Karkwa la grande réunion d'octobre 2017

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vendredi 4 juillet 2008

Rencontres: une spectaculaire réussite

Éric Moreault, Le Soleil,Québec

Rencontres, le spectacle commémoratif présenté jeudi devant l'Assemblée nationale pour célébrer les 400 ans de la capitale, est un véritable hymne à Québec et à sa splendeur. Par la voix des ténors québécois — les Dubois, Charlebois, Dufresne, Pagliaro et Vigneault —, c'est l'âme de Québec qui chante après quatre siècles. Une spectaculaire réussite!

Ce déploiement grandiose qui combine musique de nos racines, acrobaties, chorégraphies et scénographie audacieuse risque de complètement faire oublier le cuisant échec du spectacle raté du 31 décembre. Le metteur en scène Pierre Boileau peut en être fier.

Le défi n'était pas évident : évoquer en 10 tableaux impressionnistes les grandes rencontres qui ont façonné Québec. Pour les enchaînements, qui de mieux que son fondateur. Yves Jacques, dans une superbe performance, livre un Champlain plus que Champlain. Son verbe est parfois truculent comme quand il évoque la défaite des plaines d'Abraham : «Nous avons laissé le Wolfe entrer dans la bergerie. J'en perds Montcalm.»

Il ne parvient pas toujours à meubler les temps morts, qui se sont probablement éternisés en raison de la captation télé du spectacle, ni à tisser tous liens, parfois un brin décousu. Le spectacle sera capté une seconde fois vendredi et diffusé vendredi également, à 19h à Radio-Canada.

Il est de toute façon très difficile de maintenir le rythme avec des chansons si disparates, malgré un choix presque sans faute. Car on voit mal la pertinence de la version dépouillée et un brin hésitante d'Évangéline de Marie-Jo Thério qui évoquait la déportation des Acadiens. Le lien avec Québec est ténu.

Ce qui n'était pas le cas du reste du répertoire, notamment les brillantes relectures de Félix Leclerc (Bozo et Le tour de l'Île) par Ariane Moffatt et Karkwa et celles plus convenues du répertoire d'Alys Robi. Même le pot-pourri des chansons de Jean-Pierre Ferland interprété par Marco Calliari, Lynda Thalie et le groupe vocal H'Sao s'est avéré une riche idée pour évoquer l'immigration et le métissage des cultures.

Reste qu'il aura fallu attendre le tiers du spectacle pour que les spectateurs obtiennent leur premier grand frisson : une majestueuse et puissante Chasse-Galerie par un Claude Dubois en voix. Son arrivée en calèche enfumée et éclairée par les feux de l'enfer n'a été surpassée que par celle de Diane Dufresne à la tête d'un cortège d'une trentaine de rutilantes et bruyantes Harley. Son interprétation de Rock pour un gars de bicycle était à la grandeur de sa démesure habituelle.

Mais c'est l'entrée surprise de Pagliaro qui a volé le spectacle. Son interprétation pleine de vitalité de J'entends frapper a soulevé la foule, qui n'attendait que ça. Le tour de piste de Charlebois, moins senti, a tout de même été l'occasion d'un des moments les plus poétiques avec les acrobates qui se balançaient entre les jets de la fontaine de Tourny, suspendus au globe qui surplombait la pièce d'eau.

La finale a réuni tout ce beau monde pour entonner un texte composé spécialement pour l'occasion et introduire Gilles Vigneault. Il n'allait pas se priver de chanter Gens du pays devant une mer de fleurdelysés. La totale!

Dans les circonstances, le choix controversé de la Place de l'Assemblée nationale pour la présentation de Rencontres, en raison du nombre restreint de spectateurs qui peuvent y prendre place, est une erreur de taille.

Il est vraiment dommage que toute la population de Québec et ses invités n'aient pas la chance d'assister à ce spectacle magnifique et presque sans faille qui célèbre quatre siècles de fait français en Amérique du Nord.

SPECTACLE COMMÉMORATIF DU 400e

«Rencontres» au sommet

Reine-May Crescence, Canoe

Rencontres, le grand spectacle commémoratif du 400e anniversaire de la ville de Québec mise en scène par Pierre Boileau et présenté jeudi après-midi à la Fontaine de Tourny devant le Parlement a tenu ses promesses. Malgré le report du show à 17 heures à cause de la pluie, les festivaliers sont venus nombreux assister à cette célébration majeure en hommage à Champlain qui accueillait aussi quelques dignitaires, dont le maire de Québec, Régis Labeaume, le premier ministre du Québec, Jean Charest, le premier ministre du Canada, Stephen Harper et le premier ministre français, François Fillon.

