleurs quand je viens à Montréal, c’est systématique, je dois sortir mon ukulélé qui et caché dedans. J’ai donc une chanson pour mon ukulélé. Voilà comment j’ai écrit ce disque et, à travers ce thème, je raconte mes histoires, mes petites fantaisies et mes fantasmes.»

Le Festival de musique émergente a atteint sa vitesse de croisière

Le mercredi 03 septembre 2008, Philippe Renaud, La Presse

En dépit de l'abolition de subventions fédérales destinées à la culture qui l'affecteront l'année prochaine, l'organisation du Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue (FMEAT) a présenté un bilan lumineux de la sixième année de son événement consacré aux nouveaux artistes, lequel s'est terminé dimanche soir dernier, à Rouyn-Noranda.

Comme c'est l'habitude lors du dépôt d'un bilan festivalier, on laisse d'abord parler les chiffres. Les 62 concerts présentés en cinq jours ont attiré 12 500 spectateurs, 1000 de plus que l'année dernière. Une augmentation qui s'explique par le devancement du gros concert d'ouverture au mercredi soir; 1500 spectateurs ont ainsi assisté à cette performance inaugurale, assurée par Loco Locass.

«Je crois qu'on a atteint la vitesse de croisière du festival, croit Sandy Boutin, directeur du FMEAT. On ne veut pas dénaturer la formule en grossissant davantage. Nous gérons déjà une douzaine de scènes dans autant de lieux différents, et on les exploite déjà à fond. Il nous sera difficile d'attirer plus de festivaliers que ça» sans compromettre l'esprit intimiste et collégial qui fait le charme de l'événement.

À nouveau cette année, le FMEAT a procuré aux spectateurs plusieurs moments de grâce. Le directeur souligne les performances de Beast (Prix Étoile Galaxie du festival), le Newyorkais Elvis Perkins lors du concert de clôture dimanche soir dernier, et la performance du groupe Duchess Says, complètement endiablée, si on en croit les échos. «Les Français qu'on a invités ont vraiment capoté!», dit Sandy Boutin.

Malheureusement, il se pourrait que ce soit la dernière fois que des Français «capotent» sur un artiste découvert au FMEAT. L'abolition des programmes culturels fédéraux annoncés il y a quelques jours plonge l'organisation du festival - et la scène musicale dite «émergente» - dans l'incertitude.

L'organisation du FMEAT avait réussi à obtenir 10 000 $ pour inviter une dizaine de représentants de festivals de France, de Belgique, de Suisse et de Hongrie pour justement découvrir des artistes québécois, avec l'espoir que nos musiciens puissent être invités à leur tour dans des événements européens.

Sandy Boutin confirme que le groupe rock instrumental Torngat et le rappeur Samian étaient tombés dans l'oreille de ces recruteurs européens. «Je suis assuré que ces artistes joueront en Europe; or, au-delà du fait qu'il me sera difficile de trouver du budget pour inviter les représentants des festivals, l'abolition du programme Routes commerciales va affecter la rentabilité et la capacité des groupes à aller donner des concerts en Europe», dit le directeur, également gérant de Karkwa, un groupe qui tente depuis deux ans de percer en Europe.

La question n'en restera pas là. Réunis à Rouyn-Noranda, plusieurs importants acteurs de la scène musicale québécoise se sont promis de mettre bientôt sur pied un événement médiatique pour sensibiliser la population aux conséquences de l'abolition de ces programmes d'aide aux arts et à la culture.

«On va se donner quelques jours de repos avant de s'y mettre», assure Boutin. Et donner le temps au gouvernement Harper de déclencher les élections.

15 artistes font revivre Félix

Marie-France-Lou Lemay et Denise Martel, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, 03-09-2008

ALBUM HOMMAGE

Julien Sagot, du groupe Karkwa, Thomas Hellman, Vincent Vallières, Marie-Élaine Thibert, Nathalie Leclerc, Catherine Major, Gregory Charles et Kevin Parent chantent Félix.

De l'île d'Orléans jusqu'à Montréal, tout le Québec célébrait Félix Leclerc hier, lors du lancement de l'album en son hommage par 15 artistes qui revisitent son répertoire.