Comme prévu, le spectacle a débuté par un premier tableau présenté sur le mur de l’Assemblée nationale. Des acrobates déguisés en statues de bronze et représentant des Européens partant à la découverte d’un Nouveau Monde sont descendus le long de l’édifice à l’aide de cordes. Puis, le comédien Yves Jacques qui incarnait Samuel de Champlain est entré en scène longeant un cours d’eau aménagé sur site et symbolisant le fleuve Saint-Laurent.

Scène imposante

Une vingtaine d’artistes se sont succédés sur la scène principale érigée à la Fontaine de Tourny. Une scène circulaire et imposante surmontée d’un dôme faisant référence au globe terrestre. Sur cette installation métallique évoluaient les acrobates pendant que défilaient les artistes.

La chanteuse Marie-Jo Thériault a ouvert le bal avec la chanson Évangéline interprétée au Piano. Puis Marco Calliari a pris le relais suivi de Claude Dubois avec La chasse-galerie et dans la foulée un trio de chanteuses qui nous ont fait revivre quelques grands succès d’Alys Robi. Ariane Moffatt et le chanteur du groupe Karkwa ont mélangé leurs styles pour nous offrir un beau duo enlevant. C’est ensuite la chanteuse Maurane qui a fait swinguer le public avec un medley de ses meilleurs tubes comme Pas gaie la pagaille, Sur un prélude de Bach ou encore Danser. Dans un registre plus endiablé, il y a eu ensuite Marco Pagliaro, Robert Charlebois et la grande Diane Dufresne.

Entre le cirque et la comédie musicale

Les organisateurs attendaient 50 000 à 100 000 spectateurs. À première vue, il ne semble pas que ce chiffre ait été atteint même s’il y avait beaucoup de monde. Contrairement au spectacle de coup d’envoi du 400e qui avait connu un certain cafouillage, cette fois, il y avait de l’espace sur le site et aucun débordement. L’emplacement choisi était assez vaste pour accueillir tout le monde et les écrans géants étaient bien placés pour que personne ne perde une miette du show. Les organisateurs ont bien prévu le coup sachant qu’il ne fallait pas essuyer un second échec pour ce spectacle à grand déploiement, entre le cirque et la comédie musicale, qui fut à la hauteur des espérances.

La présentation de Rencontres se poursuit les 4 et 5 juillet, à 16h30, devant le Parlement.

jeudi 3 juillet 2008

400 façons de fêter Québec



Sophie Marcotte, Voir.ca

On a eu beau critiquer abondamment l'organisation des fêtes du 400e de Québec, force est de constater que l'offre d'activités est plus qu'impressionnante. Historique, même, oserions-nous presque dire...

DÉPART CANON LE 3 JUILLET

Date officielle de la fondation de la ville, le 3 juillet se verra pimenté de multiples célébrations. Après les cérémonies protocolaires d'usage et autres défilés militaires, la place de l'Assemblée-Nationale sera le théâtre du spectacle commémoratif Rencontres (aussi présenté le 4 et le 5). Personnifiant Samuel de Champlain, Yves Jacques y sera entouré d'une panoplie de gros noms - dont Diane Dufresne, Robert Charlebois, Claude Dubois, Karkwa, Ariane Moffatt et Florent Vollant - qui chanteront "les grandes rencontres qui ont façonné Québec"(...)

mardi 1 juillet 2008

Tous animés d'une même fébrilité

Philippe Renault, Le Journal de Montréal

Difficile pour le moment de déterminer quelle direction prendra ce spectacle de clôture. Les artistes seront invités à se produire un à la suite de l'autre, mais rien n'empêchera des collaborations spontanées.

«On aimerait bien faire quelques performances mixtes, mais on ne sait pas ce que ça va donner. Ça pourrait être super-intéressant de jouer avec les trois autres. La musique d'Alexandre Désilets possède des feelings se rapprochant de ceux de Patrick Watson. Je sais aussi que Gatineau tripe sur Karkwa, tandis que nous sommes contents juste à l'idée de jouer avec Malajube», affirme le chanteur et guitariste de Karkwa, Louis-Jean Cormier, qui qualifie ce spectacle de «clôture alternative».