Le célèbre poète, dont l'oeuvre est impérissable, est disparu il y a 20 ans cette année. Pour rendre éternelles les chansons de son père, Nathalie Leclerc a initié ce projet il y a un an et demi en collaboration avec Johanne Blouin. «C'est un des plus beaux jours de ma vie», a-t-elle dit, émue, au lancement qui avait lieu au Monument-National, à Montréal, en début de soirée.

Un autre lancement avait eu lieu plus tôt dans la journée à l'Espace Félix-Leclerc, à l'île d'Orléans, où le poète a passé les dernières années de sa vie.

«Le but était que mon père devienne éternel. En traversant le temps comme ça, les autres générations pourront le découvrir», indique Nathalie Leclerc. (...)

Richard Séguin: un homme de parole!

Stéphanie Bois-Houde Le Soleil, Le mercredi 03 septembre 2008

Photo : Richard Séguin (Le Soleil, Erick Labbé)

«Un devoir de mémoire nécessaire.» C’est ainsi que Richard Séguin décrit ce florilège de À 14 titres où il côtoie les Kevin Parent, Fred Pellerin et Karkwa. Citant Félix qui disait «je ne suis pas un chanteur, mais un homme qui chante», Richard Séguin raconte à quel point le poète laissait la possibilité aux autres de s’approprier ses chansons. (...)

Q Quelle est votre chanson préférée sur l’album?

R (Sans hésiter) La relecture de Karkwa qui s’approprie Le tour de l’île. Ce sont les représentants d’une génération qui dit et souhaite le pays et qui en même temps parle d’écologie. Félix était, lui aussi, un parolier engagé, dissident, antimilitaire (…). Ses préoccupations restent actuelles lorsqu’on regarde comment le gouvernement Harper investit de façon éhontée dans l’armement et coupe dans la culture. (...)

mardi 2 septembre 2008

Saison diversifiée au Vieux couvent de Saint-Prime


Louis Potvin, Le mardi 02 septembre 2008


Le Vieux couvent de Saint-Prime propose une saison de spectacles diversifiée et palpitante. Karkwa, Yves Desrosiers et le quatuor Alcan sont les têtes d’affiche qui se produiront dans cette salle charmante.

La huitième saison débutera le 6 septembre avec Madame Moustache. Le quintette viendra partager son country allumé influencé par Johnny Cash et Willie Lamothe.

Le 27 septembre, place à Karkwa. L’énergie de la formation en spectacle est contagieuse. Une invitation à faire un vol plané musical. Les billets devraient s’envoler rapidement.

Le 17 octobre, le comité invite à découvrir l’auteur-compositeur-interprète David Marin. «Avec les chansons étonnantes de son premier album, ‘‘À côté de la track’’, mettant en branle des mélodies accrocheuses et des arrangements surprenants, le répertoire que s’est forgé Marin et son style ont manifestement conquis le public québécois ces dernières années,», affirme le responsable des communications, Steeve Laorouche.

Le 1er novembre, le conte sera à l’honneur au Vieux couvent. Sur scène, le conteur breton, Samuel Allo, et le québécois, natif de la région, Luc Perron. Ils proposent un voyage imaginaire et musical de leur coin de pays respectif.

Yves Desrosiers est un musicien intrigant et un arrangeur redoutable. Il est l’artisan derrière le Kanasuta de Richard Desjardins. Discret, il concocte des projets surprenants comme «Ces chansons indociles» qu’il livrera sur les planches du Vieux couvent le 14 novembre.

Nul besoin de présenter le quatuor Alcan. Par contre, entendre résonner les cordes du quartette dans cette salle à l’acoustique unique devrait être un moment de pur plaisir pour les mélomanes. Pour son 30e anniversaire, l’orchestre proposera un «the best of» de son vaste répertoire, le 28 novembre.

Le 20 décembre, l’incontournable spectacle des fêtes sera de retour. Au menu, toujours de belles surprises avec des groupes de la scène locale et des invités insoupçonnés.




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Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.