«Nous avons des atomes crochus. Nous sommes catalogués comme étant un groupe rap, mais nous avons un côté instrumental fort prononcé. Ce ne serait pas farfelu de voir Sébas débarquer pour faire du rap avec Karkwa. On peut aller pas mal loin dans les métissages», mentionne de son côté Keuk, de Gatineau.

Fébriles

Chose certaine, les quatre artistes au programme sont déjà fébriles à l'idée de monter sur la même scène.

«C'est une bonne nouvelle. Karkwa et Malajube s'intègrent bien à notre formule. En plus, ça nous permettra de rejoindre un plus grand public car Malajube et Karkwa sont là depuis longtemps. Ça va être plein et ça va nous donner une super-belle vitrine», considère Alexandre Désilets.

«Ce sera notre seul show à Montréal en 2008. On devrait faire quelques nouvelles tounes parce que nous avons passé l'hiver à jammer ensemble, même si c'est sûr que ce sera plus casse-gueule. Nous avons hâte parce que nous n'avons jamais joué à l'extérieur aux Francos. Nous étions dus», conclut le batteur Francis Mineau, de Malajube.

FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL : Impressionnante clôture

Philippe Renault, Le Journal de Montréal

Les FrancoFolies de Montréal connaîtront la plus imposante clôture de leur histoire, avec des performances extérieures simultanées de Diane Dufresne ainsi que des jeunes loups Karkwa, Malajube, Alexandre Désilets et Gatineau.

Le 3 août en soirée, Dufresne se produira sur la grande scène située coin Jeanne- Mance et Sainte-Catherine, tandis que les quatre artistes de la relève offriront un mini-festival dans La Zone, qui sera déplacée cette année afin d'accueillir plus de spectateurs.
«Je ne vois pas ça comme deux shows de clôture, mais bien comme une soirée globale de clôture. C'est sûr que ce sera la plus grosse soirée de clôture de l'histoire», avance le vice-président à la programmation des FrancoFolies, Laurent Saulnier.

Selon lui, sans attirer deux fois plus de visiteurs sur le site, cette formule permettra d'attirer deux publics différents au même moment.

«Les gens pourront alterner ou simplement rester à la même place. Ce seront deux spectacles complètement différents qui risquent d'attirer deux publics différents. Diane Dufresne offrira un spectacle duquel se dégagera une saveur écolo, car c'est un message important pour elle qu'elle a commencé à véhiculer dans son album. Il y aura donc un monument de la chanson avec un message à porter, tandis que les quatre autres bands ne sont pas nécessairement intéressés au côté social et politique. Ça se complétera», poursuit-il.

Un pari sur l'avenir

Pour Saulnier, Karkwa, Malajube, Gatineau et Alexandre Désilets se veulent en quelque sorte «un mini-festival dans le festival» regroupant une équipe d'étoiles de la scène alternative québécoise.

«Chaque artiste a sa raison d'être là. Gatineau, Alexandre Désilets et Karkwa viennent de lancer un album, tandis que Malajube travaille sur un nouveau disque et dit qu'il jouerait de nouvelles tounes. Ça fait longtemps qu'on veut faire quelque chose comme ça, mais on ne trouvait jamais la bonne façon de le faire. Comme nous fêtons nos 20 ans, c'était le moment.

Polaroïd

«L'idée est un peu de faire un polaroïd des groupes qui font des affaires le fun à Montréal aujourd'hui. C'est aussi un pari sur notre avenir, avec des groupes importants aujourd'hui et qui le seront toujours dans cinq ans. C'est l'anniversaire des FrancoFolies et c'est vrai qu'on désirait regarder un peu plus dans le rétroviseur, mais c'est important de continuer à regarder en avant. C'est une façon de déjà annoncer nos couleurs pour les 21es FrancoFolies», ajoute-t-il.

Messages les plus consultés

Avertissement: Ce blog à pour but de regrouper et archiver les articles parus sur le net à propos de Karkwa. Il est fait par amitié pour les membres du groupe et leur entourage. Les liens vers les sites et articles d'origine sont faits, les auteurs sont cités lorsque possible. Si quiconque se sentait lésé dans ses droits, il n'aurait qu'a me contacter pour que je puisse remédier à la situation.